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27/04/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (7:14 pm)

Journal de Syrie 27/4/2014, L'armée prend le contrôle de la région Al-Matahen à Alep








27/04/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (1:42 am)

Ukraine – Une télé allemande conteste la version officielle de la tuerie de Maïdan

Pascal Riché | Cofondateur Rue89

Un sniper, place Maïdan (Capture d’écran d’ARD)

Le réseau de chaînes publiques régionales allemande ARD a enquêté sur le carnage de la place Maïdan, à Kiev, le jeudi 20 février : 30 personnes ont été tuées par balles ce jour-là. Or, selon ARD, des tirs semblaient venir non pas des snipers du pouvoir prorusse, mais de l’hôtel Ukraina où se trouvait le QG de l’opposition.

Oleg Makhnitski accuse l’ancien pouvoir

Sans attendre les résultats de l’enquête sur l’événement, le nouveau procureur général d’Ukraine, Oleg Makhnitski, membre de Svoboda, parti issu du néonazisme qui participe à la coalition gouvernementale, avaitaffirmé que ce massacre avait été commis par des membres de l’unité spéciale des Berkout, placée sous l’autorité de Viktor Ianoukovitch, qui était alors le Président.

Mais plusieurs éléments soulèvent selon ARD des doutes extrêmement sérieux :

  • le témoignage d’un manifestant, Mikola, qui parle de tirs depuis « le huitième ou le neuvième étage de l’hôtel Ukraina » ;
  • le témoignage d’un enquêteur, qui remet en cause la version officielle ;
  • l’analyse des vidéos qui suggère que des balles sont venues de derrière ;
  • l’analyse des impacts de balles dans les arbres ;
  • les conversations enregistrées entre les snipers de Berkout : on les entend s’émouvoir qu’un tireur vise « des manifestants désarmés ». Ou encore : « Il y a d’autres tireurs. Mais qui sont-ils ? »
  • une vidéo de Russia Today dans laquelle on voit des snipers dans une chambre de l’hôtel en question ;
  • l’absence de transparence manifeste de l’enquête officielle.

Les journalistes allemands ont posé la question à Makhnitski : « Vous savez qu’il y avait des snipers à l’hôtel Ukraina ? » L’autre se contente de répondre : « Nous enquêtons sur ce point. »

Diffusée le 11 avril, la vidéo a été mise en ligne par LesCrises.fr dans une version sous-titrée en français.

L’ENQUÊTE D’ARD SUR LE MASSACRE DE MAÏDAN

La thèse des Russes renforcée

Le site Russia Today suggère depuis le début que les snipers qui ont tiré sur la foule étaient issus du mouvement contestataire… Début mars, il avait diffusé un enregistrement piraté d’une conversation téléphonique entre la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, et le ministre des Affaires étrangères de l’Estonie, Urmas Paet, allant dans ce sens.

On entend ce dernier formuler clairement le soupçon d’une opération montée par « quelqu’un de la coalition ». Sur cet enregistrement (vers 8’30), il rapporte les propos d’une femme, « Olga », médecin en charge de la clinique mobile au moment des premiers tirs de snipers :

« Ce qui est très perturbant, c’est que cette même Olga dit que les éléments de preuve montrent que les gens qui ont été tués par les snipers, des deux côtés, parmi les policiers et parmi les gens dans les rues… Que ce sont les même snipers qui tuent des gens des deux côtés. [...] Elle m’a aussi montré des photos, on peut dire que c’est la même signature, c’est le même type de balles.

C’est vraiment troublant que la nouvelle coalition ne veuille pas enquêter sur ce qui s’est passé exactement, de sorte qu’il est de plus en plus évident que derrière les snipers, ce n’était pas Ianoukovitch mais quelqu’un de la nouvelle coalition. »

LA CONVERSATION PAET-ASHTON

Le Telegraph de Londres avait par la suite retrouvé « Olga », qui avait démenti avoir dit à Paet que les policiers et les manifestants ont été victimes des mêmes blessures :

« Je n’ai examiné que les manifestants. Je ne sais pas quel type de blessures ont été infligées aux militaires. Je n’avais pas accès à ces personnes. »

Le document diffusé par ARD jette un nouveau soupçon très sérieux sur la manière dont l’enquête est menée par le nouveau pouvoir à Kiev et, au-delà, sur la légitimité de ce pouvoir que soutiennent les gouvernements européens et américain. Seule une enquête menée sérieusement et dans la transparence pourrait dissiper ce soupçon et permettre de retrouver tous les criminels de Maïdan.

Capture d’écran de la vidéo de Russia Today qui montre des snipers dans l’hôtel Ukraina

RES MAIDAN* http://ukraine.eurasie.ru/wp-content/themes/weaver-ii/images/icons/permalink-1.png); border: 0px; margin: 0px 0px 0px 1em; outline: 0px; padding: 0px 0px 0px 24px; vertical-align: baseline; word-wrap: break-word; display: inline-block; background-position: 0% 50%; background-repeat: no-repeat no-repeat;">permalink






27/04/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (1:01 am)

Ukraine-de faux observateurs arrêtés – des barbouzes ukrainiens et allemands

DE FAUX OBSERVATEURS DE L’OSCE ARRETES A SLAVIANSK : EN FAIT UN COMMANDO MIXTE DE BARBOUZES UKRAINIENNES ET ALLEMANDES !

Luc MICHEL/ En Bref / Alerte info rouge/ Avec LVDR – AFP – PCN-SPO/ 2014 04 26 / Depuis plusieurs mois nous attirons, dans un silence médiatique glacial, l’attention sur le rôle occulte des services secrets allemands BND (et des KSK les méconnues forces spéciales de Berlin) dans la révolution de couleur en Ukraine. Voici les barbouzes de Mme Merkel pris la main dans le sac à Slaviansk …
« VOUS POUVEZ METTRE LE SIGLE OSCE SUR UN VEHICULE, ÇA NE M’EMPECHE PAS DE RECONNAITRE DES AGENTS UKRAINIENS » -
LE MAIRE DE SLAVIANSK.
Depuis ce matin, les médias de l’OTAN nous rabattent les oreilles avec « une mission de l’OSCE prise en otage par les pro-russes à Slaviansk ». Personne n’écoutait le ‘maire du peuple’ de Slaviansk qui expliquait qu’il s’agissait de barbouzes ukrainiennes. « Vous pouvez mettre le sigle OSCE sur un véhicule, çà ne m’empêche pas de reconnaître des agents ukrainiens » précisait-il.
« Ils n’ont rien à voir avec l’OSCE, ce sont des militaires », avait encore lancé le leader de Slaviansk Viatcheslav Panomarev en soulignant qu’ils étaient entrés dans la ville sans « permission » et qu’il les soupçonnait « d’activités de renseignements ».
Paroles aussitôt mises en doute par l’AFP : « Les séparatistes ont accusé samedi les observateurs de l’OSCE retenus dans l’est de l’Ukraine d’être des « espions de l’Otan » et affirmé qu’ils ne seraient libérés qu’en échange de « leurs propres prisonniers ». « Hier nous avons arrêté des espions de l’Otan », a lancé Denis Pouchiline, l’un des leaders des séparatistes en faisant référence à treize personnes dont sept représentants de l’OSCE et leurs accompagnateurs ukrainiens retenus la veille.
« Ils ne seront pas remis en liberté. Ils seront échangés contre nos propres prisonniers. Je ne vois pas d’autre solution », a-t-il ajouté devant le siège des services de sécurité (SBU) à Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes dans l’est de l’Ukraine où ils sont retenus. »
« LES PERSONNES RETENUES A SLAVIANSK N’APPARTIENNENT EN EFFET PAS A LA MISSION DE L’OSCE » - CLAUS NEUKRICH, DIRECTION DE L’OSCE.
Cris à Washington, injonctions à Bruxelles et Berelin. Sauf que le chef des insurgés de Slaviansk avait raison ! Les personnes retenues à Slaviansk « n’appartiennent en effet pas à la mission de l’OSCE ».
Claus Neukrich, représentant de la direction de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a confirmé en direct à la chaîne de télévision autrichienne ORF que « les personnes retenues à Slaviansk n’agissaient pas dans le cadre de la mission de l’OSCE et n’étaient pas ses observateurs ».
« En attendant nous n’avons eu aucun contact avec eux. Pour être précis, ce ne sont pas des conseillers militaires de l’OSCE, mais des observateurs militaires qui y sont allés alléguant un mandat de l’OSCE. Les négociations avec Slaviansk ne sont pas menées par l’OSCE, mais par les ministères de la Défense et des Affaires étrangères d’Allemagne, ils ont là-bas trois militaires et un interprète. Ainsi que par le gouvernement d’Ukraine qui a invité ces experts », a expliqué Claus Neukrich. Façon polie de sa laver les mains face à une action de commandos de reconnaissance venus préparer la prochaine attaque sur Slaviansk et repérer les lieux.
BERLIN MENT SANS VERGOGNE
On notera qu’hier soir, le gouvernement allemand mentait sans vergogne sur l’incident.« Vendredi soir, le gouvernement allemand a annoncé que treize membres d’une mission de l’Organisation pour la Sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient été capturés et étaient retenus par des séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine. Les séparatistes ont accusé samedi ces observateurs d’être des « espions de l’Otan » et affirmé qu’ils ne seraient libérés qu’en échange de « leurs propres prisonniers » » disait l’AFP certifiant le médiamensonge de Berlin et mettant en doute la parole des pro-russes. Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, est même intervenu auprès de Lavrov pour que la Russie fasse pression sur les rebelles afin que « l’équipe de l’OSCE soit immédiatement libérée » (sic).
Le souci est que « le mensonge suit le menteur comme la queue suit le chien » (proverbe hongrois). Or Berlin est ce soir pris le nez dans son mensonge ! A part çà ce sont les services russes qui agiraient en Ukraine …
LM_________________________
Luc MICHEL /PROFIL Facebook https://www.facebook.com/luc.michel.505Twitter https://twitter.com/LucMichelPCN

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Posted in Slaviansk http://ukraine.eurasie.ru/wp-content/themes/weaver-ii/images/icons/permalink-1.png); border: 0px; margin: 0px 0px 0px 1em; outline: 0px; padding: 0px 0px 0px 24px; vertical-align: baseline; word-wrap: break-word; display: inline-block; background-position: 0% 50%; background-repeat: no-repeat no-repeat;">permalink






26/04/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (7:36 pm)

Ukraine – Thierry Mariani répond à Tv Libertés et tacle BHL – vidéo 24 4 2014







26/04/14
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (6:24 pm)

République bananière d’Ukraine, épisode 10

Publié par le 24 avril 2014 dans Éditoriaux

Épisode 10 : Bienvenue dans le Donbass, par Xavier Moreau

Xavier Moreau

Ce n’était sans doute pas une décision de la junte kiévienne que de se lancer à l’assaut du Donbass. Consciente de la faiblesse de ses moyens, elle espérait neutraliser la contestation par l’élection du 25 mai. Cet attentisme n’était cependant pas du goût des sponsors américains de Maidan, qui ont dépêché le chef de la CIA pour lancer une offensive contre les populations civiles de l’est de l’Ukraine.

Ils espèrent ainsi, ou bien mâter la résistance par la force, ou – encore mieux – provoquer une intervention militaire de la Russie. Malheureusement pour la CIA, le Kremlin a appris à anticiper tous les coups tordus de Washington et est résolu à ne pas intervenir, du moins pour l’instant.

Les dirigeants russes connaissent les limites des forces sur lesquelles la junte kiévienne peut compter. La garde nationale est essentiellement composée de jeunes chômeurs et de néonazis, et il est peu probable que l’armée ukrainienne accepte de tirer sur sa propre population.

Les néo-nazis ukrainiens sont comme les islamistes de Syrie. Ils ne constituent pas une unité capable de s’imposer rapidement dans le Donbass, mais ils peuvent faire basculer l’Ukraine dans une guerre interminable, qu’appelle de tous ses vœux Washington.

Seuls deux pays ont le pouvoir de mettre fin à ce scénario mortel pour l’Europe, l’Allemagne et la France. C’est à ces deux puissances et à la Russie de régler le sort de l’Ukraine et surtout pas à l’Union Européenne, qui ajoute à la ruine de nos économies la réintroduction de la guerre en Europe. Ajoutons que confier la résolution de la crise à des fonctionnaires sur le point de quitter leur emploi est proprement suicidaire (Anders Fogh Rasmussen, Catherine Asthon et José Manuel Barroso).

Les milices néo-nazies peuvent évoluer avec le temps et de l’entrainement en des unités militairement compétentes. C’est ce sur quoi comptent les États-Unis et leur homme lige à la tête de la junte kiévienne, Olexandre Turtchinov. Ce pasteur évangélique fanatique est l’atout principal de l’OTAN, au côté des milices néo-nazies et des oligarques.

C’est dans ce sens qu’il faut interpréter la rencontre entre Dmitro Iarosh et Igor Koloïmoski, le nouveau gouverneur de Dniepropetrovsk nommé par la junte. Le bandériste antisémite et l’oligarque mafieux, président et financier du congrès juif ukrainien, se sont finalement alliés contre l’ennemi commun, la Russie et les Russes. $10.000 sont désormais offerts par la junte, pour la capture d’un fédéraliste.

Le financement de « Pravy Sektor » par l’oligarchie est désormais avéré, ce qui ramènent ce mouvement à ce qu’il est réellement : un groupe de mercenaires sans foi ni loi. Cela explique aussi d’où proviennent les 2,5 millions de grivna (220.000 $US), nécessaires au dépôt de candidature de Dmitro Iarosh et explique son statut « d’intouchable ».

Leur première prestation n’a pas été très concluante, puisqu’elle s’est soldée par un échec. Les fédéralistes ont pu exhiber les équipements récupérés sur les néonazis. La presse française s’est contentée de ne montrer que la carte de visite de Iarosh, dénonçant immédiatement un faux.

Pourtant, le plus intéressant n’est pas cette carte de visite, ni la MG-42, mais le permis de conduire d’un certain Mikhaïlo Alexandrovitch Stanislavenko, né le 19 avril 1983. Nous comptons sur les médias russes pour retrouver le propriétaire du permis (la chaîne NTV était parvenue, il y a 6 ans, à retrouver le propriétaire du passeport américain perdu lors de la débâcle en Ossétie.

NTV avait même découvert que le mercenaire, Mikhaïl Lee Walter, avait travaillé en ex-Yougoslavie au moment de l’épuration ethnique de la Krajina par les services secrets allemands et l’armée américaine). Dans une triste vidéo, les défenseurs de Slaviansk ont présenté Vitaly Kovaltchouk, un des attaquants du « check point ». Le gamin de « Pravy Sektor » pensait bénéficier dans le Donetsk de la même impunité qu’à Maïdan… Hier encore, un membre du groupe néonazi, Dmitry Tomarievskovo, a été arrêté à Slaviansk lors d’une mission de reconnaissance.

Iarosh vient d’annoncer la création d’un « bataillon du Donbass » et le transfert de son « état-major » à Dniepropetrovsk, à proximité de son principal bailleur de fonds. La réaction de la junte à cette violation flagrante de l’accord de Genève promet d’être intéressante.

Le temps joue contre l’OTAN

Les accords de Genève peuvent être interprétés comme une première étape vers la paix, mais il nous faut mesurer notre enthousiasme. Gardons à l’esprit que la parole internationale des États-Unis ne vaut rien : d’une part parce que, tout accord est considéré comme du temps obtenu pour préparer une relance des hostilités ; d’autre part, parce que le gouvernement américain n’a pas un contrôle réel de sa politique étrangère. Barack Obama était-il au courant du voyage de son chef des services secrets à Kiev ? Savait-il que ce dernier allait lancer une opération militaire contre l’est de l’Ukraine ? Rien n’est moins sûr. La meilleure garantie pour une issue pacifique de ce conflit est la supériorité militaire et économique de la Russie, associée à la sagesse retrouvée des dirigeants français et allemands.

Comme nous l’avons expliqué dans nos analyses précédentes, la stratégie de la Russie n’est pas d’intervenir militairement mais d’attendre que l’Ukraine s’écroule économiquement.

Chaque jour qui passe est une prise de conscience supplémentaire pour la junte ukrainienne de la dépendance de son économie nationale envers la Russie. Les puissances européennes, aveuglées par l’UE, sont elles aussi en train de comprendre l’interdépendance de leurs économies.

La presse française nous répète que la Russie a perdu l’Ukraine, pourtant c’est exactement le contraire. Si l’OTAN ne réussit pas à faire basculer le pays dans la guerre civile d’ici 6 mois, c’est elle qui perdra l’Ukraine.

L’alliance pourra garder une certaine influence sur une « république autonome de Galicie », où les mouvements néonazis ont apprécié le soutien qui leur a été apporté… Cela dit le peu d’argent que les États-Unis sont capables d’investir dans la région, les rend de moins en moins attractifs.

L’autre échéance qui menace les États-Unis et qui pourrait se produire d’ici la fin de l’année, est son pic de production en matière de gaz de schiste. Le mirage s’évanouit peu à peu, contrairement aux illusions entretenues ces dernières années par la presse atlantiste (Fabrice Nodé-Langlois s’est avéré aussi incompétent en matière énergétique que sur sa compréhension de la Russie lorsqu’il était correspondant du Figaro à Moscou).

Même les analystes les plus optimistes tablent désormais sur une augmentation de la consommation de gaz naturel aux États-Unis et donc une augmentation sensible du prix. Le champ gazier à observer avec attention est celui de marcellus shale en Pennsylvanie, sans lequel la production américaine serait déjà en train de baisser.

Barack Obama a autorisé l’exportation du gaz de schiste non pas pour sauver l’Ukraine et l’Europe de la dépendance gazière russe, mais parce que les prix pratiqués sur le marché américain en annihile la rentabilité.

La fin du gaz de schiste aux États-Unis pourrait provoquer une crise très grave outre-Atlantique, car les prix bas pratiqués ont en rendu son économie extrêmement dépendante. Ces prix ont en outre découragé les investissements en infrastructures, ce qui aura des conséquences dramatiques quand les États-Unis devront de nouveau importer massivement du gaz.

Ils pourront toujours reprendre le projet avorté de terminal GNL avec Gazprom. Cela relancerait pour de bon l’exploitation du champ gazier de Chtokman avec Total et ENI. En attendant les principaux acteurs pétroliers occidentaux sont en Russie, et bien content d’y être.

En fait les États-Unis et l’OTAN ont une fenêtre de quelques mois pour lancer une guerre civile en Ukraine, qui puisse avoir des conséquences économiques graves en Europe et tirer profit, comme en 1914-1918 et en 1939-1945, d’une guerre civile européenne, même si elle n’est qu’économique.

Washington a cependant remporté une première victoire, non pas contre la Russie, mais contre la France. Les organisateurs d’« Eurosatory » viennent en effet d’annoncer que les sociétés russes pourraient boycotter l’exposition, ce qui constituera une perte sèche pour le salon. La France est en train de perdre, par la faute de son alignement sur les États-Unis et son soutien à la junte libéralo-nazie de Kiev, son principal relai de croissance en Europe pour son complexe militaro-industriel. Elle perd également sa réputation de partenaire fiable et indépendant.

Choc de civilisation

Nous avons cherché dans l’Histoire un précédent, où une puissance européenne aurait froidement massacré ses propres alliés, ou sa propre population, pour faire endosser les exactions par son ennemi et ainsi le discréditer. Certains gouvernements se sont attaqués aux plus faibles ou ont exterminé leurs anciens alliés sans pitié, ce fut le cas de l’Allemagne hitlérienne.

D’autres ont massacré des millions de paysans innocents, comme le Polonais Dzerjinski ou le Géorgien Staline. Ce dernier a également tenté de faire porter la responsabilité du massacre de Katyn aux Allemands. Les pires criminels de tous les temps ont tenté de cacher les massacres qu’ils avaient commis, ou d’en faire porter la responsabilité à d’autres.

Mais jamais dans notre civilisation nous n’avons tué nos propres amis pour faire accuser notre adversaire. Seuls les États-Unis et l’OTAN sont capables de cela, et c’est ce qu’ils ont commencé à faire en Ukraine de l’est après l’avoir fait en Yougoslavie (marché de Markalé, bombardement des colonnes de réfugiés albanais au Kosovo), en Syrie (attaque à l’arme chimique sur les populations civiles pour faire accuser Bachar el Assad), ou à Kiev (snipers pour abattre les manifestants et les membres des forces de l’ordre, couverts par Catherine Ashton).

Sans grande imagination, l’OTAN nous rejoue le même scénario depuis 25 ans, comme si internet n’existait pas, pour mettre en lumière ces provocations grossières. Nous avons eu le tractage antisémite bidon à Slaviansk, le meurtre de responsables gouvernementaux, de journalistes, les attaques contre les Roms, nous avons eu l’esquisse d’un camp de concentration avec des rumeurs de tortures à Slaviansk.

Cette panoplie est tellement grotesque que même la très soumise presse française hésite à la reprendre et à matraquer le peu de lecteurs qui lui reste. La pression d’internet est désormais trop forte sur les journalistes français, qui ne souhaitent pas passer pour des menteurs patentés de manière trop flagrante.

Pour comprendre les événements en Ukraine, il est important de garder à l’esprit, que les États-Unis ne font pas partie de notre civilisation, et que les valeurs occidentales sont à l’exact opposé des valeurs européennes.

Nous ne pouvons pas imaginer qu’un gouvernement puisse s’allier avec des islamistes ou des néonazis, ni qu’ils puissent massacrer ses propres amis, parce que nous sommes issus d’une civilisation reposant sur mêmes les valeurs chrétiennes, orthodoxes ou catholiques.

Mêmes si les dirigeants occidentaux paraissent nous ressembler, nous sommes ontologiquement, socialement et sociétalement, l’opposé des États-Unis. Leur sauvagerie sans limite est la conséquence de leur prétendue élection divine et de leur insatiable volonté de puissance. C’est ainsi qu’en chassant l’OTAN de Crimée, la Russie a offert à la nouvelle Europe sa première victoire et un premier pas vers sa libération.

Xavier Moreau

http://www.realpolitik.tv/2014/04/republique-bananiere-dukraine-episode-10/?





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