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HISTOIRE DE CONTES-12-
Expédié 9/5/2008 10:28:37
Auteur Keltouma
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RESUME: Une jeune famille passe ses vacances à Meknés. La grand mère, en l'absence de téléviseur, raconte chaque soir la suite d'un conte qui interesse au plus haut niveau le jeune Omar.L'histoire d'un bébé abandonné par sa maman sur les roches et récupéré par un vieux marin appelé le portugais.Le conte et l'histoire réelle se trouvent intimement liées dans un monde irréel qui agresse le réel du petit Omar . Dnas le conte, le portugais est mort depuis trois jours et les doctes de l'Islam n'étaient pas d'accord sur le lieu de son enterrement.Dans l'histoire Omar est de plus en plus convaincu que c'est sa grand mère qui est la méchante sirène qui vole les papas à leur enfants; LA SUITE....
Les plus conciliants disaient que puisque le défunt venait de l'océan, et qu'il y passait tout son temps rien ne s'opposait à ce que son corps soit jeté en mer. Les plus orthodoxes n'étaient pas d'accord. Ils disaient qu'étant donné qu'il est mort sur terre, il ne peux plus être jeté en mer . Ces derniers obtinrent gain de cause . Mais restait un petit détail à régler: dans quelle cimetière l'enterrer. Là aussi la question ne fut pas facile à trancher et les avis n'étaient pas unanimes. Sûrement pas dans le cimetière musulman disaient les fkihs. En outre personne ne connaissait sa vrai religion, et on ne pouvait de ce fait l'enterre ni dans le cimetière chrétien ni juif . A la fin de la journée, la dépouille était toujours là, sa puanteur infestant l'air. Alors l'administration recommanda de lui creuser une tombe juste à coté de sa maison et de l'y enterrer!. Ce fut une scène mémorable. Presque toute la ville assista à l'enterrement . Des femmes arrivèrent de partout . Toutes celles qui se rappelaient d'un proche parent mort, pleuraient à cette funeste occasion . Des pleures et des cris partaient de tous les coins du port . C'était comme s'il s'agissait de la disparition d'un personnage important. Et cela ne faisait que multiplier le nombre de curieux. Il y eut même des altercations entre ceux qui répétaient "La Ilaha Illa Allah" que repêtent les musulmans dans pareil occasion et ceux qui les empêchèrent arguant qu'il ne fallait pas le faire pour un non musulman . Un Fkih qui entamait la lecture d'un verset de coran fut stoppé net par des jeunes barbus orthodoxes qui imploraient l'ignorance des gens . Ils ne cessaient de répéter que c'était l'un des signes de la fin du monde" "C'est quoi le fin du monde? " Le jour où nous allons tous à la rencontre de Dieu, le jour dernier quoi! " Et c'était vraiment le jour dernier? " Si c'était le jour dernier tu ne serais pas né" répliqua la jeune maman impatiente de connaître la fin de l'histoire. "Saluez le prophète! " Allah salue le prophète " Je disais donc, il y avait beaucoup de gens qui ne cessaient d'arriver. Certains ne savaient même pas qui inhumait-t-on . Alors on inventait des histoires par ci par là. Les uns disaient que c'était un riche tué par son fils qui voulait lui prendre son or. Les autres parlèrent de la vengeance de la sirène ou des pouvoirs surnaturels de l'enfant ; D'autres de l'or que le défunt cachait ou de l'aumône qu'il donnait aux pauvres et les histoires s'entrecroisaient . Tous parlaient du défunt en le nommant Sidi ( monseigneur) , personne ne l'appelant plus le portugais. Durant plusieurs mois des hommes et des femmes venaient pleurer sur la tombe de celui qu'on appelait désormais "Sidi Bou Dheb" ( Le seigneur de l'or)* " Et le pauvre Aissa?Grand mère n'eut pas le temps de répondre à la question car les minarets lancèrent leur appel à la prière du "Fajr" et le soleil se réveillait . Il fallait s'arrêter et attendre que le soleil se couche à nouveau pour reprendre. Tout le monde resta sur sa faim, l'histoire d'Aissa devint encore plus intéressante, surtout que le pauvre avait perdu son père. Omar s'assimilait de plus en plus à lui. Lui non plus ne voyait plus un père qui était quelques parts dans l'océan , dans un royaume où seule lalla Aicha bahria commandait. " Qu'est ce que papa lui trouve de mieux que maman à cette sirène, se disait l'enfant boycotté par le sommeil. Elle est peut être plus belle. Soit, mais elle ne lui donnerait pas d'aussi beaux enfants. Peut être que oui après tout, Aissa serait alors l'un de ceux que papa aurait eu avec cette sirène. C'est pour cela que je sentais qu'il était très proche de moi, nous sommes sûrement frères. Dans ce cas tous les petits enfants abandonnés étaient les fils de mon père, donc mes frères. Tout est possible. Il se peut que j'aie beaucoup de frères sans le savoir,. Beaucoup de ceux qui mendiaient seraient eux aussi mes frères , qu'en sais-je. Maman me disait que ces mendiantes n'étaient pas les vraies mamans des enfants qu'elle utilisaient. J'ai des milliers de frères alors que je ne trouve personne avec qui jouer .Lorsque sa maman vint l'embrasser avant d'éteindre la bougie, il cacha furtivement ses yeux tous mouillés. répliqua la jeune maman impatiente de connaître la fin de l'histoire.Grand mère n'eut pas le temps de répondre à la question car les minarets lancèrent leur appel à la prière du "Fajr" et le soleil se réveillait . Il fallait s'arrêter et attendre que le soleil se couche à nouveau pour reprendre.Tout le monde resta sur sa faim, l'histoire d'Aissa devint encore plus intéressante, surtout que le pauvre avait perdu son père. Omar s'assimilait de plus en plus à lui. Lui non plus ne voyait plus un père qui était quelques parts dans l'océan , dans un royaume où seule lalla Aicha bahria commandait." se disait l'enfant boycotté par le sommeil. Lorsque sa maman vint l'embrasser avant d'éteindre la bougie, il cacha furtivement ses yeux tous mouillés.
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