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24.08.2012 Par Droits réservés, le 24 août 2012 La Russie continuera sa coopération économique avec la Syrie et n’exclut pas la possibilité d’une coopération financière. C’est le message qu’a adressé jeudi 23 août à la communauté internationale, via un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères. Une déclaration qui tire en quelque sorte les conséquences de la toute récente visite à Moscou d’une délégation syrienne conduite par le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie Qadri Jamil. Le communiqué russe fait allusion aux mesures de rétorsion occidentales : « Les sanctions unilatérales décrétées par certains pays contre la Syrie, mesures que la Russie dénonce ouvertement, ne sont pas une raison pour renoncer aux projets et programmes conjoints ou autres (entre Russie et Syrie) ». Parmi ces projets, la coopération dans le secteur du pétrole et du gaz, l’énergie, les transports et l’agriculture. Le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères rappelle que ces sujets ont été abordés au cours de plusieurs rencontres russo-syriennes ces derniers mois. Et lors des entretiens Lavrov/Jamil d’il y a quelques jours, c’était la vente à la Russie d’une partie de la production pétrolière syrienne qui était au coeur des discussions (voir notre article « Ce qu’a dit Qadri Jamil et ce qu’ont voulu lui faire dire les médias anti-syriens… », mis en ligne le 22 août 2012). Mais cette fois, la déclaration russe intervient après que Damas a, selon un certain nombre de médias, demandé un prêt financier à Moscou. Et justement, la déclaration dit que la « coopération financière et d’investissement, dont l’octroi de crédits » fait partie de cette coopération bilatérale. Donc, la Russie va poursuivre et même amplifier son aide économique et financière à la Syrie. C’est, serait-on tenté de dire, la suite logique de son appui diplomatique constant. C’est encore une façon de s’opposer aux manoeuvres occidentales, qui misent ouvertement sur l’effondrement économique du pays pour trouver une « solution finale » à la question Bachar. On a entendu tout récemment un Laurent Fabius faire ce pari cynique et quasi-officiel. S’exprimant le 21 août dans une conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec Sergueï Lavrov, Qadri Jamil avait résumé l’esprit et les conséquences concrètes de ces négociations par une phrase très simple et signifiante : « Nos amis russes sont disposés à satisfaire nos besoins« . Ce n’était pas un effet d’annonce. Le chef de la diplomatie syrienne Walid al-Mouallem avec son homologue iranien Ali Akbar Salehi à Téhéran le 29 juillet dernier à Téhéran : aujourd’hui, le second pense pouvoir réussir là où Kofi Annan a échoué, sans remettre en cause le rôle de Bachar Les non alignés – et les Syriens des deux bords – à Téhéran Un autre allé important de la Syrie « telle qu’elle est », l’Iran, annonce une nouvelle initiative diplomatique, à l’occasion de la tenue à Téhéran, la semaine prochaine, du 16e sommet des pays non alignés. Le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, n’est pas entré dans le détail de ce projet, mais a indiqué que cette proposition de règlement de la crise syrienne était « réaliste » et il a même été jusqu’à dire qu’il serait « très difficile de la rejeter » ! Dans le même temps, Ali Akbar Salhi a réaffirmé sans ambigüité le soutien iranien à Bachar al-Assad. Mais, évidemment, cette proposition « réaliste » s’adresse à l’opposition autant qu’au gouvernement :
Mais cette fois, assure le chef de la diplomatie iranienne, c’est différent : « Une grande partie des forces de l’opposition syrienne est prête à participer à une telle rencontre« . En juillet dernier, cependant, une précédente proposition iranienne en ce sens s’était heurtée à une fin de non recevoir des diverses oppositions syriennes. Les choses auraient-elle pu bouger en un mois ? Si Salihi dit vrai, alors il s’agirait d’une évolution historique, dont l’Iran, jusqu’à présent soigneusement écarté par la troïka occidentale des débats internationaux sur la Syrie, recueillerait le mérite. Qui Téhéran a-t-il pu convaincre ?On verra bien et assez vite, mais on peut parier que cette rencontre bilatérale, si elle a effectivement lieu, se fera au détriment d’un CNS de plus en plus marginalisé au sein de l’opposition syrienne, et qui a lassé par son impéritie politique jusqu’à ses protecteurs d’Occident. Téhéran, appuyé par Moscou et Pékin, va ans doute, au terme de 18 mois de crise sanglante et destructrice, proposer une « paix des braves », un accord patriotique entre hommes de bonne volonté, sans que soit remis en cause le rôle de Bachar al-Assad. Utopie ? Certes un tel accord ne concernerait pas les milliers de radicaux et djihadistes syriens et non syriens engagés sur le terrain, ni, bien sûr, la direction du CNS sous contrôle ds Frères musulmans, des Américains et des Turcs. Mais le plan des Iraniens n’est-il pas de marginaliser les jusqu’au-boutistes de l’opposition ? La défaite annoncée de l’ASL à Alep, après Damas, la dérive radicale de nombre des combattants de l’opposition, les exactions (enfin) médiatisées de ceux-ci, tout concourt à une « prise de distance » de certains opposants avec le projet qataro-américain pour la Syrie. Ali Akbar Salehi, pour s’avancer autant, doit avoir des assurances minimum. L’importance de la réunion internationale qu’accueille l’Iran est déjà un succès en soi pour un pays désigné comme l’ennemi public n°1 par Washington, Paris, Londres et Tel-Aviv, sans oublier Doha ni Ryad :
Quoiqu’il en soit, ce rayonnement international iranien donne plus de poids, évidemment, aux initiatives de Téhéran sur la Syrie. Au point de convaincre des opposants de rencontrer des homme de Bachar ? Réponse la semaine prochaine, en principe. http://www.infosyrie.fr/ |
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Catégorie: Politique :
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24.08.2012 Par Guy Delorme & Mohamed, le 24 août 2012 Jeudi après-midi ou soir 23 août, l’armée est intervenue dans les quartiers de Midane (centre-ville), Qastal al-Harami (en lisière de la vieille ville), al-Cheikh Khedr, au rond point d’al-Jandou et place Sabe’ Bahrat, ou encore à Hanano (est) :
Et ce 24 août, Sana rend compte d’un accrochage survenu dans le quartier de Malahet al-Sayed Ali, plus précisément près de la place al-Hatazb,un « point chaud » : neuf activistes tués, dont un sniper, et d’autres arrêtés. Nouveaux coups durs pour l’ASL au nord d’Alep Comme on le sait, l’armée s’efforce aussi de reconquérir la région nord d’Alep et multiplie les attaques contre les positions de l’ASL ou ses voies de communication. Les villes de Marea et Anadane, échelonnées entre Alep et la frontière turque, ont été l’objet de nouvelles opérations ce 23 août, dont ont fait les frais plusieurs groupes insurgés. L’OSDH ajoute qu’un autre point d’appui et de ravitaillement des rebelles, Azaz (à une quarantaine de kilomètres au nord d’Alep et à 5 de la frontière turque) a été « violemment bombardé« . À une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Alep, la ville d’al-Atareb a été ciblée aussi par les militaires. Pas de bilan détaillé mais certainement, là encore, des dizaines d’activistes hors de combat. En revanche la télévision syrienne et Sana ont donné un chiffre précis quant aux pertes en véhicules subies, le même jour, par une colonne motorisée ASL surprise par l’armée – hélicoptères ou troupes au sol ? – sur la route reliant Jarablos (ou Jurubulus, sur la frontière turque et à une bonne centaine de kilomètres au nord-est d’Alep) à Alep :
Répétons-le : même si les médias gouvernementaux « enjolivent » leur bilan, il est évident qu’une importante colonne rebelle a été attaquée et mise à mal sur cette route Jarablos/Alep ; comme il est évident que dans tous les quartiers où ils sont encore, les rebelles tombent par dizaines, morts ou blessés, chaque jour. Cette guerre d’attrition, l’ASL et le bandes salafistes qui lui sont associées n’ont pas les moyens de la soutenir longtemps. Puisqu’on parle des pertes subies par la rébellion à Alep, un site islamique tchétchène vient de révéler que le fils d’un ancien dirigeant séparatiste ayant participé à la guerre contre la Russie a été tué dans les rues d’Alep, en combattant aux cotés des insurgés. Âgé de 24 ans, Roustom fils de Reslane Glayev est arrivé en Syrie au début de la saison d’été,, interrompant un cursus universitaire suivi dans un pays de la région (le Qatar, par hasard ?) avec deux groupes de volontaires. Il a été tué entre le 11 et le 13 aout dernier. Son cadavre a été rapatrié le vendredi 17 aout. Pour sa part la correspondante à Alep de l’illustre quotidien britannique The Times a révélé avoir rencontré deux miliciens britanniques dans les rangs des insurgés dans la ville d’Alep. Ils lui ont fait savoir qu’ils avaient subi un entrainement rapide en Turquie avant de participer aux combats d’Alep. Ils sont par la suite retournés en Grande-Bretagne, à la demande des chefs miliciens, pour recruter des renforts et trouvé des financements. Selon l’avocat des groupes islamistes en Jordanie, Moussa Al-Abdel-Latt, cité par l’agence United Press International, trois Jordaniens ont été tués durant ces dernières 48 heures à Alep. Les trois miliciens, originaires de la localité de Maan, appartenaient à la milice salafiste du Tawhid, très en pointe à Alep, au moins au début des combats ; ils auraient et combattu non seulement à Alep mais à Deraa. -Damas : Les combats périphériques – tant d’un point de vue géographique que militaire – de ces deux ou trois derniers jours dans la banlieue sud de la capitale s’étant soldés par un nouveau désastre pour l’ASL, l’OSDH et les « informateurs militants » de l’opposition s’efforcent d’entretenir la flamme vacillante de leur propagande en menant tapage médiatique autour de dizaines de cadavres non identifiés, portant des blessures par balles, découverts dans ce secteur ces dernière 24 heures . Mais l’AFP est bien obligée de préciser que les militants en question ne sont pas en mesure d’identifier les victimes. Et nous, nous ajoutons que voici moins d’un mois, dans sa reconquête des quartiers sud de Damas, l’armée a découvert un ou deux charniers de victimes des insurgés. Et que ces corps peuvent tout aussi bien être ceux d’insurgés tués dans les combats ou bombardements. L’agence de presse russe RIA Novosti a interrogé par téléphone un habitant de Daraya, une de ces localités du sud de Damas où l’armée a traqué les débris des bandes ; celui-ci dit que les ASL repoussés des quartiers voisins – Kfar Sousseh et Nahr Aîcha – s’étaient réfugiés à Daraya :
Ci-dessous, un bref extrait du journal d’al-Mayadeen du 23 août, relatif à la prise de contrôle de Daraya par l’armée : -Hama : Dans le gouvernorat de Hama, un milicien a été tué et un autre arrêté après avoir attaqué un barrage de l’armée. Dans un autre secteur de ce gouvernorat, à al-Massafneh et à Tibet al-Imam (20 kilomètres au nord de Hama), des groupes ont été décimés. -Homs : Sur l’autoroute reliant la capitale à Homs, les rebelles ont intercepté jeudi un bus transportant une dizaine de recrues militaires. Et leur mort a déjà été annoncée, peut-être à tort. En revanche, dans cette même région, et selon al-Mayadeen, l’armée syrienne a délivré du village Ribla, situé sur la frontière avec le Liban, où étaient encerclés par des rebelles plusieurs milliers de chrétiens. Pas moins de 60 activistes auraient été tués lors de cette opération pour le coup non seulement militaire mais humanitaire. Et voici un reportage, peut-être du 23 août, montrant l’armée entrant dans un quartier reconquis de Homs : http://www.youtube.com/watch?v=jLn_0fNCT3E -Frontière Nord-Liban : Pour la centième (?) fois de puis le début de l’année, des activistes ont tenté de gagner le territoire syrien à partir du Nord Liban, toujours dans la région au sud de la ville de Talkalakh, via cette fois les villages d’Idline, de Halat et d’al-Chebrounyeh. Et comme très souvent, semble-t-il, ces groupes ont dû refluer sous le feu des soldats et gardes-frontière, laissant du monde sur le terrain. -Deraa : Dans la région de Kadam, localité située sur la route reliant Damas à Deraa, 10 militaires ont été tués ou blessés dans une attaque contre leur barrage. Washington post: les salafistes en tête Pour leur part les deux correspondants du Washington Post ont assuré avoir constaté que dans les rues d’Alep, ce sont les miliciens de la milice d’Al-Qaïda, Jabhat-Nusrat qui mènent les batailles. Ils ont indiqué avoir rencontré leur chef, Abou Ibrahim, homme de 32 ans de grande stature, et originaire de la province d’Alep. Il leur a révélé avoir sous les ordres quelques 300 miliciens armés. Les deux journalistes les décrivent portant des sarouals très larges, qui dépassent de peu les genoux, à l’instar des Afghans, et se laissent pousser aussi la barbe. Des centaines d’Arabes les ont rejoints, en provenance du Maroc, de la Tunisie, de la Libye et du Liban. Selon le journal américain, une visite sur le terrain ne dévoile aucune différence qui vaille entre les miliciens de ce groupe d’Al-Qaida et les miliciens de l’Armée syrienne libre dont les dirigeants se veulent laïcs. D’ailleurs, Abou Ibrahim assure que son groupe fait partie de l’ASL et un porte-parole du Conseil révolutionnaire à Alep dit quant à lui :
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SANA - Nouvelles 20 au 23 août 2012 Laham à une délégation religieuse russe : Ce qui se déroule en Syrie est une guerre médiatique et psychologique 23 Août 2012
Damas / Le président de l'Assemblée du peuple, Mohammad Jihad Laham, a affirmé que ce qui se déroule en Syrie est une guerre médiatique et psychologique déclenchée par des pays conspirateurs contre elle pour y provoquer le chaos, faisant savoir que la Syrie est capable de sortir triomphante de la crise actuelle grâce à la maturité de son peuple, à la solidité de son armée et à la sagesse de sa direction. Rencontrant aujourd'hui une délégation des Ulémas de l'association russe du consentement islamique et de Dar al- Fatwa en toute la Russie, Laham a affirmé la profondeur des relations historiques syro-russes, faisant savoir que la Russie avait prouvé qu'elle est un ami fidèle soutenant les justes causes et les droits des peuples face à la politique arrogante de l'Occident. Il a fait noter que les conspirateurs contre la Syrie ne comprennent point la démocratie ni la liberté car ils ne les exercent pas dans leurs pays. Laham a indiqué que les pays arabes conspirateurs contre la Syrie n'avaient octroyé aucune assistance au peuple syrien mais ils ont assuré aux terroristes tous les genres du soutien financier et d'arme, évoquant aussi les médias de ces pays qui incitent à tuer les innocents et à provoquer le chaos en Syrie. Laham a affirmé le désir de la Syrie de consolider la coopération avec la Russie et les pays amis dans les différents domaines. De son côté, le mufti Farid Souleymane Heydarov, chef du Conseil des Ulémas à l'association russe du consentement islamique, a affirmé que la Syrie restera ferme grâce aux efforts de ses Ulémas, à son histoire et à la maturité de son peuple. Il a affirmé que la Russie appuie la Syrie, direction, peuple et armée pour qu'elle sorte de sa crise. Pour sa part, le mufti de la république, cheikh Ahmad Badr al-Dine Hassoune, a indiqué que les conspirateurs contre la Syrie visent à frapper son infrastructure et ses institutions économiques et à voler les sites antiques et religieux. Deux dignitaires religieux russes : La Syrie fera face à l'offensive américaine, occidentale et de Golfe qui utilisent des slogans religieux suspects De même, le mufti Heydarov a affirmé que la Syrie affronte une offensive américaine, occidentale et de Golfe sous des slogans religieux déformés et suspects, affirmant que la Syrie vaincra cette offensive et restera la patrie de la coexistence entre les différentes religions et nationalités. Dans un entretien avec la TV, Heydarov a mis en exergue les grandes perspectives de consolider les relations syro-russes via la fondation d'un nouveau centre commun et la tenue des conférences religieuses en présence des Ulémas d'al-Cham et de la Russie pour coordonner les idées religieuses face aux offensives religieuses suspectes. Il a évoqué la campagne médiatique déclenchée par l'Occident contre la religion islamique pour déformer l'image de l'Islam. "Notre position est identique avec l'information syrienne qui est devenue la plus importante arme face à cette offensive et aux mensonges véhiculés par les chaînes de TV visant la Syrie", a-t-il indiqué. De son côté, le mufti Mohammad Ali Khoja, chef de la commission exécutive de Dar al-Fatwa en toute la Russie, a estimé que la délégation en visite actuelle en Syrie représente une vaste catégorie du peuple russe, soulignant que la délégation transmettra à la Russie tout ce qu'elle avait constaté de la coexistence et de l'affection entre toutes les catégories et les confessions de la société syrienne. Il a fait savoir que certains terroristes étrangers qui s'étaient rendus en Syrie pour perpétrer des actes de meurtres combattaient au Caucase et en Libye. A. Chatta Le président tchétchène : Nous appuyons la politique de Poutine sur la Syrie 23 Août 2012
Moscou / Le président tchétchène, Ramadan Qadirov, a indiqué que son pays appuie sans hésitation la politique du président russe, Vladimir Poutine, en ce qui concerne la question syrienne et "Nous sommes convaincus et confiants que cette position contribuerait à la réalisation de la paix en Syrie". Dans des déclarations aujourd'hui à Grozny, Qadirov a souligné qu'il existe chez les dirigeants russes une position de principe nécessitant un règlement de la crise par des moyens pacifiques sans aucune ingérence étrangère. Sur un autre plan, Qadirov a catégoriquement démenti la présence de combattants tchétchènes parmi les gangs armés en Syrie faisant allusion aux citoyens de son pays, faisant noter que ceux qui parlent de Tchétchènes de la trompe de Bassïev, ceux-ci ne sont pas des Tchétchènes, car ils ont perdu leur nationalité depuis longtemps et ne récoltent que la malédiction du peuple. T. Slimani Le ministère russe des AE : L'Occident incite l'opposition syrienne à poursuivre le combat 22 Août 2012
Moscou / Le ministère russe des AE a indiqué que l'Occident incite l'opposition syrienne à poursuivre le combat. Dans un communiqué publié aujourd'hui, le ministère russe a indiqué que les partenaires occidentaux n'avaient rien fait jusqu'à présent pour exercer des pressions sur l'opposition syrienne et l'encourager à engager un dialogue avec le gouvernement. Le communiqué fait savoir que Moscou avait suggéré il y a quelques jours à New York en se référant au communiqué de Genève d'adopter un communiqué succinct au nom du groupe d'action sur la Syrie appelant et le gouvernement syrien et l'opposition à cesser la violence immédiatement et à dépêcher des négociateurs pour lancer un dialogue politique, mais les partenaires occidentaux avaient rejeté toute idée pour examiner l'adoption de tel communiqué. Le communiqué indique que la Russie traite en permanence avec le gouvernement syrien et l'opposition pour cesser la violence et engager un dialogue pour résoudre la crise. A noter que ce communiqué était une réponse à la déclaration hier du porte-parole du Département d'Etat américain sur le fait que le gouvernement russe sait ce qu'il doit faire pour régler la crise en Syrie. La Russie et la Zimbabwe appellent au règlement de la crise en Syrie par les Syriens eux-mêmes sans aucune ingérence étrangère La Russie et la Zimbabwe ont appelé au règlement de la crise en Syrie par les Syriens eux-mêmes sans aucune ingérence étrangère. Un communiqué publié aujourd'hui par le ministère russe des affaires étrangères après les entretiens menés à Harare par Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des affaires étrangères, avec son homologue zimbabwéen, affirme la nécessité d'unifier les efforts internationaux pour parvenir au règlement de la situation en Syrie via l'arrêt de toute forme de violence et le lancement d'un dialogue national global assurant aux Syriens d'établir un Etat démocratique sans aucuns diktats extérieurs. Expert militaire russe : Les Etats-Unis sont responsables des victimes et de la souffrance en Syrie Le directeur du centre russe de l'analyse du commerce mondial des armes, M. Igor Korottchenko, a affirmé que les Etats-Unis sont responsables des victimes et de la souffrance en Syrie car ils avaient soutenu dès le début l'opposition et les groupes armés dans ce pays et n'avaient point voulu un règlement de la crise. Dans un entretien avec la chaîne Russie Aujourd'hui, M. Korottchenko a dit : "Il y avait des informations corroborées portant sur le fait que le président américain Barak Obama avait signé un mémorandum autorisant les forces américaines à soutenir l'opposition et les groupes armés en Syrie , ce qui prouve que les Etats Unis ne veulent pas le règlement de la crise dans le pays". M. Korottchenko a fait noter que l'organisation d'al-Qaïda combat au côté de l'opposition syrienne, soulignant que les objectifs des Etats-Unis et d'al-Qaïda sont actuellement identiques. "Ce qui compte actuellement est le dialogue et l'arrêt de la violence", a-t-il indiqué, évoquant la difficulté de mener tout dialogue à l'ombre de la poursuite de la violence. Il a enfin fait savoir que la position russe envers la Syrie est claire contrairement aux pays occidentaux qui soutiennent l'opposition par armes pour poursuivre le combat. A. Chatta T. Slimani Moscou : les relations économiques russo-syriennes se développent avec dynamisme 23 Août 2012
Moscou / Le ministère russe des AE a annoncé que les relations économiques et commerciales entre la Syrie et la Russie se développent d'une manière dynamique. Dans un communiqué publié aujourd'hui, le ministère a indiqué que les deux pays ont pu débattre les mesures adéquates pour mettre en œuvre les accords conclus entre les deux parties, surtout ceux signés dernièrement lors de la récente visite à Moscou de la délégation gouvernementale syrienne présidée par Qadri Jamil, vice président du Conseil des ministres pour les affaires économiques, ministre du commerce intérieur et de la protection du consommateur. Dans ce communiqué, le ministère a fait noter que les sanctions occidentales unilatérales ne peuvent freiner l'élan et le dynamisme de la coopération bilatérale, sanctionnée par des plans et des programmes entre les deux pays. T. Slimani Rétablissement du courant électrique à 30% des quartiers de la ville de Tell 20 Août 2012 Banlieue de Damas / Le ministère de l'électricité a annoncé que les ateliers opérationnels sur le terrain à Tell ont pu rétablir le courant électrique à 30% des quartiers de la ville, après les réparations qui ont été effectuées après la purification par nos forces armées de ce secteur des gangs terroristes qui y sévissaient. T. Slimani Les habitants d'al-Haffeh regagnent leurs domiciles dans la ville après sa purification des gangs Terroristes 20 Août 2012
Lattaquié / Les habitants d'al-Haffeh commencent a regagner leurs foyers après la purification de la ville par nos forces armées des gangs terroristes qui y sévissaient. Environ 200 familles ont décidé d'y retourner après avoir constaté le rétablissement et la réparation des infrastructures endommagées par les gangs terroristes. Les habitants ont saisi cette occasion pour remercier les autorités pour les efforts fournis pour accélérer le retour des familles via la réparation des services publics et le rétablissement des infrastructures vitales dans la ville ce qui a encouragé les habitants ayant fui la ville à y retourner. Un des responsables locaux du ministère de la réconciliation nationale a précisé que le gouvernement a décidé d'octroyer à toute famille se trouvant sur place dans la ville d'al-Haffeh une enveloppe d'aide de 50 mille L.S., afin que chaque famille puisse surmonter les difficultés de son réinsertion dans la ville grâce à cette aide matérielle, alors que d'autres mesures d'aides vont être prises au profit des familles qui décident d'y retourner. T. Slimani
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Tout cela se produit, bien entendu, dans la discrétion remarquable de nos médias.
C’est une excellente raison pour procéder ici à la ré-information que nos compatriotes sont en droit d’attendre d’un mouvement politique honnête, fiable, compétent et responsable. ======================================== On a appris, le 13 août 2012, que le PIB de la Grèce s’est effondré de -6,2% au deuxième trimestre 2012. Cet effondrement (joliment qualifié de « contraction » par la dépêche de l’AFP ) se produit après un effondrement de -6,5% au premier trimestre. Pire encore, il s’agit de la 5ème année de récession.La Banque de Grèce, qui a annoncé que le PIB avait chuté de -6,9% en 2011, a d’ailleurs abaissé son anticipation pour cette année, en annonçant une chute du PIB de -4,5% en 2012, taux qu’elle abaissera certainement encore dans les mois qui viennent. Du reste, le peuple grec n’est pas sorti de l’auberge puisque, dans son dernier rapport sur la Grèce, la Commission européenne a renvoyé le retour à la croissance non pas cette année ni même l’an prochain, mais… à 2014. Il faut bien avoir conscience de ce que de tels taux négatifs, encaissés année après année, représente : une catastrophe économique et sociale comme on n’en avait jamais vu en Europe depuis les années 1930. Le taux de chômage officiel continue de grimper de façon vertigineuse en touchant près du quart de toute la population (23,1% en mai) et les acquis sociaux sont détruits les uns après les autres. En bref, la Grèce s’enfonce dans la misère.
L’euro et l’austérité budgétaire imposée à la Grèce par l’UE, la BCE et le FMI sont directement responsables de cet assassinat d’un peuple. Le nouveau gouvernement du conservateur Antonis Samaras soutenu par le PASOK (PS) et la gauche modérée en sont les parfaits complices, par communion dans la même idéologie démente.
Tout ce beau monde est résolu à « construire l’Europe » et à « sauver l’euro » jusqu’à ce que la Grèce en crève. C’est d’ailleurs, hélas, ce qui est en train de se produire. Car l’explosion du chômage, l’effondrement de l’ensemble de l’économie du pays s’effondre, la vente à l’encan du patrimoine public et la destruction méthodique des acquis sociaux, à commencer par les retraites, produisent leur effet : pendant que les euro-atlantistes martèlent, à Washington, Bruxelles, Francfort, Berlin ou Paris, que la Grèce doit absolument rester dans l’euro, le nombre de suicides est en progression fulgurante aux pays de Périclès, d’Homère et de Platon. Tandis que la consommation d’antidépresseurs et les soins psychiatriques connaissent une hausse vertigineuse, le taux de suicides a augmenté de +18% en 2010 et encore de 25% en 2011. La Grèce est ainsi le pays au monde qui connaît la plus forte augmentation du nombre de suicides.La Grèce était un pays heureux avant l’euro puisqu’il avait jusqu’à récemment le taux de suicide le plus bas de tous les pays européens. Il est en passe de devenir l’un de ceux où il est le plus élevé.
Le pire, peut-être, est que cette tragédie grecque est en train de s’étendre, de proche en proche, à toute la zone euro. |
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24.08.2012 Barbarie des insurgés : apparemment l’omerta n’est plus tenable pour nos journaux « de référence »Par Louis Denghien, le 23 août 2012 Les spectres des suppliciés d’al-Bab, jetés du haut d’un toit par la racaille islamo-qataro-atlantiste, hantent les salles de rédaction françaises, et empêchent les journalistes de digérer tranquillement leur bouillie gaucharde et pro-OTAN. Peut-on dire que ces hommes n’ont pas souffert, ne sont pas morts pour rien ? Est-ce devenu un exercice obligé pour des médias français un peu inquiets quant à leur crédibilité résiduelle ? Il semble que depuis une ou deux semaines l’omerta sur les crimes et actes de barbarie commis par la rébellion syrienne ait été levée. Sans doute l’ »effet Berri », du nom de cette famille sunnite d’Alep dont plusieurs membres ont été roués de coups avant d’être exécutés par un groupe islamo-ASL. Ou des vidéos pour une fois assez largement diffusées d’égorgement et de défenestration. Quand l’ASL invente le kamikaze involontaire Toujours est-il que le site du Nouvel Observateur relaie un reportage de la BBC, diffusé le 22 août, qui montre comment des insurgés syriens ont essayé de se servir d’un prisonnier pour commettre un attentat suicide. C’est un reporter du New York Times qui a filmé la scène, « édifiante » quant à l’humanisme des guerriers de la liberté syrienne. Les faits : une groupe ASL dispose une bombe à l’arrière d’une voiture. Laquelle doit foncer sur un barrage de l’armé. Qui mais qui va conduire ? Eh bien un de leurs prisonniers, présenté comme un partisan de Bachar, détenu dans une belle villa à piscine dont on voit profiter nos « syriens » (hum) libres. Sortis de leurs ablutions non rituelles, les ASL s’emparent de cet homme, lui bandent les yeux, l’installent dans le véhicule et lui explique qu’il devra ensuite conduire le camion jusqu’à un check-point » selon le commentaire de la BBC. « Ce qu’il ne sait pas, souligne le journaliste, c’est qu’à l’arrière du véhicule, sont installés 300kg d’explosifs qui doivent être actionnés à distance ». Par chance, ou par la grâce de Dieu, cette fois-là, le mécanisme ne fonctionnera pas… Il n’en demeure pas moins que le prisonnier a tout simplement été utilisé comme kamikaze, à l’encontre de toutes les règles internationales concernant le traitement des prisonniers. Et le Nouvel Obs de conclure, avec un étonnement douloureux, professionnellement accablant s’il est sincère, qu’ »il semblerait que certains rebelles aient décidé de faire dans le crime de guerre ». Il semblerait… http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120822.OBS0197/des-insurges-syriens-utilisent-un-prisonnier-comme-kamikaze.html Et ci-dessous, le lien vers le reportage de la BBC : Arte découvre les tortionnaires ASL Par ailleurs, un de nos visiteurs nous signale que dans son journal du mardi soir 21 août, la chaîne franco-germanique – et surtout gaucho-atlanto-sioniste - Arte a diffusé des images de deux supposés « chabihas » aux mains d’un commandant rebelle à la barbe fournie. On voit très bien qu’un des prisonniers a déjà des marques de coups et des dents cassés, et le journaliste le fait d’ailleurs remarquer. L’homme est d’ailleurs emmené à la salle de torture (dixit le commentaire). Il sera pendu par les pieds et pendu. « Je l’ai vu ! » affirme le journaliste qui apparemment est rentré dans la dite salle de torture. Puis l’on voit le deuxième captif entrainé à son tour vers cette salle. En octobre dernier, la même chaîne Arte diffusait une émission de propagande (en faveur de rebelles) d’anthologie, due à la « journaliste » Sofia Amara et que nous avions épinglée avec a sévérité qu’elle méritait (voir notre article « Soirée Arte sur la Syrie : deux heures de stalinisme bobo », mis en ligne le 12 octobre 2011). Une dizaine de mois plus tard on est passé du stalinisme gauche caviar à une ébauche d’objectivité. Les temps changent (lentement) comme chantait Bob Dylan… L’avertissement de l’épicier Saad aux lecteurs et rédacteurs de Libé Le même correspondant a également écouté sur France Inter, mercredi matin 22 août, la Revue de presse de Laetitia Gaillet. Qui se faisait l’écho d’un article de Libération. Qui donnait la parole à des Alépins. Or que disent la dizaine de sondés de ce « micro-trottoir » réalisé dans le quartier sunnite de Bustan al-Qasr ? À part un dont le fils a été battu, assure-t-il, par des chabihas, aucun n’accable Bachar, et aucun ne prend fait et cause pour les rebelles. Le plus disert, et pas le moins intéressant, est Saad, un épicier de 34 ans, dont le commerce est une des victimes de la « bataille d’Alep » : « On voit bien que nous sommes coincés entre deux camps qui s’affrontent » dit-il. « Les Occidentaux veulent abattre notre souveraineté.. On vivait sous la tyrannie d’un clan. Mais on s’y était habitué« . Et de l’analyse, Saad passe à la vie concrète, et à la nostalgie : « On pouvait circuler, aller manger une glace et aller se baigner à Lattaquié, ou rouler de nuit vers Damas. Rien ne pouvait nous arriver. Les femmes circulaient la nuit. Maintenant, elles sortent et elles se font tuer dans la rue« . Ce paradis ordinaire perdu, Saad n’est pas prêt à la capitulation pour pour pouvoir le retrouver. À l’enquêteur de Libération il lâche, après avoir évoqué la « tyrannie » des al-Assad : « On ne veut pas de celle des Américains, d’Israël, des Français, des Anglais ou des Allemands« . Et Saad, depuis sa modeste épicerie, lance aux lecteurs bobos de Libération cet avertissement : « C’est ici à Alep, que se prépare la troisième guerre mondiale« . Et, ajoute-t-il, « les Russes ne lâcheront pas le régime et l’Iran non plus« . En quelques mots, Saad a exprimé l’irréductible nationalisme syrien. Et toisé, sans le savoir, les dizaines de « spécialistes » et « analystes » pro-ASL et pro-OTAN que Libération a fait défiler dans ses colonnes depuis un an et demi ! L’article se conclut par cette confidence d’un médecin qui opère les blessés du quartier dans une école désaffectée : « Il ne faut pas croire que les gens sous les bombes sont tous acquis à l’ASL. Ici, les gens ne diront rien mais la fidélité silencieuse à Bachar est toujours importante ». Nous, contrairement au lectorat et rédacteurs de Libération, nous n’avons jamais douté de ce fait, et c’est pour cela que nous avons écrit, dès les débuts de la bataille d’Alep, que celle-ci serait perdue par l’ASL politiquement, avant que de l’être militairement, comme à Damas. Un pionnier de l’humanitaire contre l’humanitarisme bidon de Fabius Enfin, certaines personnalités françaises n’ont pas à évoluer car elles ont toujours grosso modo conservé leur autonomie de pensée et une certaine honnêteté intellectuelle. Ainsi Rony Brauman, qu fut une grande figure de cet envahissant – au détriment du politique – secteur « humanitaire » via sa position éminente à Médecins sans Frontières. Eh bien ce 22 août sur une radio française, Rony Brauman a fustigé les poses « humanitaires » de Laurent Fabius sur la Syrie, paravent transparent de son atlantisme. Il a dit en substance que l’humanitaire ne faisait justement pas partie (en dépit des efforts de son ex-copain Kouchner) de la tradition diplomatique française. Et il s’est prononcé, lui l’homme de MSF, contre la stratégie dite des « couloirs humanitaires« , lancée par Juppé et reprise par Fabius, car ils conduisent tout droit, ces couloirs, à la guerre ouverte, ce qu’il refuse pour la Syrie. Brauman préfère la paix à la guerre. Peut-être bien pour des raisons humanitaires, justement… |

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Sur les lieux du drame, des centaines de Grecs sont venus déposer des messages de condoléances, des petits bouquets de fleurs, des chandelles votives, des icônes de la Vierge Hodiguitria (« Qui montre le chemin » ), ainsi que des drapeaux grecs. 



