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02/07/12
02.07.2012 Le colonel al-Asaad s'adressant depuis Facebook à ses troupes, en novembre dernier La rumeur courait la toile et les forums depuis la mi-juin sans qu’y ai été faite – est-ce curieux ! – la moindre allusion dans les pages dédiées à la Syrie des sites d’information français, mais il semble bien qu’elle ait été confirmée implicitement, lundi 2 juillet, par la publication de l’organigramme de la « Direction militaire conjointe » de l’Armée syrienne libre : - le « chef » historique de l’ASL, le « colonel » Riad Al-Assaad, a bien déserté le navire.
Neuf généraux en quête de troupes Depuis trois semaines environ des informations avançaient qu’il aurait dérobé les fonds alloués aux rebelles syriens et se serait réfugié en Bulgarie. On parlait de plusieurs millions de dollars. La nouvelle a d’abord été annoncée par la chaîne al-Manar proche du Hezbollah et le site Arabi Press, qui eux-même citaient des médias turcs. Des déclarations attribuées au successeur de Burhan Ghalioun, Abdul Basset Sayda, élu en juin à la tête du CNS, semblaient aller dans ce sens, mais elles n’avaient pas reçu de confirmation. Or donc la publication, le 1er juillet, par voie notamment d’une vidéo YouTube, de ce nouvel organigramme dirigeant de l’ASL par son chef, le général Faiz Amr, montre une « absence aveuglante » de Ryad al-Asaad, qui en mai encore parlait et menaçait au nom des groupes théoriquement fédérés par son « armée ». Depuis, plus rien. Puis cette rumeur. Autre enseignement intéressant, la « tête » militaire comprend en tout neuf généraux. La direction générale proprement dite comprend quatre généraux : - Faiz Amr, - Mustapha Cheikh, - Mohammad Zakarya (général-médecin), - Mohammad Yahya Bitar (général aviateur). Mais elle comprend également des bureaux commandés par des officiers supérieurs : - Bureau des opérations et des planifications : Gl Adnane Al Ahmad, - Bureau médiatique : Gl Ziad Fahd, - Bureau de fournitures et des financements : Gl Abdallah Zakaria, - Bureau financier : Gl Khaled Al Omar, - Bureau d’armement : Gl para. Hussein Kelliyé, - Bureau de la sécurité interne et de la justice : Colonel Ahmed Frewé. Neuf généraux en tout donc, au lieu des douze dont parlait le 22 juin le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères. Encore un légère exagération des statisticiens turcs, alignés sur la rude école OSDH. Mais peut-être les trois généraux portés disparus se sont-ils reconvertis dans la chanson ? Quant aux neuf autres on peut continuer de se poser la question de avoir à qui ils commandent vraiment : - cette ASL a des airs d’armée mexicaine, alors que nombre de groupes armés à orientation islamiste et capitaux séoudiens agissent pour leur compte en Syrie.
- Mais peut-être que ces hommes sont tout bonnement des prête-noms de la CIA et des services turcs, une vitrine syrienne pour une entreprise de subversion étrangère.
La piste bulgare plus crédible Mais revenons à l’enseignement principale de cette déclaration du général Faiz Amr : la « disparition » du colonel Ryad al-Asaad qui pendant des mois a représenté politiquement et médiatiquement l’ASL. À propos de cette disparition,d’autres hypothèses, plus flatteuses pour le disparu, ont été avancées : un enlèvement en Turquie ou une capture en Syrie. Mais là encore, c’est pour l’heure le brouillard : - on peut tout de même penser que les autorités syriennes, qui avaient médiatisé les aveux du prédécesseur d’Asaad, Harmouche, auraient déjà donné le plus large écho à la capture du chef de l’ASL.
- La piste de l’exil bulgare est donc plus plausible, a priori.
Le ralliement de généraux sans troupes ne peut à cet égard effacer la gêne éprouvée dans les rangs de l’opposition radicale réfugiée en Turquie, surtout si la thèse de la fuite crapuleuse se confirme. Ryad al-Asaad, déserteur précoce de l’armée – de l’Air semble-t-il – était apparu dans l’actualité syrienne fin juillet, dans une des toute premières vidéos de promotion de l’Armée syrienne libre : - al-Asaad, cheveux grisonnants de quinquagénaire et fine moustache, portant uniforme de l’armée syrienne avec sur les pattes d’épaules ses insignes de grade, était entouré de six hommes en treillis camouflé :
il avait revendiqué le ralliement de centaines de déserteurs. Mais déjà à l’époque, il s’exprimait depuis le sanctuaire turc. Courant septembre, al-Asaad avait été porté – on ne sait trop par qui – à la tête de l’état-major de l’ASL, suite à l’exfiltration de Turquie, vers la Syrie, dans des conditions rocambolesques, de son prédécesseur, le colonel dissident Harmouche,jugé puis exécuté par la suite (voir notre article « Les confessions télévisées d’Harmouche, ex-colonel, ex-déserteur et ex-disssident », mis en ligne le 16 septembre). Début octobre, il était réapparu à l’occasion d’une conférence de presse médiatisée, toujours depuis son refuge turc. Il avait alors exprimé sa certitude de la chute du régime de son presque homonyme, et affirmé que son armée rassemblait d’ores et déjà « 10 000 déserteurs ». Par la suite, al-Asaad s’était signalé par quelques communiqués, lus cette fois sous le drapeau vert-blanc-noir hérité de l’administration française, puis les bisbilles de plus en plus aigües qui l’opposaient aux politiques du CNS, qu’il accusait de ne pas assez subventionner et équiper ses troupes, ou de vouloir lui imposer la tutelle d’un supérieur hiérarchique – bien que dissident – le général al-Cheykh. Des troupes dont tant les effectifs véritables que leur degré d’obéissance à l’état-major d’al-Asaad demeurent des sujets d’interrogation. C’est en tous cas lui qui avait annoncé oralement l’acceptation par l’ASL du cessez-le-feu prévu par le plan Annan, en avril. Cessez-le-feu violé dès le début par ses troupes, ou du moins les bandes agissant assez spontanément sous la « marque » ASL. Le 31 mai, d’ailleurs, al-Asaad dénonçait la trêve, ce qui ne changeait rien au niveau de violence dans le pays. C’était apparemment sa dernière « prestation » officielle en tant que patron en titre de l’ASL. Deux fois traitre ? La disparition, et peut-être bien la fuite, de Ryad al-Asaad en dit assez long sur la fiabilité politique et morale des chefs politico-militaires de l’opposition radicale exilée. Al-Asaad avait déjà trahi de fait son pays accepter de patronner officiellement des bandes terroristes organisées et payées par les Américains, les Britanniques, les Turcs ou les Qataris, c’est objectivement de la trahison – et il vient à présent, semble-t-il, de trahir ses « subordonnés ». Malgré tout ce qui nous sépare des activistes ASL et autres, on reconnait qu’ils s’exposent et risquent leur vie. Ryad al-Asaad, lui, s’est surtout exposé aux caméras. Un autre l’a déjà remplacé. On verra s’il se montre digne de son prédécesseur…. Ci-dessous la vidéo du nouveau commandement ASL : http://www.youtube.com/watch?v=yfCbCJ1cFww&feature=player_embedded http://www.infosyrie.fr/ |
02/07/12
02.07.2012 Au cours d’un appel téléphonique au Kremlin, dimanche 1er juillet, le Président syrien Bachar al Assad a affirmé qu’il n’avait pas besoin de plus de deux mois pour anéantir la révolte contre son régime. - « Mes nouvelles tactiques militaires marchent bien », s’est-il extasié lors d’une vidéo- conférence secrète avec des responsables russes des renseignements et du ministère des affaires étrangères qui programment la politique de Moscou en Syrie.
Révélant cet appel en exclusivité, les sources du renseignement de Debkafile prennent aussi en compte la durée de vie très aléatoire du nouveau plan visant à mettre un terme à la guerre civile syrienne, annoncé par l’envoyé spécial Kofi Annan comme ayant reçu l’approbation du groupe d’action multinational, lors de sa rencontre à Genève, samedi 30 juin. En moins de 24 h., le principe d’un gouvernement d’unité national de transition fondé sur le « consentement mutuel », a fait l’objet d’un rejet aussi bien de la part du régime que des dirigeants de l’opposition basés en Turquie, alors que la violence entrait dans un nouveau mois de déchaînement sans interruption. Lors du 1er jour de juillet, on rapport que 91 personnes ont été tuées dans l’escalade des violences en Syrie, après un mois de juin qui a enregistré plus de 4000 victimes. Nous dévoilons ici les nouvelles tactiques militaires auxquelles fait référence Bachar al Assad : 1. Le balayage et l’éviction de la plupart des commandants vétérans de l’armée syrienne qui ont dirigé jusqu’à présent l’agression sanglante contre les opposants au régime et les rebelles, durant les 16 premiers mois.
Ils ont été renvoyés à domicile, après avoir été grassement payés, au profit d’un nouveau panel de commandants plus jeunes, la plupart recrutés au sein de la milice alaouite Shabiha, réputée pour sa sauvagerie, qui constitue l’arme fondamentale de la famille régnante contre ses ennemis. Les commandants de l’armée régulière ont montré des signes de fatigue et de doutes quant à leur capacité à remporter la guerre d’Assad. Leur volonté de se battre a été profondément sapée par le nombre croissant d’officiers et d’hommes de troupe sortis des rangs pour rejoindre le camp de l’opposition, en juin. L’une des tâches assignée aux nouveaux commandants consistera à réduire le taux de désertions. Pour dissuader les commandants vétérans de rejoindre les renégats et amoindrir leur tolérance aux infiltrations hostiles, ces officiers n’ont pas été renvoyés, mais mis en retraite en jouissant d’une pleine pension, à laquelle s’additionne tous les privilèges liés à leur fonction d’active, y compris la mise à disposition de voitures officielles. 2. Mais la clé de ces “nouvelles tactiques” d’Assad consiste à faire monter le stade de la violence à un niveau jusque-là inimaginable. Il a armé ses nouveaux chefs militaires d’une puissance de feu supplémentaire – des unités de tanks et d’artillerie supplémentaires, des bombardiers de l’armée de l’air et des hélicoptères d’attaque – pour liquider les poches de résistance, avec la permission d’usage illimité de cette force d’extermination. Déjà, le niveau des tirs à balles réelles utilisé contre les rebelles s’est élevé à un degré jusqu’alors impensable, ce qui explique l’escalade rapide du nombre de tués, à une moyenne d’environ 120 par jour. Sur la frontière turco-syrienne, les tensions continuent d’augmenter graduellement. Lundi matin, la Turquie continuait d’amasser une puissance de feu en vue de combats de grande envergure, comprenant des tanks, des batteries de canons anti-aériens et antitanks, de l’artillerie, des missiles sol-sol et des hélicoptères de combat, vers la région de la frontière. Samedi, une demi-douzaine d’avions de chasse turcs se sont lancés à la rencontre d’hélicoptères syriens qui approchaient de leur frontière commune. A Téhéran, le Général de Brigade Amir-Ali Hajizadeh, Commandant de la Division aérospatiale du CGRI d’Iran, a prévenu Ankara que si jamais ses troupes s’aventuraient sur le sol syrien, leurs bases de départ seraient immédiatement détruites. Cette menace a été proférée au cours de l’annonce, par Hajizadeh d’un exercice de lancement de missiles d’une durée de trois jours, qui commence lundi, en réplique à l’embargo pétrolier européen. Il exposait que des missiles de longue, moyenne et courte portée prendraient pour cibles « des simulations de bases étrangères dans le désert de Semnan, au nord », sans mentionner aucune nation particulière, exceptée la Turquie. http://www.debka.com/article/22151/Assad-to-Kremlin-I-can-finish-the-revolt-in-two-months-replaces-army-chiefs DEBKAfile Reportage Exclusif 2 juillet 2012, 10:05 AM (GMT+02:00) |
02/07/12
02.07.2012 Ne pouvant admettre qu'un avion turc de marque américaine ait pu être abattu par un simple obus de DCA syrien, les atlantistes évoquent un missile russe, actionné par des Russes ! Incapable d’assumer la guerre dont il menace depuis des mois la Syrie, même après l’incident du F4 abattu par la DCA syrienne, Erdogan a fait voler dimanche six avions – de type F16 plus modernes -, pour impressionner moins les Syriens que les Turcs. Cette sortie bruyante étant officiellement destinée à répondre à des vols d’hélicoptères de combat syriens à proximité de la frontière. Pendant ce temps se distillent sur internet des informations – ou insinuations – selon lesquelles les Russes auraient été partie prenante de la destruction du Phantom turc au-dessus du territoire syrien, le 22 juin dernier. Le site franco-atlantiste Slate.fr ( à la tête duquel on retrouve un Jacques Atali ou son rival en sionisme Jean-Marie Colombani, ex-directeur du Monde) cite ce 2 juillet les confidence d’un « diplomate occidental » à un site d’information privé américain. Ce diplomate anonyme déclare que l’appareil turc a été abattu par un lanceur de missiles Pantsir de fabrication russe, et non par des obus de classique canon anti-aérien. Slate indique pas moins de 36 lanceurs de missiles S1 Pantsir ont été vendus par Moscou à Damas en 2007. Et il cite d’autres affirmations (ou suppositions) – émanant cette fois de « diplomates du Proche-Orient » mais aussi « une source de l’armée de l’air israélienne » s’étant confiés à l’hebdomadaire britannique Sunday Times – qui n’excluent pas que le supposé missile du 22 juin ait été tiré par les « experts » russes restés en Syrie pour la maintenance de ces matériels et la formation des personnels syriens ou que les Russes aient été « au minimum derrière les officiers syriens » ayant opéré le tir. Disons d’abord que cette thèse s’oppose à celle des autorités syriennes qui ont affirmé que l’avion turc avait été abattu par un canon de DCA utilisant de classiques obus anti-aériens, et que des débris retrouvés portaient les impacts de ce type de projectiles. Il est vrai que la thèse du missile permet d’accréditer la version turque (enfin la dernière) d’un appareil abattu de très loin alors qu’il évoluait dans l’espace aérien international, soit à plus de vingt kilomètres de la frontière et du littoral syrien. Mais, évidemment, les gens de Slate.fr, qui en bons occidentalistes pro-américains, supposent les Syriens trop attardés pour être capables de descendre tout seuls un avion turc (de fabrication américaine, ô sacrilège !), cherchent surtout à alimenter la propagande chronique anti-russe, récurrente dans les milieux médiatiques français depuis l’émergence de Poutine et la renaissance militaire, économique et diplomatique qui s’en est suivie. Propagande aggravée par l’engagement très ferme – diplomatique et même, en effet, militaire – de Moscou envers les Syriens, engagement qui a privé durablement les amis américains et atlantistes de Slate.fr d’une nouvelle Libye, ou d’un nouvel Irak. En tous cas, en s’efforçant d’accréditer l’idée que les Russes sont présents derrière chaque batterie de missiles syrienne, ils risquent de diminuer un peu plus encore la vaillance de l’OTAN, qui a clairement laissé Erdogan tout seul face à Damas, voici une semaine ! La guerre rêvée du général Gaviard Le général (théoriquement français) Gaviard : un vrai professionnel qui réfléchit aux conditions optimales de destruction de la Syrie sur le modèle irako-libyen et sous le contrôle américain Tout ça n’empêche pas certains de caresser encore des rêves fous d’interventions. Ainsi le départements « Idées » du Monde.fr donne ce 2 juillet la parole à un général français, un certain Jean-Patrick Gaviard, qui a fait carrière dans l’armée de l’Air et dans les instances de l’OTAN (secteur de l’Europe du Sud), et qui est du reste actuellement conseiller auprès du commandement suprême dit de « transformation« de l’Alliance atlantique, voué à l’étude et à la mise en oeuvre des modifications de structure, d’armement et de doctrine, et basé à Norfolk aux États-Unis. Fort de ces compétence professionnelles et aussi de ce pedigree géostratégique, le général envisage les modalités d’une intervention militaire en Syrie « si (par une divine surprise) une résolution était votée » en ce sens au Conseil de sécurité. Méthodique, le général de l’Air Jean-Patrick Gaviard commence par cadrer la dimension politique et militaire de l’attaque : « vraisemblablement au sein d’une coalition regroupant quelques nations européennes, soutenue uniquement au plan logistique par des Américains préoccupés d’avantage par leur désengagement d’Afghanistan et leur prochaine élection présidentielle ». Ha bon, mon général ? On se dirigerait donc vers un scénario à la libyenne, avec Londres et Paris aux manettes ? Il y a de ça même si, tout de même, les Franco-britanniques bénéficieraient pour cette juste cause du soutien probable de « forces séoudiennes, qatariennes, émiriennes (arabe unies) voire turques« . Et comme en Libye, que l’opinion française se rassure, « aucune force terrestre occidentale, hormis quelques éléments de forces spéciales, ne devrait être envisagée« . Il faut en effet, explique le général, tenir compte des « enseignements tirés des opérations en Afghanistan« . On voit que Jean-Patrick Gaviard est un garçon sérieux, même s’il oublie au passage les enseignement tirés des expériences irakienne et libyenne : la destruction de pays et de dizaines de milliers de vie, et le développement du terrorisme et de l’islamisme politique. Mais on oubliait que le général Gaviard ne fait pas de politique, tout au plus de l’humanisme armé comme ses employeurs de l’OTAN. Ces précisions politiques et stratégiques données, le général passe aux modalités pratiques tactiques : - ô, rien que du classique confirmé par l’usage ! Une coopération entre forces maritimes et aériennes, permettant de « bloquer la façade méditerranéenne de la Syrie« .
Pas trop de danger du côté ds forces navales syriennes, assure notre pro, qui cependant pointe « la menace très dangereuse » représentée par les missiles anti-navires syriens, fournis récemment par la Syrie et qu’il importe donc de « brouiller ou anéantir rapidement« . Cette formalité réglée, notamment grâce au déploiement de porte-avions « à une bonne distance des côtes syriennes », place au Blitzkrieg aérien, formule gagnante en Libye, en Irak ou en Serbie. Quoi que là encore, on n’est malgré tout pas à l’abri du danger : - « Malheureusement, écrit notre conseiller en ingérence militaire, les forces anti-aériennes syriennes sont nombreuses et efficaces« , et Gaviard de rappeler à cet égard la récente mésaventure d’un chasseur bombardier turc.
Et aussi les difficultés rencontrées par l’OTAN en 1999 au-dessus du Kosovo alors serbe. Face à ce problème, on pourrait peut-être avoir recours aux équipements anti-radar turcs ou italiens, mais plus sûrement aux missiles Tomahawk et aux fameux avions furtifs F22 des Américains (l’un d’entre eux avait malgré tout été abattu par la DCA serbe). Encore faudrait-il que l’ami américain accepte de participer à ces missions de destruction des sites de missiles syriens « pendant la première phase du conflit« . Ce qu’il ne pourrait d’ailleurs faire que si la direction des opérations revenait à Washington. Dans une deuxième phase de cette guerre aérienne, les appareils plus classiques de l’OTAN pourraient plus tranquillement appuyer les efforts au sol de l’ASL (et donc des djihadistes de tout poil). Sauf que là encore, une difficulté : « les forces terrestres de Bachar al-Assad sont bien installées en ville« , ce qui peut tout de même entraîner des dommages collatéraux dans la population. Là encore, il existe une parade, l’utilisation de « forces spéciales » agissant au sol avec l’amicale collaboration des insurgés. Les terribles « lacunes capacitaires » franco-européennes Autre mission indispensable incombant à nos Mirage et Étendard, « la destruction des centres de pouvoir, de commandement et logistiques syriens« . Mais que ce travail soit bien fait, il faut pouvoir compter sur des moyens modernes de captage de renseignements « en temps réel« , type drones pr exemple. « Or, déplore le général otaneux, dans ce domaine les forces européennes sont très démunies comme l’ont démontré les opérations en Libye« . Et là encore, c’est l’ami yankee qui doit être sollicité, comme d’ailleurs pour les opérations de ravitaillement en vol des escadrilles européennes. Comme encore pour la cyber-guerre visant à détruire les réseaux de commandement et de communications syriens, « dont seuls les État-Unis possèdent une véritable capacité« . Et justement, après cette brillante démonstration des limites et des « lacunes capacitaires » des forces d’intervention euro-arabes, le général en vient à la conclusion implacable : - une intervention aéro-navale « crédible » en Syrie « serait vraisemblablement impossible au plan militaire sans les États-Unis, voir la participation de la Turquie« .
Et le général de rappeler in fine la liste des domaines oùs évissent ces lacunes : lutte contre les défenses anti-aériennes et anti-maritimes, moyens de renseignement et drones, armement de précision adapté au milieu urbain, avions de ravitaillement et de transport tactique moderne. Et notre général trois étoiles (de l’OTAN) de conclure son article par cette terrible mise en garde : « Concrètement, une intervention « en premier » comme celle effectuée le 19 mars 2011 par les Rafale pour sauver la population de Benghazi promise un massacre serait aujourd’hui impossible en Syrie« . Tout de même, pour ne pas finir dans une tonalité trop « sombre », le général Gaviard lance cette bouteille à la mer : « Espérons que nos décideurs seront (sic) en tenir compte au moment de la rédaction du prochain livre blanc et de la future loi de programmation militaire« . Mais bien sûr, mon général, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir de guerre ! Au final, on se réjouira donc de l’impuissance militaire européenne confirmée par notre expert. Et on se scandalisera quand même que des généraux à passeport français soient à ce point otanisés dans leur tête pour défendre aussi tranquillement un projet de réédition des désastres irakiens, libyens, afghans, kosovars, qui ont détruit des pays, massacré des populations et fait partout avancer le terrorisme islamique. Le général Gaviard a bien mérité d’être conseiller militaire de BHL, en plus de l’OTAN ! Mais quel de Gaulle chassera ces marchand de guerre du Temple comme la ganache Gaviard ? Quand la France arrêtera-t-elle de collaborer avec l’empire américain responsable de tant de désastres politiques et humains depuis 1990 ? Quand elle n’en aura plus les moyens militaires et financiers. Apparemment on y arrive. http://www.infosyrie.fr/ |
02/07/12
01.07.2012 Le sionisme mondial déclenche une guerre contre la Syrie avec la complicité de parties arabes et internationales Koweit / L’écrivain koweitien, Mustafa al-Saraf, a affirmé que la guerre déclenchée par le sionisme mondial avec la participation des parties arabes, régionales et internationales, contre la Syrie, montrait l’impuissance de ces parties de déclencher une vraie guerre.  | 03/03/2012 Koweit / L’écrivain koweitien, Mustafa al-Saraf, a affirmé que la guerre déclenchée par le sionisme mondial avec la participation des parties arabes, régionales et internationales, contre la Syrie, montrait l’impuissance de ces parties de déclencher une vraie guerre. Dans un article publié par le quotidien koweitien al-Qabas, M. al-Saraf a indiqué que le sionisme mondial avait déclenché sa guerre contre la Syrie via les médias, les Nations Unies et les organisations en relevant, et ceci, en recrutant les pays arabes soumis à son pouvoir, notamment les pays pétroliers. Il a évoqué la conférence des amis de la Syrie tenue à Tunis « sous prétexte de cesser l’effusion de sang », soulignant que cela est contraire à la vérité car ce qui veut mettre fin à cette effusion ne recourt pas à l’armement des mercenaires embauchés par la société sécuritaire établie en Irak, Blackwater, et des résidus d’al-Qaïda en Irak qui s’étaient infiltrés dans les villes syriennes limitrophes aux frontières avec le Liban, la Jordanie, la Turquie et l’Irak. Il a affirmé que les peuples arabes avaient commencé à prendre conscience des mensonges et des guerres médiatiques menées par les chaînes satellitaires et des médias officiels arabes. http://www.sana.sy/fra/55/2012/03/03/403917.htm |
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02/07/12
02.07.2012 L’OSDH tente de « babamriser » Douma  Accord de Genève ou pas, les combats contre les bandes se sont poursuivis dimanche 1er juillet. La banlieue est de Damas, un des poins chauds du moment, a été marqué samedi après-midi par un drame : - selon la thèse mainstream, un obus tiré par l’armée a frappé le cortège funèbre d’un opposant à Zamalka (à moins de 5 kilomètres à l’est du centre de Damas), faisant de 30 à 40 tués selon les bilans avancés par les opposants.
Par Guy Delorme, le 2 juillet 2012 Une vidéo montre qu’il s’agit en effet de partisans de l’opposition avec leur drapeau. Mais naturellement, la guerre des interprétations fait rage sur la toile, les partisans du gouvernement – ou, comme c’est le cas du site Syrian Truth, opposants aux islamistes, à l’ASL et au CNS – parlent de l’explosion intempestive d’une voiture piégée, se basant sur le fait que le nombre élevé de victimes et la gravité des mutilations constatées sur les cadavres n’auraient pu être causées par un obus, mais plutôt par une charge d’au moins 100 kilos. - D’autres « opposants aux opposants » parlent de montage vidéo associant deux événements.
- D’autres, opposants tout court, incriminent un missile tiré par un hélicoptère de combat.
Pour autant, bien sûr, on ne peut écarter la thèse d’une bavure militaire, intervenue dans un contexte de guérilla urbaine. Douma purgée du gros des rebelles Présentée par la presse française comme un des bastions de l’opposition, Douma (à une dizaine de kilomètres au nord-est du centre de Damas) est effectivement le théâtre de violents combats depuis plusieurs jours, combats qui ont semble-t-il côté des dizaines de combattants à l’ASL. L’OSDH parle de 150 personnes tuées samedi et dimanche en Syrie, mais selon son habitude comptable, elle range parmi les civils des opposants morts les armes à la main. Et selon leur habitude, les agences de presse occidentale relaient ce trucage, et aussi, bien sûr, les exagérations des opposants : l’un d’eux dit à l’agence Reuters que Douma est « complètement détruite » et, dans un de ses communiqués, l’OSDH sonne le tocsin quant au sort d’une centaine de familles bloquées sans aide, ainsi que celui de « dizaines de blessés » laissés sans soin à la merci des militaires – combien de vrais civils parmi ceux-ci ? Mais il faut savoir que la ville compte, selon les estimations, de 150 000 à 300 000 habitants en temps normal, et que les rebelles infiltrés ne sont tout au plus que quelques centaines. Ce qui signifie qu’ils ne contrôlent que des parties de la ville, qui n’est donc pas devenue intégralement un nouveau Bab Amr. « Contrôlaient » devrait-on dire plutôt : des source proches de l’opposition – invérifiables, nous l’admettons bien volontiers – reconnaissent un « retrait tactique » de l’ASL, évoquant pêle-mêle une offensive très violente de l’armée, l’épuisement des minutions, de lourdes pertes mais aussi la désorganisation et l’infiltration dans leurs rangs d’agents du régime. Quoi qu’il en soit, l’armée a poursuivi dimanche sa traque des débris de l’ASL, saisissant notamment trois dépôts d’arme et de munitions. Des combats seraient aussi intervenus, selon l’OSDH, à Jobar, (banlieue nord-est de Damas), et aussi à Hajar al Aswad, (à la sortie sud de l’agglomération damascène). Mais, encore une fois, c’est l’OSDH qui le dit. Relativement à Douma, l’agence officielle Sana se contentait, dimanche 1er juillet, de publier une déclaration du ministre de l’Électricité, Imad Khamis, selon laquelle les équipes de techniciens ont entrepris la remise en état des réseaux mis à mal par les destructions et sabotages, ce qu’on peut interpréter comme un signe de reprise en main du secteur. Un char de l'armée dans une rue de Douma, à la mi-juin Sinon l’OSDH reconnaissait la mort d’un insurgé dimanche à Deir Ezzor où depuis plusieurs jours des combats ont coûté des pertes sensibles aux bandes infiltrées dans cette grande ville de l’Est syrien. Et où Sana confirme la pousuite d’opérations dans les quartiers d’al-Hamydiya et d’al-Sheikh Miskeen. Sana annonce encore la mort de deux terroristes dimanche à Tal Erin (20 kilomètres à l’est d’Alep) tués dans l’explosion de leur propre bombe. Et l’arrestation d’un responsable activiste à Hama. Et à Homs, des combats se poursuivent contre les réduits de l’ASL, notamment à Jourat al-Chyah. Notre amie Cécilia nous fournit aujourd’hui deux vidéos émanant de combattants se réclamant du groupe Ibn Massoud de ASL (précisons qu’Ibn Massoud était l’un des compagnons du Prophète. Les vidéos sont datées du 27 juin. Dans l’une, les insurgés menacent Bachar, avertissant qu’ils ne sortiront jamais de Jourat al-Chyah (ouest de la ville), tout en accusant l’armée syrienne de sa destruction. Et dans l’autre, on les voit en train de tirailler contre les militaires. Qui, depuis le 24 juin, ont du néanmoins progresser dans leur grignotage des positions ennemies. Sana dit encore que dimanche « plusieurs terroristes » ont péri dans une nouvelle explision accidentelle de leur atelier de fabrication de bombes, à al-Khaldeeye Ci-dessous, les vidéos : http://www.youtube.com/watch?v=L04N43dRNb0&feature=relmfu Des soldats meurent toujours Nous nous étonnions du fait que Sana ne rende plus compte, depuis une semaine à présent, des obsèques de militaires et de policiers. Pourtant, hélas, il en tombe toujours. Le curieux étant que les télévisions syriennes continuent, elles, de tenir cette chronique. En témoigne cette autre vidéo de huit minutes, reportage de teneur patriotique sur les funérailles de différents « martyrs » organisées samedi 30 juin, à Tartous, Hassakeh, Qamichli, Hama, Homs, Alep, Hama, Soueida. - Les noms et le rang des morts sont indiqués – avec parfois leurs photos – et ces citations à l’ordre de la Nation – plusieurs dizaines semble-t-il – alternent avec des témoignages de proches. Ainsi, un père dit que son fils a laissé cinq enfants, et demande qui va s’en occuper.
- Ainsi une femme dit qu’elle a six garçons et qu’elle est prête pour les donner pour la patrie.
- Et puis on a de brefs reportages sur les obsèques : l’occasion de constater qu’indépendamment des honneurs militaires, les défunts sont portés en terre par des foules nombreuses, scandant des slogans et agitant des drapeaux ou des portraits de Bachar.
- C’est bien cette « autre Syrie » dont nos médias font comme si elle n’existait pas, et qui existe pourtant, puisqu’elle souffre et proteste.
Ci-dessous la vidéo (merci encore à Cécilia) http://www.youtube.com/watch?v=3J1-iai3SzQ&feature=youtu.be  http://www.infosyrie.fr/ |
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