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21/07/12
Catégorie: Arts & Littérature : 

Auteur: vilistia (9:53 pm)

21.07.2012

Par Louis Denghien,



Des soldats syriens rétablissent les couleurs à Midane, le 20 juillet : la résistance de la Syrie aux violents coups qui lui ont été assénés cette semaine a transformé en 48 heures l’euphorie occidentale en rage impuissante


Vendredi à l’ONU, les quinze membres du Conseil de sécurité ont donc prolongé de trente jours la mission des observateurs de l’ONU en Syrie. Qu’en penser ?

La brièveté de ce nouveau mandat, éventuellement reconductible, suggère un compromis entre les positions occidentale et sino-russe, les premiers ne voulant plus entendre parler de la mission du général Mood ni du plan de Kofi Annan, les second, sans doute pour « ligoter » leurs adversaires et gagner du temps, jouant plus que jamais la carte onusienne.

Le représentant russe à l’ONU Vitali Tchurkin a déclaré d’ailleurs que cette mission pouvait toujours « jouer un rôle dans la réduction de la violence« .

Sans doute pense-t-il – comme nous – que c’est surtout la réduction de l’ASL qui permettrait une réduction véritable des violences. Mais encore une fois, on est dans un jeu diplomatique international serré.

Certains pensent que les observateurs du général Robert Mood – qui a fermement condamné l’attentat du 18 juillet – n’ont servi qu’à sauver la mise aux rebelles en difficulté et à paralyser l’action de l’armée.

Au vu de ce qui s’est passé sur le terrain depuis le 12 avril, jour d’entrée théorique du cessez-le-feu prévu par le plan Annan, ça n’est pas évident.

Le 9 juillet, Bachar al-Assad et Kofi Annan avaient trouvé un terrain d’entente sur un plan a minima de réduction progressive de la violence :

les observateurs feraient porter leurs efforts sur les secteurs les plus gravement touchés, s’efforçant de calmer le jeu en s’interposant en nombre suffisant entre militaires et rebelles ; et cette stabilisation des principaux foyers de violence influerait à terme sur la situation dans le reste du pays.

Peut-être. Mais depuis, il y a eu l’opération ASL contre Damas. Et le terrible attentats du 18 juillet qui a emporté quatre hauts responsables dont le propre beau-frère de Bachar.

Celui-ci a toujours su à qui il avait affaire, mais là il doit ressentir « physiquement » qu’entre l’opposition radicale et lui, c’est vraiment une lutte à mort.

Guerre froide encore un peu plus fraîche

Les événements de Damas ont aussi radicalisé les antagonismes diplomatiques et géostratégiques. Suite au cinglant nouveau double véto du 19 juillet, le ton a monté entre les deux camps géopolitiques.

Les États-Unis, notamment, ont annoncé qu’ils essaieraient d’agir en Syrie « en dehors » du cadre des Nations-Unies. Voilà qui pourrait rappeler de mauvais souvenirs irakiens.

Mais on sait que l’administration américaine ne tentera rien avant l’échéance présidentielle de novembre. On peut être certains, en revanche, que Washington va accroître son aide logistique et technique à l’ASL.

Interrogé vendredi par I-Télé, le représentant de la France à l’ONU, Gérard Araud, n’a pu, poussé dans se derniers retranchements, que convenir qu’il n’y aurait décidément pas d’intervention militaire occidentale en Syrie – il ne faut pas « ajouter la guerre à la guerre civile » – et que la France étudierait avec ses partenaires de nouvelles sanctions financières, économiques et diplomatiques contre le pouvoir syrien. Et, on allait oublier, aiderait l’opposition à devenir une alternative crédible : là, ça devrait prendre du temps et pas mal d’énergie à Laurent Fabius et à ses services….

La Russie, par la voix de Vladimir Poutine, a vivement réagi aux menaces américaines d’actions « hors ONU » :

  • pour le président russe, une telle orientation serait « inefficace » : toujours la concision poutinienne…

On verra ce que peuvent faire les bérets bleus sur le terrain. À notre avis pas grand chose. Et en tous cas ils ne pourront pas arrêter l’armée syrienne dans son « explication » peut-être décisive avec l’ASL et les islamistes.

Pour le reste, les Occidentaux qui avaient connu, cette semaine, des ivresses politiques – jeudi encore, on parlait de chute de Damas et de fuite de Bachar ! – souffrent certainement depuis 48 heures une forme de « gueule de bois » diplomatique :

Damas n’est pas tombé, les Russes et les Chinois n’ont pas cédé, et Bachar n’est pas parti. On (les Occidentaux) a beau avoir une constitution robuste, il y a des déceptions dures à encaisser !

http://www.infosyrie.fr/






21/07/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (7:05 pm)

21.07.2012

Soldat dans Midane reconquis

Hier soir, outre Midane, les autorités ont repris le contrôle du quartier de Barzeh, dans le nord de Damas, les rebelles confirmant leur « repli tactique » de ces deux quartiers. Toujours ans le nord de l’agglomération, Qaboun serait pratiquement libéré des bandes.

Au sud de l’agglomération, le faubourg d’al-Kadam, contigu à celui d’al-Tadamone, aurait lui aussi été purgé de toute force rebelle constituée. Une source sécuritaire a affirmé à l‘AFP que les combats avaient cessé à Tadamone, base de départ des rebelles à Damas..


Par Guy Delorme,



On signalait des combats dans le quartier Ruken Al-Din, ainsi qu »à Jobar (nord-est) où l’armée semble progresser assez vite, et à Daraya.

L’armée progressait ausi dans le quartier (nord-ouest) de Kafar Soussé. Autre zone d’affrontement, les « Champs de Mezzeh », aux approches sud-ouest de la capitale. Systématiquement, les militaires multiplient les points de contrôle aux limites des quartiers afin d’empêcher les bandes décimées d’ »exporter » le chaos dans le secteur voisin.

Sinon, une forte explosion à signaler dans le tunnel d’Al-Amwyeen, qui aurait occasionné d’ importants dégâts matériels. Ce pourrait être l’explosion qu’a entendu la correspondante de Russian Today, Maria Finoshina

La reporter russe Maria Finoshina avec des soldats

Pour autant la sécurité n’est pas totalement rétablie : le journaliste Mohamed Aisa’id de la télévision syrienne a été kidnappé à Jdaidet Artouz (Damas) vendredi ; ses amis et collègues ont lancé une mise en garde, demandant de « ne pas croire aux informations qui seront lues par ce journaliste tant que l’annonce de sa libération des mains de ses ravisseurs n’aura pas été faite officiellement sur les médias syriens ».

Premier bilan de la « bataille » de Damas

Reste qu’au soir du cinquième jour de ce que l’ASL présentait comme la bataille décisive pour la « libération » de Damas et la chute ou la fuite de Bachar, il semble bien que les groupes armés ne livrent plus que des combats d’arrière-garde, prélude à un « repli tactique » cette fois global.

Il se peut que certains puissent se cacher, en attendant « des jours meilleurs », dans des secteurs où la population est plus favorable – relativement au reste de la ville – à l’opposition.

Mais on imagine que les autorités vont tout faire pour ne laisser aucun insurgé se refaire une santé ailleurs. Cette bataille de Damas est pour le pouvoir une chance de « casser », militairement et moralement, une partie appréciable de l’insurrection.

Celle-ci, en revanche, peut au moins se vanter d’avoir apporté une atmosphère de guerre et de chaos dans la capitale du pays, jusque-là largement épargnée, si l’on excepte les attentats à la voiture piégée et les combats dans le secteur de Douma (nord-est de l’agglomération), par les violences de l’ASL.

Mais ce succès médiatique et psychologique ponctuel lui aura certainement coûté très cher. Accessoirement, les Damascènes dans leur grande majorité risquent de développer un puissant sentiment de « plus jamais ça » et de resserrer les rangs autour du régime.

Du reste, l’AFP reconnait, ce samedi 21 juillet, que les manifestations d’opposants du vendredi ont été « de faible ampleur » et n’en signale qu’à Damas et Deraa.

Les postes-frontières repris

Dans le reste du pays, le gouvernement a marqué également des points. S’appuyant sur des sources officielles tant syriennes qu’irakiennes, la chaîne d’information al-Mayadine – lancée récemment par des dissidents d’al-Jazeera pour contrer la désinformation de cette dernière – a confirmé vendredi après-midi la reprise du poste frontalier (vers la Turquie) de Bab al-Hawa, dans le nord d’Idleb. Mais aussi de Boukamal (ou al-Bukamal), la ville frontalière avec l’Irak, située sur l’Euphrate. Mais peut-être s’agit-il plus exactement du poste-frontière et non de la vile elle-même.

À en croire l’OSDH – et donc les médias français – une nouvelle « bataille » majeure s’est ouverte vendredi à Alep, la deuxième ville de Syrie, mais l’officine londonienne pro-ASL ne donne guère de détails à ce sujet : l’OSDH a une fâcheuse tendance à inventer des « violents combats » là où il y a de simples échanges de tirs. Mais attendons d’en savoir plus….

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RUSSIA TODAY EN FRANCAIS

20 juillet 2012

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QA5I2WiSs58





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