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01/08/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:30 pm)

01.08.2012

Par Louis Denghien,



Sur notre photo, Hytham al-Maleh faisant à la Syrie le don de sa personne. Mais il est un peu trop âgé et un peu trop seul pour incarner un avenir…
La Syrie a depuis mardi un nouveau gouvernement… en exil.

C’est Hytham al-Maleh, un scissionniste du CNS, qui serait le Premier ministre de ce cabinet (vraiment) fantôme en cours de constitution.

M. al-Maleh a annoncé cette bonne nouvelle au monde, expliquant avec un sérieux burlesque qu’il allait « commencer les consultations » avec l’opposition syrienne , en Syrie et à l’étranger,de façon à former un « cabinet de transition » (en exil), qui seul pourra empêcher une dangereuse vacance du pouvoir en cas de chute de Bachar al-Assad.
Les crabes se pincent
Les lecteurs d’Infosyrie se souviennent peut-être qu’Hytham al-Maneh, un avocat de 80ans, avait claqué la porte du CNS fin février 2012, entraînant avec lui une vingtaine de « cadres » du CNS – qui, telle une armée mexicaine, est surtout riche en cadres (voir notre article « Une bonne nouvelle pour les vrais amis de la Syrie :
  • le CNS vient d’éclater », mis en ligne le 29 février 2012). Tout ce petit monde formant aussitôt un « Groupe patriotique syrien« .

Al-Maleh reprochait, comme d’autres, à Ghalioun et au reste du CNS hébergé par la Turquie son manque de contacts avec l’opposition de terrain, insurgés compris.

Et puis il se prononçait – à cette époque – contre une intervention étrangère en Syrie, contrairement au CNS.

Depuis M. al-Maneh n’avait guère fait parler de lui. Avec son initiative – qui est censée émaner d’un « Conseil de la Révolution syrienne » (CRS), il a le droit à un petit regain d’intérêt médiatique, via la colère de ses ex-camarades du CNS.

Dont le président, Abdel Basset Sayda, a critiqué vertement cette « décision hâtive » (et concurrentielle).

Et le commandant (à éclipse) de l’ASL, Ryad al Asaad, est sorti mercredi de sa léthargie pour critiquer la création du CRS, dénonçant l’opportunisme de ses fondateurs.
Selon lui, les personnes qui ont créé cette nouvelle coalition « ont été animés par la fièvre d’acquérir des postes qui les a conduits à annoncer la formation d’un gouvernement de transition (…) à piétiner notre révolution et à faire des affaires avec le sang de nos martyrs ».

Ryad al Asaad, qui s’exprimait sur la chaîne séoudienne Al Arabiya, a été plus loin dans ses accusations, jusqu’au franc délire :

  • « Mais en réalité, ils (al-Maleh et son CRS) tentent de faire renaître le régime d’Assad en prenant une décision sans en parler au peuple qui a versé du sang et des larmes pour tenter de prendre son indépendance vis-à-vis du gang criminel Assad ».

Toujours selon al-Asaad, l’annonce de la formation d’un gouvernement de transition est donc essentiellement motivée « par l’envie de plaire au monde extérieur tout en provoquant des luttes internes (entre les groupes) pour détruire l’unité du peuple qui est représenté par l’ASL ».

La création du CRS est de fait un défi lancé au Conseil national syrien (CNS) créé en septembre et elle illustre les divisions de l’opposition syrienne qui peine à proposer une alternative politique crédible au régime de Bachar al Assad.

Depuis plusieurs mois, les grandes puissances et la Ligue arabe pressent l’opposition syrienne de s’unir. Et de ce point de vue le récent sommet organisé au Caire par la Ligue arabe a été un piteux échec.

« Chouchou » des Occidentaux, le CNS a été labellisé « représentant légitime du peuple syrien » mais il est est fortement critiqué par les insurgés ASL (ne parlons pas des salafistes) en Syrie qui lui reprochent d’être déconnecté de la réalité du terrain.

Et aussi par des personnalités fortes, sinon crédibles, comme Haytham al-Manaa, figure de proue d’une formation anti-Bachar ET anti-CNS, le CCND.

Un petit mot sur Manaf Tlass

Les craintes exprimés par Ryad al-Asaad sur une opération étrangère visant à doubler un CNS jugé peu performant ont déjà été entendues à propos de Manaf Tlass, dissident récent, de prestige sinon de poids.

On sait qu’après des rumeurs le situant aussi bien à Beyrouth qu’à Paris ou à Damas, l’ex-ami d’enfance de Bachar et général de brigade de la Garde républicaine syrienne, a finalement clarifié sa situation voici quelques jours en déclarant au micro d’al-Arabiya qu’il était prêt, lui aussi, à faire à la Syrie le don de sa personne.

S’en prenant au président syrien – à qui il doit presque tout -, flétrissant « les méthodes criminelles et corrompues du régime » – pas vous ou pas ça Manaf ! – le nouvel opposant – tendance Jet set – s’est vaguement poussé comme solution de rechange.

De fait, Tlass bénéficie de la bienveillance, dit-on, des États du Golfe, qui apprécient sans doute son rapport à l’argent – et de la Turquie. Mais il est évidemment rejeté par le CNS, l’ASL et tout ce qui s’en suit. Et sans doute méprisé de pas mal de Syriens sans attaches à Monte-Carlo.

En tous cas, entre lui, al-Maleh et Seyda, la Syrie « révolutionnaire » compte déjà trois possible dirigeants (mais aucun homme d’État). Et ce n’est sûrement pas fini…

http://www.infosyrie.fr/







01/08/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:23 pm)

01.08.2012

Par Louis Denghien,



Le quotidien de Damas al-Watan s’est fait l’écho, lundi 30 juillet, d’une récente et ferme « mise en garde » de l’Iran au Premier ministre turc Erdogan, le dissuadant de tenter quoi que ce soit de militaire contre la Syrie.

Qu’écrit al-Watan ? «La Turquie a reçu au cours des dernières heurs des mises en garde très fermes et le message suivant « Gare à vous si vous changez les règles ! ».

Al-Watan s’appuie sur les confidences d’un diplomate arabe, non identifié. « Ankara se préparait, ajoute le quotidien syrien, aux côtés des États-Unis, à intervenir, militairement, dans le dossier syrien, en utilisant le dossier kurde, comme un prétexte, mais l’Iran a mis fin aux rêves turcs »,

La République islamique aurait donc informé Ankara qu’elle « ripostera, très durement, contre toute agression, à l’intérieur du territoire syrien, et que l’Iran réactiverait (le cas échéant) l’accord de défense commune signé avec la Syrie », écrit encore Al-Watan.

Le diplomate arabe qu’il a sondé estime qu’il s’agit là d’une « réponse claire aux dernières menaces du Premier ministre turc ». Le mystérieux diplomate a encore précisé que « la Turquie s’est mise d’accord avec les États-Unis sur une intervention frontalière limitée, dans le Nord de la Syrie, et, notamment dans la province d’Alep, en vue de créer une zone tampon ».

La diplomatie discrète plus franche que l’officielle

Un langage aussi « viril » et aussi peu diplomatique de l’Iran est-il plausible ? Oui dans des échanges « off » et informels. Rappelons que Recep Tayyep Erdogan a accusé, le 26 juillet, Damas, d’avoir « confié » plusieurs zones du Nord de la Syrie au PKK, et prévenu qu’Ankara pourrait intervenir, en Syrie, contre ces rebelles kurdes de Turquie.

Les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), dont le quartier général est en Turquie, tentent de gagner la bataille, dans la ville d’Alep, en vue justement de créer une « zone sécurisée », dans le Nord syrien.

Le diplomate arabe cité par al-Watan est présenté comme issu d’un pays dont le gouvernement est partisan du régime du Président Bachar al-Assad, ce qui réduit les possibilités : Liban, Irak ou éventuellement Algérie ou Mauritanie.

En tous cas cet éventuel avertissement iranien à Erdogan s’inscrit bien dans le droit fil de la récente déclaration – mardi 24 juillet – d’un dirigeant des Gardiens de la Révolution iraniens, Masoud Jazayeri.

Celui-ci avait affirmé à l’agence iranienne Fars que son pays se tiendrait sans ambigüité aux côtés de la Syrie en cas d’agression militaire turco-occidentale.

C’est vrai que le ciel demeure chargé d’électricité au-dessus de la Syrie, mais les paratonnerres existent.








01/08/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:19 pm)

01.08.2012 Par Guy Delorme,



Ce mercredi, Bachar al-Assad, dans une de ses premières interventions publiques depuis l’attentat du 18 juillet, à l’occasion du 67e anniversaire de la création de l’armée syrienne, a déclaré que celle-ci livrait à Alep une »bataille cruciale et héroïque » pour le destin du pays.


4 000 rebelles ?

À Alep, les rebelles tentaient toujours, ce mercredi après-midi, de s’emparer du siège des services de renseignement de l’Armée de l’Air, situé à Zahra, quartier à environ deux kilomètres au nord-est de Salaheddine. Mais la place repousse depuis cinq jours leurs tentatives. Un responsable sécuritaire syrien cité ce mercredi par l’AFP a estimé à 4 000 le nombre de rebelles présents à Alep ;

si ce chiffre s’approche de la réalité, et avec les pertes qu’ils enregistrent quotidiennement, les rebelles ne peuvent qu’espérer retarder la victoire de l’armée, en aucun cas l’empêcher.

Dans son édition du 1er août, Sana annonce la destruction de trois véhicules rebelles à Khanaser dans les environs d’Alep. Au nord de la ville, vers Handerat, où déjà selon Sana l’armée avait tendu le 30 juillet une embuscade meurtrière à une importante colonne ASL, la poursuite d’éléments rebelles motorisés a donné lieu, ce 1er août, à de nouvelles pertes chez les rebelles – des « dizaines de tués et de blessés » – et à la destruction de 4×4 à mitrailleuse lourde.

Des observateurs de l’Onu – qui ont repris du service sous les ordres d’un officier sénégalais – ont déclaré que l’armée utilisait des avions de combat – et les rebelles des blindés de prise – à Alep.

Ce mercredi matin BFMTV a diffusé un reportage sur la ville d’Azaz, située à une quarantaine de kilomètres au nord d’Alep et tout près de la frontière turque. Si la ville est contrôlée par l’ASL, la base aérienne à proximité de cette ville est toujours aux mains de l’armée syrienne.

Sur les autres fronts…

-Frontière Liban nord :

Un véhicule rebelle intercepté et ses trois occupants – Sana donne leurs noms – tués à Talkhlakh (à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Homs et sur la frontière).

-al-Qusayr :

Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée a tendu une embuscade à un groupe armé dans la localité d’al-Nizarieh, déjà théâtre d’accrochage le 30juillet : le groupe a été anéanti, Sana donnant le nom de deux d’entre eux. Dans un autre secteur proche d’al-Qusayr, à al-Moj, un local d’insurgés a été attaqué et tous ses occupants tués ou blessés.

-Homs :

À Talbisah (ou Talbisseh, une dizaine de kilomètres au nord de Homs), plus exactement dans le village d’al-Ghanto, un accrochage avec une bande s’est soldée par des morts et des blessés pour celle-ci, d’autres rebelles se rendant.

En marge de cet aperçu sécuritaire des dernières 24 heures, voici une bonne vidéo de Syrian Truth – sous-titrée en français – ‏qui donne un éclairage sur une unité de combattants islamistes libyens sévissant en Syrie, la « brigade Ummah » dont les principaux cadres sont présentés, avec leur passé libyen récent sinon glorieux.

Une assez belle collections de barbus farouches posant souvent avec le drapeau de leur unité, aux couleurs de l’opposition syrienne. On remarque plus particulièrement dans le lot, avec son type européen et ses ray-ban, Sam Najjar, de nationalité et de mère irlandaises, et de père libyen, un sniper qui exerce donc ses « talents » en Syrie.

Dans la deuxième partie de la vidéo, on voit des ressortissants d’autres nationalités, dont le jeune imam séoudien Salem Kharbi, tué le 26 juillet à Ariha dans la province de Lattaquié, vu déjà dans une autre vidéo mise en ligne sur ce site. Autre mort au champ d’honneur du djihad – le 25 juillet à al-Qusayr -, le franco–libanais Hussam el Cham (un patronyme).

Une immigration de masse qui n’est pas une chance pour la Syrie…

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=fy89_Eiao9k

http://www.infosyrie.fr/






01/08/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:09 pm)

01.08.2012

SYRIE - Le ministre des Waqfs : Nos soldats intrépides font face à un grand complot visant notre arabité et existence

01 Août 2012

Damas / M. Mohammad Abdel Satar al-Sayyed, ministre des Waqfs, a indiqué que les soldats intrépides de l’armée arabe syrienne font face actuellement à un grand complot tramé contre l’arabité et l’existence du peuple syrien.

Dans contact téléphonique avec la télévision arabe syrienne, M. al-Sayyed a félicité les officiers, les sous-officiers et les soldats de l’armée arabe syrienne à l’occasion du 67ème anniversaire de sa fondation qui coïncide aujourd’hui.

M. al-Sayyed a indiqué que la Syrie affronte un complot universel tramé par les Etats-Unis, l’Occident et Israël.

Il a souligné la nécessité de faire différence entre l’idée d’al-Djihad et la terminologie du terrorisme, faisant savoir qu’al-Djihad a pour but de défendre les patries, les religions et l’homme contre l’ennemi sioniste, les Etats-Unis et les ennemis de l’humanité et de l’Islam, alors que le terrorisme est le meurtre des citoyens innocents et la destruction des pays.

A. Chatta sana







01/08/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:08 pm)

01.08.2012

Message du président al-Assad à l’armée arabe syrienne à l’occasion du 67ème anniversaire de sa fondation

01 Août 2012

Damas/ Le président Bachar al-Assad, commandant en chef de l’armée et des forces armées, a adressé un message sur les pages du magazine de “Jeish al-Chaab” (Armée du Peuple), aux forces armées, à l’occasion du 67ème anniversaire de sa fondation.

Dans son message, le président al-Assad a mis l’accent sur les batailles d’honneur et des épopées menées par l’armée syrienne pour défendre la souveraineté de la patrie et la dignité de la nation.

“La marche de lutte de l’armée arabe syrienne le long de plus d’un demi siècle avait joué un rôle saillant dans la sauvegarde de l’identité de la nation et de ses composantes sociales, culturelles et intellectuelles”, a-t-il affirmé.

S’adressant aux officiers, sous-officiers et soldats, le président al-Assad a affirmé que la bataille avec l’ennemi est multiforme, d’objectifs et d’aspects clairs, de laquelle dépend l’avenir de notre peuple et de notre nation, précisant que l’ennemi fait des agents de l’intérieur un pont pour frapper la stabilité du pays, pour déstabiliser le citoyen et pour usurper nos potentialités économiques et notre compétence scientifique afin de nous affaiblir et de nous empêcher de dessiner notre avenir vers une société développée capable de marcher en parallèle avec le monde contemporain et ses développements et de faire face aux défis.

Le président al-Assad a rendu hommage aux épopées de l’armée, l’appelant à rester toujours sur le qui-vive prête à riposter à toute agression pour que les forces armées demeurent le bouclier de la patrie et sa citadelle imprenable.

Il a également rendu hommage aux âmes des martyrs qui ont irrigué avec leur sang pur le sol de la patrie chère et aux familles des martyrs, tout en souhaitant une prompte guérison aux blessés de l’armée.

Raghda Bittar sana





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