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Analyste politique: Les Etats-Unis ont un sinistre plan pour le monde Press TV interview de Webster G. Tarpley Le 2 Juillet 2012, url de l’article original (avec vidéo): http://www.presstv.ir/detail/2012/07/02/248921/us-has-sin… ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ __________________________________________ La Russie et la Chine disent que toute décision concernant la transition du pouvoir en Syrie ne doit être prise uniquement que par le peuple syrien Les ministres des affaires étrangères russe et chinois MM Sergei Lavrov et Yang Jiechi ont annoncé la position de leur pays respectif après une réunion sur la situation en Syrie au siège des Nations-Unies à Genève Samedi. La Syrie est victime de troubles depuis la mi-Mars 2011. Beaucoup de gens incluant des membres ces forces de sécurité, ont été tués dans le tumulte. Press TV a interviewé depuis Washington Mr Webster G. Tarpley, Ph.D, écrivain et historien, afin de discuter plus avant le problème. Ce qui suit est une transcription des grandes lignes de l’interview. Press TV: En regardant l’historique des participants à la réunion de Genève concernant les droits de l’Homme, spécifiquement les Etats-Unis, il est assez difficile de croire que leur seule préoccupation en Syrie est la question des droits de l’Homme. Pouvez-vous nous dire en quoi un changement de régime en Syrie pourrait être bénéficiaire à chaque participant de cette conféfrence ? Tarpley: La politique actuelle sous le gouvernement Obama avec Hillary Clinton comme ministre des affaires étrangères, vise à la destruction de la souveraineté des nations sur cette planète. Il est vraiment question de ramener le monde aux temps précurseurs du traité de Westphalie en 1648, traité qui établît alors le régime des états souverains indépendants. Le désespoir des Etats-Unis et du Royaume-Uni vient de leur banqueroute financière et ce qu’ils doivent faire est simplement accélérer la vitesse d’exploitation, de pillage et de pompage de l’économie mondiale. Ce faisant, ils se rendent compte que tout gouvernement national est un obstacle intolérable qui est sur leur chemin. Un gouvernement peut dire non, comme Moubarak leur a dit non en de multiples occasions et Kadhafi la plupart du temps, alors ils ont décidé d’écraser ces pays. Mais notez au passage que leur but n’est pas seulement le changement de régime: il est d’instaurer des micro-états, de “petits états”, pour utiliser la terminologie de Zbigniew Brzezinski, une “partition”, terme favori de George Soros, une balkanisation, des états brisés, une agglomération de seigneurs de la guerre comme on le voit actuellement en Libye.. Ceci est le but, celui d’obtenir une situation où le FMI et l’OTAN règnent sur le monde d’en haut, et en bas vous avez une cour de petites entités ineptes, folles et balbutiantes, qui jamais ne pourront résister à Exxon Mobil, JP Morgan, Halliburton ou quelque entité que ce soit leur ressemblant, un peu comme la Libye aujourd’hui. Voilà le chemin que cela prend. Il s’agit pour eux donc de briser la Syrie, d’en détacher la partie kurde, d’en détacher d’autres parties qui seront réclamées par la Turquie; peut-être recommencer une guerre civile au Liban, peut-être y aurait-il une guerre perpétuelle en Syrie, peut-être qu’Israël se servirait de territoires convoités et ainsi de suite. Voilà où on va. C’est très sinistre. Press TV: En regardant la situation de terrain, combien de temps pensez-vous qu’Assad et son administration en général seront capables d’absorber une telle pression et rester au pouvoir ? Tarpley: Indéfiniment je pense. Pour un laps de temps très long. Le maintien au pouvoir d’Assad peut très bien être plus important que la prise de pouvoir de la coalition qui est contre lui. Ceci bien sûr dépend de la Russie et de la Chine maintenant leur position de blocage actuelle au conseil de sécurité de l’ONU. Après la tirade d’Hillary Clinton que nous venons juste d’entendre, son plan hystérique est de retourner auprès du conseil de sécurité et d’essayer une fois de plus d’obtenir une résolution du chapitre 7 par le conseil de sécurité, ce qui inclurait des sanctions économiques draconiennes et qui mènerait éventuellement à une attaque, une zone d’interdiction aérienne, ce qui veut dire des bombardements, des couloirs humanitaires, des zones tampons etc. Ce serait une attaque massive sur la Syrie. Il n’y a aucune indication que la Russie sera d’accord. Lavrov, qui menait les affaires aujourd’hui, a dit que la chose importante était que rien ne soit imposé. Quand nous contemplons cette formule vide dont ils ont accouché, c’est une forme de réthorique pour sauver les apparences. D’un côté, Assad et son gouvernement ont dit qu’ils n’accepteraient pas une solution dictées par des étrangers, ce qui est tout à fait correct politiquement. De l’autre, nous avons le CNS, toujours près à aider diplomatiquement, qui dit qu’ils ne négocieront pas avec Assad parce qu’il a du sang sur les mains. Maintenant nous découvrons finalement grâce au grand quotidien conservateur allemand le Frankfurter Allgemeine, que ce fut l’armée syrienne libre (ASL) qui a commis le massacre de Houla et non pas Assad et l’armée régulière syrienne, mais bien plutôt ces escadrons de la mort de l’OTAN qui ont été importés de l’extérieur et qu’Hillary Clinton soutient, ainsi que Hague, Fabius et le reste de ces gens. En fait, Kofi Annan, l’hypocrite, n’est essentiellement rien d’autre qu’un homme de paille pour ces escadrons de la mort. Press TV: Il y a des pourparlers de gouvernement de coalition et vous y avez brièvement fait allusion, dans quelle mesure un tel gouvernement peut-il être appointé et dans quelle mesure Assad sera t’il d’accord ? Tarpley: Il y a eu des élections. Voilà encore une de ces caractéristiques orwelliennes dans cette procédure. Il vient juste d’y avoir des élections en Syrie, auxquelles plus de 50% de la population, je ne sais pas exactement le pourcentage réel, mais toutes les indications donnent que plus de la moitié des électeurs enregistrés ont voté; il y avait des figures de l’opposition dans ces élections. Pas tout le monde élu dans ces élections fait partie du parti Baath. Bien sûr, le CNS, ce groupe “d’aventuriers” qui aiment vivre dans des hotels de luxe et faire des déclarations aux quatres points cardinaux, disent toujours qu’ils ne veulent pas négocier. Pourquoi le ferait-il ? Ils ont largement bien vécu de la manière dont cela se passe. Il y a eu des élections où on ne devait pas être membre du parti Baath pour participer. Des élections ont eu lieu mais Kofi Annan dit “elles ne furent pas assez bonnes, ce n’est pas ce que nous voulons dire.” Et bien, que veut-il dire alors étant donné que l’ASL et le CNS disent qu’ils ne participeront pas aux élections ? Ce sont eux qui sont inflexibles et la responsabilité de la crise leur incombe.
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Catégorie: Politique :
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04.07.2012 En rendant compte de l’entretien accordé par Bachar au grand quotidien turc Cumhuriyet (voir notre article »Avion turc : Bachar expose ses regrets et ses explications au peuple turc », mis en ligne le 3 juillet), nous nous étonnions que le président syrien n’ait pas profité de la circonstance pour rappeler à es voisins que leur gouvernement soutenait par tous les moyens – sauf la co-bélligérance ouverte – les bandes armées de l’ASL, leur offrant conseils, encadrement et bases de repli et d’entraînement. Eh bien nous nous étions trompés, n’ayant pas eu connaissance de l’intégralité de l’interview, dont la deuxième partie a été publiée ce mercredi par Cumhuriyet. Et, en effet, clairement le président syrien accuse et déplore : « La Turquie a fourni un soutien logistique aux terroristes qui ont tué notre peuple« . Apparemment, Bachar n’entre pas dans des détails connus à vrai dire de tous les Turcs, pro ou anti-Erdogan, mais tire la morale de cet engagement indirect de son voisin dans la crise syrienne :
Bachar s’en est pris plus directement à Erdogan, l’accusant d’agir contre la Syrie sous l’empire d’ »instincts sectaires« , une allusion transparente à son pan-islamisme militant et pro-occidental et pro-Golfe. Un sectarisme qui ne fait qu(‘attiser le conflit, selon Bachar al-Aassad. Le Point contre l’OTAN Dans la première partie de l’entretien, le président syrien avait assuré le peuple turc – et non son gouvernement – de ses regrets- et non présenté des excuses – pour la destruction du F4 turc. Mais il avait expliqué dans quelles circonstances l’incident était survenu, réaffirmant que l’appareil avait survolé l »espace aérien syrien, en utilisant un couloir aérien déjà utilisé par le passé par l’aviation israélienne. Or, à ce sujet, le site du Point a publié le 3 juillet un article au titre éloquent :
Puis, rappelant le communiqué accusateur émis par l’OTAN à l’issue e sa réunion d’urgence du 26 juin à Bruxelles, le magazine français note que la version Otano-turque de l’incident a été immédiatement remise en cause par des experts russes, qui disent tous que le F4 était venu tester, pour le compte de l’OTAN précisément, les systèmes anti-aériens syriens. Et Le Point cite un expert, français celui-là, qui appuie la version syrienne et russe : « L’avion a été abattu dans l’espace aérien syrien. La DCA de ce pays est très efficace » explique au Point François Géré, directeur de l’Institut français d’Analyse stratégique (FIAS). Et Géré d’ajouter :
Dans la deuxième partie de l’article, l’hebdomadaire reprend d’autres thèses, avancées par d’autres experts, qui disent que le F4 espion a été abattu par un missile tiré par une batterie de lanceurs de type Pantsir S1, de fabrication russe, et même actionnée par des militaires russes en la circonstance. À voir :
Quoiqu’il en soit, on voit que même de grands médias français ne croient plus aux explications et accusations bredouillées par Erdogan et ses parrains de l’Alliance atlantique. Ci-dessous, le lien vers l’article du Point : http://www.lepoint.fr/monde/avion-turc-l-otan-a-t-elle-menti-03-07-2012-1480501_24.php http://www.infosyrie.fr/ |
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Catégorie: Politique :
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04.07.2012 Décidément, l’opposition syrienne a dépassé toutes nos attentes ! Outre les invectives, ou les polémiques « fermes » entre groupes, on a même eu droit hier à un brève bousculade et même à quelques échanges de coups au sommet du Caire :
« C’est injuste et nous n’accepterons plus d’être marginalisés », a-t-il ajouté. Le départ de la délégation kurde a provoqué un certain désordre et suscité des cris de « Scandale, scandale ! » chez certains délégués. Des femmes ont même éclaté en sanglots lorsque des hommes se sont échangés des coups, le personnel de l’hôtel où se tenait la réunion s’empressant d’évacuer les tables et les chaises. Cacophonie & irréalisme À noter que cet « échange de vues » musclé est intervenu après la lecture du communiqué final de ce sommet de l’opposition syrienne organisée par la Ligue arabe à fort tropisme qatari. Les quelque 250 participants, répartis en quatre ou cinq tendances principales, se sont accordés sur la nécessité du départ de Bachar al-Assad, un plus petit commun dénominateur qui ne fait pas un programme de gouvernement, et surtout ne « cadre » pas avec l’accord conclu le 30 juin à Genève par la communauté internationale, qui ne mentionne pas un tel départ et prévoit la mise en place d’un gouvernement de transition associant des membres de l’actuel pouvoir à des représentants de l’opposition. L’accord ne s’est pas fait, en tous cas, sur le principe d’une intervention militaire étrangère, réclamée par le CNS et refusée notamment par le CCCND. Les congressistes auraient en tous cas fait taire leurs bruyantes divergences pour voter une motion de soutien à l’ASL qui a, elle, boycotté la réunion, qu’elle qualifié de « complot » (contre la révolution) ! Reste que là encore, on n’est pas certain que le CCCND, dont une des figures de proue, Haytham Manaa, avait eu des mots très durs pour l’ASL et les bandes armées en général, se soit associé à cette motion.
Rappelons que lors de la première journée du sommet, lundi, un groupe avait carrément claqué la porte (voir notre article « Réunion du Caire : un crabe a quitté le panier », mis en ligne le 3 juillet).
Cette unanimité de façade, a minima et in extremis, ne doit pas masquer l’essentiel :
Une incapacité chronique et consubstantielle qui fait objectivement le jeu de Bachar al-Assad. Accessoirement, elle ne facilite pas la tâche de ses parrains occidentaux et arabes qui, après la comédie du Caire, auront encore un peu plus de mal à défendre ses couleurs vis-à-vis de leurs adversaires russes et chinois. Au point où elle en est, l’opposition radicale syrienne devrait plutôt réfléchir à un gouvernement d’union avec elle-même, ce serait déjà un début ! La Russie accuse l’ONU et les Occidentaux de falsifier ses positions Justement, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, a fait savoir que son pays ne participerait pas au nouveau sommet dit des « Amis de la Syrie« , organisé vendredi 6 juillet à Paris par le continuateur de Juppé, Laurent Fabius. Ce mépris tranquille – et annoncé – d’un non événement diplomatique concocté par des ingérents frustrés et plus que jamais impuissants, est un nouveau témoignage de la positon russe vis-à-vis des gesticulation des Occidentaux et de leurs petits protégés syriens.
Du mépris, Lavrov est même passé, mardi 3 juillet, à la colère (diplomatique), en accusant carrément « certains pays occidentaux » d’avoir voulu « dénaturer » l’accord de Genève, en prétendant lui faire dire ce qu’il ne stipulait pas, à savoir l’acquiescement de Moscou à un départ nécessaire de Bachar du pouvoir et de Syrie. Lavrov réagissait notamment aux propos du porte-parole de Kofi Annan, Ahmad Fawzi, qui affirmait que l’accord de Genève avait permis un « changement » dans les positions de la Russie et de la Chine à ce sujet. Or, pour les Russes, c’est très clair : le texte signé à Genève ne contient pas d’appel au départ de Bachar, et c’est aux Syriens et à eux-seuls de décider du choix de leur dirigeants.
Ce qui n’empêcha pas les médias français d’annoncer gravement, aujourd’hui encore, que les Occidentaux seraient en train de « persuader » les Russes d’accorder l’exil à Bachar, en se basant sur un article d’un quotidien russe faisant allusion à ces démarches et d’ailleurs apportant aussitôt un démenti à ces rumeurs. Mais qu’à cela ne tienne, L’AFP s’offre un scoop bidon (un de plus) en titrant: « L’Occident persuade Moscou d’accorder l’asile politique à Bachar al-Assad« . À ce stade, on n’est même plus dans la désinformation, mais dans la folie !
Que des responsables (?) de l’ONU et de la diplomatie occidentale en soient réduits à solliciter les propos – pourtant clair et réaffirmés – des Russes en dit long sur leur désarroi mais aussi sur ce qu’on peut qualifier comme une forme d’hystérie diplomatique, hystérie qui semble leur interdire de voir de déplaisantes réalités en face. L’Occident est aussi victime de la crise syrienne ! |
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04.07.2012 Des raids contre des implantations rebelles dans le secteur d’al-Qusayr (sud-ouest de Homs) et dans le quartier al-Merdiane d’Alep, un accrochage avec un groupe armé à al-Nizaria, qui ont entraîné des morts et des captures dans les rangs ennemis ;
pour les premières heures de ce mardi 3 juillet. L’OSDH parle lui, pour la même période, de combats qui « font rage » dans plusieurs quartiers de Homs, notamment dans le quartier d’al-Khaldeeye. C’est en tous cas le prétexte pour l’officine de désinformation de reciter dans ses communiqués le nom de Bab Amr, parce que que quelques bandes seraient réapparues à sa lisière. À part ça, les rebelles, toujours selon la même source pas très fiable, affrontaient aussi l’armée dans les faubourgs de Damas, à Deraa, Idleb et dans le secteur de Deir Ezzor. Sans oublier un regain d’activité dans le secteur dit de la Montagne des Kurdes, au nord de Lattaquié. En revanche, l’OSDH ne parle plus de Douma dont les médias syriens avaient annoncé ces dernières heures, le nettoyage. L’OSDH chiffre le bilan de ces différents fronts pour la première moitié de mardi à 38 morts, dont 16 soldats, 3 rebelles et 17 « civils » : nous avons déjà dit qu’il fallait « décrypter » ces bilans OSDH, et rendre un certain nombre de victimes civiles à leur statut premier de combattants sans uniformes tués en affrontant l’armée. En ce qui concerne Homs, le journal pro-gouvernemental al-Watan indique dans son édition de mardi que l’armée et les services de sécurité poursuivent leur lente mais méthodique reconquête des quartiers encore infestés : al-Khaldeeye (nord), bien sûr, mais aussi Bab Tadmor (centre), al-Warché, al-Qarabis (centre-ouest) et al-Hameediye (centre) :
Le sort tragique de trois jeunes « insulteurs de la révolution« En revanche les trois jeunes garçons – dont un de 15 ans – assassinés lundi alors qu’ils circulaient en voiture sur l’autoroute Alep/Lattaquié étaient bien, eux, des « civils » :
Fidèle amplificateur pour la France des échos propagandistes de l’OSDH, l’AFP prend rituellement la précaution – à moins qu’il ne s’agisse d’une clause de style – de préciser qu’il est « impossible d’obtenir un bilan de source indépendante » en Syrie. Et ce, précise l’AFP, « depuis que l’ONU a cessé de comptabiliser fin 2011 les victimes« . Sauf que les bilans onusiens étaient un décalque de ceux de l’OSDH, mais passons. Il est effectivement difficile d’embrasser l’ensemble des combats en Syrie, d’en apprécier exactement le coût quotidien, d’en apprécier, de notre point de vue, les progrès, voire les reculs ponctuels. Mais il parait évident que les gangs ou les groupes – soyons polis sinon neutres – sont serrés de près par l’armée. http://www.infosyrie.fr/ |

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