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08/09/12
06/09/2012 – Bloc-Notes
Il n’est pas assuré que les déclarations (voir le 31 août 2012) du général Dempsey, président du comité des chefs d’état-major des forces armées US, toutes fermes sinon violentes qu’elles soient, soient pour autant exceptionnelles et sans exemple. http://www.dailymotion.com/video/xte091_un-general-americain-desapprouve-la-menace-d-israel-a-l-encontre-de-l-iran_news?start=4  L’“effet-Dempsey” d’Obama sur Israël Etats-Unis/Israël : Le président de la Knesset discrédite Obama 07/09/2012    USA- L’électorat juif, ce n’est pas le lobby juif et encore moins sioniste L’Amérique se prépare-t-elle à un Moyen-Orient post-Israël ?  Israël – La dissolution de Bibi + rapports tendus USA
Après tout, le comportement de l’US Navy et de certains amiraux, notamment l’amiral Fallon, notamment au cours de l’année 2007 et toujours dans le cas iranien, avec des initiatives relevant de l’insubordination à peine déguisée pour empêcher toute possibilité d’attaque contre l’Irak (voir notamment le 17 mai 2007, le 18 juillet 2007 et le 13 septembre 2007), présentent sans aucun doute les mêmes caractères de gravité et d’exceptionnalité. - Nous dirions plutôt que Dempsey tombe à son heure, d’ailleurs figurant dans un courant nouveau du système de la communication à Washington (plutôt qu’un “courant d’opinion”). D’où l’écho extraordinaire de ses déclarations.
Le cas du général Dempsey est salué avec enthousiasme par Justin Raimondo, sur Antiwar.com le 5 septembre 2012. La date est importante - la chronique de Raimondo paraît presque une semaine après les déclarations de Dempsey (elles-mêmes présentées sur Antiwar.com le 31 août 2012). Cela indique que le commentateur, qui est d ‘habitude très rapide à réagir à l’événement, a réagi encore plus à l’effet des déclarations de Dempsey, qu’il analyse pourtant pour ce qu’elles sont, qu’à ces déclarations elles-mêmes.
- «The President of the United States may not have the cojones to stand up to Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, but the chairman of the Joint Chiefs does — and he’s doing it!
- »When Gen. Martin Dempsey told British reporters he did not want the US to be “complicit” in an Israeli attack on Iran, the boys in Tel Aviv were crushed. For weeks Netanyahu & Co. had been telling anyone who would listen that the US would have no choice but to be sucked into a devastating regional war in the event of an Israeli first strike on Tehran: their tone was almost gleeful. In the absence of a direct response from the White House, it looked like the Israelis had us over a barrel: the American giant, it seemed, was helpless in the face of the Israeli pygmy’s deft manipulations. Then came Dempsey, whose comments put the kibosh on Israel’s blackmail threats — and threw Netanyahu’s government into a panic… […]
- »“Dempsey’s announcement changed something” — it’s the understatement of the year, perhaps the decade. Because this is the first time since the days of George Herbert Walker Bush that a major player has reminded that #wrzzzz!#ty Little Country of its littleness. For months, the Israelis have been going around acting like they are the superpower, and we are a minuscule dependency relying entirely on our patron’s generosity — and endless forbearance.
- »Or maybe not so endless, at least as far as the US military is concerned. You’ll recall that in the run up to the invasion of Iraq, a number of high-ranking officers spoke out in public against the lunacy of believing we could march in and turn the place into an American suburb. They questioned the low-ball estimates of troop strength and other resources required for an extended occupation, and the neocons were telling them to get back into their barracks.
- »They don’t like Dempsey much, and after this they’ll like him much less: in their eyes he’s just a tool of the Obama administration. Yet even if this is true, and Gen. Dempsey is speaking out at the behest of the White House, haven’t we come to a sorry pass when the President of the United States cannot speak in his own name and on his own authority about an issue vital to our national security? What a testament to the power of the Israel Lobby. Not bad for a pressure group that supposedly doesn’t even exist…»
Plus loin, Raimondo revient sur les motifs du général Dempsey et argumente qu’il parle également au nom des militaires, qui ne veulent absolument pas d’un nouveau conflit, et certainement pas avec l’Iran (dans ce cas également, c’est bien la partie “iranienne” du propos de Dempsey qui retient toute l’attention, alors que ce qu’il dit sur la Syrie est au moins aussi important). On en revient effectivement à l’analyse selon laquelle Dempsey a agi, moitié pour les militaires, moitié et implicitement pour le président. (Nous-mêmes, le 31 août 2012 :) «DEBKAFiles estime que Dempsey a agi directement suivant les consignes de la Maison-Blanche, pour qu’Obama se débarrasse une fois pour toutes de l’acharnement israélien à l’entraîner contre l’Iran. Nous ne souscririons pas à 100% à cette version, qui renvoie un peu trop à la haine farouche anti-Obama des Israéliens extrémistes, tout en envisageant qu’elle soit à moitié vraie, à moitié fausse ; c’est-à-dire l’idée que Dempsey, sans agir sur consigne expresse de la Maison-Blanche, aille tout de même dans le sens de ce qui arrange la Maison-Blanche. D’une façon plus assurée, nous penserions volontiers que Dempsey exprime surtout l’exaspération des militaires US, confrontés à des myriades de problèmes internes, toujours engagés en Afghanistan, et qui ne tiennent absolument pas à engager une nouvelle campagne majeure alors que leurs moyens et leurs forces sont à bout de souffle…»
Raimondo enrage, à côté de cela, à propos de la “plate-forme” du parti démocrate, qui reprend les thèses pro-israéliennes de la culpabilité de l’Iran, de la menace iranienne, et toute la litanie à ce propos. Pourtant, il omet de signaler, ou plutôt la chose ne lui était pas encore connue lorsqu’il écrivit sa chronique, qu’un incident considéré comme gravissime par le conformisme-Système a marqué les dernières retouches de cette “plate-forme”. Comme le rapporte notamment The Times of Israel, le 6 septembre 2012, on s’aperçut au dernier moment que cette “plate-forme” ne contenait pas l’affirmation sacrée que Jérusalem est la capitale d’Israël : «While the platform still contained strongly pro-Israel language, Democrats had dropped all mention of Jerusalem as the capital of Israel, cut the explicit call for Palestinian refugees to return to a future Palestine rather than to Israel, and more. The story quickly spread to political blogs and from there to major American papers. By Tuesday night, Democrats had a real crisis on their hands.»
“A real crisis”, vous dit-on… La chose (“Jérusalem capitale…”, bla bla bla) figure sur toutes les “plates-formes” du même démocratique parti démocrate US depuis 40 ans. Et puis, là, elle avait disparu ! Où était-elle passée ? Qui était capable de le dire, dans ce méandre étrange de manipulations qui forment une “plate-forme” politique électorale ? (“The democrats lost control of the israel message”, écrit Times of Israel) Le formidable président Obama, l’homme de toutes les vertus adaptables dans tous les sens, intervint de tout son poids pour résoudre cette real crisis, si importante, si vitale pour la civilisation : il fallait réintroduire “bla bla bla”, et tout de suite. On vota donc (les délégués), car on est en démocratie. Re-surprise ! Il fallut trois votes successifs pour obtenir ce que la direction du parti, Obama et le Lobby IAPAC voulaient, – car, puisqu’on est en démocratie, on fait démocratiquement voter les délégués le nombre de fois nécessaires jusqu’à ce qu’ils votent dans le sens voulu par la direction, le temps d’en menacer quelques-uns et d’en corrompre quelques autres entre les votes. Cette piètre histoire, qui pourrait faire un bon film hollywoodien financé par le cirage Kiwi, avec George Clooney dans le rôle d’Obama, n’en révèle pas moins une indication d’une certaine impatience et d’une certaine désaffection vis-à-vis de la cause absolument sacrée d’Israël. Il y a du vrai là-dedans, mais du vrai dans quelque chose d’absolument bas… Nous ne dirons pas que “Dempsey’s announcement changed something”, mais plutôt que l’effet des déclarations de Dempsey a signalé quelque chose. Il ne s’agit pas d’un changement d’opinion et de conviction sur Israël et les liens entre Israël et les USA, mais cela sans véritable conséquence car nous pensons de moins en moins que le cas d’Israël et des liens entre Israël et les USA (comme tout le reste, d’ailleurs) soit, pour Washington, c’est-à-dire pour le Système, une question d’opinion et de conviction, – sauf pour l’habituel mini-groupe d’hypomaniaques, hystériques, experts bien rémunérés, pro-israéliens qu’on trouve dans la capitale US. Le membre-standard du Washington américaniste ne se préoccupe plus, ni d’opinion, ni de conviction. Il s’agit d’une question de communication, un “phénomène de communication” renvoyant à divers facteurs comme le conformisme de fer évitant les risques de la pensée à former soi-même, par conséquent les nécessités de carrière, la puissance d’influence de l’AIPAC sioniste, les fonds de campagne pour les candidats, etc., qui déterminent le soutien de forme absolument hystérique (la forme remplaçant la substance) à Israël et aux liens entre Israël et les USA. Qu’importe, – le fait est que ce phénomène de communication est en train de s’affadir, de perdre de son poids et de son brio, de s’user d’une certaine façon, exactement comme le sont, en cours d’usure, Netanyahou et la narrative permanente de la prochaine attaque-surprise de l’Iran. C’est en cela que les déclarations de Dempsey, qui reposent, elles, sans aucun doute, sur une conviction solide par intérêts corporatistes parce que les militaires n’aiment pas les exigences des Israéliens, ne sont importantes que par leur “effet” ; elles rencontrent effectivement un “courant” de communication, encore incertain et mal identifié. La cause israélienne va devoir désormais se battre de plus en plus pour garder sa première place, et être considérée comme “sacrée”. Même la puissance d’influence de ce thème de communication et l’argent qui va avec ne suffiront pas à stopper net ce mouvement d’érosion, car le Système a à sa disposition toutes les combinaisons possibles de corruption, – et il n’en manque pas, quantitativement parlant… Les dirigeants israéliens eux-mêmes, des maîtres dans l’art de la communication et de l’influence, ont d’ailleurs compris cette évolution dans ce sens, peut-être inconsciemment, car ils sont effectivement “sonnés” par les déclarations de Dempsey. (Au reste, ce n’est pas nécessairement une révolution à venir dans les relations internationales parce que ces relations sont dans le chef des USA et du Système, dans un état complet de paralysie, comme le montre le parcours sans fin de “l’attaque-surprise pour demain matin” contre l’Iran, depuis sept ans, cause “sacrée” d’Israël alors en pleine capacité d’influence.) Nous reprendrons donc la première phrase du paragraphe précédent, à propos des déclarations de Dempsey, et la complèterons en fonction de notre jugement sur les mécanismes qui conduisent à cette vérité… “Il y a du vrai là-dedans, mais du vrai dans quelque chose d’absolument bas”, – d’absolument sans la moindre substance, d’absolument construit selon les règles de la communication-Système. Ce qui est remarquable, c’est la somme d’énergies diverses et d’affirmations pompeuses et péremptoires déployées autour de causes si complètement vides, si complètement réduites à leur seul aspect de communication (communication-Système, dans ce cas), – et c’est bien là qu’est la force du Système, sa surpuissance, – mais aussi sa faiblesse, son caractère autodestructeur, – et l’un n’allant pas sans l’autre…
Iran : Les propos de Dempsey sont « une gifle pour Netanyahou »17 août 2012 – 17:13 (Nouvelle Solidarité) – L’analyste diplomatique du Yediot Aharonot, premier quotidien israélien, ne s’y trompe pas : les propos du Chef d’état-major des Armées américain, le général Martin Dempsey, sur l’incapacité israélienne à annihiler le programme nucléaire iranien, sonnent comme un lourd avertissement pour le Premier ministre va-t-en guerre Bibi Netanyahou et son ministre de la Défense Ehoud Barak. Dans un article du 15 août intitulé « Les Etats-Unis ont mis leur poing dans la figure de Bibi et Barak », Attila Somfalvi affirme clairement : - « Les remarques du général Dempsey sur l’incapacité des Forces de défense israéliennes à détruire la capacité nucléaire de l’Iran étaient destinées à leur montrer qui est le chef ».
Régulièrement au fil des ans, Israël a besoin d’une claque dans la figure pour se souvenir de la place qui est la sienne dans le monde. Mardi, c’est le le Chef d’état-major des Armées des Etats-Unis, le général Martin Dempsey, qui a pris le rôle de l’adulte responsable et giflé le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Ehoud Barak, le duo qui orchestre l’hystérie nationale autour d’une possible attaque sur l’Iran. (…) Les propos de Dempsey devraient être pris au sérieux (…) ce n’était pas un lapsus mais une déclaration calculée venant d’un général de caractère et d’ascendance irlandaise. Ses mots sont une claque dans la figure d’Israël, un coup de poing et un coup de pied dans les parties les plus sensibles du corps. Pour être plus précis, les Etats-Unis ont écrasé la tête d’Israël contre le mur et lui ont dit : - « Tais-toi, arrête de dire n’importe quoi sur l’Iran. Sans nous tu ne peux pas faire grand chose et n’imagine surtout pas qu’on va danser sur ta musique. Tu ne devrais rien faire d’idiot, et arrête de rendre fou le monde entier. »
Somfalvi relève aussi à travers ce message un conseil avisé : - Israël ferait mieux de considérer l’avis de ses dirigeants militaires d’active et retraités qui, comme Dempsey, s’opposent logiquement et ouvertement à une telle aventure pour le bien même d’Israël et du monde.
Toutefois, malgré ces messages répétés de Dempsey et du secrétaire à la Défense Leon Panetta, qui ont donné conjointement cette conférence de presse du 14 août, Netanyahou et les va-t-en guerre israéliens persistent. Qu’est-ce qui leur donnerait plus d’assurance que l’accord tacite de Barack Obama, commandant en chef des armées américaines ? Dedefensa.org |
08/09/12
08.09.2012 Par Louis Denghien & Cécilia, le 8 septembre 2012
Voici un survol des faits militaires survenus en Syrie entre mercredi et vendredi soir… -Alep : des combats et des enlèvements Dans le quartier Chaar (est de la ville), l’aviation a pilonné, dans la nuit de jeudi à vendredi, trois repaires de rebelles, tuant un grand nombre d’entre eux, selon le site (pro-gouvernemental) Syrian Documents. La « Commission générale de la révolution syrienne » (CGRS), qui regroupe des militants d’opposition à travers la Syrie a signalé à l’AFP que plus de 35 obus se sont abattus sur Chaar. Le site pro-gouvernemental Shukumaku fait état de 22 civils tués dans ce quartier et 50 autres blessés, tous victimes d’obus de mortier provenant du secteur voisin de Boustane al-Pacha (ouest de Chaar) où les miliciens sont présents en grand nombre. Sana parle de civils blessés par ds obus rebelle dans le quartier de Cheikh Mansour, à l’ouest de la ville. Des sources ont indiqué à Shukumaku que les forces gouvernementales contrôlaient désormais les artères principales du quartier Seif al-Dawla situé à l’ouest de la ville (et à l’est immédiat de Salaheddine). Sana parle de heurts entre rebelles dans ce quartier, certains voulant fuir le combat et d’autres tentant de les en empêcher. Toujours à Seif al-Dawla, une cave abritant un arsenal et un hôpital de campagne relativement sophistiqué a été prise par les soldats. Sana fait encore état de la destruction, dans ce même quartier) de trois « autos-mitrailleuse » ASL près de la mosquée al-Ansari. Et d’une opération dans le secteur d’al-Bechqatine ayant causé des pertes chez les insurgés (Sana nomme trois d’entre eux). Et encore une attaque contre une caserne de l’armée à Hanano (nord-est d’Alep) a été repoussée avec pertes Sana, toujours dans son édition du 7 septembre, rend compte de l’annihilation d’un groupe armé dans le secteur d’al-Maysser, et d’un accrochage avec un autre groupe qui tentait d’entrer à Alep par al-Ba’idine. Selon la même source, des « dizaines » d’activistes ont été tués lors d’une opération dans le secteur de Qastal Harami (centre d’Alep). Le site Shukumaku avance le chiffre de 2 000 miliciens tués cette semaine à Alep et sa province seulement : chiffre peut-être exagéré mais qui, même réduit de moitié, reste conséquent. Dans la région d’Alep, quelques 118 habitants de la localité de Nabel par les miliciens de l’ASL durant ces deux derniers jours(jeudi et vendredi). Selon le correspondant du site Syrian Documents, ces enlèvements ont un caractère confessionnel incontestable. Sachant que ces Syriens sont des chiites. Comme c’est le cas des habitants d’une autre localité avoisinante, Zahraa, où les miliciens ont tué ce vendredi un civil à bout portant. Pour justifier leurs actes, des sources de l’ASL ont accusé ces habitants d’être « les collaborateurs du régime ». Et puisqu’on évoque ce genre d’exploits « militaires » de l’ASL, voici une vidéo filmée par des rebelles le 5 septembre dans le quartier al-Sukkari (sud-oust d’Alep) le 5 septembre : dans une ambiance populaire de joie hystérique et avec le cri rituel d’ »Allah Akbar ! », la milice salafiste Liwaa al-Tawhid a exécuté « le chabbih Mohammad Ahmad Saab ». Des images dures qui seraient visionnées avec profit par nos dirigeants politiques de droite et de gauche, notamment MM. Juppé et Fabius, s’ils étaient vraiment intéressés, toutefois, par la vérité. http://www.dailymotion.com/video/xtcbxq_yyyyyy-yyyy-yyyyyyy-yyyy-yyyyyy-yyyyy-yy-yy-yyyyyy-yyyy-yy-yyyyyy-yyyyyyy_news - Damas : attentats, combats dans le sud et entrée en action de milices d’auto-défense  Plusieurs personnes ont été tuées vendredi dans un attentat à la moto piégée qui s’est produit à la sortie des fidèles d’une mosquée dans le nord de Damas à Roukneddine, après la prière de vendredi, a rapporté la télévision officielle syrienne qui a diffusé des images de destruction, notamment des débris de tuiles tachés de sang et des voitures endommagées près d’une carcasse de mobylette calcinée. Selon l’AFP, citant l’OSDH, cinq éléments des forces de l’ordre ont été tués. Alors que la télévision libanaise hezbollah al-Manar a affirmé que des civils aussi figurent parmi les victimes. En plus des 5 tués des forces de l’ordre, le site Shukumaku évoque quant à lui une sixième victime : un civil. Par ailleurs ne voiture piégée a explosé presque en même temps dans le quartier occidental de Mazzé, situé entre le Palais de justice et le ministère de l’information, sans faire de victimes. Une troisième bombe a explosé dans le quartier de Salhiyé (centre), blessant des soldats.  Dans le camp des réfugiés palestiniens de Yarmouk, au sud de la capitale, cinq civils ont été tués, et une vingtaine d’autres blessés, dans un pilonnage perpétré par les miliciens. Dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, au sud de la capitale, des accrochages ont eu lieu mercredi entre l’arme régulière et l’ASL. Le quartier avoisinant de Tadamone (à l’est de Yarmouk et au sud-est de Damas) a fait l’objet d’un pilonnage qui a détruit plusieurs maisons. Les accrochages se poursuivent dans ce quartier et à Yelda : - quatre soldats ont été tués à Tadamone dans une attaque contre leur véhicule. À Qazzaz (sud-est), de violents combats ont eu lieu vendredi entre rebelles et soldats, les forces de sécurité ont arrêté des dizaines de jeunes hommes.
Et dans la ville de Douma, au nord-est de la capitale, trois miliciens ont été tués, selon l’aveu de leur milice, « la brigade Al-Islam » dans des accrochages durant la nuit. Non loin de là, à Harasta, huit cadavres ont été retrouvés.  Dans les environs immédiats de Damas, des « centaines de soldats » loyalistes secondés par des véhicules lourds ont attaqué jeudi Babbila (sud-est de l’agglomération) pour tenter d’y écraser des poches rebelles, selon l’OSDH. « Cette localité, ainsi que celle de Yalda, sont à la lisière de quartiers rebelles de Damas comme Tadamoun et font d’objet de grandes opérations militaires pour les contrôler », a expliqué Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH. Le site pro-gouvernemental Shukumaku confirme ces opérations dans la périphérie sud de la capitale, surtout dans les localités Yelda, Bebella, Rayhane et Chifoniyyé, opérations au cours desquelles pas moins de 78 miliciens auraient péri. Shukumaku fait état aussi de la mort d’un chef milicien recherché par la justice, Mohammad Adnane Chokal, dans le quartier Tadamone. Toujours aux lisières sud de la ville, les miliciens de l’ASL ont lancé une attaque jeudi contre le mausolée de Sayyeda Zaynab, (petite fille du prophète Mahomet), important lieu de pèlerinage chiite. À signaler l’entrée en lice des « comités populaires » formés d’habitants des environs, en l’occurrence certainement alaouites ou chiites, qui se sont chargés de repousser cette attaque ASL tuant plusieurs miliciens et en arrêtant 12 autres. Selon Shukumaku, 12 éléments de ces comités sont tombés au combat. L’OSDH s’était fait l’écho quelques jours plus tôt de l’existence de ces milices d’auto-défense. Dans la région d’Al-Gouta, les forces de l’ordre poursuivent leur avancée, et un nombre indéterminé de miliciens djihadistes de différentes nationalités ont été arrêtés. Selon Arab Press, certains d’entre eux étaient chargés de piéger les voitures. -Lattaquié : Six soldats de l’armée syrienne ont été tués dans des accrochages avec des miliciens de l’ASL dans le gouvernorat. Le site Shukumaku indique que l’armée a pilonné les repaires des miliciens à Bourj Kassab tuant et blessant un nombre indéterminé d’entre eux. Les forces gouvernementales sont également parvenues à libérer Kahtane Sleimane, le frère de l’ambassadeur syrien en Jordanie Bahjat Sleimane, qui avait été enlevé par des insurgés. -Idleb : Dans le gouvernorat d’Idleb, un kamikaze s’est fait exploser à bord d’une motocycle à proximité d’un barrage des forces de l’ordre près de Jisr al-Choughour : un militaire a été blessé selon Shukumaku. Mercredi des miliciens dune bande l’ASL , dénommée « les brigades des martyrs de Jabal Zawiyé » ont annoncé avoir abattu trois avions le mardi, sachant que les images ne montrent qu’un seul avion abattu et les images du cadavre de son pilote . Ailleurs dans la province d’Idleb, 42 miliciens ont été abattus dans une embuscade tendue par l’armée régulière contre leur convoi, à Maaret-Misrine, selon Syrian Documents. Alors que dans la de localité Harem, située sur la frontière turque et assiégée par l’ASL, un groupe armé a annoncé la mort de deux de ses miliciens durant des affrontements avec les forces gouvernementales. Sana aussi parle d’affrontements à Harem, et à Abou al-Zouhour, dans le gouvernorat d’Idleb. Sur la route reliant Harem à Ariha, deux camions civils transportant de la farine ont été interceptés par les rebelles et l’un des chauffeurs tué. À Idleb même, dans la partie ouest de la ville, un éboueur a été tué et un enfant blessé dans l’explosion d’une bombe placée aux abords de la mosquée Chouy’eib. -Homs : Selon Sana, 15 civils ont été blessés (jeudi soir ou vendredi matin) dans le quartier d’al-Meydane par trois obus de mortier tirés par les rebelles depuis le quartier de Bab Houd. Encore une vidéo qui « fait sens » : un révolutionnaire barbu s’exprimant depuis une église qui serait située à Homs met en garde les chrétiens s’ils rentrent chez eux comme le gouvernement leur demande car selon lui il ne faut pas écouter le gouvernement mais les « révolutionnaires » ! http://www.dailymotion.com/video/xtcbz5_yyy-yyyyy-yyyyyyy-yyy-yyyy-yyyyyyyyy-yy-yyyyyy-yyy-yyyyyyy_news -Al-Qusayr : Deux vidéos (merci à Marcel) pour illustrer les dernières opérations de l’armée dans ce bastion rebelle au sud-ouest immédiat de Homs et adossé à la frontière du Nord Liban. La première vidéo montre un combat intense entre l’armée syrienne et l’ASL dans la ville de Qusayr même : à la fin, la puissance de feu de l’armée syrienne a raison des activistes, leur chef du brigade, un certain Menzer Al Zahouri, est tué dans les combats ; d’après les informations de l’armée six terroristes ont été tués dans cet affrontement, en plus de Menzer Al Zahouri. -Frontière Nord Liban : Une rencontre de réconciliation organisée à Talkalekh par le ministre de la réconciliation nationale Ali Haydarn’a pas abouti, en raison de l’absence tant des représentants des miliciens que du ministre en question qui s’est excusé à la dernière minute. Ce jeudi, trois tentatives d’infiltration via la frontière avec le Liban ont été avortées. Les lecteurs du site savent que Talkalakh, ville située à à peine 5 kilomètres au nord dde la frontière libanaise est l’objectif principal de tentatives quotidiennes, depuis des mois, de groupes ASL venus du Liban. -Hama : Plusieurs activistes ont été tués dans sa province, au cours d’accrochages avec les forces gouvernementales dans les villages de Maan, Hamamiates et Hasriya. http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=77751&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1 -Deir Ezzor : La brigade islamiste Al-Fourkane a annoncé la mort de trois de ses éléments dans des accrochages avec l’armée dans la ville même. Des sources de l’insurrection ont fait état pour Syrian Documents de pilonnage contre la ville Boukamal, à la frontière avec l’Irak, entièrement sous le contrôle des miliciens et au cours duquel cinq personnes ont été tuées et 20 autres blessées. -Deraa & frontière jordanienne : Le village de Al Chab, sur la frontière avec la Jordanie, qui était aux mains des rebelles depuis des mois est tombée aux mains de l’armée syrienne le 5 ou le 6 septembre. Le village était un point de passage important pour les réfugiés fuyant la Syrie et les flux d’armes, de munitions et de volontaires de la rébellion On peut se demander si l’armée jordanienne, excédée par ces trafics et l’arrivage incessant de réfugiés encombrants, n’a pas facilité la tâche de ses collègues syriens. Le site Shukumaku a fait état dans la région de Deraa de la mort de sept insurgés dans le secteur de Nassib, dont il a précisé les noms, et de trois autres dans la ville même.  http://www.infosyrie.fr/ |
07/09/12
07.09.2012 Par Louis Denghien, le 7 septembre 2012
 Dernières nouvelles militaires d’Alep Ce matin, comme beaucoup d’autres matins ces derniers temps, la chaîne de désinformation continue I-Télé, émanation de Canal+ et qu’on pourrait définir pour la rigueur et l’objectivité comme une sorte d’al-Jazeera franco-bobo, I-Télé donc n’avait rien à dire sur la Syrie, ce qui est mauvais signe pour la « révolution ». Juste une brève – d’origine OSDH -sur la bande de défilement signalant que la chute d’un obus sur un quartier kurde d’Alep avait fait une dizaine de morts.L’AFP précise qu’il est impossible en l’état de déterminer l’origine de ce tir, « ni l’armée ni les rebelles ne se trouvant dans ce quartier jusque-là épargné par les violences ». L’AFP relaie une source militaire syrienne selon laquelle les militaires ont repris le pont de Barkoum, situé sur l’autoroute Damas/Alep à une vingtaine de kilomètres au sud de cette dernière ville. Depuis, les rebelles auraient lancé pas moins de trois attaques pou reprendre ce point stratégique, en vain. Et c’est tout pour Alep et pour l’AFP en ce vendredi matin 7 septembre.
Du côté des médias favorables au gouvernement syrien, tant le site Shukumaku que la télévision pan-arabe al-Mayadeene annoncent que l’armée régulière a réussi ces deux derniers jours (mercredi et jeudi) à imposer son emprise sur la plupart des quartiers entourant le bâtiment de la radio et télévision et à Seif ed-Dawlà (est de Salaheddine), où un grand nombre de francs-tireurs sont disséminés.
Et elle poursuit son avancée dans les quartiers de Sakhour (nord-est), Hanano (nord est, à côté de Sakhour) et Haydariyyé (nord-est, juste au-dessus de Hanano).
Dans le quartier de Sayed Ali (centre-ville), six rebelles et un soldat de l’armée ont été tués. Et puis l’aéroport militaire de Meng au nord d’Alep a fait l’objet d’une attaque qui s’est soldée par un échec et au cours de laquelle de nombreux ASL ont péri.
Certains sites proches de l’insurrection prétendent que les aéroports d’Abou Zohour et Taftang ne sont plus opérationnels, en raison des pilonnages qu’ils ont subis, dans le cadre des efforts des insurgés pour neutraliser la force aérienne du régime.
Enfin dans son édition matinale du 7 septembre, l’agence syrienne Sana annonce que l’armée a « liquidé » un groupe rebelle dans le secteur d’al-Maysser, et infligé de « lourdes pertes » à une autre bande qui tentait de s’infiltrer à Alep du côté d’al-Ba’idine.
Comment l’armée travaille à Alep
Sinon, il nous faut revenir sur un article publié jeudi 6 septembre par l’AFP dont un correspondant a recueilli les déclaration d’un général commandant des unités d’élite de la Garde républicaine à Alep.
Déclarations de tonalité globalement optimistes puisque selon ce haut gradé, l’insurrection serait définitivement écrasée à Alep d’ici une dizaine de jours.
C’est peut-être un peu trop optimiste, l’exemple de Homs ayant démontré que des bandes peu nombreuses et très affaiblies pouvaient malgré tout tenir plusieurs mois dans quelques quartiers désertés de la ville.
Ce reportage de l’AFP, que nous reproduisons intégralement au bas de cet article, est intéressant à plus d’un titre. D’abord il donne des indications chiffrées, invérifiables mais plausibles, sur les effectifs engagés par la rébellion à Alep :- « au moins 7 000 hommes » selon ce général, dont 2 000 auraient été tués en un mois et demi de combats.
Bien sûr, le général ne manque pas de signaler la proportion importante de combattants étrangers. Encore faut-il que ces assiégés ne reçoivent pas de renforts, mais, ainsi que que le précise l’article – et que l’avaient déjà précisé de nombreux articles de notre site – les lignes de communications rebelles au nord et à l’est d’Alep sont constamment sous le feu des moyen terrestres et aériens de l’armée. Ensuite, on a des indications sur la tactique – prudente et méticuleuse même – de l’armée à Alep : il s’agit de « grignoter » les positions adverses, immeuble par immeuble, en ayant soin à chaque fois de désamorcer les engins piégés laissés partout par les ASL et/ou djihadistes. Les quartiers tenus par les activistes sont encerclés, puis « tronçonnés » en sous secteurs, réduits les uns après les autres. Les troupes engagées s’articulent en petits groupes mobiles d’une quarantaine d’hommes, évidemment reliés en permanence par radio à la chaîne de commandement.
On en a une démonstration avec ce général qui donne ses ordres minute par minute, en fonction des renseignements qui lui parviennent de la « ligne de front ». La volonté des forces gouvernementale de ménager au maximum les vies et les biens des habitants, bref de ne pas transformer un tiers ou une moitié de la capitale économique du pays en une nouvelle Homs, explique cette contre-guérilla urbaine de précision, qui épargne sans doute des vies de soldats et de civils, mais prend beaucoup de temps. À Homs, justement, l’artillerie des canons et des blindés avait écrasé les quartiers tenus par l’ASL afin de préparer le terrain à l’infanterie. À Alep, en dépit des nombreuses descriptions de pilonnage par l’artillerie au sol et les hélicoptère et avions de combat, les moyens lourds sont là uniquement, en principe, pour cibler de la façon la plus précise possible des objectifs repérés par les troupes au sol. On apprend aussi que la Garde républicaine a pour mission de réduire les quartier situés au sud-ouest de la ville, tandis que des unités des « forces spéciales » se réservent les quartiers du centre autour de la vieille ville. Dans les deux cas,on a affaire – enfin surtout les rebelles – à des troupes d’élite. D’autres troupes sont à l’oeuvre dans les quartiers est et nord-est, qui seront sérieusement traités un peu plus tard, selon notre général. À propos l’entrée de l’ASL à Alep Un autre élément très intéressant de cet article de l’AFP, qui pour le coup indique sans trop de commentaires malveillants la situation militaire vue du côté gouvernemental, c’est l’explication – ou plutôt les explications avancées côté militaire, de l’entrée soudaine et pratiquement sans coup férir d’une important colonne rebelle à Alep, vers la mi-juillet. Comment cela a-t-il été possible ? Eh bien selon les interlocuteurs du journaliste de l’AFP, on a droit aux deux thèses : le plan délibéré – selon le général – pour attirer et fixer les nombreux rebelles de la région nord d’Alep ;: la trahison du général responsable des renseignements militaires sur Alep – thèse d’un officier des services de renseignements – qui a fait défection quinze jours avant le début de l’offensive ASL. Disons prudemment qu’il y a sans doute une combinaison de ces deux facteurs à l’origine de la bataille d’Alep. Retenons de la lecture de cet article que si le général de la Garde républicain pêche sans doute par excès d’optimisme, il est incontestable que l’issue de la bataille n’est pas douteuse – nous avons écris ici assez vite qu’il ne pouvait en être autrement pour es raisons autant politiques que militaires – et que les insurgés n’ont d’autres choix, s’ils veulent éviter la mort, que la capitulation u la fuite – si celle-ci est encore possible, ce qui ne semble pas évident.  L’armée syrienne engagée dans la guerre urbaine à Alep AFP le 06.09.12 | 11h17 | mis à jour le 06.09.12 | 16h07 Dans un appartement de l’ouest d’Alep, le général syrien regarde sur son Ipad une carte Google Earth où apparaît chaque pâté de maisons du quartier de Seif al-Dawla. Sur une table de salon sont posés des talkies-walkies pris aux rebelles avec lesquels il peut écouter leurs conversations et d’autres appareils de communication pour rester en contact avec ses officiers sur le terrain. « Avance jusqu’au bloc 4 mais n’ouvre pas le feu sur ta droite, car j’ai envoyé une autre équipe de ce côté pour les prendre en tenaille et je ne voudrais pas que vous vous tiriez dessus », lance le chef des opérations pour l’ouest d’Alep. Crâne dégarni, flegmatique, ce général de la garde républicaine, une unité d’élite, est chargé d’une partie des quartiers les plus difficiles de la ville. « Nous devons reprendre aux terroristes les secteurs qu’ils détiennent en évitant au maximum de détruire la ville et de toucher la population civile pour qu’elle reste de notre côté. Cela nécessite du doigté », explique cet officier supérieur de 53 ans. Sur d’autres fronts, comme Homs (centre), l’initiative revenait d’abord à l’artillerie puis l’infanterie occupait le terrain. A Alep, grande métropole du nord, l’armée est en revanche engagée pour la première fois dans une véritable guerre urbaine, où elle doit grignoter un pâté de maison, une rue ou un carrefour. Artillerie, chars et hélicoptères viennent seulement en appui. « Nous sommes divisés en groupes d’une quarantaine d’hommes extrêmement mobiles, munis d’armes automatiques, de roquettes antichars », explique un colonel à Seif al-Dawla. « Nous avons face à nous des terroristes qui ont recours aux tireurs embusqués et aux engins explosifs. Il faut d’abord les déloger des immeubles puis désamorcer les bombes pour considérer que le terrain est propre ». Depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime de Bachar al-Assad assimile les combattants rebelles à des « terroristes » soutenus par l’étranger. À cela s’ajoute la guerre du renseignement. Chaque camp utilise des habitants pour espionner le camp adverse. A Sayyed Ali, un quartier du centre, trois habitants rudoient un homme errant avec un sac d’ordures. Il « avoue » rapidement travailler pour les rebelles et pour avoir la vie sauve, donne immédiatement la position de ses « commanditaires ». L’armée a envoyé début août dans la deuxième ville du pays ses unités d’élite : la garde républicaine pour reprendre le flanc ouest et les forces spéciales, pour le centre. Ces dernières ont pris il y a deux semaines le quartier chrétien de Jdeidé, dans la vieille ville et ont avancé vers la place Sayyed Ali, qu’elles grignotent aux rebelles. L’armée cherche à asphyxier les insurgés en tronçonnant la ville et en bombardant quotidiennement les lignes d’approvisionnement de l’extérieur de la métropole. « Le vent a tourné en faveur de l’armée » Affable, le général ne doute pas une seconde de sa « victoire » prochaine. Pour lui, le plus dur a été accompli avec la prise le 9 août de Salaheddine et la conquête samedi de hauteurs de Seif al-Dawla, deux quartiers stratégiques de l’ouest. Selon lui, il reste à conquérir les hauteurs d’Izaa, dominant l’ouest et toujours aux mains des rebelles, et le quartier de Soukkari (sud-ouest). L’offensive sur l’est de la ville est pour plus tard. « Les rebelles n’avancent plus et le vent a tourné en faveur de l’armée avec la reconquête de Salaheddine ». Construit de manière anarchique avec des petites ruelles et des immeubles de cinq à six étages, ce terrain idéal pour un combat de rues a été repris en une semaine par les militaires. C’est par ce quartier que les rebelles se sont infiltrés au départ. Selon un officier des services de sécurité, beaucoup sont venus avec femmes et enfants, en cachant des armes et en prétextant fuir les combats à Idleb (nord-ouest). « Par pitié, nous les avons laissés entrer sans même les fouiller ». L’autre explication, c’est la trahison du général Mohammad Maflah, chef des renseignements militaires d’Alep. « Il leur a donné les clefs de la ville », explique cet officier. Le général déserteur, qui s’est enfui deux semaines avant l’offensive rebelle, semble avoir été tué avant d’avoir franchi la frontière turque. Pour le général, l’explication est plus simple: « Nous les avons laissés entrer car il est plus facile de les tenir au même endroit plutôt que de courir partout après eux ». « Ils étaient au moins 7.000, nous en avons tué 2.000. Il y a des Syriens venus du nord et de la campagne alépine mais beaucoup sont des étrangers: Tchétchènes, Turcs, Afghans, Libyens et Tunisiens », explique t-il en montrant des papiers d’identité de Turcs. Ce général, qui se dit laïque, dénonce l’ « aveuglement » de la France et d’autres pays occidentaux qui soutiennent selon lui les mouvements islamistes dans la région. « Ne comprennent-ils pas que nous sommes la dernière digue qui empêchera la vague islamiste d’engloutir l’Europe ? ».  AFP (Merci à Djazaïri) http://www.infosyrie.fr/ |
06/09/12
06/09/12
06.09.2012 Par Louis Denghien, le 6 septembre 2012
Poutine préfère Obama à Romney, Bachar aux islamistes, et conseille aux Occidentaux de se rapprocher de sa position sur la Syrie. Et en plus, il manie assez bien l’ironie anti-américaine…. C’est presque devenu un rituel diplomatique : à la première occasion, les dirigeants russes se rappellent au bon souvenir des Occidentaux sur la Syrie, douchant leurs vagues espérances d’ »évolution » de Moscou sur le dossier, ou carrément taclant les responsables d’Europe et d’Amérique. La dernière sortie du président Vladimir Poutine ressort plutôt à la deuxième catégorie : s’exprimant jeudi 6 septembre au cours d’un entretien à la télévision russe, Poutine a dit d’emblée qu’il ne fallait pas s’attendre à un changement de position de la Russie sur la Syrie : - « Pourquoi la Russie devrait-elle réévaluer sa position ? » a-t-il dit. Avant de retourner la proposition – ou le compliment – aux Occidentaux :
- « Nos partenaires (occidentaux) dans le processus de négociation devraient peut-être plutôt revoir leur position ».
Emprisonnés à Guantanamo, subventionnés en Syrie… Car, et le président russe, pas fâché de mettre aux aux Euro-américains le nez dans leurs insolubles contradictions, ou leur constante hypocrisie, l’a dit sans ambages : en Syrie, les Occidentaux s’appuient sur des gens qui ont pas mal en commun avec les gens d’al-Qaïda qu’ils prétendent combattre ailleurs. « Aujourd’hui, on utilise des combattants d’al-Qaïda ou des gens d’autres organisations qui partagent ses visées extrémistes pour atteindre leurs objectifs en Syrie. Il s’agit d’une politique très risquée et inconséquente« . Et maniant une ironie froide mais pleine d’à propos, Poutine a carrément conseillé aux dirigeants américains, histoire d’aller jusqu’au bout de cette inconséquence, d’ »ouvrir les portes de Guantanamo et laisser tous les détenus aller combattre en Syrie » Car barbus emprisonnés par les Américains dans leur enclave cubaine, ou barbus soutenus par les Américains à Homs ou Alep, c’est, remarque le n°1 russe, « la même chose ». Poutine vote Obama Et puisqu’il en était au rôle néfaste et inconséquent de l’administration américaine, le président russe s’est permis, à propos de la Syrie, une incursion dans la compétition présidentielle. Après avoir, malgré tout, rendu un hommage appuyé à Barack Obama, une « personne honnête qui cherche vraiment à améliorer les choses« , Poutine s’en est pris à son rival républicain Mitt Romney, qui, c’est vrai, n’a pas hésité à définir la Russie comme « ennemi géopolitique n°1 des Etats-Unis« . Et, de son point de vue néo-conservateur, impérialiste illuminé, unipolaire, Romney a certainement raison. Vladimir Poutine est sûr lui aussi d’avoir raison. Sur la Syrie, devenu le champ de bataille d’une nouvelle guerre tiède à l’échelle de la planète. Mais sur le camp occidental aussi, plus que jamais à la remorque d’une Amérique pratiquant la manipulation médiatique et diplomatique ainsi que la fuite en avant. Poutine pense que l’avenir lui donnera raison dans cette confrontation, et qu’un nombre croissant de nations se rallieront à son drapeau, devenu celui de la résistance au nouvel ordre mondial atlanto-yankee. Le Nouvel Economiste plus proche de Poutine que de Hollande ? Le pire, ou le plus drôle, c’est que certains en Occident commencent à se demander si justement le dirigeant russe n’a pas raison ! Et pas n’importe qui : ainsi le site du quotidien français Le Nouvel Economiste, organe naturel des milieux d’affaires, a consacré le 24 août un article à la position russe sur la Syrie. L’auteur, Pascal Lorot, note que la Russie, de par sa composition religieuse et ethnique, de par sa position historique en Asie centrale, de par les liens qu’avait tissé feue l’URSS avec les régimes arabes dits « progressistes » – de par son expérience en Afghanistan aussi – connait bien le monde musulman. Et fort de son expérience, la Russie restaurée par Poutine juge le bilan des révolutions arabes comme globalement négatif : - elles ne conduisent pas à la démocratie tant vantée par l’Ouest mais à des régimes islamistes plus ou moins rétrogrades, stipendiés par les monarchie non moinss rétrogrades du Golfe, et manipulées par les Américains.
- Oppression des minorités religieuses et des femmes sont de nouveau des objectifs politiques en Libye, en Tunisie et en Egypte. Et ce sont des autocraties milliardaires comme le Qatar et l’Arabie séoudite qui sont partout à la manoeuvre, y compris en Syrie.
Et c’est cela, plus le chaos et la guerre civile, qui guette la Syrie si le régime al-Assad tombe. C’est pourquoi, « vu de Russie » comme l’écrit Pascal Lorot, l’Occident est « coupable de cécité » – sinon de duplicité. Et le journaliste français écrit ce que nous écrivons ici depuis des mois, sur le soutien occidental à des groupes de fanatiques qui travaillent, non pas à la construction d’une démocratie citoyenne, mais à celle d’un « grand espace sunnite-islamiste, mais aussi anti-chiite ». Et Lorot de conclure logiquement : « Au final, la position de la Russie n’a rien d’un entêtement de principe, ni ne s’inscrit dans des relents de guerre froide comme ont pu l’accréditer certaines déclarations récentes de dirigeants politiques français. Elle est au contraire raisonnée et réfléchie. » Et la dernière phrase de cet article d’un grand journal économique français est une pertinente question : « Et si Poutine avait raison ?« http://www.infosyrie.fr/ |
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