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21/06/08
Catégorie: Voyages et tourisme : 

Auteur: ivoire (6:54 am)

Bibliographie


Abidjan.net. 2002. L’art en Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.abidjan.net/cotedivoire/presentation/art.htm>. Consulté le 13 juin 2008.

Abidjan.net. 2002. Les religions en Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.abidjan.net/cotedivoire/religion/i ndex.htm>. Consulté le 10 juin 2008.

Abidjan.net. 2007. Beauté. En ligne. <http://news.abidjan.net/photos/photo.asp?cat=soc&id=11508>. Consulté le 28 mai 2008

Africultures. 2008. La pratique du pagne en Côte d’Ivoire, une expression multiculturelle. En ligne.

<http://www.africultures.com/index.asp?menu=revue_affiche_article&no=3116>. Consulté le 05 juin 2008.

Art africain. 2007. Fétiches baoulé et sénoufo de Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.art-africain.com /fet iches/fetiches_cotedivoire.html>. Consulté le 28 mai 2008.

Côte d’Ivoire. 2004. The role of religion. En ligne.

<http://www.photius.Com/countries/cote_divoire/...>Consulté le 10 juin 2008.

Côte d’Ivoire. 2005. Religion. En ligne. <http://tourismeci.org/religion.htm>. Consulté le 11 juin 2008.

Côte d’Ivoire. 2007. Les régions administratives de la Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.tlfq.ulaval.ca/a xl/afrique/cotiv-carte-admin.htm>. Consulté le 26 mai 2008.

Côte d’Ivoire. 2007. Situation générale. En ligne. <http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/cotiv.htm>. Consulté le 26 mai 2008.

Educarrière. 2007. Présentation de la Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.educarriere.info/CI/histoire.ph p>. Consulté le 26 mai 2008.

Educarrière. 2007. Régions et départements de la Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.educarriere.info/CI /regions.php>. Consulté le 26 mai 2008.

Educarrière. 2008. L’art en Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.educarriere.info/CI/culture.php>. Consulté le 28 mai 2008.

France-Diplomatie. 2007. Présentation de la Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.diplomatie.Gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/...>. Consulté le 03 juin 2008.

France-Jeunes. 2005. La fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www3.france-jeunes.net/lire-la-federation-estudiantine...>. Consulté le 15 juin 2008.

Histoire de la Côte d’Ivoire. 2007. Carte de Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.africa-onweb.com/pays/c otedivoire/carte.htm>. Consulté le 26 mai 2008.

Histoire de la Côte d’Ivoire. 2007. La période précoloniale. En ligne. <http://www.africa-onweb.com/pays /cotedivoire/histoire.htm>. Consulté le 26 mai 2008.

Le Monde Diplomatique. 2002. La Côte d’Ivoire à la dérive. En ligne. <http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/derive/>. Consulté le 11 juin 2008.

Masques africains wobé ou guéré. 2007. L’origine des masques. En ligne. <http://www.wobebli.net/masqu es/originemasque.htm>. Consulté le 28 mai 2008.

Nanga, Jean. 2007. Une guerre civile… néocoloniale et française. En ligne. <http://www.inprecor.org/501-502/Cote_%20dIvoire.htm>. Consulté le 15 juin 2008.

Nouchi. 2002. La culture ivoirienne avec le sourire. En ligne. <www.nouchi.com>. Consulté le 03 juin 2008.

Portail officiel du gouvernement de Côte d’Ivoire. 2008. Le gouvernement. En ligne. <http://www.gouv.ci/gouvernement.php>. Consulté le 05 juin 2008.

Savès, Joseph. 2004. 24 décembre 1999 : Coup d’état en Côte d’Ivoire. En ligne.

<http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19991224>. Consulté le 10 juin 2008.

Statistiques mondiales. 2008. Côte d’Ivoire. En ligne. <http://www.statistiques-mondiales.com/cote_divoir e.htm>. Consulté le 15 juin 2008.

Wikipédia. 2008. Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire. En ligne.

<http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_ politico-militaire_en_C%C3%B4te_d'Ivoire>. Consulté le 10 juin 2008.

Wikipédia. 2008. Félix Houphouët-Boigny. En ligne. <http://fr.Wikipedia.org/wiki/...>. Consulté le 12 juin 2008.

Wikipédia. 2008. Nouchi. En ligne. <http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouchi>. Consulté le 03 juin 2008.







21/06/08
Catégorie: Voyages et tourisme : 

Auteur: ivoire (6:14 am)


Drapeau de la République de Côte d’Ivoire

Le orange symbolise les savanes du Nord, le blanc la paix et le vert représente à la fois l’espoir et les forets du Sud.


Armoirie de la Côte d’Ivoire

L’éléphant, l’emblème de la Côte d’Ivoire

L’équipe nationale de football de la Côte d’Ivoire : les Éléphants




Le marché de Cocody, un quartier de la ville d’Abidjan

L’alloco, un plat national ivoirien

Le Plateaux, quartier des affaires et centre ville d’Abidjan

Le Plateaux la nuit

La mosquée de Kong au Nord du pays, faite en terre cuite


Vue aérienne de la plage d'Assinie

La Basilique Notre-Dame-de-la-Paix à Yamoussoukro



Un village Gan

La cathédrale Saint-Paul d’Abidjan

Les toiles de Korhogo

Les cascades de Man

Le roi d’un village de Cote d’Ivoire

Cueillette de cabosse de cacao par un cultivateur. La Cote d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao et quatrième de café








21/06/08
Catégorie: Voyages et tourisme : 

Auteur: ivoire (6:12 am)

Ce travail s’est intégralement bien déroulé, deux membres de notre équipe étant d’origine ivoirienne, l’accessibilité aux informations importantes était plus facile. De plus, les correspondants sont des amis de Karine et Vanessa, la communication et la compréhension se faisaient efficacement. Il y avait une belle complicité entre les membres de l’équipe même si personne ne se connaissait à la base. La seule problématique fut la distance d’une des membres de l’équipe qui devait se déplacer de la région de Montréal pour les rencontres à Québec et le fait que ce soit un cours d’été, certains doivent travailler durant cette période donc les disponibilités sont diverses.

Ce pays nous était plutôt inconnu, du moins pour les membres québécois de l’équipe, donc nous avons énormément appris, par exemple au niveau du vocabulaire, pour certains le terme «imam» était totalement étranger. Ensuite, nous avons créé un lien d’empathie par rapport à leur histoire, en apprenant les détails sanglants de cette crise et en effectuant les recherches pour le travail. Ensuite, nous avons ressenti une sorte de respect à l’égard du rôle des femmes qui est d’être pacifique et d’unifier, cela est plutôt noble. Nous n’avions pas vraiment de stéréotype, mis à par que nous savions que c’était un pays en crise et touché par la pauvreté. En occurrence, nous croyions que le Canada était un des pays les plus multi-ethniques. En apprenant qu’il y a 60 ethnies et 70 langues différentes présentes dans ce pays qui est tellement plus petit en superficie que le notre, cela en montre énormément sur leur ouverture d’esprit.

En ce qui concerne la conception du travail, nous avons eu de la facilité puisque la situation linguistique est similaire au Québec et il y a énormément de documentation sur la Côte d’Ivoire. Le français étant un scellant identitaire pour ce pays, notre compréhension des textes officiels en était aisée. Une des membres a préféré baser sa recherche en se référant à Vanessa, qui lui parlait de son pays d’origine et sur les adaptations qu’elle a vécue. Il y a aussi eu une difficulté pour trouver de l’information sur les rôles sociaux. Pour conclure sur une note positive, ce que nous avons préféré de ce projet fut de réunir tous ces points ensemble et découvrir qu’un pays ne se définit pas seulement à sa religion, à son économie ou à ses politiciens, mais à tous ses facteurs réunis et plus encore!







21/06/08
Catégorie: Voyages et tourisme : 

Auteur: ivoire (6:11 am)

Aya est une jeune femme de la Côte d’Ivoire qui est venue s’installer dans la ville de Québec pour entamer ses études universitaires. Elle vit et s’accommode aujourd’hui de la culture québécoise puisque chaque changement demande une certaine adaptation. Après maintes questions posées à celle-ci, je me suis aperçue que, pendant ses premières années dans la capitale, elle a dû surmonter plusieurs difficultés. Dès le début, son expérience a été un peu troublante. Arrivée dans la ville, elle ne se sentait pas du tout chez elle. Elle ne connaissait ni la ville de Québec, ni d’autres villes dans la province et la seule personne qu’elle connaissait était sa sœur puisqu’elle aussi décida d’y faire ses études. La première chose qui l’a choquée, c’était l’individualisme des gens. Elle se rendait compte que personne ne se disait bonjour, tout le monde semblait pressé par le rythme de vie, le « moi » prédominait sur le « nous ». Dans son pays d’origine, les choses ne se déroulent pas du tout de la même façon. Il est important de se saluer. On salue les gens qu’on rencontre dans la rue et même ceux que nous ne connaissons pas. C’est une tradition. En Côte d’Ivoire, les liens entre les gens sont tissés très serrés et ils aiment s’informer de leurs confrères. Elle m’a mentionné aussi qu’elle avait remarqué cet individualisme à l’université. Elle croyait pouvoir se faire des amis rapidement dans ses cours, mais ce ne fut pas le cas. Ses coéquipiers de travail restaient des coéquipiers, sans plus. Aya avait de la difficulté à rentrer en contact avec les autres, elle se rendit compte que ce n’était pas en claquant des doigts qu’on pouvait créer des liens et cela l’attristait beaucoup. Sa sœur étant très occupée, elle n’avait personne pour lui faire découvrir la ville, faire des sorties et enfin comprendre le peuple québécois. Honnêtement, plus le temps passait, moins elle aimait le Québec.

Puis, après un certain temps, elle rencontra, dans un de ses cours, une fille très sympathique qui lui fit changer sa perception des Québécois. Cette personne en question lui a fait connaître son cercle d’amis. Elle a commencé à sortir un peu et à connaître des gens et les traditions québécoises. Également, elle a su goûter aux mets québécois tel que le pâté chinois ou la poutine, mets qu’elle a intégrés comme habitude culinaire. Par la suite, son amie a pu lui apprendre beaucoup de choses qu’elle ne comprenait pas du Québec. En apprenant l’histoire des Québécois, elle a commencé à comprendre leurs valeurs, leurs positions, leurs blagues, etc. Au départ, son adaptation n’a pas été facile parce qu’elle se sentait seule et qu’elle ne trouvait pas les Québécois très intéressants. Mais, en apprenant sur la culture d’un peuple, l’adaptation devient plus facile. Aujourd’hui, elle aime le Québec, elle y vit et s’y est adaptée. Aya n’a jamais senti de racisme ni de dégradation à son égard. C’est une ville qui, selon elle, respire la liberté et la sécurité. Du côté de l’aspect religieux, elle peut aussi continuer de pratiquer sa religion catholique dans les églises, comme elle le souhaite. Finalement, la température en Côte d’Ivoire est d’environ vingt-six degrés toute l’année. Bien sûr, qu’au départ, cela fut un choc de voir pour la première fois un tapis blanc avec d’énormes variations de température. Mais pour elle, c’était la reproduction d’une petite fille qui, comme dans les films, façonne des boules de neige et qui finit par apprécier tous ces changements.







21/06/08
Catégorie: Voyages et tourisme : 

Auteur: ivoire (5:43 am)

  Depuis sa décolonisation en 1960, la Côte d’Ivoire fut gouvernée par Félix Houphouët-Boigny et son parti le PDCI-RDA (le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire- Rassemblement Démocratique Africain). Le PDCI régna sur le pays pratiquement sans opposant jusqu'à la mort d’Houphouët en 1993, qui fut remplacé par son dauphin Henri Konan Bédié. Mais le 24 Décembre 1999, la Côte d’Ivoire connut son premier coup d’état militaire avec à sa tête le Général Robert Guéï. C’est un choc, le pays qui était jusque là présenté comme un modèle de développement et de paix pour les autres pays d’Afrique plonge à son tour dans l’obscurité. Guéï, prétendant être venu sauver la Côte d’Ivoire d’un président voleur et sans envergure, forme un gouvernement de transition dont il exclut le RDR (Rassemblement Des Républicains), le parti d’Alassane Ouattara. Ce dernier, ancien premier ministre ivoirien sous la présidence d’Houphouët, est le plus grand rival du général. Il est soupçonné d’être de nationalité burkinabé, et en 2000, Robert Guéï fait voter un référendum interdisant à toute personne n’étant pas de père et de mère ivoiriens d’être candidat aux élections présidentielles. Dès cet instant, une vague de xénophobie commence à traverser le peuple ivoirien. En octobre 2001, Laurent Gbagbo qui était l’un des premiers concurrents d’Houphouët et président du FPI (Front Populaire Ivoirien) gagne les élections présidentielles. Mais contre toute attente, le général Guéï s’auto proclame président de la république. Des marches populaires de protestations éclatèrent alors dans tous le pays, ainsi que plusieurs affrontements qui se soldèrent par la proclamation par la Commission électorale de Laurent Gbagbo comme président de la République de Côte d’Ivoire.


  Le 19 septembre 2002, une tentative de coup d’état aux origines alors inconnues et mitigées a lieu de manière simultanée à Abidjan, Bouaké et Korhogo. De nombreuses attaques se déroulent un peu partout dans le pays et se soldent par la mort de quelques figures importantes, notamment Boga Doudou, le ministre de l’intérieur du moment, le putschiste Robert Guéï et Marcelin Yassé, grand producteur de musique. Les rebelles à l’origine du coup d’état sont repoussés par l’armée nationale et se réfugient à Bouaké. Dès lors, le pays est divisé en deux, les forces rebelles occupant le nord jusqu'à Bouaké, et le sud tenu par le gouvernement de Laurent Gbagbo. Des batailles se multiplient entre les FANCI (Force Armée Nationale de Cote d’Ivoire appelée aussi les Forces Loyalistes) et les rebelles, formés majoritairement de mercenaires libériens, d’ex soldats ivoiriens sous la garde de Guéï, et d’une minorité d’autres soldats étrangers.

  Défilé Fanci

  Des rebelles


Trois cent morts sont répertoriés durant l’automne 2002, ainsi que de nombreux viols, et massacres ethniques particulièrement dans la zone rebelle, entraînant l’exode vers le sud d’un million d’ivoiriens appelés les DG c’est-a-dire les déplacés de guerre. Abidjan, capitale administrative et plaque tournante de la Côte d’Ivoire devient alors « surpeuplée ». De nombreux vols, meurtres et agressions s’effectuent dans toute la ville, dus aux armes en circulation causées par la guerre, et aux milliers de DG ne possédant ni toit, ni argent, ni emploi, ni nourriture. La peur et la méfiance s’installent un peu partout en ville, plus personne ne se sent en sécurité et différents couvre-feux sont décrétés. En janvier 2003, la France qui jusque là ne s’était pas vraiment impliquée, tente un rapprochement entre les parties en conflit et le 26 janvier, les accords de Marcoussis sont signés. Ceux-ci déclarent le maintien de Gbagbo comme président et intègrent dans son gouvernement des fauteuils ministériels, notamment la Défense et l’Intérieur, pour les rebelles dirigés par Soro Guillaume. Ils placent aussi des milliers de soldats de la CEDEAO (Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest) et 4000 soldats français de l’Opération Licorne sur le territoire ivoirien afin d’éviter les conflits entres les parties opposées.

  Manifestation anti-france

Mais le peuple ivoirien est contre les accords de Marcoussis que le président Gbagbo annonce avoir été « obligé » de signer, et des manifestations anti-françaises commencent à se faire sentir dans la capitale.

De 2002 à 2004, malgré un climat de quasi-paix, quelques putschs infructueux sont tentés, les différents partis politiques ivoiriens ne cessent de se disputer des titres ministériels et des nominations au sein d’administrations publiques. Des affrontements continuent entre rebelles et FANCI dans une Côte d’Ivoire toujours coupée en deux. Quelques batailles entre manifestants et soldats français ont aussi lieues, résultant sur de nombreux morts et sur la montée de la colère du peuple ivoirien face à la France, qui est accusée par chacune des parties de favoriser l’autre. En octobre 2004, la tension reprend ses droits : l’ONU ouvre le feu sur des manifestants, les rebelles refusent le désarmement qui était prévu dans le processus de paix, les FANCI attaquent Bouaké. Le 6 novembre 2004, les forces gouvernementales ivoiriennes font neuf morts et une trentaine de blessés parmi les soldats français basés à Bouaké. Quinze minutes après, deux avions de l’armée nationale sont détruits par le gouvernement français qui projette de détruire l’ensemble de la flotte aérienne ivoirienne. Des manifestations de plus en plus violentes éclatent alors entre soldats français et ivoiriens. Des écoles sont fermées pour des durées indéterminées, des milliers de français et autres européens ainsi que certains ivoiriens quittent le pays. Les bailleurs de fonds quittent le territoire, le FMI (Front Monétaire International) arrêtent ses subventions à la Côte d’Ivoire, la BAD (Banque Africaine de Développement) dont le siège statuaire était à Abidjan depuis plusieurs années, est délogée en Tunisie. La Côte d’Ivoire n’est plus le havre de paix et la terre d’hospitalité qu’elle avait la réputation d’être, et perd aussi son statut de puissance économique d’Afrique de l’Ouest. Les étrangers, pas plus que les Ivoiriens eux-mêmes ne s’y sentent heureux, les investisseurs n’y trouvent plus aucun intérêt et le pays est pratiquement laissé à lui-même. Plusieurs magasins et places qui avaient été saccagés pendant les affrontements finissent par fermer, les rues sont sales et sombres, des policiers et militaires sont placés un peu partout à Abidjan afin d’essayer de procurer une certaine sécurité aux habitants et d’arrêter les éventuels rebelles cachés en ville. La population ne se réfugie plus que dans sa musique, avec des artistes comme Tiken Jah Fakoly, Petit Yodé, qui chantent la douleur des jours difficiles, qui remémorent aux Ivoiriens l’insouciance des jours heureux où ils vivaient tous en paix avec leurs voisins. En décembre, dans une volonté d’en finir avec la guerre, le président Laurent Gbagbo relance le processus de modification de la constitution, changeant l’application disant que les candidats à la présidence doivent être de père et de mère ivoiriens, et de père ou de mère ivoiriens. En effet, cette petite différence de « et » et de « ou » dans la constitution semble être le point de tous les conflits qu’a connus la Côte d’Ivoire depuis 1999, beaucoup de personnes soupçonnant les rebelles de Soro Guillaume de travailler pour le grand rival Alassane Ouattara.


Depuis 2005, on peut dire que la paix est quasiment revenue en Côte d’Ivoire, malgré quelques petits affrontements qui se déroulent de temps en temps mais sans avoir trop de conséquences sur le climat politico-militaire. Le pays est lancé depuis dans un processus de paix, devant passer par un désarmement et un recensement de la population qui sont pratiquement reportés d’années en années. Les Ivoiriens attendent les prochaines élections avec impatience, espérant qu’ils pourront s’exprimer librement et élire démocratiquement le président de leur choix. Après 2006, les investisseurs et bailleurs de fonds ainsi que quelques étrangers ont amorcé leur retour sur la jadis terre d’hospitalité, tentant d’y retrouver le pays qu’ils avaient aimé.


Malgré ces presque 8 années de situation de mi-guerre mi-paix, la Côte d’Ivoire se remet petit à petit de ses blessures. Le ressentiment des Ivoiriens face aux Français, ainsi que les idées de xénophobie et de racisme ont disparues. Laurent Gbagbo dirige tant bien que mal le pays avec dans son gouvernement quelques représentants de la majorité des partis politiques ivoiriens, et aussi des rebelles. Petit à petit, les écoles, magasins et administrations publiques ré ouvrent. Les bailleurs de fonds ainsi que les investisseurs font leur retour au pays. De nombreux édifices, hôtels, salles de spectacles, sont construits. L’aéroport d’Abidjan est complètement retapé et représente aujourd’hui l’un des aéroports les plus beaux et les plus modernes d’Afrique de l’Ouest. De nombreuses banques, compagnies téléphoniques, chaînes de télévision, et autres voient le jour. La Côte d’Ivoire redevient tout doucement, le pôle économique africain qu’elle a toujours été. Les Ivoiriens retrouvent leur sourire et leur fierté perdus depuis la guerre. Ils se font connaître internationalement grâce à des sportifs de haut niveau comme Didier Drogba, et grâce à leur musique qui ne cesse de prendre de l’essor. En effet, les musiciens ivoiriens créent chaque année des concepts comme le décalé coupé, qui plein de chaleur et de rythme racontent les épreuves qu’a traversé le peuple pendant ces années de guerre et la force et la foi avec lesquelles il a pu se relever.








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