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Catégorie: Politique :
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Les véritables raisons de la fermeture des usines Peugeot-Citroën.juillet 15, 2012 PSA : victime d’une politique scélérate contre l’Iran Le constructeur automobile français PSA (Peugeot – Citroën) a annoncé jeudi 12 juillet 2012 la fermeture de son site d’Aulnay Sous Bois (93) pour 2014 et surtout la suppression de 8000 postes. Le PDG du groupe, M. Varin a déclaré que “l’ampleur et le caractère durable de la crise qui affecte [notre] activité en Europe rendent désormais indispensable ce projet de réorganisation”. Or, force est de constater que, manifestement, PSA a sacrifié 8000 emplois pour des raisons politique et géopolitique imposées par son partenariat avec l’étasunien GM qui, rappelons-le, place l’Iran (1er marché à l’export de PSA) sous embargo.
PSA Peugeot Citroën subit le contrecoup des sanctions contre l’Iran Le renforcement des sanctions américaines et européennes vis-à-vis de l’Iran et la toute nouvelle alliance signée avec General Motors sont en train de jouer un vilain tour à PSA Peugeot Citroën. Déjà confronté à un marché européen déprimé, le constructeur français voit se dérober le marché iranien, son premier débouché à l’export.
Mercredi 28 mars, United Against Nuclear Iran (“Unis contre un Iran nucléarisé”), un lobby américain hostile à Téhéran, a interpellé General Motors pour qu’il force PSA, dont il détient désormais 7 % des actions, à cesser tout commerce avec l’Iran. Dans un communiqué, publié mercredi, GM a précisé qu’il avait “discuté du problème avec Peugeot”. “Nous en avons retenu qu’ils avaient décidé de suspendre la production et l’expédition de matériel vers l’Iran il y a quelque temps, avant que nous signions notre alliance avec eux, et nous avons décidé de maintenir cette suspension “, assure le constructeur américain.
Quand les premiers envois ont cessé, mi-février, Javad Najmeddin, le PDG d’Iran Khodro, assurait dans Donya Ehtessad, le grand quotidien économique iranien, que “les sanctions n’affecteront pas nos relations avec PSA. Les deux entreprises continuent à travailler ensemble”. CHÔMAGE TECHNIQUE À VESOUL Pour le groupe français, l’arrêt des exports de pièces va avoir un “impact relativement limité financièrement”, assure PSA, puisque ce marché représente 1,5 % à 2 % de son chiffre d’affaires (42,7 milliards d’euros) en 2011. Cela correspond à 640 à 850 millions d’euros de manque à gagner.
Egalement installé en Iran, Renault, lui, dit ne pas avoir “de souci.
S’il devait tirer un trait sur l’Iran, PSA perdrait 15 % de ses ventes (en volumes), ce qui le ferait dégringoler au classement mondial des constructeurs. Mais Peugeot devrait en conserver certaines, puisque Iran Khodro poursuit la vente sous licence des 405 et 206 qu’il fabrique de plus en plus avec des pièces produites localement. Il devra trouver une solution pour les pièces qu’il importait. Par Philippe Jacqué Source : Le Monde Jean-Pierre Mercier délégué CGT usine d’Aulnay – 12-07-2012: PSA a fait une croix sur son marché iranien (450 000 véhicules / an) |
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Catégorie: Arts & Littérature :
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Après 2 de bonnes heures de navigation, nous atteignons l'île de Kofia où l'exploitation du poisson semble être l'activité principale.... quelle odeur nauséabonde!! Le poisson séché est vendu de part et d'autres: au Nigéria, au Tchad et au Cameroun. Les enfants de l'île nous ont réservé un superbe accueil sous une chaleur indescriptible...! Belle visite!! |
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Catégorie: Voyages et tourisme :
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Le Lac Tchad!! Si connu et menacé.... mais pas encore totalement asséché: |
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Catégorie: Politique :
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16.07.2012 Par Louis Denghien, le 16 juillet 2012 On peut donc consulter à nouveau normalement la chronique des événements établie chaque jour par l’agence syrienne Sana. Et c’est très utile pour « équilibrer » et même démentir les informations du pôle OSDH/AFP. Rappelons ici que Sana est bien sûr une tribune gouvernementale, mais qu’elle est précise, et en définitive modeste, c’est-à-dire exacte, dans ses compte-rendus. Les événements sont situés et contextualisés, des noms de protagonistes sont donnés, et les bilans n’ont rien de superlatif ou de triomphaliste. On voit bien, à lire Sana, que le pays est plongé, jour après jour, dans une guerre qui ne dit pas son nom, faite de plus d’accrochages et d’embuscades que de batailles épiques. 24 heures sans répit pour la rébellion Pour son édition datée du 15 juillet, rendant compte d’événements survenus tard le 14 et tôt le 15, Sana dresse la liste d’incidents suivante : -à l’aube du 15, deux tentatives d’infiltration successive depuis le Nord Liban, dans le secteur d’al-Jorah (ouest de Homs et d’al-Quasayr) ont été mises en échec avec des « pertes considérables » pour les rebelles. À al-Qusayr même, l’explosion d’un atelier de confection de bombes et d’engins piégés a entraîné la mort de plusieurs activistes ; -dans le secteur d’Idleb, sur la route al-Frikeh/Jisr al-Choughour (à l’ouest d’Idleb non loin de la frontière turque), une voiture particulière qui tentait de fuir un contrôle a été prise sous le feu des forces de l’ordre :
Pour son bulletin du 16 juillet, rendant donc compte d’incidents intervenus dans l’après-midi et la soirée du 15, et dans la matinée du 16, Sana annonce :
Sana ne dit rien des opérations encore en cours à Damas-Tadamone pour ce 16 juillet. Mais dans son bulletin en date du 15, l’agence fait état d’un accrochage dans ce quartier ayant entraîné des pertes « lourdes » chez les activistes… Le Figaro note un tournant militaire… en faveur de Bachar On voit, ou plutôt on continue de constater que l’armée et la police portent des coups sévères et quotidiens à l’insurrection. On peut avoir aussi le sentiment qu’il s »agit là d’une tache s’apparentant au « rocher de Sisyphe » (ou à la tapisserie de Pénélope), toujours à recommencer, d’autres insurgés remplaçant les activistes tués, des groupes réapparaissant dans des quartiers dont ils avaient déjà été chassés plus tôt avec pertes. C’est quand même un impression plus qu’une réalité : à Homs, même si la chose prend du temps, les ASL contrôlent une peau de chagrin et n’ont pu reprendre pied à Bab Amr en dépit de deux ou trois fanfaronnades de l’OSDH. On ne les a pas revus à al-Haffé, à l’est de Lattaquié. Ni, pour nous rapprocher de Damas, à Douma. Autant d’endroits où ils ont subi des échecs assez sanglants. Même un journal américano-compatible comme Le Figaro vint de reconnaître que le gouvernement et son armée avaient enregistré des succès contre la rébellion :
Le Figaro donne d’autres exemples :
Et c’est – tiens, tiens ! – Georges Malbrunot qui écrit tout cela, oui, celui-là même qui voici une semaine discourait avec un sérieux imperturbable sur la résistible ascension militaire de l’ASL ! Apparemment, Malbrunot a reçu des « éléments nouveaux »… « Le moral de l’armée régulière (est) regonflé » indique même en intertitre de son article M. Malbrunot (!!!). Et à l’appui de ses dires, le journaliste fait état des confidences d’un responsable des services syriens : « On va passer les rebelles à la moulinette », l’interlocuteur expliquant que l’armée attendait depuis des mois l’ordre « de passer à l’action« . Cet ordre, on le sait, a été donné voici trois semaines par Bachar lui-même, lorqu’il a dit aux membres de son nouveau gouvernement, et par-dessus eux, aux Syriens, que le pays était confronté à une guerre, et qu’il n’allait pas la perdre. Seul le souci de ménager la position des alliés russe et chinois, explique au Figaro l’homme des services syriens, a différé, dans le cadre des négociations autour du plan Annan, cette offensive générale anti-rebelles. Malbrunot dit encore que les dernières manoeuvres combinées de l’armée ont « regonflé le moral des troupes alaouites« . Sauf que la dite armée est toujours majoritairement composée de sunnites, à l’image du pays, et que, n’en déplaise aux « fabulistes » de l’opposition, ils n’ont pas tous déserté. Mais l’ »alaouitude » tous azimuts du régime syrien est un dada auquel ne renoncent pas facilement nos analystes sous influence atlantiste… Retenons que même Le Figaro a senti le vent changer : on verra bien s’il se contredit à nouveau dans les semaines qui viennent, mais la « tendance » en cours est intéressante »… Où en est, en termes d »effectifs, l’insurrection ? Maintenant, les rebelles reçoivent, via deux ou trois frontières difficile à contrôler intégralement, des renforts. Assez pour combler leurs lourdes pertes ? C’est toute la question : quand on parle des insurgés tués, on oublie les blessés, encore plus nombreux, et les pris. Et les déserteurs :
Le tout étant de savoir de quel « capital humain » elle dispose :
Nous avons risqué, « intuitivement », une estimation vague mais plus raisonnable, oscillant ent10 et 20 000 combattant de toutes obédiences, de toutes origines et de tous niveaux de « professionnalisme ». Ajoutons au dossier cette estimation émanant des Tendances de l’Orient, bulletin quotidien d’information dirigé par Pierre Khalaf, qui préside aussi à un Centre d’Études stratégiques arabes et internationales. Khalaf est certes nettement du côté du gouvernement syrien – en tous cas opposé à l’OTAN et à la désinformation -, mais il sait de quoi il parle – aussi bien au moins qu’un Thomas Pierret. Il avance le chiffre de 7 000 combattants armés. Voici ce que dit notamment, au sujet de l’actuelle situation militaire, Pierre Khalaf : « Le plan du commandement syrien est de détruire la plupart des fiefs des insurgés, contrôler les axes routiers internationaux, est encercler les principaux foyers tenus par les rebelles, dont les effectifs sont estimés à 7 000 hommes en arme. Après avoir repris le contrôle de la campagne de Damas, où se trouvent d’immenses dépôts d’armes, des chambres d’opération et des hôpitaux souterrains, l’effort se dirige actuellement vers Homs, pour la pacifier et reprendre le contrôle des quartiers encore sous le contrôle des insurgés, qui s’y livrent de nombreuses exactions et atrocités. Dans le même temps, de vastes opérations se déroulent à a frontière avec la Turquie, d’où passent hommes, argent et armes. La situation des rebelles a atteint un tel état de faiblesse et de dispersement, poursuit Khalaf, que les opposants qui habitent dans les 5 étoiles, multiplient les déclarations sur «l’imminence» de la bataille de Damas qui sera «décisive »« . Pierre Khalaf prend-il ses désirs – et les nôtres – pour des réalités ?
Ci-dessous le lien vers les Tendances de l’Orient : |
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Catégorie: Politique :
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16.07.2012 L’image internationale de la Russie s’améliorera quand les Russes arrêteront de l’améliorerLa récente tragédie dans le territoire de Krasnodar (une inondation meurtrière aux conséquences dévastatrices – ndlr) présente sous un angle quelque peu différent l’ancien thème de l’image de la Russie à l’étranger et des stéréotypes occidentaux sur les Russes, que ces derniers cherchent de temps à autre à démystifier avec plus ou moins de succès. Selon les experts, il faut cesser d’y réagir aussi mal et se pencher sur la situation intérieure du pays, au lieu de son image extérieure, afin que cette « démystification » soit efficace. RIA Novosti et le quotidien The Moscow News ont organisé cette semaine une discussion très intéressante (Non aux stéréotypes) au sujet de l’image internationale de la Russie et des Russes. Au départ, les journalistes étrangers qui travaillent à Moscou et les spécialistes russes des relations humaines s’apprêtaient à discuter l’éternel thème de savoir comment surmonter les images négatives et indésirables sur la Russie, comme celle selon laquelle les ours y vivraient mieux que les gens.
Mais récemment s’est produite l’inondation du territoire de Krasnodar, et la discussion, qui aurait pu même devenir amusante, a pris un tout autre ton. L’image de la Russie actuelle, par exemple, pour la correspondante du Guardian Miriam Elder, c’est plutôt un montage photo diffusé sur les réseaux sociaux pendant les premiers jours de la catastrophe. A gauche, on voit des dirigeants japonais confus qui inclinent la tête devant les vieillards pour demander pardon après l’accident à Fukushima, et à droite, se trouve le gouverneur du territoire de Krasnodar, Alexandre Tkatchev, bronzé en disant: « Vous vouliez quoi, que je fasse le tour de tout le monde (pour alerter la population de l’inondation imminente- ndlr)? » « Difficile d’améliorer l’image du pays sans changer son contenu », souligne la journaliste britannique. C’est toujours de la faute aux Russes? La Russie continue à être souvent présentée comme un pays froid, alcoolique, totalitaire, avec des ours dans les rues et une balalaïka dans chaque foyer. Sauf qu’aujourd’hui, le soldat avec un pardessus gris a été remplacé par un bandit oligarque avec des chaînes en or. La menace nucléaire a cédé la place au chantage énergétique.
Selon les observations de l’ancien ambassadeur et de Seda Poumpianskaïa, chargée des relations internationales et publiques à la fondation Skolkovo, les journalistes étrangers s’efforcent de ne pas tromper les attentes du public en ne retenant parmi les événements que le négatif. Indéniablement, il est bien plus important de changer le contenu que l’image du pays, déclare Seda Poumpianskaïa, d’autant plus que la critique est souvent justifiée. Mais en effet, l’image de la Russie dans le monde est pire que la réalité. A l’aube de la perestroïka, l’avocat suisse Karl Eckstein a ouvert son cabinet en Russie. En 2007, il est devenu le premier consul honoraire de la Russie à Zurich et était chargé de l’établissement des liens économiques et culturels entre la Russie et la Suisse. La démystification des stéréotypes sur les Russes est l’une de ses priorités parce que non seulement ces idées reçues offensent les Russes, mais elles empêchent également d’établir un climat commercial sain. Il a fait des constatations étonnantes lorsque s’est produite la catastrophe aérienne au-dessus du lac de Constance (la collision le 1er juillet 2002, du vol 2937 de Bashkirian Airlines et du vol 611 de DHL près d’Überlingen – ndlr). Le lendemain de l’accident (qui a emporté la vie de 52 enfants et 19 adultes), les médias occidentaux ont publié des articles dont le sens était le suivant:
Cependant, la vérité est exactement le contraire – le pilote russe était très compétent, l’avion était en ordre, la tragédie s’est produite suite à une erreur du contrôleur suisse. « Mais toute la panoplie de préjugés sur les Russes a été présenté comme une chose allant de soi: négligence, alcoolisme, mafia », constate l’avocat. Les techniques d’avant-hier Avant la perestroïka, le monde ne savait pratiquement rien des Russes.
Au début des années 1990, une foule de touristes et d’hommes d’affaires russes est allée à l’étranger. Au bouquet russe habituel sont venus s’ajouter la mafia, la prostitution et Gorbatchev. Dans les années 2000, c’était au tour des oligarques, du pétrole et de Poutine.
Etant donné que rien de tout cela, hormis peut-être la vodka (sans exagérer non plus), ne correspond à la réalité, il est facile de mettre de tels stéréotypes sur le compte de l’ignorance de ceux qui les entretiennent et d’en rire. Mais lisez, par exemple, ce qu’a écrit en 2008 le conseiller du gouvernement britannique Simon Anholt, qui a inventé à son époque la notion du « Nation Brands Index »:
Et ce sont les professionnels qui doivent le faire, estime Seda Poumpianskaïa de la fondation Skolkovo: « Sans fanfares ou trucs médiatiques, sans propagande agressive ou antipropagande – ce sont des techniques d’avant-hier. » Selon elle, les spécialistes russes des relations publiques doivent aider les journalistes étrangers à trouver des histoires positives, compréhensibles pour des gens civilisés et montrant une autre image de la Russie, une image humaine. Par exemple, sur Skolkovo, elle a noté qu’aucun article franchement négatif n’avait été publié dans la presse étrangère. Toutefois, une telle proposition d’aide pourrait paraître pour le peu surprenante aux journalistes étrangers. L’image n’est rien La journaliste britannique Miriam Elder est surprise par la proposition d’améliorer l’image de la Russie grâce à des articles positifs. Elle met cette idée sur le compte de la différence mentale dans la compréhension du métier de journaliste. On lui a enseigné qu’un journaliste devait avoir un point de vue critique et chercher la contradiction dans tout événement qu’il s’apprête à présenter. Cela concerne les nouvelles du monde entier, et avant tout de son propre pays. Selon elle, peu importe comment seront interprétées les actions et la réaction des autorités russes par les Britanniques ou les Américains. « Le plus important est de savoir ce qu’en pensent les habitants de Krymsk (la ville récemment inondée du territoire de Krasnodar – ndlr) », estime Miriam Elder. Jeffrey Tayler, écrivain américain, rédacteur du magazine Atlantic, correspondant à la radio NPR et de certains autres médias américains, rejoint sa collègue sur ce point – les Russes pensent trop et sont « obsédés » par leur image. « Par exemple, je me souviens qu’à l’époque de la guerre froide, aux Etats-Unis, on était parfaitement conscient que l’URSS était le premier pays à avoir envoyé l’homme dans l’espace. Il était clair que les dirigeants de ce pays se préoccupaient peu de la vie du citoyen soviétique ordinaire, ils avaient d’autre priorités – dépasser les Etats-Unis dans la course pour la conquête de l’espace. Et ils ont réussi. » Mais aujourd’hui, selon Tayler, il est assez difficile de comprendre les priorités du gouvernement russe. Il estime que cela doit préoccuper davantage les Russes que l’opinion des gens de l’autre côté de l’océan. Il existe également de nombreux stéréotypes négatifs autour des Etats-Unis, mais cela n’atteint pas la majorité des Américains, affirme l’écrivain: ils s’intéressent plutôt au travail du gouvernement, ils veulent savoir si ce dernier dirige ses efforts au profit de la société américaine. Personne ne pense à nous. Pensons nous-mêmes à nous Les Russes, d’ailleurs cela concerne aussi bien les citoyens ordinaires que les dirigeants à divers niveaux, prennent très au sérieux leur image aux yeux des autres. Et ils essayent souvent d’améliorer leur image par la force et les menaces comme dans la plaisanterie: « Celui qui dit que je ne suis pas le plus gentil aura mon poing dans sa tronche. »
Or, pour améliorer son image, on peut utiliser d’autres stéréotypes qui seraient positifs – l’hospitalité russe (la tradition russe du pain et du sel), la spiritualité, l’éducation et la culture. Hélas, parfois, ces clichés sont également aussi éloignés de la vérité que les ours avec une balalaïka, mais ils existent toujours dans le monde. Miriam Edler estime que les projets tels que « Citoyen poète » (une critique acerbe du pouvoir) auraient largement amélioré l’image des Russes dans le monde en les présentant comme des gens talentueux, libres et vifs d’esprit. Ce sont ces qualités qui ont plus de valeur que la force, l’agressivité ou même la richesse. Jeffrey Tayler a même dévoilé une terrible vérité – depuis près de 15 ans, les Américains (comme d’ailleurs les habitants d’autres pays) ne pensent pratiquement plus aux Russes. Aujourd’hui, le plus difficile pour le journaliste en poste à Moscou est de convaincre le chef de rédaction de commander un article sur la Russie. Ces derniers temps, une certaine hausse de l’intérêt (des étrangers pour les Russes) a été constatée seulement en décembre dernier, après les manifestations qui ont suivi les élections législatives, mais elle s’est rapidement éteinte. Et les Américains sont revenus à leurs idées reçues habituelles sur la réalité russe. D’une part, les Russes sont un peu déçus qu’on ait cessé de leur porter attention. D’autre part, c’est une bonne occasion pour se concentrer sur le contenu intérieur. Par exemple, faire en sorte qu’en cas de catastrophe naturelle, la version selon laquelle la ville a été inondée intentionnellement par les autorités ne vienne pas à l’esprit de la population. Elle devrait plutôt être convaincue que les autorités ont fait tout, voire plus, pour empêcher les victimes. Quant à l’image des ours avec une balalaïka – qu’ils continuent à en jouer. |

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