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24/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (2:34 pm)

24.06.2012

DEBKAFILES - Un missile anti-aérien russe Pantsyr-1 récemment fourni, a été utilisé pour abattre l’avion de chasse turc.

Un missile anti-aérien russe Pantsyr-1 récemment fourni, a été utilisé pour abattre l’avion de chasse turc.

Pour l’embuscade contre le Super-Phantom F4 de l’armée de l’air turque, vendredi 22 juin, au-dessus de Lattakieh, la Syrie a employé des missiles anti-aériens autopropulsés Pantsyr 1 de portée moyenne, fabriqués en Russie et fournis par Moscou (et non des missiles anti-aériens Buk-M2, comme on l’a, d’abord, rapportés).


Le missile Pantsyr-1 ( lien ) de défense anti-aérienne, en Syrie

Cette arme est capable d’abattre des avions volant à des altitudes de plus de 12 kms et des missiles de croisière. La 73ème brigade de la 26ème Division de Défense anti-aérienne de l’armée syrienne était l’unité responsable de cette embuscade.

Un missile anti-aérien russe Pantsyr-1 récemment fourni, a été utilisé pour abattre l’avion de chasse turc.

Puisque ces armes sophistiquées ont été fournies au Régime Assad au cours des dernières semaines, on peut supposer que les équipes locales de lance-missiles n’ont pas terminé leur entraînement à leur utilisation et doivent avoir besoin d’en appeler à l’aide de leurs instructeurs russes pour procéder au tir de l’un d’entre eux
Cela pourrait être le premier exemple, en 15 mois de soulèvement syrien, où une arme sophistiquée livrée par les Russes frappe une cible militaire d’un membre de l’OTAN. D’où le commentaire, depuis Washington, de la porte-parole du Département d’Etat américain, Victoria Nuland, qui a dit :

  • « Nous avons vu les reportages, nous sommes, bien entendu, restés en contact avec notre allié turc… A ma connaissance, ils n’ont pas fait remonté cette affaire au niveau du commandement de l’OTAN pour le moment ».

Ankara a menacé, de façon répétée, d’en appeler à l’OTAN pour invoquer l’article 5 du Pacte obligeant ses membres à venir en aide à un membre permanent qui subirait une attaque. Dans ce cas, cependant, la rhétorique du Premier ministre turc Tayyip Erdogan est demeurée relativement prudente et réservée. Il a promis de « prendre les mesures qui s’imposent avec détermination », en représailles, « dès que l’incident sera pleinement clarifié », laissant la réponse d’Ankara relativement vague.

Le Président Abdullah Gul s’est exprimé de façon beaucoup plus ferme : “Il est impossible d’ignorer que notre avion de combat a été abattu par la Syrie”, a t-il affirmé, après que Damas ait admis avoir pris l’avion pour cible, en revendiquant que ses défenses anti-aériennes ont agi en conformité avec les procédures standard, avant de réaliser qu’il s’agissait d’un avion de l’armée de l’air turque. Les deux pays se sont mis à la recherche des deux pilotes manquants.

Les experts militaires de Debkafile ajoutent : c’était aussi la première fois depuis cinq ans qu’un système d’armement disposant de matériel fabriqué en Israël était confronté à une arme syrienne acquise en Russie.

La fois précédente correspond au 6 septembre 2007, lorsque des bombardiers de chasse israéliens ont détruit le réacteur nucléaire de fabrication irano-nord coréenne construit dans la ville du nord de la Syrie, à Al-Kibar. L’espace aérien au-dessus du réacteur était gardé par des systèmes de missiles anti-aériens russes Pantsyr-S1. Les bombardiers israéliens sont passés à travers en aveuglant le radar des missiles russes, à tel point que Damas n’a jamais pu réaliser que son réacteur avait été bombardé, jusqu’à ce qu’il soit entièrement détruit et que les bombardiers israéliens soient retournés à leur base.

Cinq plus tard, la Turquie a perdu un Super-Phantom sur lequel l’Industrie aérospatiale israélienne avait entrepris une mise à niveau partielle. Cependant, deux ans plus tard, Ankara a rompu ses liens sécuritaires et militaires avec Jérusalem, à la suite d’une altercation en mer entre le bateau turc Mavi Marmara et les troupes israéliennes qui procédaient à l’interception du navire, en route pour briser le blocus israélien de Gaza, faisant neuf morts, parmi les militants turcs pro-palestiniens

En réduisant ces relations, le gouvernement Erdogan a laissé inachevées les améliorations apportées par Israël et les F-4 de l’armée de l’air turque à court de contre-mesures leur permettant d’échapper ou d’attaquer les systèmes de défense anti-aérienne de fabrication russe, tirés par la Syrie.


Selon les sources militaires de Debkafile, surveiller un avion militaire turc au-dessus de la mer, était, par conséquent, un jeu d’enfant pour le nouveau Pantsyr-1.

Le Premier minister Tayyip Erdogan a admis, samedi, que le Jet avait été abattu au-dessus de la Méditerranée à environ 13 kilomètres à l’ouest du port syrien de Lattakieh. Il n’a pas expliqué ce que faisait un bombardier de combat turc au-dessus des eaux territoriales syriennes, mais la suggestion ,

  • que les sources militaires ont confirmée, c’est que les avions de l’armée turque effectuaient auparavant, des vols de reconnaissance quasi-quotidiens au-dessus de la côte syrienne. Moscou et Damas ont apparemment décidé qu’il était temps de mettre un terme à ces missions, qui, entre autres choses, espionnaient les fournitures d’armes russes transitant par les bases russes dans les ports syriens de Tartous et Lattakieh.

DEBKAfile Reportage exclusif 23 juin 2012, 8:41 PM (GMT+02:00)

http://www.debka.com/article/22112/Newly-supplied-Russian-Pantsyr-1-anti-air-missile-used-to-down-Turkish-warplane







24/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (2:31 pm)

24.06.2012

Ahmet Davutoglu, compère d'Erdogan, veut porter l'affaire à l'OTAN, tandis que son patron tente une opération de politique intérieure de type "Union nationale"


Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a haussé le ton dimanche matin, en déclarant que l’avion F4 turc abattu vendredi au large des côtes syriennes par la DCA syrienne volait finalement dans l’espace aérien international, était isolé et non armé, effectuant une mission de routine de vérifications d’installations de radars au sol.
Et face à ce qu’il définit donc comme une agression délibérée de Damas, la Turquie consulterait cette semaine – mardi 26 juin – ses partenaires de l’OTAN.
Rappelant au passage que l’article 4 de la charte du pacte atlantique prévoyait qu’un membre agressé ou menacé pouvait réclamer une convocation du conseil supérieur de l’OTAN. De son côté, Recep Tayyep Erdogan a annoncé qu’il s’exprimerait sur cette affaire devant le parlement turc mardi prochain.

Une opération de politique intérieure ?

Le gouvernement turc joue donc l’escalade. C’était à vrai dire prévisible vu ce qu’on connait du caractère de M. Erdogan et des orientations de sa politique régionale. Cette affaire, qui a tout de même, quelle qu’en soit la genèse, constitué un camouflet à son orgueil, peut aussi être un moyen de ressouder autour celui une majorité de l’opinion turque sur le thème, toujours payant, du nationalisme.

Ce alors que toute l’opposition parlementaire a toujours vertement critiqué la ligne syrienne d’Erdogan. Qui a d’ailleurs annoncé des consultations ce dimanche avec les chefs de cette opposition

On voit bien qu’Erdogan joue une carte de politique intérieure autant qu’internationale autour de cet avion abattu, alors que le gouvernement syrien, contrairement à ce qu’avait d’abord annoncé le chef du gouvernement turc, n’a pas présenté d’excuses, estimant qu’il avait été confronté à une provocation et à une violation caractérisée de son espace aérien.

Cette opération de type « union nationale face à la Syrie » peut-elle marcher ?

On verra. Cela dépend aussi du sort des deux pilotes turcs, dont on est toujours sans nouvelles, malgré de recherches conjointes des marines turque et syrienne. S’ils sont morts, il y a aura évidemment une sérieuse pomme de discorde entre les deux pays, et l’on peut compter sur Erdogan pour envenimer les choses.

On verra aussi ce que dit l’OTAN. Mais quand à ce qu’il pourrait faire, c’est à notre avis tout vu : que M. Erdogan roule des mécaniques à longueur de communiqués, abrite le CNS, l’ASL et les « Amis de la Syrie » sur son territoire, c’est une chose.

Se lancer dans une guerre aux conséquences incalculables, alors que la Turquie est confrontée à un regain de la guérilla kurde, que l’Irak est en conflit latent avec Ankara, et que la Russie et l’Iran sont vigilants, c’en est une autre, et les pontes de l’OTAN en sont bien conscients, en dépit de leur jactance anti-Bachar.

Et puis, il faut quand même rappeler que depuis au moins un an, le gouvernement turc mène contre son voisin une guerre non déclarée, en hébergeant, encadrant et laissant armer les bandes qui vont semer la mort et la désolation en Syrie.

Qui aurait eu, de ce point de vue, mille raisons de déclarer la guerre à son voisin ! Alors cet avion perdu ne représente pas le centième des dommages et torts faits par Erdogan aux Syriens.

La tension entre la Syrie et la Turquie connait un nouveau pic, c’est incontestable. Mais les deux pays ont un égal intérêt à calmer le jeu, en principe.

Il ne faudrait pas qu'un avion turc fasse oublier le fond des choses : l'hébergement, l'encadrement et l'arment des bandes ASL par la Turquie depuis un an.

http://www.infosyrie.fr/






24/06/12
Catégorie: Arts & Littérature : 

Auteur: vilistia (2:22 pm)

24.06.2012

image

Le cargo MV Alaed qui a du faire demi-tour au large de l'Ecosse sans avoir pu livrer des hélicoptères militaires russes destinés à la Syrie a accosté dimanche dans le port de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie.


"Il est arrivé au port de Severomorsk (à Mourmansk) où il restera ancré", selon l'agence Interfax citant un porte-parole de la flotte russe du nord. L'autorité portuaire de Mourmansk a précisé que le MV Alaed n'accosterait pas pour décharger pendant qu'il change de pavillon.

Le bateau navigait sous pavillon de l'île de Curaçao (Antilles néerlandaises) mais, selon une source diplomatique russe anonyme citée auparavant par Interfax, il devrait prochainement retenter de gagner la Syrie avec sa cargaison controversée, cette fois sous pavillon russe et escorté par un navire civil.

Le changement de pavillon semble être dû à la volonté d'éviter les inspections lorsque le bateau vogue sous le pavillon d'un pays tiers.

Selon la Russie, les trois hélicoptères Mi-25 datant de l'époque soviétique doivent repartir vers la Syrie selon un contrat signé en 2008 et qui doit être respecté. Ils ont été remis en état dans une usine de Kaliningrad.

Le MV Alaed a été forcé de faire demi-tour mardi au large de l'Ecosse après des révélations sur sa mission. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a reconnu jeudi que le bateau transportait des moyens de défense anti-aérienne et trois hélicoptères Mi-25.

Le Mi-25 est la version d'exportation du Mi-24, un appareil d'attaque utilisé notamment en Afghanistan (1979-89) et pendant les deux conflits en Tchétchénie. Des appareils de ce type ont été utilisés dans la répression des insurgés syriens par le régime de Damas ces derniers mois.

Moscou maintient ne rien livrer qui puisse être utilisé contre les manifestants et n'enfreindre aucune règle ni embargo international. Sergueï Lavrov a déclaré vendredi que la Russie n'avait "pas l'intention de se justifier" auprès des Etats-Unis pour ces livraisons d'armes.

M. Lavrov rencontrera dans les prochains jours la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton à Saint Petersburg pour discuter de cette cargaison.


Algerie - ennaharonline







24/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (2:16 pm)

24.06.2012

Une des très rares apparitions d'Osama Ali Suleiman - alias Rami Abdel Rahmane -, patron de l'OSDH, protégé du gouvernement anglais et un des principaux responsables de la désinformation à sujet syrien


L’OSDH affirme qu’au moins 16 soldats ont péri très tôt ce dimanche 24 juin dans des combats entre Daret Azza et Atareb, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Alep, et non loin de la frontière turque. Selon la même source partisane, « un certain nombre » de soldat sauraient fait défection dans cette même région.
Mais rien n’est dit des pertes rebelles. C’est près de Daret Azza qu’ont été retrouvées voici 48 heures les corps de 25 ou 26 personnes, présentées comme des miliciens du régime par l’opposition, et comme des civils enlevés puis exécutés par de activistes par le gouvernement.
Seuls les compte-rendus d’obsèques militaires de l’agence Sana peuvent confirmer ou invalider cette revendication, ce soir ou demain.

R. A. Rahmane : « Personne (et surtout pas l’ASL) ne contrôle rien » !

L’OSDH en revanche concède la mort de deux insurgés à Homs « à la périphérie » de Bab Amr, et d’un autre dans le secteur dit de la Montagne kurde, près de Lattaquié, déjà enjeu de combats ces derniers jours. Sinon l’officine de propagande du CNS, basée à Londres et protégée du gouvernement britannique, évoque le « pilonnage incessant » par l’armée de quartiers de Homs, Idleb, Deir Ezzor, Deraa et de la banlieue est de Damas.

Et pour la journée de samedi, l’OSDH a dénombré 116 morts, dont de nombreux « civils » : mais tout le monde sait à présent, même la presse française, que sont comptabilisés comme civils dans ces bilans, des hommes armés mais n’ayant pas le statut de déserteur.

Dans une déclaration à l’AFP, où l’inconscience ne peut être que la seule alternative à l’hypocrisie, Rami Abdel Rahmane patron de l’OSDH (dont le vrai nom serait Osama Ali Suleiman), dit déplorer qu’il soit devenu « normal » de comptabiliser 100 morts quotidiens ces derniers jours.

Mais Rahmane/Suleiman en profite aussitôt pour fustiger « l’absence de décisions de la communauté internationale« .

Et l’on sait bien quelle décision espèrent en vain un Rahmane et ses semblables depuis des mois. On relève cependant aussi cette déclaration en forme d’aveu du patron de l’OSDH : en Syrie, dit-il, « personne ne contrôle rien« . Évidemment, R.A. Rahmane pense là plus à ses amis du CNS et de l’état-major de la soi disant ASL qu’au gouvernement syrien qui lui se fait obéir de ses troupes.

Par cette petite phrase, M. OSDH dit enfin une vérité que nous répétions ici depuis un certain temps : la direction, repliée en Turquie, de l’ASL n’a pas ou peu d’autorité sur les groupes armés, qui ont d’autres chefs, d’autres références idéologiques et religieuses, d’autres sources de financement.

On aimerait, à ce sujet, avoir de nouvelles nouvelles du colonel Ryad al-Asaad, chef en titre de cette armée si peu syrienne et si peu libre, dont d’insistantes rumeurs disent, depuis une dizaine de jours, qu’il se serait enfui en Bulgarie avec la caisse de l’ASL.

Une colonne rebelle détruite

Pendant ce temps, que dit l’agence Sana ? Elle rend compte de la poursuite puis de l’interception, tôt ce matin semble-t-il, d’un convoi de rebelles, à l’est de Talbissa (ou Talbisah, à une petite dizaine de kilomètres au nord de Homs) :

  • rattrapés, les rebelles ont été tous tués, et l’on peut estimer que cela représente un certain nombre de victimes car Sana parle de cinq voitures détruites et de deux autres capturées. Cela représente aussi un important butin :
  • une mitrailleuse, des fusils d’assaut, 32 000 balles de fusil, des bandes de munitions pour mitrailleuse, des obus de mortier. Pas de pertes apparemment du côté des militaires.

Un autre groupe armé a été intercepté, hier soir ou ce matin, dans le secteur al-Quasayr, ville située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Homs, près de la frontière libanaise :

  • guidés par des habitants, les soldats ont capturé plusieurs activistes qui attaquaient le central téléphonique de la localité d’al-Ghassaniyah, au nord d’al-Qusayr, et en bordure du grand lac de Qattinah, très près de la frontière libanaise.

Et puis, dans la nuit de samedi à dimanche, une tentative d’infiltration de rebelles a été mise en échec par des policiers dans la petite ville-frontière (avec la Turquie) d’al-Yamamah, au nord de Lattaquié :

  • selon la formulation habituelle de Sana, « nombre » de terroristes ont été tués ou blessés et les survivants ont regagné la Turquie. Mais « nombre de policiers » ont également été blessés.

Bref, l’OSDH peut bien publier des communiqués de victoire, les rebelles sont traqués partout, et le plus souvent défaits en rase campagne, en étant réduits à une guerre de coups de main et d’embuscades, certes coûteuse pour les forces de l’ordre, mais qui ne peut leur donner le moindre ascendant stratégique, alors que du fait de leurs effectifs somme toute réduits, les rebelles ont plus de mal à combler leurs pertes que l’armée régulière et les autres forces de sécurité.

http://www.infosyrie.fr/





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