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Mais il se souvient surtout de la fête qui se déroulait tous les étés dans son village. C’ était une fête foraine. A certains endroits on appelle ce la vogue, mais chez lui c’ était la fête tout simplement.
La fête avec ses musiques bruyantes, ses lumières multicolores, ses odeurs sucrées et aussi la poussière de belle place ronde, si calme d’ habitude avec son kiosque de Peynet.
Ce jour-là était l’ occasion pour les familles de se retrouver pour le déjeuner. Celui-ci s’ éternisait, mais les enfants avaient le droit de devancer les adultes pour rejoindre les manèges. Ces quelques heures féeriques représentaient pour eux le comble de la liberté.
Chaque attraction était le symbole d’ une évasion vers un monde différent. la musique, les voix superposées des forains diffusées dans les haut-parleurs nous grisaient.
Et puis, il se souvient qu’ au fil des années, les périodes de fêtes se teintèrent peu à peu d’ une certaine mélancolie.
Les fêtes sont comme les bornes d’ un parcours, elles raniment en un jour particulier des souvenirs que l’ on tente de recouvrir d’ une gaîté souvent contenue, sinon forcée.
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