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Catégorie: Arts & Littérature :
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Lentement, le nuage dévoilait l’astre de la nuit, éclairant peu à peu, l’abomination qu’était devenue Maria. Un cri diabolique s’échappa de la créature. Deux crocs étincelèrent dans la pénombre, avant d’aller s’enfoncer au fin fond des entrailles de l’homme… Romain se réveilla en sursaut, sa tête cogna violemment le couvercle… Jamais auparavant, il n’avait fait aussi noir dans la chambre de Romain. De la main, il chercha l’interrupteur de sa lampe de chevet, il trouva un mur. A tâtons, ses mains se mirent à découvrir la boite, dans laquelle il était enfermé… Perplexe, Romain se demanda, comment Diable, était il arrivé là…? Cherchant à ne pas céder à la panique, ses mains se mirent à pousser la planche du dessus. Le couvercle ne bougea pas. Romain ne pouvait pratiquement pas bouger, tellement la boite paraissait étroite, « Du sur mesure! » pensa-t-il. Par chance, Romain n’était pas claustrophobe. Il réfléchit un moment, la boite semblait hermétiquement fermée, ce qui voulait dire qu’il finirait par manquer d’air. Là, encore, Romain faillit paniquer, mais il se ressaisit très vite. « Sortez moi de là! » pensa-t-il tout haut. Une douleur s’était manifestée dans le ventre de Romain…Son cœur se souleva, Romain rendit ce qu’il avait mangé quelques heures auparavant. S’étouffant à moitié, il toussa puis cracha. Le vomi lui coula le long des joues. « Sortez moi de là!!! » hurla-t-il. Ses mains poussèrent à nouveau le couvercle, une fine poussière se déposa sur le visage de Romain…Il éternua…Avait-il réussi à le bouger? Très certainement, la poussière en était la preuve. Il poussa encore un peu plus fort. Les forces finirent par lui manquer. Une odeur de putréfaction envahissait peu à peu sa prison…Étrangement, l’air ne manquait toujours pas à Romain…Depuis combien de temps, était-il enfermé là?…Une éternité…La notion du temps lui échappait. Le visage de Maria se dessina dans l’obscurité. Le cauchemar revint à l’esprit de Romain: Dans la forêt, Romain et Maria, main dans la main se promenant… L’acte sexuel dans une clairière…La métamorphose de la belle en bête…La morsure de la créature…La douleur au ventre…Romain explosa d’un rire hystérique, ses poings cognèrent violemment le couvercle. Le cauchemar continuait. Après avoir tambouriné jusqu’à l’épuisement total, Romain fondit en larmes… il pleura un long moment puis finit par s’assoupir… Des voix réveillèrent Romain. Un homme parlait de la disparition prématurée d’un proche, d’autres priaient. Les voix cessèrent, plongeant à nouveau Romain dans un silence de mort…Le mot « Cercueil » rompit ce silence. Romain l’avait prononcé comme si d‘un seul coup, tout lui était apparu clairement. Les vers s’étaient acharnés sur son ventre, maintenant, ils grouillaient sur pratiquement tout son corps. La douleur devait avoir provoqué ce cauchemar sur Maria…Seulement là, Romain était bien réveillé, la cause de cet abominable douleur était bien réelle: Les vers, pas la morsure de Maria… Lentement, le nuage dévoilait l’astre de la nuit, éclairant une à une les tombes du cimetière de Lunaville. Un cri diaboliquement long résonna dans la nuit… |
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Catégorie: Arts & Littérature :
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Eric s’enfonce lentement dans la nuit. Le néant s’installe doucement autour de lui. Le vent lui murmure de s’arrêter, mais Le souffle de la mort l’oblige à continuer. Eric marche depuis des heures, Il n’en peut plus. L’obscurité veille sur son malheur, Il n’y voit plus. Eric se remit aux prières. Le jour déchira la nuit. Les ailes de l’espoir l’effleurèrent. Eric retrouva l’envie. Au beau milieu de nulle part. Une rose était apparue. Au beau milieu de quelque part Eric était parvenu. Eric jura n’avoir plus peur de la bête. A son pied, une racine s’agrippa. La rose, d’un pétale lui prit la tête Et d’un geste brusque, la lui arracha. |
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Catégorie: Arts & Littérature :
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Voilà, la nouvelle qui donnait naissance à Mr Remorse. A savoir, je l'ai écrite, il y a plus de quinze ans, j'ai grandi depuis! Bonne lecture |
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Catégorie: Arts & Littérature :
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Dehors les marteaux piqueurs faisaient un tapage de tous les diables. Les voitures crachaient de grands coups de klaxons. Du marché, s’échappaient les cris des marchands qui vantaient la qualité de leurs produits, ainsi que leurs prix. La lumière du jour transperça les volets de la chambre et illumina les yeux de Carlos Péroni. Il grimaça. Carlos tira la couette, et se couvrit le visage en grognant. Sa main effleura les belles petites fesses de Nadine. Le bruit n’avait toujours pas réussi à la tirer de son sommeil. Elle ne remuait pas d’un pouce. Le pied de l’homme percuta un petit sac poubelle, posé sur le bord du trottoir. Il perdit l’équilibre. Son agresseur le prit par le pull puis, le releva. Les deux hommes se retrouvèrent face à face. L’agresseur souriait, sa victime pleurait. « Je vous en prie, ne me faites pas de mal! » supplia l’homme. L’index et le majeur de la main droite du ravisseur, s’enfoncèrent dans les yeux du pauvre prieur… Carlos se décida enfin à se lever. Il posa son regard sur la très belle blonde avec laquelle il venait de passer la nuit. Carlos s’était toujours dit, que si un jour il devait tromper sa femme, ce serait de préférence avec une fille comme Nadine. Ce jour là, était arrivé. Martine, sa femme, était partie une semaine chez sa mère, à plus de six cent kilomètres de là. Carlos avait craqué. Dans la cuisine, alors qu’il préparait le café, l’ombre d’un remord plana l’espace d’un instant, au dessus de lui.. Mais très vite, il se ressaisit, l‘heure n‘était pas aux regrets. Nadine sentit l’odeur du café, elle ouvrit un œil. Les marteaux piqueurs s’étaient enfin tus. Carlos retourna dans la chambre, une tasse de café dans chaque main. Il les posa sur la table de chevet, puis s’assit sur le bord du lit. Il se pencha et déposa un baiser sur la bouche de Nadine. Elle enroula son bras autour de son cou, et l’obligea à l’embrasser à nouveau. Après un long baiser fougueux, elle le lâcha et le remercia pour le café. « Je ne vois plus rien!!! » hurla l’homme. Ses genoux écrasèrent le bitume. Il mit ses mains devant deux trous qui, depuis quelques secondes, crachaient du sang. L’agresseur sortit un rasoir de la poche de son manteau, et l’ouvrit. Sa lame se posa sur la joue de l’aveugle… Carlos et Nadine avaient tous deux, terminé leurs cafés. Ils s’allongèrent à nouveau et se réfugièrent, à nouveau, sous la couette. Les doigts de Carlos effleurèrent le sexe de la belle blonde. Il était trempé. Carlos se pencha sur sa maîtresse et plongea son nez entre ses seins. Le psychopathe se mit à taillader le visage du pauvre homme. Sa tête s’écrasa à son tour sur le bitume. Il entrouvrit la bouche, du moins, ce qu’il en restait. Sa lèvre inférieur ne tenait plus que par un petit lambeau de chair. « Qui êtes vous? » vomit il… Carlos sortit de chez lui en fin d’après midi. Il avait quitté Nadine en fin de matinée. Carlos avait décidé d’aller chez un bouquiniste pas loin de chez lui. Depuis, qu’il s’était retrouvé seul, aujourd’hui, il n’avait pas arrêté de culpabiliser. C’était la première fois, qu’il avait trompé Martine, là, il avait des remords. Il se dirigeait vers l’arrêt de bus. Tout en marchant, il s’insulta intérieurement. Il arriva à l’arrêt de bus, il était seul, il s’assit sur le banc. De l’autre côté de la rue, sur le trottoir d’en face, un clochard le regardait fixement. Essayant de ne pas y prêter attention, Carlos tourna la tête. C’est alors qu’il sentit le souffle infecté d’alcool du clochard. Ses yeux se posèrent à nouveau sur le clochard. Il n’avait pas bougé. Le clochard le fixait toujours. Des frissons lui parcoururent l’échine. Les traits du visage du clochard se décomposèrent, puis, comme un fou, il se mit à courir vers Carlos. Ce dernier se leva précipitamment et détala. Son pied percuta un petit sac poubelle posé sur le bord du trottoir, Carlos perdit l’équilibre. Son agresseur le releva par le pull. Les deux hommes se retrouvèrent face à face. Le clochard souriait, Carlos pleurait: «Je vous en prie! Ne me faite pas de mal! » supplia Péroni. L’index et le majeur de la main droite du ravisseur s’enfoncèrent dans les yeux du pauvre prieur. « Je ne vois plus rien! » hurla Carlos. Ses genoux s’écrasèrent sur le bitume. Il mit ses mains devant deux trous qui, depuis quelques secondes, crachaient du sang. Le clochard sortit un rasoir de la poche de son manteau et, l’ouvrit. La lame se posa sur la joue de Carlos, le clochard se mit à taillader le visage de Péroni. Sa tête s’écrasa à son tour sur le bitume. Carlos Péroni entrouvrit la bouche, du moins, ce qu‘il en restait. Sa lèvre inférieur ne tenait plus que par un petit lambeau de chair. « Qui êtes vous? » vomit il. Le clochard se pencha à son oreille, la lame du rasoir se posa sur la gorge de Carlos Péroni, « I am Mister Remorse! » répondit le clochard , un sourire pervers au coin des lèvres. FIN |
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Catégorie: Arts & Littérature :
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« Tu me saoules! Fous moi la paix! », Patricia était rouge de colère. « Tu veux divorcer? Pas de problème! Quand tu veux ma chérie! ». Sur mes lèvres s’étaient dessiné un sourire narquois. Jamais elle ne divorcerait, j’étais riche, et en plus, j‘étais plutôt Beau Gosse. Pour rien au monde, elle ne se séparerait d’un si bon parti. « Tu sais Mon Ange, Tu es belle, mais il ne faut surtout pas que tu l’ouvres. Physiquement, tu les fais tous baver, c’Est-ce qui me plaît! Maintenant, quand tu ouvres la bouche, je ne sais plus où me mettre, tellement tu es… Pathétique! Divorçons, pas de problème! Je pourrais toujours te remplacer! Si tu n’étais pas si… », elle m’interrompit: « Cette fois, c’en ai trop! », sa main se posa sur les ciseaux qui se trouvaient devant moi sur le bureau. Ses doigts se crispèrent dessus. Mon sourire moqueur prit place: « Qu’Est-ce que tu comptes faire avec ces ciseaux? ». Mon regard plongea dans le sien. Patricia s’approchait de moi, serrant bien fort la paire de ciseaux. Les traits de son visage étaient difformes. Tout se passa très vite. Tout d’abord, je sentis mon épaule se déchirer. Je grimaçai. Ensuite, les ciseaux se plantèrent dans ma tempe. Ma chaise se renversa, ma tête s’écrasa sur le sol, du côté saillant des ciseaux. Je perdis connaissance. Patricia ne bougeait plus, elle fixait le flot de sang qui s’échappait de ma tempe meurtrie. Je recouvrai mes esprits quelques instants plus tard, j’étais posé sur ma langue. Non je ne rêvais pas, j’étais bien dans ma bouche, assis sur ma langue. Je vis la lumière au travers de la salive qui coulait d’entre mes dents, elle me barrait le passage. Je me levai et me dirigeai vers elle. Je fermai les yeux et me mis en tête de traverser ce rideau de bave. Je poussai, la salive se gonfla… L’étonnement marqua le visage de Patricia, quand elle vit une bulle sortir de ma bouche. Enfin libre… Je me sentais léger. La bulle resta un moment en suspend dans les airs. Je regardais mon corps allongé sur le sol, ma tête baignait au milieu d’une belle flaque de sang. Un courant d’air me propulsa hors de la pièce. Patricia se précipita à la fenêtre, les yeux rivés sur la bulle. J’allais au grés du vent, la bulle esquiva de justesse, un pylône électrique. Rien de plus fragile qu’une bulle… Si elle éclatait, qu’adviendrait il de moi? Cette bulle contenait mon âme. Les nuages étaient menaçants. Si il pleuvait, une simple goutte d’eau détruirait ma bulle. Je priais. Je montais de plus en plus haut. Des oiseaux passèrent à une vingtaine de mètres de moi, ils fuyaient l’orage. Au loin, il tombait des cordes. Ma seule chance était que le vent tourne et m’éloigne de cette tempête. Il me fallait redescendre. Comme si Dieu m’avait entendu, je perdis enfin de l’altitude. La pluie se rapprochait de plus en plus. J’aperçus un clochard courir s’abriter. Il trouva refuge sous un hangar. Il s’assit sur une grosse pierre et s’alluma un mégot. Il commençait à tomber quelques gouttes. La panique s’installa dans ma bulle, mais le vent me sauva. Il me propulsa sous le hangar. Maintenant, il pleuvait averse. Je restais suspendu non loin du clochard. Ce dernier se débarrassa de son mégot puis s’allongea sur le sol. Tout doucement, nous commencions à perdre de l’altitude, ma bulle et moi…Je voyais le sol se rapprocher. Nous allions nous écraser, à moins d’un autre miracle, il en était fini de moi… de mon âme. La bulle dévia légèrement et se dirigea vers le clochard. L’homme s’apprêtait à bailler, tous les traits de son visage me le montrait. Ma bulle était maintenant à quelques centimètres de son visage. Le clochard ferma les yeux et ouvrit la bouche, il inspira. La bulle, au milieu de cet air infecté d’alcool, fut aspirée au fond de sa gorge et explosa…J’ouvris les yeux, j’étais épuisé. Je sortis une bouteille de ma grande poche, la pris par le goulot puis la cassait contre la pierre. Je me levai difficilement. Patricia ne s’attendrait sûrement pas à voir un clochard frapper à sa porte et crier: « VENGEANCE !» FIN |

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