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HISTOIRE DE CONTE-13-

Expédié 9/5/2008 14:03:52
Auteur Keltouma
RESUME:
Le petit Omar, ne se retrouve plus entre le réel et le fictif.

Omar ne se réveilla que vers onze heure du matin. Sa maman était entrain d'ajuster une vielle jellab de grand père. elle fut si heureuse lorsque Omar trouva la jellab à sa taille. Elle lui demanda de se laver pour accompagner grand père . Justement celui-ci essayait fièrement sa nouvelle jellab blanche et s'apprêtait à aller faire  la grande prière à la mosquée!
En  cours de route , il ne cessa de prodiguer ses conseils à l'enfant très excité, qui  devait rester sage, et faire tout ce que ce que l'Imam dira.
Omar était plutôt attiré par le nombre de mendiants qui envahissaient toutes les ruelles menant à la mosquée, ainsi que le nombre impressionnant de petits enfants sales et mal habillés qu'ils présentaient devant eux.
" Tous ces enfants n'ont pas de pères?
" Pourquoi cela, ils peuvent avoir des pères pauvres, mais certains effectivement n'ont pas de pères.
" J'avais cru que leurs pères les avaient abandonnés pour aller avec la sirène
" Quelle sirène
" Lalla Aicha Bahria, ou Aicha.. Quon…
"Tais-toi et souffle sous ton pull, qui t'as raconté tout cela
" C'est Mi Aziza qui nous a parlé d'un enfant sorti de la mer qui serait fils de l'une de ces deux sirènes
" Ah, ta grand mère perd les pédales, elle ne sait plus ce qu'elle dit, non ce ne sont que des contes , ce n'est pas vrai tout ça
" Alors pourquoi papa ne vient-il pas nous voir?
" Ton père est marin, et son travail l'oblige à prendre le mer durant des mois
" Dis plutôt qu'il court après Lalla Aicha Bahria
" Alors selon toi, tous les pères qui s'absentent courent derrière une sirène
" C'est ce qu'a dit Mi Aziza
" Et moi qui voyage de ville en ville, derrière qui je cours
" Derrière l'autre dont je ne dois plus prononcer le nom!
" vraiment ta grande mère est encore plus folle que je ne croyais. Tais-toi maintenant et tiens -toi bien, nous allons entrer à l'enceinte de la mosquée. Comme je te l'ai dit, tu ne parles pas jusqu'à ce que nous ayons finis. Et , attends, lors de la prière tu fais comme moi…. Hein, tu as compris, vraiment cette vieille!

Alors que l'Imam était entrain de sermonner les gens,, debout sur sa petite estrade un gros bâton bien en main , Omar avait l'esprit ailleurs.

" Ce petit larbin d'Aissa n'était pas à plaindre après tout . Sa vie avait quelques choses de différents que j'aimerais bien avoir. Il était plus libre que moi. Il n'avait aucun devoir à faire, alors que je donnerais tant pour échapper aux devoirs de maths. Puis il pouvait sortir à n'importe quelle heure et jouer tout le temps, alors que je ne joue que les vacances et encore. Et puis tout le monde le craint . Pas comme moi, toujours entrain de fuir à la fin des cours. Si j'avais ses pouvoirs je commencerais par paralyser les mains de tous ceux qui me prennent mes crayons et mes goûters. Je paralyserais le prof de maths qui me tape sur les doigts avec sa règle en fer. Puis avec l'or que me donnerait la sirène, je ne laisserais plus grand père conduire ce vieux car. Mais avant d'accepter son or, j'exigerais de la sirène de laisser les maris à leurs femmes et les pères à leurs enfants. Papa reviendra sûrement alors. Il ne boirait plus et me mènerait au stade. Il pourra même nous acheter une télé en couleur. Maman disait qu'il gaspillait beaucoup d'argent dans l'alcool. Je lui demanderais même de m'emmener voir Aissa, ou Amigo. Je sais où il habite. Il ne me refuserait pas ce petit service. Les hommes se levèrent pour la prière et grand père lui fit signe de faire de même. Tout en l'imitant dans ses gestes, ses pensées étaient avec Aissa. Ils jouaient ensemble au ballon sur cette grande plage vide. Aissa ne savait pas bien garder son filet plein de poissons. Tous les shoots faisaient mouche. C'est qu'il n'avait jamais su ce que devait faire un gardien de but . Le ballon se dégonfla même au contact des arrêts d'un gros poisson qui collait au filet. Cela sentait mauvais. Une grosse baleine ouvra sa bouche et Aissa sortit un gros coffret tout brillant comme celui qui est dessiné au livre de Français. Personne ne pouvait deviner qu'il cachait son trésor dans le ventre de la baleine. Il en sortit des pièces d'or, mais aussi un pistolet comme ceux des corsaires qui n'avaient qu'un seul œil et une seule jambe. Il tira en l'air et un pigeon tomba . Les deux amis le grillâmes sur le feu à coté des sardines encore salées.
L'odeur d'un couscous qui venait de la porte de la mosquée, rappela Omar à la réalité, la prière venait de prendre fin .Les mendiants se disputaient des plats de couscou  que leur offraient des bienfaiteurs. D'autres , plus nombreux ramassaient les pièces d'argent en demandant la miséricorde à tout le monde.
Omar donna toutes les pièces que grand père lui ordonna de distribuer à un petit garçon assis sur les genoux de sa mère. Il avait cheveux blonds comme Aissa mais il était très sale. Omar voulut attendre la réaction de la mère comme le faisait grande mère, mais son parrain le tira des mains, et ils rejoignirent la maison!





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