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13.08.2012 Par Louis Denghien, le 13 août 2012 La dimension fanatique et le comportement disons cruel d’un certain nombre d’insurgés syriens – ou présents en Syrie – étant vraiment devenus impossibles à passer sous silence, et difficiles à excuser, on a assisté ces dernières 24 heures à des phénomènes assez inédits. D’abord l’ONU a condamné – mais si – les meurtres et enlèvements de journalistes gouvernementaux. Qui il est vrai se sont multipliés en l’espace d’une semaine (voir nos articles « Trois journalistes syriens enlevés en reportage » et « Nouveaux meurtres « représentatifs » des protégés de Hollande et Fabius », mis en ligne les 11 et 12 août). R.A. Rahmane sort de sa « réserve » Ensuite, les vidéos que nous avons mises en ligne hier – et qui montrait pour la première des prisonniers de l’ASL exécutés et/ou jetés du toit d’un immeuble, et pour la seconde un autre captif des rebelles égorgé à grands cris d’« Allah akbar! » – ayant pas mal circulé un peu partout, et même sur certains médias mainstream – Euronews par exemple, sans parler des médias russes – , les agences comme l’AFP mentionnant ces « vidéos particulièrement horribles » dans leurs articles du 13 août, le grand manitou de la désinformation, Rami Abdel Rahamane lui-même, patron de l’OSDH, a dénoncé ces manifestations de barbarie oppositionnelle, indiquant en substance que tels actes desservaient la cause de la révolution syrienne et confortaient d’autant le régime. Et certes tout ceci est non seulement barbare mais pas très intelligent politiquement :
Il ne nous parait pas excessif d’écrire que ces bandes armées fanatisées et meurtrières sont devenues un repoussoir pour la très grande majorité des Syriens et ont renforcé la position de Bachar al-Assad, qui apparait comme le seul recours crédible contre cette tyrannie de la terreur et du chaos. C’est tellement vrai que le 8 août des représentants de groupes ASL et d’autres tendances insurgées avaient signé un « code de conduite » proscrivant les exécutions sommaires et arbitraires et s’engageant à respecter la conception « classique » des droits de l’homme. Apparemment, le groupe qui a balancé une dizaine de malheureux du haut de l’immeuble de la poste, probablement à al-Bab, une ville prise par les insurgés à une quarantaine de kilomètres au nord-est d’Alep, n’avaient pas contresigné le document en question. Mais à vrai dire, un nombre croissant de rebelles, venus de tous les nids intégristes de l’espace arabo-musulman – ne songent pas un instant aux droits de l’homme même adaptés à l’urgence du combat révolutionnaire : leur logique salafiste, djihadiste, est tout autre et l’apostat ou l’infidèle, surtout s’il a pris les armes contre les vrais défenseurs de la foi, ne mérite que la mort. L’intelligence – ou l’habileté – politique est hors sujet en ce qui les concerne. Il importe de rappeler ici que ce n’est pas parce que certains ASL, Rami Abdel Rahmane et l’ONU se réveillent aujourd’hui que la barbarie et et le fanatisme sanguinaire sont des phénomènes nouveaux :
Mieux vaut tard que jamais et à tout pécheur miséricorde. Sauf que R.A.Rahmane ne condamne ces actes de cruauté – avec au moins un an de retard – que pour sauver la mise d’une opposition armée en pleine dérive terroriste et djihadiste. En juin 2011 à Jisr al-Choughour, l’ambassadeur américain Robert Ford lui-même avait pu constater la réalité des massacres perpétrés par les premiers rebelles http://www.infosyrie.fr/ |
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13.08.2012 SYRIE - Les journalistes d’al-Ikhbarya toujours vivants, mais peu soutenus par la profession françaisePar Louis Denghien, le 13 août 2012 __________________________ Les trois membres de l’équipe de la chaîne syrienne al-Ikhbarya, enlevés vendredi à al-Tall, à cinq ou six kilomètres au nord de Damas, sont toujours vivants mais détenus : une vidéo diffusée par les ravisseurs montre les trois membres de l’équipe assis sur un canapé sur fond de drapeau de l’oppoitiion. Les trois – la reporter Yara Saleh et ses techniciens Abdallah Tabra et Hosam Imad – sont interrogés par leurs geôliers et semblent calmes ; seule la reporter Yara Saleh a été rhabillée selon des canons vestimentaires plus conformes à la mode féminine fondamentaliste. En revanche, un quatrième membre de l’équipe, le caméraman Hatem Abou Yahia, a été tué lors de l’enlèvement. On peut dire que leur sort demeure précaire. Toutefois, la présence derrière eux d’un drapeau de l’opposition officielle peut laisser espérer qu’ils sont détenus par une faction obéissant à l’état-major turc de l’ASL, et donc peu ou prou lié au CNS, ou en liaison avec les CLC. Soit des groupes qui pour être radicalement opposés au régime se doivent de donner quelques gages de modération, sinon de légalisme, aux gouvernements et à l’opinion d’Occident. On imagine que l’exécution froide de trois journalistes dont une jeune femme ferait désordre en ce moment, alors que les exemples de férocité des bandes armées suintent en différents points de la médiasphère occidentale. Des radicaux djihadistes auraient sans doute exhibé un drapeau vert ou noir, et auraient déjà égorgé leurs captifs coupables à leurs yeux de servir un régime impie, Yara Saleh aggravant encore son cas par son sexe. Deux journalistes de la télévision syrienne ont d’ailleurs été, ces derniers jours, enlevés et/ou assassinés par le groupe, proche d’al-Qaïda, al-Nosra, toujours dans le secteur de Damas. Toutefois, l’OSDH, assez liée à cette l’opposition sous influence et dépendance occidentales, a incriminé une « faction rebelle non identifiée » ce qui est plus inquiétant. En France, le silence de la presse française, en termes de condamnations de cet enlèvement, demeure assez assourdissant. L’ONG Reporters sans frontières n’a pu faire moins que de se fendre d’un communiqué dénonçant les « exactions en série » dont sont victimes en Syrie les représentants de médias officiels et rappeler que la résolution 1738 du Conseil de sécurité protégeait les « acteurs de l’information » quels qu’ils soient. Mais c’est vraiment le service minimum, et une réaction sans commune mesure avec son activisme médiatique quand l’armée ou la police arrêtait tel ou tel blogueur ou cyber-opposant syriens. Rien que de très normal au fond, la caste journalistique française nous a habitué de longue date à la logique du « deux poids-deux mesures » et à l’indignation et à la compassion sélectives… Ci-dessous, la vidéo des trois journalistes d’al Ikhbarya postée sur internet par leurs ravisseurs : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2Vz4y1HKthA
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Catégorie: Politique :
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13.08.2012 Par Louis Denghien, le 12 août 2012 Nous avons écrit à plusieurs reprises sur ce site que le début de la solution des problèmes de la Syrie passait par l’éradication totales des bandes armée, ASL et/ou djihadistes – on a vu de plus en plus que la frontière était plus que floue entre les deux mouvances ; sur le forum de ce site, cette idée est exprimée quasi-quotidiennement avec virulence. Certaines « âmes citoyennes sensibles » nous reprocheront sans doute de ne pas modérer ces propos radicaux. On nous le reprochera peut-être un peu moins après visionnage de ces deux vidéos qu’on vient de nous transmettre. La première, postée le 12 août, montre comment la racaille ASL à Alep exécute des prisonniers sur la terrasse du bâtiment de ce qui semble être la poste centrale d’Alep – il s’agit d’employés de cette administration d’après la présentation du document, mais peut-être tout simplement des partisans du gouvernement – avant de jeter les corps du haut d’une bonne vingtaine de mètres. Encore y a-t-il un doute pour la dernière (?) des victimes, qui semble encore vivante au moment où ses bourreaux la précipitent dans le vide. En tout au moins sept ou huit malheureux ont subi ce sort. À chaque corps venant s’écraser sur l’escalier du bâtiment, la foule des opposants « pro-démocratie » magnifiés par le tandem Hollande/Fabius, se précipite pour enregistrer cette « victoire » en criant de joie haineuse. Un instantané de cette « libération » d’Alep que la vieille soixanthuitarde Florence Aubenas ou le jeune atlantiste de droite Adien Jaulmes osent nous vendre dans leur torchon respectif, Le Monde et le Figaro ! Ci-dessous, deux versions du même événement, au cas où un des lieux serait supprimé : http://www.youtube.com/watch?v=LdxLpci2XG4 http://www.rt.com/news/syria-aleppo-post-video-476/ Autre aspect, plus « classique » si l’on ose dire, des pratiques de ces barbares islamo-atlantistes que notre presse essaie de nous vendre depuis plus d’un an comme des libérateurs et des gens estimables :
On ignore quand et où précisément cette horrible scène a été tournée, mais une chose est sûre, ce n’est pas la première du genre qu’il nous ait été donnée de visionner depuis que nous nous intéressons au drame syrien :
Voilà donc ce que soutiennent les irresponsables et les atlantistes qui nous gouvernent, voilà de qui nos médias déshonorés font la promotion jour après jour. Le site russe Russia Today a diffusé la première de ces vidéos. On doute qu’ici les crapules d’I-Télé aient ce courage et cette honnêteté… http://www.youtube.com/watch?v=E0z8CQXMNBQ&feature=g-all-u http://www.infosyrie.fr/ |

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