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23/07/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (11:44 pm)

23.07.2012

Jihad Maqdissi : montrer sa force pour ne pas s’en servir – ou le plus tard possible


Par Louis Denghien,



« Les armes chimiques, stockées et sécurisées sous la supervisation des forces armées ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère« . La petite phrase de Jihhad Maqdisi, porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, prononcée au cours d’une conférence de presse ce 23 juillet, n’est certes pas passée inaperçue.

C’était là une réponse aux allégations d’un général et d’un diplomate syriens dissidents, reprises par les Américains, et un avertissement sans frais, dans le registre « À vos risques et périls, messieurs de l’OTAN ».

La Syrie n’avait pas nié disposer d’un tel armement, elle l’avait simplement tu. C’est donc une escalade proportionnée aux accusations des État-Unis et une riposte graduée à leurs menaces d’agir désormais « en dehors de l’ONU« .

Pour le reste, et pour couper court aux campagnes médiatiques sur le syndrome de Saddam Hussein, dont l’armée avait été accusé d’avoir utilisé des gaz contre des populations kurdes en 1987 à Halabja, Jihad Maqdissi a assuré que de telles armes ne « seront jamais, jamais, utilisées contre nos concitoyens, quelle que sot l’évolution de la crise« .

Les médias franco-occidentaux refuseront de le croire et broderont peut-être sur ce thème. Mais les stratèges de l’OTAN et des think tanks néocons auront intégré que la Syrie ne disposait pas que de missiles sol air pour se défendre d’une éventuelle agression.

Dans sa conférence de presse, Jihad Maqdissi a évoqué la situation sécuritaire : répondant à une question, il a reconnu que deux postes-frontières étaient encore aux mains des rebelles, sur les frontières turque et irakienne, mais a exprimé son scepticisme quant à la pérennité de ces occupations.

Les réfugiés syriens contre leurs hôtes

À propos de la frontière irakienne, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a donné cet après-midi l’ordre aux forces armées et de police ainsi qu’au Croissant Rouge irakien l’ordre d’ouvrir tous les ponts de passage aux réfugiés syriens et de leur prodiguer de l’aide. Nouri al-Maliki n’a pas donné d’explications à sa décision.

Et à propos de réfugiés syriens, quelques heures après le départ d’un mouvement de révolte des réfugiés syriens de Turquie, c’est au tour de la Jordanie de voir « ses » réfugiés syriens causer des incidents :

  • le Figaro rend compte de heurts violents entre Jordaniens et réfugiés d’un camp situé à Ramta (à huit kilomètres au sud-ouest de Deraa. La police est intervenue pour séparer les deux camps, usant pour ce faire de gaz lacrymogènes.

Une pierre de plus dans le jardin dévasté du CNS censé encadrer les réfugiés syriens, et qui n’arrive déjà pas à les contrôler en Turquie, où il est pourtant « à pied d’oeuvre ».

Sans doute une majorité de ces réfugiés syriens, en Jordanie comme en Turquie et au Liban, fuient-ils l’insécurité et non Bachar, et sont globalement déçus de l’accueil des autorités. Selon un rapport du HCR, en date du 17 juillet, le nombre total de réfugiés syriens en Turquie, au Liban, en Jordanie atteignait 112 000, pour les trois-quart des femmes et des enfants, et aurait donc triplé depuis avril.

À la même date le nombre de réfugiés enregistrés par l’antenne jordanienne du HCR était de 33 400. Cette précision n’empêchant pas l’AFP d’écrire aujourd’hui que la Jordanie héberge « plus de 140 000 Syriens » !

Avec une telle rigueur statistique, on comprend mieux le respect de l’Agence France Presse pour les statistiques bidonnée de l’OSDH !

Les réfugiés syriens ont été manipulés et utilisés contre Bachar par le CNS comme par les gouvernements turc et jordanien. Et aujourd’hui, le CNS ne les contrôle pas et Ankara et Amman se retrouvent avec un problème intérieur : y aurait-il une morale en géopolitique ?

Enfin Vladimir Poutine a déclaré ce 23 juillet à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre italien qu’un renversement du gouvernement de Bachar al-Assad entraînerait une guerre civile « sans fin » en Syrie.

Ce qui vaut confirmation supplémentaire du refus de la direction russe d’envisager un départ forcé de l’actuel président.

Poutine a donc appelé une nouvelle fois le pouvoir et l’opposition armée à « trouver le courage d’ouvrir des négociations et de trouver ensemble un compromis acceptable pour l’avenir du pays« . En espérant sans doute que l’opposition armée soit entre-temps sévèrement « toisée » par l’armée syrienne, mais chut !

http://www.infosyrie.fr/







23/07/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (11:13 pm)

23.07.2012

Sur notre photo, prise à Doha le 22 juillet, Cheikh Hamad ben Jassem al-Thani (derrière le keffieh – ou ghutra) heureux propriétaire du PSG et de la Ligue arabe

Par Louis Denghien,

Nous nous disions pas plus tard qu’hier qu’on entendait plus guère la grande voix de la Ligue arabe. Eh bien nous voilà rassurés :
  • réunis dimanche à Doha au Qatar, les ministres des Affaires étrangères arabes ont accouché la nuit dernière d’un communiqué final demandant à Bachar al-Assad de « renoncer au pouvoir« , l’assurant que, grâce aux bons offices de la Ligue, lui et sa famille pourrait compter sur une « sortie sûre » de la scène politique syrienne e internationale.

Le Qatar toujours propriétaire de la Ligue arabe

La Ligue présente cette nouvelle initiative comme visant « à mettre fin à l’effusion de sang » et même à »préserver l’unité de la Syrie« .

Dans une conférence de presse tenue dans la foulée, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, Premier ministre et chef de la nuisible diplomatie qatari, a précisé qu’il y avait « une entente (arabe) sur une démission rapide du président Bachar al-Assad pour une sortie sûre« .

Et ajouté que lui et ses collègues avaient appelé dans le même temps l’opposition et l’ASL à travailler dès maintenant à la mise en place d’un gouvernement de transition et « d’unité nationale« .

Les mêmes, qui ne doutent décidément de rien, ont appelé l’ONU à modifier le mandat de Kofi Annan de façon à ce que sa mission soit désormais axée sur le départ de Bachar et une « transition pacifique » du pouvoir

Et vont demander une réunion extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations-Unies pour que celle-ci approuve le principe de la création de « zones de sécurité » et de « couloirs humanitaires » en Syrie, une déjà vieille marotte du Qatar – et de son ami Juppé – qui fleure bon la nostalgie de l’ »exemple » libyen.

Cheikh Ahmad et son fidèle Nabil al-Arabi,, secrétaire général de la Ligue, devraient porter prochainement à Moscou et Pékin le fruit de leurs cogitations. On doute qu’un Sergueï Lavrov en soit très impressionné…

Ben Jassem al-Thani parle d’ »entente » et de consensus arabe sur la question, admettant que seul un État – non nommé – avait exprimé des « réserves » sur le texte final de la réunion. Lequel ?

On sait qu’au minimum l’Irak, le Liban, l’Algérie, voire la Mauritanie ne partagent pas l’obsession anti-Bachar des émis du Golfe. Mais seuls l’Algérie et l’Irak siégeaient au sein du comité ministériel réduit réuni à Doha.

De cela concluons que, même après avoir perdu la présidence tournante de la Ligue, le Qatar demeure par ses dollar le « propriétaire » de la Ligue arabe, devenue un de ses « jouets » géopolitiques.

Les États et gouvernements qui ne sont pas d’accord avec cette ligne belliciste, subversive et déstabilisatrice de toute une région, s’inclinent, n’en pensant sûrement pas moins, et sans doute conscients que les milliards de dollars investi par le Qatar et ses cousin séoudiens dans la cause de la « révolution » syrienne n’ont guère rapporté, et que c’est sur le terrain militaire, et lui seul, que tout va se jouer :

  • or, depuis quelque jours, la tendance ne semble pas favorable à l’ASL et aux autre protégés sanguinaires de l’émir ben Jassem al-Thani.

Ton nouveau pour même vieux fonds

Il y a au moins un autre dirigeant arabe, et non des moindres, qui ne sera pas d’accord avec le communiqué final de la Ligue : c’est Bachar lui-même. Pour tenter de le fléchir, ben Jassem al-Thani enrobe son nouvel ultimatum de sucreries et de formules de déférence. Ainsi, il en appelle à la conscience et au patriotisme président syrien : « Il (Bachar) peut arrêter les destructions et les tueries en prenant une décision courageuse« .

Cette approche plus (faussement) respectueuse rompt avec les excommunications et menaces des précédents sommets de la Ligue arabe sur le sujet. Et ce changement de ton, de forme, est bien la seule nouveauté observable à ce nouveau raout qataro-arabe, mais elle fait sens :

  • en quelques jour, l’échec militaire et politique de l’ASL à Damas a contraint les fous furieux du Qatar à tenter une approche moins « abrupte » de la question Bachar.
  • De même que le voyage de Moscou et de Pékin du cheikh et de son employé Nabl al-Arabi consacre une nouvelle fois la prééminence diplomatique de la Russie et de la Chine sur le dossier syrien.

Pas besoin d’être syrien ni même de parler arabe pour pronostiquer le sort que fera le principal intéressé à cette « initiative » émanant d’un État qui est sans doute le seul au monde à pouvoir être qualifié de base de la CIA.

Les soldats syriens qui meurent pour sauvegarder l’indépendance et l’unité de leur pays sont tués presque toujours par des balles, des obus et des bombes payés par le Qatar et ses voisins « pétro-despoto-islamistes ».

Le Qatar, qui ne peut perdre la face sur la Syrie sans voir s’effondrer ses cours à la grande bourse géopolitique, a juste commis une gesticulation de plus. Il repousse le constat de sa défaite comme certains jeunes gens repoussent l’entrée dans la vie active en entreprenant de nouvelles études !

http://www.infosyrie.fr/





23/07/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:40 pm)

23.07.2012

Les réfugiés syriens (ici visités par Kofi Annan en avril dernier) ont longtemps été une carte dans le jeu diplomatique d’Erdogan.
Mais là aussi, les réalités politiques sont en train de rattraper les mises en scène médiatiques

Dimanche, une révolte a éclaté dans plusieurs camps de réfugiés syriens en Turquie, dans le secteur du Hatay. Ceux-coi protestent contre les mauvais traitements et les brimades de leurs gardiens, la nourriture insuffisante ; certains dénoncent des viols, un phénomène qui serait récurrent dans ces camps depuis leur ouverture à l’été 2011.

À Oncüpinar, près de la frontière, les policiers turcs ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des coups de matraque aux jets de pierres des Syriens.

Oncüpinar est le plus important des dix camps de réfugiés en territoire turc, il accueillerait pas moins de 15 000 Syriens sur les quelque 40 000 qui seraient actuellement hébergés par la Turquie.

Un atout médiatique qui devient un cancer politique
Un responsable turc a nié que deux Syriens aient été tués dans cette révolte, mais il a admis que les incidents étaient « parmi les plus violents de ces derniers mois ».
De semblables incidents ont, pour les mêmes raisons invoquées à Oncüpinar, éclaté dans le camp d’Islahiyé (90 kilomètres à l’ouest d’Oncüpinar).
À vrai dire, la tension est latente depuis des mois dans es camps, où les autorités administratives et policières turques font le service minimum quant à l’entretien de ces milliers de bouches tout juste utiles à donner un vernis humanitaire et une stature anti-Bachar au gouvernement Erdogan :
  • on se souvient notamment de la médiatique visite de l’actrice américaine Angelina Jolie dans un de ces camps d’infortune (voir notre article « Le retour de la ravissante idiote »‘, mis en ligne le 25 février 2012).
Le nombre des réfugiés de la première vague – été 2011 – avait connu une décrue à l’automne. Mais la montée en puissance, au nord d’Idleb et d’Alep, des bandes venues du territoire turc, et la réponse de l’armée syrienne, ont conduit ces derniers mois à une recrue des départs de civils vers la Turquie, certains étant d’ailleurs amicalement invités à suivre les groupes ASL.
Le gouvernement turc entretient d’ailleurs officiellement un base de l’ASDL à Reihanly, située à quelques kilomètres de la frontière (voir notre article « Comment vit le petit monde de l’ASL dans son sanctuaire turc », mis en ligne le 26avril 2012).
On imagine que ses « résidents » sont mieux traités par l’administration Erdogan que la piétaille civile.
Détail « piquant » : l’AFP indique qu’un certain nombre de ces réfugiés syriens ont déjà pris leurs voitures – ils en ont donc encore ? – pour regagner la Syrie !
Incontestablement, ces incidents violents constituent un nouveau revers pour Erdogan et ses amis : la population turque, surtout celle des régions limitrophes du sud, est déjà affectée par les conséquences économiques de la stratégie de la tension menée par Ankara vis-à-vis de Damas :
  • l’incident du poste-frontière de Bab al-Hawa, samedi, qui a vu une troupe de djihadistes syriens et surtout étrangers, s’emparer de plusieurs dizaines de camions turcs pour voler leur marchandises et rançonner leurs chauffeurs, a été une illustration spectaculaire des conséquences de l’appui d’Erdogan aux bandes ASL.
  • Beaucoup d »habitants du Hatay sont des alaouites très proches des Syriens – ils seraient la majorité de la majorité arabophone de la province revendiquée par la Syrie, ou nombre de Syriens -, et n’ont guère de sympathie pour les gens de l’ASL et les réfugiés qu’ils considèrent comme des extrémistes sunnites.
Les incidents d’Oncüpinar et d’Islahiyé vont évidemment ajouter pas mal d’eau fraîche au moulin des opposants turcs à Erdogan et à l’AKP, c’est-à-dire tout le reste de la classe politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Décidément, Erdogan s’enfonce dans les sables mouvants de sa politique syrienne.
On lui suggère de déléguer la répression des réfugiés à la vingtaine de généraux syriens dissidents sans troupes qu’il est censé héberger sur son territoire : il ne peut pas non plus nourrir ces Syriens-là à ne rien faire….

http://www.infosyrie.fr/







23/07/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (7:26 pm)

Le Journal de la Syrie 23 Juillet 2012 - VIDEO EN FRANCAIS
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_bm0SriGDl0
23.07.2012
Serge Thion, ancien chercheur français au CNRS, au sujet de la situation en Syrie
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=jO6BLR1t7bA


René NABA "La Syrie et l'Algérie sont les derniers Bastions du Refus"

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=NWgguDtmu_Q







23/07/12
Catégorie: Business : 

Auteur: atanetbout (9:32 am)





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