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07/07/12
07.07.2012 Cette photo récente de l’AFP, prise aux abords du Krak des chevaliers (sur la frontière libanaise) montre que l’ASL a, en ce qui concerne les enfants syriens, largement dépassé le stade du « bouclier humain »… Depuis le dernier bulletin de Sana, dans la matinée de ce samedi, quelques nouvelles nouvelles du « front » : - -Dans le secteur à l’ouest de la ville d’al-Qusayr, entre Homs et la frontière libanaise, des concentration d’insurgés ont été attaquées aujourd’hui, et ont subi de ce fait de lourdes pertes, selon le communiqué officiel.
- -Au nord-ouest du gouvernorat d’Idleb, sur la frontière turque, et plus précisément au village de Bab al-Hawa près de la ville frontière de Harem (à moins de 50 kilomètres au nord-ouest d’Idleb), un énième tentative d’infiltration d’une groupe rebelle depuis la Turquie a été mise en échec, avec pertes pour les « visiteurs ».
Toujours dans la même province, à Kafer Nebol, les soldats ont accroché une bande qui essayait de contrôler une route : plusieurs activistes ont été tués, deux ont été capturés. Pas de pertes côté gouvernemental. Du côté de la désinformation opposante, l’OSDH fait état ce samedi matin, dans la région entre Alep et la frontière turque, des « plus violents bombardements depuis le début des opérations militaires il y a quelques mois dans la région« . Le problème étant que l’OSDH est ontologiquement voué à la surenchère et l’escalade verbale : on a l’impression à lire, jour après jour, ses communiqués d’une logique du « toujours plus » qui risquerait de décrédibiliser ceux-ci, si les journalistes et les lecteurs français faisaient preuve d’un minimum d’assiduité et de mémoire. Ce déchaînement sans précédent de l’artillerie bachariste a, pour l’heure, tué… un civil selon l’officine de R. A. Rahmane. Encore n’est-on pas sûr, connaissant les manipulations statistiques reconnues par leurs auteurs eux-mêmes, que ce « civil » n’était pas un insurgé armé. La frontière libanaise perméable aux balles aux obus -Sur la frontière nord-libanaise, et côté libanais, une fillette et une adolescent auraient été tuées lors de ce que l’OSDH présente comme des tirs de l’armée syrienne, l’AFP comme des « accrochages » et les autorités syriennes comme la mise en échec d’une tentative d’infiltration au cours de laquelle des dizaines d’insurgés auraient été tués ou blessés. Une chose est sûre : la mort de ces deux jeunes filles intervient dans un contexte général d’infiltrations ou de raids éclairs de bandes qui utilisent le nord du Liban comme un sanctuaire. Où viennent atterrir quelques balles et obus perdus de l’armée syrienne quand ces bandes sont contraintes au repli de l’autre côté de la frontière. Un élu local libanais a indiqué qu’il y avait eu à l’aube un échange de tirs entre des hommes armés se trouvant en territoire libanais et l’armée syrienne. Ajoutons au dossier cette indication de l’AFP : lundi deux policiers syriens avaient été blessés dans le même secteur par des roquettes tirées par-dessus la frontière par des insurgés en position au Liban. Les menaces contreproductives d’Hillary C Du front militaire, repassons au front diplomatique : le ministère chinois des Affaires étrangères a vertement répliqué aux accusations émise vendredi à Paris par Hillary Clinton, selon lesquels la Chine – avec la Russie, of course – entravait le règlement de la crise syrienne, et que les deux pays auraient un jour « un prix à payer » pour s’être opposés au départ de Bachar. Pékin a jugé « inacceptables » ces propos, il est vrai dignes d’une Calamity Jane, de la chef de la diplomatie impériale américaine. La Chine estime au contraire avoir joué un rôle constructif, soulignant qu ses efforts de médiation lui avaient valu une « large reconnaissance » au sein de la communauté internationale. Décidément, c’est à se demander si Hillary C. n’est pas le « meilleur ennemi souhaitable » pour les Syriens tant son arrogance et sa mauvaise foi passent les limites, pourtant extensibles, de la realpolitik internationale. La crise syrienne aura sans doute confirmé que les États-Unis avaient pas mal clients et des valets empressés, mais elle aura aussi montré à beaucoup d’autres peuples et nations que cette puissance était bien conforme à la caricature qu’en font ses ennemis : - cynique et hypocrite, brutale et mielleuse tout à la fois. Après tout, un cliché, c’est aussi une photo !
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07/07/12
07.07.2012 Clinton, Fabius, Davutoglu, une sympathique bandes d’amis de la Syrie – et du monde arabe en général…. La conférence parisienne des Amis de la Syrie s’est caractérisée par un certaine escalade en termes de déclarations et de décisions : - les participants – qui ne représentaient pas une centaine de pays, comme on le répète sur telle ou telle chaîne, mais une centaine de pays et d’organisations (comme le CNS) – demandent au Conseil de sécurité d’adopter d’ »urgence » une « résolution contraignante ».
- Résolution placée « sous chapitre VII » en référence à l’article de la charte de l’ONU prévoyant des menaces des sanctions pouvant aller jusqu’au recours à la force.
Par Louis Denghien, le 7 juillet 2012
Derrière l’humanisme, toujours le même but géostratégique Les amis des États-Unis et du CNS justifient cette logorrhée menaçante par la nécessité d’obliger le gouvernement syrien à mettre en oeuvre immédiatement les décisions de l’accord de Genève du 30 juin dernier sur le « gouvernement de transition« . Sauf que, bien sûr, ces gens-là sont moins exigeants vis-à-vis du CNS et des bandes armées qui ne respectent aucun cessez-le-feu et refusent tout dialogue avec le gouvernement actuel, prévu pourtant par l’accord de Genève. Sauf que, bien évidemment, les diplomates euro-américain, turcs et séoudo-qataris ne visent qu’une seule chose – toujours la même depuis des mois – le départ de Bachar al-Assad,, qui seul permettra la subversion totale de l’État syrien, but réel et ultime de la manoeuvre – enfin, non pas ultime, puisqu’à travers la Syrie c’est aussi l’Iran qui est visé, en attendant la Russie. Ce départ – non prévu par l’accord de Genève, comme l’ont rappelé les Russes et les Chinois – est expressément redemandé dans les conclusions du sommet de Paris, qui a vu François Hollande jouer les prophètes atlantistes, prédisant l’inéluctabilité de l’effondrement du régime. Nous, nous ne sommes pas prophètes, et n »occupons pas l’éminente position de François Hollande, mais nous pouvons quand même risquer cette prédiction à court terme : - -Comme les précédentes tentatives en ce sens, la résolution concoctée à Paris par les faux amis de la Syrie sera bloquée au Conseil de sécurité par la Russie et la Chine, pour les mêmes raisons qui les ont fait déjà émettre leurs vétos à trois ou quatre précédentes reprises.
- C’est évident et l’on imagine qu’Américains et Européens en sont bien conscients.
- Mais c’est à un travail de sape et de pression psychologique, contre le gouvernement syrien et ses soutiens internationaux, qu’ils continuent de se livrer, compensant par des sanctions et des déclarations menaçantes leur absence d’engagement militaire effectif- même si le principe d’un accroissement de l’aide aux insurgés a été proclamé à Paris.
-Certains envisagent de se passer d’un consentement de l’ONU pour frapper la Syrie : - l’idée est exprimée ouvertement par le Qatar et l’Arabie séoudite, et, à Paris, le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, n’a pas exclu que des mesures militaires soient discutées « peut-être dans d’autres réunions » si les sanctions économiques et diplomatiques n’obtenaient pas les résultats espérés.
- Si le résultat espéré c’est la démission de Bachar, les sanctions en effet n’aboutiront pas.
- Mais si, à ce propos, l’on peut croire en la sincérité des pétro-monarques, obsédés par la liquidation de la Syrie, du côté occidental on en est toujours aux roulements d’épaules, au « retenez-moi ou je fais un malheur« .
Tous ces messieurs savent très bien qu’une attaque de l’OTAN avec appui golfiste mettrait le feu aux poudres : - le Hezbollah, le FPLP, le mouvement Amal ont publiquement averti qu’en pareil cas ils ne resteraient pas l’arme au pied et l’Iran ne pourra non plus rester immobile et neutre dans cette bataille.
- Et si la Russie n’entrera pas ouvertement dans le conflit, elle usera certainement de mesures de rétorsion économique contre l’Occident et dispensera une aide militaire à la Syrie attaquée.
De toute façon, l’OTAN n’a pas bougé lors de l’incident du F4 turc abattu, qui constituait pourtant un prétexte idéal pour une intervention dans le cade de la charte de l’Alliance atlantique. Ni l’OTAN, ni le gouvernement turc pourtant très « va-de-la-gueule » contre la Syrie. Bref, à Paris, comme naguère à Istambul et à Tunis, beaucoup de bruit pour pas grand chose. Sur Mounaf Tlass Il faut encore dire un mot de ce qui a constitué la grande affaire en marge de la conférence de Paris, la défection de Mounaf Tlass, membre du premier cercle bachariste, et qui doit aujourd’hui se trouver à Paris : - diplomates et médias occidentaux ont commenté à l’envi cette « défection de première classe », et on a même entendu le président du CNS, Abdel Basset Sayda, se déclarer prêt à « coopérer » avec Tlass.
On espère que Tlass s’abstiendra de ce genre de « collaboration ». On lui prête déjà des propos invitant les militaires syriens à séparer leur destin de celui de Bachar al-Assad. Attendons ses déclarations officielles et de première main. Et espérons que chez lui le patriotisme et la dignité prévaudront sur la rancoeur. Sur le fond de l’affaire, ne donnons pas dans la langue de bois et reconnaissons qu’en termes symboliques le coup porté au régime syrien est important. Une importance tempérée toutefois par le fait que cette fuite de Mounaf Tlass n’est que la conséquence ultime d’une dissidence politique et morale entamée depuis une année à peu près. Son « exemple » fera-t-il tache d’huile dans la hiérarchie militaire ? Celle-ci est globalement restée droite dans ses bottes, et les généraux, qui n’ont pas forcément profité du système comme Mounaf Tlass, savent qu’il n’y a rien de bon à espérer de leurs adversaires, politiques et a fortiori militaires. Ni pour eux, ni pour leur pays. Et puis, tous savent bien que la guérilla ne peut vaincre par ses seules armes. Et qu’elle a reçu des coups sensibles. L’incident de l’avion turc a par ailleurs montré en temps réel et en grandeur nature qu’une attitude syrienne ferme décourageait pas mal de mauvaises volontés. À suivre. |
07/07/12
07.07.2012 L’armée syrienne est toujours aussi pugnace, beaucoup plus que ne le disent et l’espèrent nos médias « citoyens » ! Certains désertent en première classe, d’autres se battent. Voici ce qui s’est passé militairement en Syrie vendredi après-midi et samedi matin, tel que le rapporte l’agence Sana. -Dans le secteur de Homs, dans les localités de Rableh et d’al-Nizarieh, des attaques de bandes contre des postes de l’armée ont été repoussées avec pertes pour l’assaillant : parmi les activistes tués, Moustafa Saleh Aamer, un « nom » de l’activisme régional Par Guy Delorme, le 7 juillet 2012 Sévère défaite ASL à Khan Cheikhoun -Dans la région d’Idleb, l’armée a enregistré un succès d’ampleur en chassant l’ASL de la ville de Khan Cheikhoun (à une trentaine de kilomètres au nord de Hama) : plusieurs points d’appui des insurgés ont été détruits, et les pertes de ces derniers seraient conséquentes. La chaîne d’information russe Russia Today, ainsi qu’un média atlantiste comme Huffington Post ou encore le quotidien libanais (anti-syrien) L’Orient-Le Jour ont confirmé la nouvelle, d’ailleurs reconnu officiellement aussi par un porte-parole de l’ASL. Avec ses 70 000 habitants (en temps « ordinaires »), Khan Cheikhoun occupait une position stratégique, située qu’elle est sur l’autoroute Damas-Alep, au nord de Hama. À ceux qui pourraient s’étonner que l’armée arabe syrienne ait pu laisser l’ASL contrôler une position aussi importante, rappelons une fois de plus que ce n’est jamais, ou rarement, une ville dans sa totalité qui est occupée par ces bandes, et jamais durablement : - en tenant en coupe réglée certains quartiers, l’ASL ou les bandes étiquetées ainsi, pourrissent toute une ville avec des effectifs réduits :
- si l’on en croit L’Orient-Le Jour, 80% des habitants ont d’ailleurs fui la ville. C’est, en quelque sorte, le « modèle homsi » que les bandes tentent de reproduire dans les villes de quelque importance où elles parviennent à prendre pied.
Le porte-parole de l’ASL, un certain Abou Haman, a reconnu non seulement l’évacuation de ses troupes de la ville, mais encore les lourdes pertes subies dans l’affaire. Abou Haman a déjà trouvé des excuses adaptées à la dimension de la défaite : « On dirait qu’Assad a envoyé son armée entière pour écraser Khan Cheikhoun et les villes alentour ». Disons plus simplement que la détermination des soldats syriens à chasser les sanglants énergumènes de l’ASL n’a pas diminué, et qu’en bataille rangée, cette dernière ne fait pas longtemps le poids. C’était vrai hier à al-Haffé, ce l’est aujourd’hui à Khan Cheikhoun. Dans la même région, à Ariha (une quinzaine de kilomètres au sud d’Idleb), un autre groupe a été détruit, grâce notamment aux indications fournies par des habitants. Sana donne les noms de trois terroristes abattus. Dans le même temps, à Ma’arat al-Nu’man (une cinquantaine de kilomètres au sud d’Idleb), d’autres groupes ont été anéantis, au prix de trois blessés parmi les forces de l’ordre Des saisies d’arme et des opérations de déminage complétaient ce bulletin de vendredi après-midi. Pour les premières heures de samedi, on signale un accrochage survenu à Ehzaz, (ou A’zaz à une trentaine de kilomètres au nord d’Alep et à une dizaine de la frontière turque), pas moins de six pick-up équipés, selon l’usage, de mitrailleuses lourdes, ont été détruits et leurs « équipages » anéantis. Loin des agitations diplomatiques parisiennes, le combat continue en Syrie. Car c’est l’éradication ou l’affaiblissement significatif de ces bandes au service – conscient ou objectif – de l’Étranger qui est la clef de la crise. http://www.infosyrie.fr/ |
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