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21/09/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (9:58 pm)

Ukraine: ce que Petro Porochenko espérait de sa visite chez Barack Obama

Entretien avec Philippe Migault, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste des questions de défense, de sécurité et des industries de l’armement en Russie et dans l’Union Européenne.

Jeudi 18 septembre 2014, le président ukrainien Petro Porochenko s’est rendu à Washington, où il a prononcé un long discours largement applaudi par le Congrès américain. S’il a obtenu une aide pour financer l’équipement et la formation de son armée, la visite était davantage symbolique que réellement signifiante.

Le président ukrainien Petro Porochenko s’est rendu à Washington le 18 septembre 2014. Photo: Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons
JOL Press : Le président ukrainien a rencontré jeudi 18 septembre le président Barack Obama. Qu’était-il venu chercher à Washington ? Quel message a-t-il envoyé à la Russie ?

Philippe Migault : Petro Porochenko est venu chercher, à Washington, une sorte d’« onction » de la part de la première puissance mondiale, une reconnaissance sur la scène internationale en tant que chef d’État reçu par Barack Obama, et de l’aide pour son pays. D’un point de vue diplomatique, on peut considérer qu’il a atteint son objectif puisqu’il a été reçu comme chef d’État légitime par le président américain à la Maison Blanche. Mais, vis-à-vis de la Russie, le message qu’il a délivré est pour ainsi dire nul, voire négatif car Petro Porochenko n’a pas obtenu grand-chose pour son pays.

JOL Press : M. Porochenko a notamment demandé que l’Ukraine obtienne un « statut spécial » d’allié non membre de l’OTAN, mais les États-Unis n’ont pas accepté… Pourquoi ?

Philippe Migault : Cette demande de statut spécial était une façon de se rapprocher de l’OTAN, sans prétendre encore l’intégrer. Porochenko voulait, de cette manière, sensibiliser les Occidentaux, les amener à considérer que l’Ukraine doit être secourue par eux, même si elle n’est pas membre de l’Alliance. Mais le président ukrainien n’a pas obtenu ce statut spécial de la part de Barack Obama. On voit bien, là aussi, que le président américain est une fois encore ferme sur le ton et sur la forme, mais que dès qu’il s’agit de passer aux actes, il refuse de prendre les décisions que certains membres de son administration le pressent de prendre.

En refusant de lui accorder ce statut, il signifie à l’Ukraine qu’elle n’a pas vocation à rentrer dans l’OTAN, ni à recevoir plus d’aide de l’Organisation qu’elle n’en reçoit déjà. Barack Obama donne ainsi des assurances à la Russie, qui ne veut surtout pas que l’Ukraine rentre dans l’OTAN, et c’est aussi une manière de rassurer, au sein de l’OTAN, ceux qui sont opposés à tout rapprochement avec l’Ukraine à savoir, notamment, les Français et les Allemands.

JOL Press : Les USA vont débloquer 46 millions de dollars d’aide pour l’équipement et la formation de l’armée ukrainienne. Est-ce suffisant ? Quel est l’état de l’armée ukrainienne aujourd’hui ?

Philippe Migault : 46 millions de dollars représentent, grosso modo, le tiers d’un Rafale ou le prix de quatre véhicules blindés de transport de troupes modernes. C’est-à-dire que cette aide militaire ne représente, somme toute, pas grand-chose. On ne peut pas acheter beaucoup de matériel avec 46 millions de dollars, ou alors de l’armement léger.

Barack Obama a, par ailleurs, refusé de livrer des armes à l’Ukraine. Concrètement, Petro Porochenko a obtenu un geste tout à fait symbolique, mais il n’a reçu aucune aide concrète d’un point de vue militaire de la part des Américains. L’armée ukrainienne, qui est dans un état de déliquescence avancé, et qui a subi une très sévère défaite militaire face aux séparatistes, ne va pas pouvoir se ressaisir avec 46 millions de dollars et des bonnes paroles. C’est une illusion de croire cela.

JOL Press : Certains sénateurs américains préconisaient début septembre de fournir des armes à l’Ukraine, ce qu’a exclu le président américain. Pensez-vous que fournir des armes à l’armée ukrainienne changerait la donne sur le terrain ?

Philippe Migault : Il ne suffit pas de fournir des armes. Car lorsqu’on fournit des armes, il faut aussi fournir un enseignement. Les militaires ukrainiens ont été formés sur un type d’armement de fabrication soviétique. Lorsque vous recevez des nouvelles armes, qui ne sont pas de conception soviétique mais américaine ou européenne, il faut que vous vous formiez sur ces armes, que vous vous entraîniez avec. Mais le temps que la livraison se fasse et que les gens sachent utiliser le matériel ne se compte pas en semaines ni en mois, mais en années.

Cela ne changerait donc pas radicalement la donne, d’autant plus qu’il faudrait que les militaires soient motivés. Or on se rend bien compte que l’armée ukrainienne est complètement démotivée sur le terrain, et que l’opinion publique ukrainienne est coupée en deux, une bonne partie s’opposant à la poursuite de cette guerre.

JOL Press : Barack Obama a salué la loi d’« autonomie » de l’est de l’Ukraine votée par le Parlement ukrainien cette semaine. Pourtant, cette loi a été assez mal accueillie par la population ukrainienne…

Philippe Migault : Barack Obama, en félicitant les Ukrainiens de ce nouveau statut d’autonomie pour l’est du pays, envoie le message suivant : c’est un pas vers une fédéralisation de l’Ukraine, avec une autonomie plus large de l’est. C’est donc aussi un pas vers les séparatistes et vers ce que la Russie voulait. En résumé Barack Obama a donc refusé un soutien fort à Petro Porochenko tout en le félicitant de faire la politique que désire la Russie. La visite de Porochencko met en fait en lumière l’échec de sa politique d’opération antiterroriste et de fermeté, et la volonté des États-Unis de ne pas aller au « clash » avec la Russie pour l’Ukraine.

Propos recueillis par Anaïs Lefébure pour JOL Press

http://www.jolpress.com/ukraine-obama-etats-unis-russie-otan-article-828029.html#.VB7cX4rJEfI.twitter








21/09/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (1:50 am)

EUROPE / USA-UE-Russie : Le casse-tête des sanctions à répétition
Date de publication sur Tlaxcala : 20/09/2014
Original: The US-EU-Russia sanctions puzzle
Traductions disponibles : Português Русский

USA-UE-Russie : Le casse-tête des sanctions à répétition

Pepe Escobar Пепе Эскобар
Traduit par Daniel

Tout ce que fait la Russie ne laisse pas de place au doute. On rapplique avec des sanctions. Nous y voilà encore. La dernière série de sanctions imposées par le département du Trésor américain et l’Union européenne vise le système bancaire russe, le secteur de l’énergie et l’industrie de la défense.

Les sanctions sont cruelles. Les sanctions sont désagréables. Il n’y a pas d’euphémisme pour les décrire. Ce n’est rien de moins qu’une déclaration de guerre économique.

Sberbank, la plus grande banque de Russie, n’aura plus accès aux marchés des capitaux occidentaux pour obtenir du financement à long terme, y compris toute forme d’emprunt s’étalant sur plus de 30 jours. En outre, cette nouvelle série de sanctions a ramené de 90 à 30 jours l’échéance maximale des prêts imposée à six autres grandes banques russes lors de la série de sanctions précédente.

Sur le front énergétique, ce que les États-Unis et l’Union européenne veulent, c’est la mise au rancart des nouveaux projets d’exploration russes en Sibérie et dans l’Arctique, en interdisant aux grandes pétrolières occidentales de vendre de l’équipement et de la technologie aux projets extracôtiers et en eau profonde, ainsi qu’aux projets d’exploitation du gaz de schiste.

Cela veut dire que les sociétés Exxon et Shell, par exemple, doivent mettre un frein à leurs activités avec cinq grandes sociétés russes dans le secteur du pétrole, du gaz naturel et du pipeline : Gazprom, Gazprom Neft, Lukoil, Surgutneftegaz et Rosneft.

Personne n’a jamais perdu d’argent en misant sur la stupidité des sempiternels « hauts responsables américains » anonymes, qui répètent inlassablement que la dernière série de sanctions vise à obliger Moscou à « respecter le droit international et la souveraineté de l’État ».Un examen rapide des données historiques nous autorise à rire aux éclats en lisant ce passage.

Pour sa part, David Cohen, sous-secrétaire chargé du terrorisme et du renseignement financier au département du Trésor américain, insiste pour dire que la série de sanctions va « isoler » la Russie du système financier mondial.

Les médias institutionnels occidentaux ont aussi qualifié la série de sanctions comme susceptible de « causer une agitation sur les marchés financiers déjà nerveux ». Comme « agitation », on a déjà vu pire. En Russie, les titres des sociétés visées par les sanctions ont monté. Aux États-Unis, les titres énergétiques ont fléchi. Bref, les marchés « agités » ont interprété la dernière série de sanctions comme un autre tir dans les pieds de Washington et de Bruxelles.

Divisons l’Eurasie

« L’isolement » de la Russie, c’est l’empêcher d’accéder à des « sources importantes de financement libellé en dollars », pour reprendre le jargon de Washington et de Wall Street, baptisées par euphémisme « capitaux occidentaux ». Il est question ici de dollars américains et d’euros. Mais quiconque suit les mesures qui se superposent en faveur d’un monde multipolaire sait que la Russie n’a pas besoin de se procurer plus de dollars américains et d’euros.

Moscou pourrait se servir de ces deux devises pour des achats croisés de biens et services avec les États-Unis et l’Union européenne. Sauf qu’il peut se procurer ces biens et services ailleurs dans le monde. Pour ce faire, les « capitaux occidentaux » sont inutiles et Moscou favorise de plus en plus l’utilisation d’autres devises avec ses autres partenaires commerciaux. Le gang des atlantistes tient pour acquis que Moscou a bien plus besoin de biens et services des États-Unis et de l’Union européenne que l’inverse. Il se met le doigt dans l’œil.

La Russie peut vendre ses ressources énergétiques abondantes en n’importe quelle devise autre que le dollar américain et l’euro. La Russie peut acheter tous les vêtements qu’il lui faut en Asie et en Amérique du Sud. Dans le secteur de l’électronique et de la haute technologie, pratiquement tout est fabriqué en Chine de toute façon.

Un aspect crucial se joue sur le front énergétique. Il sera palpitant de suivre l’Union européenne – qui n’a même pas encore adopté de politique énergétique commune – dans sa recherche de fournisseurs de remplacement. Pour un certain nombre de raisons complexes (quantité insuffisante de gaz promise, absence de pipeline), l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et le Qatar ne font pas partie du lot.

Ce n’est pas pour demain non plus que l’administration Obama autorisera l’Union européenne à importer de l’énergie de l’Iran, et ce, même si l’accord sur le nucléaire iranien (qui bat de l’aile) était signé d’ici la fin de 2014, ouvrant sans doute la voie à la levée des sanctions.

Les marchés « irrationnels » voient ce qui se passe vraiment. Loin d’être « irrationnels », ils fluctuent en fonction des profits à tirer de la realpolitik.

Tout ceci se passe avant même que Moscou n’ait donné la réplique. Le coup pourrait être fatal, s’il vise les exportateurs de l’Union européenne vers la Russie et même l’approvisionnement en énergie de la Russie. L’Union européenne va ensuite riposter, puis la Russie rappliquera. C’est exactement ce que souhaite Washington : une guerre commerciale et économique ravageant et divisant l’Eurasie.

Et ces vingt mille milliards de dollars ?

Sur le plan politique, l’Ukraine et l’Union européenne avaient initialement convenu de « repousser à la fin de 2016 l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne ». Ça ne s’invente pas. C’est exactement ce qu’a fait Victor Ianoukovytch en novembre dernier, car il savait que l’Ukraine ne pouvait se permettre de perdre un partenariat commercial certifié avec la Russie en faveur d’un vague « libre échange » avec l’Union européenne. Cette décision de « repousser »l’accord a été supervisée par ce parangon de médiocrité qu’est José Manuel Barroso, le président sortant de la Commission européenne.

Lors d’une séance plénière, le Parlement européen à Strasbourg s’est empressé de ratifier l’accord d’association avec l’Ukraine [1], au moment même où le président Petro Porochenko le déposait au Parlement ukrainien. Ce qui ne veut pas dire que l’accord entre immédiatement en vigueur.« L’intégration » économique avec l’Union européenne, l’euphémisme utilisé pour nommer l’invasion à sens unique de produits de l’Union européenne en Ukraine, ne débutera qu’en janvier 2016. Il ne faut pas s’attendre non plus à ce que l’Union européenne, frappée par la crise, accueille l’Ukraine en son sein prochainement (si elle le fait).

Ce jeudi, Porochenko va rencontrer son maître, le président des États-Unis Barack Obama, et prendra la parole au cours d’une séance conjointe des deux chambres du Congrès américain. Attendez-vous à de la rhétorique concernant « l’empire du mal » aux proportions intersidérales.

Mais c’est samedi à Berlin que les vraies choses vont se jouer, pendant les négociations sur l’énergie entre la Russie, l’Union européenne et l’Ukraine. Inutile de rappeler que Moscou a toutes les principales cartes dans son jeu.

La dette colossale de Washington a pratiquement atteint vingt mille milliards de dollars, et continue de grossir. Avec une crise monstrueuse qui s’approche comme un tsunami infernal, il ne faut pas s’étonner que Washington ait recours à la tactique de diversion parfaite : le retour de« l’empire du mal » Les écoles d’études politiques s’inspirant des Marvel Comics ont de nouveau la cote, semble-t-il.

La Russie possède un énorme surplus de capitaux étrangers et est en mesure d’affronter la tempête. Par contre, la première économie de l’Union européenne qu’est l’Allemagne souffre déjà. Elle a déjà une croissance négative s’établissant à -0,2 %. C’est dans cette direction que le vent de l’imposition hystérique de sanctions souffle, en faisant dérailler davantage les économies de l’UE. Mais personne n’est prêt à parier que l’Union européenne aura le cran nécessaire pour résister à Washington. Surtout pas à Bruxelles, où les vassaux sont légion.

Note

[1] Ukraine and EU ratify landmark Association Agreement, Russia Today, 16-09-2014







20/09/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (11:46 pm)

Alain de Benoist : "Hollande entraîne la France dans une autre guerre sans consulter le peuple" vidéo








20/09/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (11:04 pm)

Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de l’Union européenne ni même de l’euro



« Ce dossier exclusif de l’UPR est destiné à démonter la désinformation constante des médias qui affirment que le FN veut faire sortir la France de l’UE et de l’euro et qui en tire la conclusion mensongère « UPR = FN ».
Fondé sur des faits irréfutables, ce dossier démasque la stratégie d’enfumage permanent du FN sur cette question centrale. Nous suggérons à tous nos lecteurs de le diffuser au plus grand nombre possible d’internautes ».

Bien sûr, le Front National (FN) développe des idées extrêmement critiques contre l’euro et contre la construction européenne.

Cependant, et contrairement à ce que l’on fait croire aux Français, le FN n’a jamais proposé de faire sortir la France de l’Union européenne, de la manière limpide et sans détours qu’un tel choix stratégique et historique impose. C’est-à-dire en annonçant, comme le fait l’UPR depuis sa création, que la France doit sortir de l’Union européenne, unilatéralement et de la seule façon possible, grâce à l’application de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE).

S’agissant de l’euro, les Français doivent absolument savoir deux choses très importantes :

  • d’une part, seuls deux États-membres de l’Union européenne ont ratifié le traité de Maastricht avec une exemption d’adopter l’euro : le Royaume-Uni et le Danemark. Cela signifie que tous les autres États (26 sur 28) ont ratifié le traité en s’engageant à adopter l’euro tôt ou tard, en fonction de leurs conditions politiques et économiques intérieures. Parmi eux, 18 États ont d’ores et déjà adopté l’euro, dont la France.

Cette position juridique très claire a été constamment réaffirmée par la Commission européenne elle-même, et notamment par Karolina Kottova, porte-parole de la Commission européenne, le 3 novembre 2011 : « Le traité ne prévoit pas de sortie de la zone euro sans sortie de l’Union européenne ».

En résumé, puisque la France a déjà adopté l’euro, notre pays n’a que deux choix juridiques possibles, sauf à violer le droit international et à être déféré par nos partenaires devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et devant la Cour Internationale de Justice de l’ONU (CIJ) :

  • soit la France reste dans l’Union européenne et dans l’euro : c’est ce que proposent par exemple l’UMP, le PS, le MoDem, le FdG, l’UDI, etc.
  • soit la France sort à la fois de l’Union européenne et de l’euro. C’est non seulement ce que propose l’UPR, mais c’est aussi dans ce double objectif essentiel que l’UPR a été créée le 25 mars 2007.

Les Français doivent donc comprendre que, dans l’état actuel des traités – qui ne pourraient être modifiés qu’à l’unanimité des États – aucune voie médiane n’est juridiquement possible.

La conséquence immédiate est que le FN, refusant de sortir de l’Union européenne, ne peut pas proposer, sérieusement et honnêtement, de sortir unilatéralement de l’euro. C’est impossible juridiquement et les autres États traîneraient la France devant les instances judiciaires internationales rappelées précédemment.

Pour ne pas tomber dans le piège tendu par le FN aux Français – et aussi aux journalistes – il faut donc bien comprendre deux choses :

  1. le parti de la famille Le Pen ne s’est pas constitué sur une vision claire et homogène de la construction européenne. Il en découle que les adhérents du FN ne sont pas d’accord entre eux sur ce qu’il convient de faire vis-à-vis de l’Union européenne ou de l’euro.Depuis sa création en 1972, le FN a fait reposer son programme et l’essentiel de ses analyses sur la stigmatisation de catégories de la population prises les unes après les autres ou en même temps : immigrés, arabes, noirs, musulmans, juifs, roms, fonctionnaires, gauchistes, « socialo-communistes », gaullistes, communistes, prêtres progressistes, etc.Même si ce discours de guerre civile latente s’est atténué récemment, il n’a pas disparu et il constitue encore ce qui motive le gros des adhérents du mouvement frontiste, souvent à la surprise indignés des nouveaux venus.En revanche, même si le FN a toujours été critique – aussi – des « bureaucrates européens », il s’est toujours refusé à expliquer aux Français les origines anglo-saxonnes de la prétendue « construction européenne », de même que le rôle prépondérant qu’y jouent les autorités américaines depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Il s’est également toujours refusé à présenter la question de la prétendue « construction européenne »comme la priorité n°1 à résoudre. Pour le FN, la récupération de notre souveraineté nationale semble secondaire par rapport à la lutte contre l’immigration clandestine ou la fiscalité excessive, comme si ces sujets étaient déconnectés et ne découlaient pas, justement, de qui exerce la souveraineté, c’est-à-dire de qui décide de quoi.

    La conséquence en est qu’il se trouve, au sein du FN, des opinions certes toujours critiques contre l’Union européenne et l’euro, mais totalement divergentes quant aux solutions à adopter.

    S’il existe en effet, au sein des adhérents du FN et plus encore sans doute parmi ses électeurs récents, des personnes qui souhaitent faire sortir la France de l’Union européenne et de l’euro, ce n’est pas le cas général, tant s’en faut. Très nombreux sont aussi les adhérents et les électeurs du FN qui, voulant une chose et son contraire, approuvent l’idée qu’il y aurait une solidarité naturelle des peuples blancs contre les autres, qui ne souhaitent donc en conséquence qu’une réforme chimérique de l’Union européenne et de la BCE, et qui refusent donc l’idée de sortir de quoi que ce soit, a fortioril’idée de sortir de l’OTAN.

  2. Pour concilier l’inconciliable, les dirigeants du FN multiplient les déclarations savamment contradictoires sur l’Union européenne et l’euro, pour faire croire à chacun ce qu’il veut entendre.Si l’on veut bien y prêter toute l’attention nécessaire, on découvre que les discours des dirigeants du FN sont contradictoires et incohérents entre eux, constamment changeants, souvent techniquement absurdes. Ils ont cependant tous en commun d’éviter systématiquement de proposer aux Français, tout simplement, la sortie de l’Union européenne et de l’euro.C’est ce que nous allons voir avec la série suivante de textes et de déclarations de dirigeants du FN.

LE FN EN FOLIE : LES 14 VERSIONS CONTRADICTOIRES DU PROGRAMME DU FN SUR L’UNION EUROPÉENNE ET SUR L’EURO

1ère version : la version Louis Aliot pour les élections européennes de 2014 : garder l’euro mais en remplaçant l’euro « monnaie unique » par l’euro « monnaie commune »

Sur un tract de campagne de Louis Aliot, est mentionné le remplacement de l’euro « monnaie unique » par l’euro « monnaie commune », avec une double circulation monétaire, alors que l’euro est déjà une « monnaie commune », comme l’explique l’UPR dans ce texte ou dans la conférence « la tragédie de l’euro ».

louis alliot Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de lUnion européenne ni même de leuro
En page 1 du tract de Louis Aliot pour les élections européennes du 25 mai 2014, est préconisé « le remplacement souhaitable d’une monnaie unique par une monnaie commune ». On notera également le savoureux slogan porté en haut à droite du tract « Pour une AUTRE Europe des peuples libres, des nations souveraines » qui confirme au passage que le FN ne veut en aucun cas sortir de l’Union européenne.

elections europeennes fn Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de lUnion européenne ni même de leuro

En page 4 du tract, Louis Aliot indique qu’il veut remplacer l’euro actuel par une sorte d’euro étalon entre différentes monnaies : l’euro-franc, l’euro-peseta etc. parce que la « relance [...]doit s’accompagner de la création d’une monnaie commune ». On se demande bien pourquoi.

De plus, Louis Aliot prévoit de renégocier le mandat de la BCE – qui ne disparaît donc pas : c’est bien d’une renégociation des traités européens qu’il s’agit. Il oublie de dire que les autorités allemandes ont toujours refusé une pareille renégociation. Toutes ces contorsions programmatiques sont destinées à éviter de proposer tout simplement la sortie unilatérale de la France de l’Union européenne et de l’euro.

2ème version : la version Bernard Monot pour les élections européennes de 2014 : renégocier le mandat de la BCE, et ne réintroduire des monnaies nationales en faisant un référendum sur la sortie de l’euro qu’en cas d’échec de cette renégociation

Bernard Monot, conseiller économique du FN a indiqué dans un entretien à Challenges le 6 mai 2014 : « nous ne prônons pas un retour au franc mais le passage aux nouvelles monnaies nationales. Comme les autres monnaies en Europe, le nouveau franc sera, au moins au départ car il y aura ensuite une dévaluation, à parité avec l’euro. Un franc vaudra un euro. La sortie de l’euro sera décidée par référendum par l’ensemble des Français. Mais avant d’en arriver là, nous essayerons d’abord de changer le mandat de la BCE en réunissant un sommet de l’euro-zone ».

bernard monot fn Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de lUnion européenne ni même de leuro

Bernard Monot, candidat tête de liste du FN dans la circonscription Massif central-Centre aux européennes, élu le 25 mai 2014, ne « [prône] pas un retour au franc » mais en même temps parle d’une « sortie de l’euro », qui cependant serait décidé par un référendum, qui ne serait toutefois organisé que si le mandat de la BCE s’avérait impossible à renégocier…

Ces propositions alambiquées sont contradictoires avec celles de Louis Aliot qui, lui, ne parle ni de sortie de l’euro ni de référendum, mais d’une double circulation monétaire. Un référendum sur la seule sortie de l’euro serait, en outre, juridiquement problématique, puisqu’elle n’est pas prévue par les traités. Bernard Monot exécute, dans Challenges, un exercice d’équilibriste qui ne trompe personne : l’objectif est, là encore, de ne surtout pas proposer la sortie unilatérale de l’euro et d’enfumer l’électorat.

3ème version : la version Florian Philippot en octobre 2012 : mettre fin de façon concertée à l’euro avec nos partenaires européens

Dans une vidéo en date du 11 octobre 2012, le vice-président du FN propose que les partenaires européens se concertent pour démanteler l’euro et n’évoque aucun référendum (à 3 minutes 30) :

« On se met ensemble autour d’une table et on décide la fin concertée de cette expérience ratée. Voilà. On peut se tromper dans l’histoire, ça arrive. En revanche, on n’a pas le droit de ne pas réparer ses erreurs. Donc nous on demande de réparer cette erreur de l’euro et de se concerter pour mettre fin à cette expérience. Ça peut se faire, sur plusieurs mois, avec nos partenaires européens. Mais il faut le faire maintenant. Il faut en tout cas arrêter dans l’idéologie parce que ça n’est jamais bon »

Il ne s’agit donc pas d’une sortie unilatérale, l’article 50 du TUE n’étant d’ailleurs même pas mentionné. Florian Philippot ne dit mot, non plus, de l’attitude du FN si l’un des États membres pose des conditions inacceptables à la fin de la monnaie commune.

florian philippot euro Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de lUnion européenne ni même de leuro

4ème version : la version Florian Philippot en octobre 2013 : un référendum au bout d’un an pour valider une renégociation des traités européens sur quatre points

Florian Philippot, expliquait en octobre 2013 sur Radio Classique (à 3 minutes 35) : « On fera un référendum. Nous, nous avons dit comme Cameron au Royaume-Uni, un référendum au bout d’un an sur notre appartenance à l’Union européenne. Et d’ici là renégociation sur quatre points fondamentaux : Shengen, la souveraineté nationale, c’est-à-dire la supériorité de notre droit national. Shengen ça veut dire récupérer nos frontières. Trois, la possibilité de faire du protectionnisme, c’est-à-dire du patriotisme économique, c’est-à-dire la possibilité de réindustrialiser la France. Et quatre, la question monétaire. Effectivement. » Il ajoutait, à 5 minutes 22 : « l’euro explosera. Alors, soit on anticipe la chose, soit on la prépare de manière concertée ».

florian philippot euro mensonges Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de lUnion européenne ni même de leuro

Non seulement, il n’est nullement question d’une sortie unilatérale de l’Union européenne mais encore Florian Philippot :

  • Ne précise pas sur quoi, très précisément, portera la renégociation, notamment concernant la question monétaire ;
  • N’indique pas selon quels critères le FN considérera que cette renégociation est un succès ou un échec ;
  • Mêle Shengen aux traités relatifs à l’Union européenne, alors qu’il n’y a pas de lien (la Suisse est, par exemple, dans Shengen alors qu’elle n’est pas dans l’Union européenne) ;
  • Évoque une fin de l’euro « de manière concertée », donc en aucun cas unilatérale.

Florian Philippot, qui passe son temps à copier les analyses de l’UPR – à l’instar de Marine Le Pen – tout en les dénaturant, cale curieusement lorsqu’il s’agit de tirer les conséquences de l’échec de la « construction européenne », en ne proposant jamais d’en sortir.

5ème version : la version Florian Philippot en septembre 2014 : fiscalité, immigration, école, les trois domaines dans lesquels le FN prendrait des mesures fortes dès son arrivée au pouvoir, mais rien de précis sur l’Union européenne

Sur la télévision en ligne des Échos le 9 septembre 2014, Florian Philippot était questionné sur les premières décisions que le FN prendrait en cas d’accession au pouvoir. Le journaliste lui demande : « Plaçons-nous dans cette hypothèse, le FN arrive au pouvoir. À quoi ressembleraient les cent premiers jours d’un gouvernement FN ? » Réponse de l’invité : « Ce serait d’abord une rupture fondamentale avec les orientations actuelles, ce serait redonner les pouvoirs à la France, redonner les manettes aux responsables français en disant « écoutez ce n’est pas à Berlin, à Washington et à Bruxelles de faire la politique de la France, c’est à la France et aux Français de faire la politique de la France« et donc nous agirions pour sortir la France de l’austérité et choisir un autre modèle économique, redonner des muscles à la France face à la mondialisation ».

Le journaliste interrompt alors Florian Philippot pour lui demander : « Mais concrètement, trois mesures symboliques fortes que vous prendriez dès votre arrivée au pouvoir » Et le vice-président du FN de répondre : « oh, je pense qu’on commencerait par une fiscalité beaucoup plus juste, pour aider les PME, les artisans, les commerçants, les petites entreprises et pénaliser celles qui délocalisent, les très grandes entreprises qui délocalisent. Deux, je crois qu’en matière d’immigration et de sécurité, qu’on supprimerait tout de suite l’aide médicale d’État réservée aux clandestins qui est une pompe aspirante de l’immigration, qui coûte quasiment un milliard d’euros par an. Et trois, je pense qu’on aurait un signal fort pour l’école, hein, si je prends des domaines différents, pour l’école en rétablissant des méthodes classiques d’enseignement, en rétablissant l’autorité du professeur et en mettant fin aux expérimentations pédagogistes catastrophiques. Voilà des mesures fortes, au-delà de tout ce qu’on ferait au niveau européen pour redonner sa souveraineté à la France, des frontières et une puissance française ».

Florian Philippot ne prend donc aucun engagement précis concernant l’Union européenne, en restant très évasif malgré les deux questions du journaliste, pourtant claires, sur les premières décisions concrètes du FN en cas d’accession au pouvoir. Il n’est pas difficile de savoir ce qu’aurait répondu un représentant de l’UPR à la place du vice-président du FN : sortie de l’Union européenne et de l’euro, unilatéralement, grâce à l’article 50 du TUE, et sortie de l’OTAN.

Il est intéressant de noter, en outre, que Florian Philippot fait croire que la fiscalité permettrait de lutter contre les délocalisations. Or, comme l’explique l’UPR, les délocalisations sont dues primordialement au taux de change de l’euro, inadapté au niveau de compétitivité de l’économie française, ainsi qu’à la libre circulation des capitaux avec le reste du monde, imposée par l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Mais de cela, le vice-président du FN ne dit mot ici.

florian philippot euro mensonges fn Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de lUnion européenne ni même de leuro

6ème version : la version Marine Le Pen en janvier 2012 : démonter l’euro de façon concertée et, en cas d’échec, le transformer en « monnaie commune »

Sur France Inter le 25 janvier 2012, en pleine campagne présidentielle, Marine Le Pen rappelait qu’elle ne voulait en aucun cas sortir unilatéralement de l’euro mais qu’elle préconisait un démontage concerté avec les partenaires européens. Elle ajoutait qu’en l’absence d’un tel accord, la France abandonnerait l’euro comme monnaie unique tout en le gardant comme « monnaie commune » car « l’euro n’est pas viable ».

Ce charabia difficilement compréhensible, techniquement et juridiquement contestable, montre simplement que Marine Le Pen n’a aucune compétence en matière monétaire et qu’elle ne veut pas sortir de l’euro souverainement.

7ème version : la version Marine Le Pen en février 2012 : sortir unilatéralement de l’euro ? « ça n’a jamais été mon projet ». Que faire ? Commenter la situation et attendre !

Moins d’un mois après, le 23 février 2012, sur le plateau de « Des paroles et des actes » sur France 2, Henri Guaino, lance à Marine Le Pen, à 14 minutes 22 « sortir aujourd’hui de l’euro, unilatéralement, provoquerait une catastrophe ». Marine Le Pen le coupe. « Ça n’a jamais été mon projet » dit-elle, avant de préciser plus tard « l’euro va s’effondrer, un jour ou l’autre Monsieur, et plus vite qu’on ne croit ».

La stratégie de Marine Le Pen concernant l’euro consiste donc à… commenter la situation et à attendre !

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Cet échange montre, au passage, combien Henri Guaino est un « agent double » de la cause de la souveraineté de la France : capable de sorties « gaullistes », comme disent ses amis, mais très à cheval sur la « construction européenne » et n’hésitant pas à relayer les discours catastrophistes sur la sortie de l’euro.

8ème version : la version Marine Le Pen en mars 2012 : un référendum pour faire de l’euro une monnaie commune à côté d’une monnaie nationale







20/09/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:53 pm)

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