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20/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (6:12 pm)

Christophe Ayad, une figure de la désinformation bobo-atlantiste (parmi un certain nombre d'autres)

Le quotidien français naguère de « référence« , Le Monde, publie dans la rubrique Idées de son site un article récapitulatif de la situation actuelle en Syrie.

C’est intéressant bien que largement mensonger, ou d’ailleurs intéressant car largement mensonger. En effet, l’auteur, Christophe Ayad, du service international du quotidien, donne à peu près l’état de l’analyse désormais faite par nos élites franco-mondialisée, au terme de 16 mois d’échecs diplomatique de l’Occident atlantisé, sur la crise.

S’abritant derrière une toute récente déclaration d’Hervé Ladsous, en charge à l’ONU des opérations de maintien de la paix, Ayad officialise en quelque sorte la guerre civile syrienne.

Plus exactement, précise l’homme du Monde, il y a trois guerres civiles en une.

- d’abord une « guerre (du pouvoir) contre les civils« , ayant débuté en mars 2011. C’est l’occasion pour Christophe Ayad de recycler un des clichés favoris de la propagande anti-Bachar, auquel les journalistes français ne renoncent pas volontiers : celui des « manifestants à mains nues« .

Ce cliché a certes correspondu à un réalité dans les tous premiers temps de la révolte, à Deraa notamment. Mais très vite, les manifestants ont été doublés par des extrémistes armés qui ont enclenché le cycle provocation-répression.

Ayad dit que cette « révolution pacifique » se poursuit aujourd’hui dans tout le pays, et que la persistance de ces manifestations infirme la thèse du pouvoir syrien selon laquelle il n’est confronté qu’à des bandes armées.

Car, écrit Ayad, « les Syriens ne veulent pas renoncer à ce qui fait l’essence même de leur révolution ».

Tiens donc ! On touche là à ce que nous avons déjà appelé le « stalinisme bobo » :

  • des milliers, voire, dans le meilleur des cas, des dizaines de milliers de manifestants aux slogans fleurant bon le sectarisme religieux – dont un grand nombre d’enfants en bas âge – représentent donc LES Syriens dans leur ensemble, qui sont tout de même la bagatelle de 23 millions !
  • Et dont des centaines milliers ont à plusieurs reprises manifesté dans plusieurs villes leur soutien au gouvernement, sans que Christophe Ayad leur accorde la plus fugitive allusion.
  • Si l’on est indulgent, on dira que le plumitif du Monde est tellement auto-formaté dan sa bonne conscience « citoyenne »qu’il ne se rend plus compte de ce qu’il écrit, ni des réalités du rapport de forces politique en Syrie !

-la deuxième guerre civile, il fallait bien qu’Ayad y vienne assez vite, c’est le « conflit inégal mais meurtrier » qui oppose depuis la fin de l’été l’ASL à l’armée régulière.

Réactivant le mythe biblique du David rebelle contre le Goliath gouvernemental, Christophe Ayad explique que si l’ASL n’est pas de taille à battre l’armée de Bachar, sa tactique de guérilla, son implantation et les armes « qu’elle commence à recevoir » inquiètent de plus en plus le régime…

Non, M. Ayed, l’ASL inquiète surtout – pour reprendre votre rhétorique – LES Syriens, qui perçoivent dans leur grande majorité les bandes rebelles comme des terroristes qui multiplient les attentats contre les personnes et les destructions des biens et infrastructures, et prennent des populations entières en otage comme à Homs.

Quant aux (ex)actions des bandes armées elles ont commencé plus tôt que vous ne le dites :

c’est le 6 juin 2011 qu’une troupe d’islamistes armés, qui ne se recommandaient pas encore de l’ADSL, ont pris d’assaut un QG de la police à Jisr al-Choughour, massacrant au moins cent membres des fores de l’ordre.

Et si la lutte vst inégale entre les bandes et les militaires, c’est aussi que les premiers recourent souvent à la tactique de l’assassinat ciblé ou de l’embuscade contre le seconds.

Propagande invérifiable encore (et pour cause) que l’affirmation, empruntée prudemment à un service de l’ONU, selon laquelle les rebelles contrôlent « 40% » du territoire syrien :

c’est l »habitude de l’OSDH de déclarer qu »une ville ou une région est sous contrôle de l’ASl, dès lors qu’une bande y a fait une apparition ponctuelle, avant de devoir s’éparpiller au premier retour offensif de l’armée.

Au début de l’année, les médias français, Monde en tête, nous ont fait le coup, rappelez-vous, de l’ASL contrôlant toute la périphérie est de Damas, au point pratiquement d’assiéger Bachar dans son palais. Cette légende urbaine a duré 48 heures, mais manifestement elle fait encre rêver un Christophe Ayad !

Ce qui serait cruel, à cet égard, ce serait de se repasser le fil d’un an de dépêches OSDH/AFP, et d »articles du Monde :

  • car on y lirait une suite ininterrompue de succès militaires de l’insurrection, transformant presque toutes les villes de Syrie en bastions, recrutant un flot continu de soldats dissidents, à se demander comment il subsiste un État et une armée syro-bachariste à l »heure actuelle !

-troisième conflit en cours en Syrie selon l’analyse ayadienne, « la guerre de tous contre tous » : là, le collaborateur du Monde vise les massacres de civils, commis d’un communauté à l’autre.

Et là, bien sûr, Ayad sort de son chapeau la tuerie de Houla, en mai dernier, l’attribuant avec une tranquille assurance aux chabihas alaouites.

Sait-il, ou feint-il d’ignorer, ce bourreur de crânes bobos, que pratiquement toutes les victimes de ce massacre appartiennent justement à des famille alaouites, et que même une famille était celle d’un député bachariste ?

Que la télévision russe (qu’un Ayad, formé à la rude école gaucho-atlantiste de Libération, évidemment méprise statutairement) mais aussi un grand reporter de la Frankfurter Allgemeine Zeitung ont recueilli assez de témoignages et d’indices pour conclure à la responsabilité des miliciens islamistes, ASL ou pas, puisque même notre Ayad reconnait, avec ses mots de Tartuffe, « une grande autonomie des groupes » censés constituer cette ASL, et aussi une possible « infiltration » de celle-ci « par une composante djihadiste » (Que galamment ces choses-là sont dites !)

Bien-pensance géostratégique, déni de réalité, franc mensonges, mythes propagandistes, Le Monde sera toujours l Monde, et ses collaborateurs des collabos de l’OTAN !

Quand bien même ils auraient reçu, comme Cristoph Ayad, le prix Albert Londres (décerné par le gratin du journalisme français mainstream)

Mais, au fond, c’est la réalité et l’avenir qui devraient fournir le meilleur démenti aux assertions de ces militants déguisés en journalistes.








20/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (6:03 pm)

Par Louis Denghien,



Abdallah de Jordanie, photographié ici dans une vie antérieure, sans problèmes de voisinage avec la Syrie, et sans la grosse épine des Frères musulmans dans le pied...

L’AFP relaie ce mercredi 20 juin une information émanant du CNS, structure principale mais néanmoins contestée de l’opposition radicale, installée en Turquie :

  • selon le CNS donc, le gouvernement jordanien vient de renforcer le contrôle de sa frontière avec la Syrie pour empêcher les infiltrations… de « partisans du régime de Bachar al-Assad » !
  • Qui, on l’imagine, ont l’intention de renverser le roi Abdallah avec l’aide des Frères musulmans locaux, première opposition au monarque hachémite !

On savait le CNS accroché à une tactique de communication des plus simples (et même simplistes) :

systématiquement attribuer au gouvernement syrien les crimes et actions de l’opposition. C’était vrai pour la tuerie de policiers perpétrée par des islamistes à Jisr al-Choghour en juin 2011, transformée en mutinerie réprimée dans le sang, ou, plus récemment, pour les attentats à la voiture piégée de Dama et d’Alep, généreusement attribués aux services secrets syriens par les fabulateurs du CNS.

Cette fois, si la frontière jordanienne, par où passent notoirement des rebelles et des armes pour gagner le gouvernorat syrien de Deraa, est surveillée par les autorités, c’est donc, dixit le CNS, pour parer aux infiltrations incessantes de moukhabarats et de chabihas.

Ce alors que la Jordanie, théoriquement alignée sur Washington, Doha et Ryad, ne respecte pas dans les faits le blocus économique anti-syrien décidé par la Ligue arabe.

Cette interprétation du CNS est d’autant plus ubuesque que le 5 juin dernier, le correspondant de la chaîne américaine CNN en Turquie accusait le gouvernement jordanien de rien moins qu’un « crime contre l’humanité » (un délit qui tend apparemment à se généraliser à en croire la lecture de la presse) :

les Jordaniens renverraient en Syrie des réfugiés politiques dès leur arrivée à l’aéroport d’Amman. Il est vrai que l’accusation de CNN n’était étayée que par un unique témoignage. Mais cette accusation a ensuite été relayée par des organismes pro-opposition syrienne.

Plus d’argent, et plus beaucoup de ressources politiques

Les estimations sur le nombre de réfugiés syriens en Jordanie tournent autour de5 à 6 000. Une charge supplémentaire pour un pays qui a dû par le passé accueillir pas mal de Palestiniens et d’Irakiens.

Et dont la situation économique et sociale est loin d’être enthousiasmante. À court d’argent, et confronté à un lourd déficit budgétaire, le gouvernement doit procéder à des hausses d’impôts et de prix – sur les matières premières, l’électricité et certaines denrées.

Des mesures d’urgence mais néanmoins contestées par l’opposition, c’est-à-dire les Frères musulmans, boostés par le succès de leurs homologue égyptiens.

Et qui, accessoirement, appuient naturellement le combat de leurs frères syriens.

Réagissant à l’annonce, fin mai, de ces hausses imminentes, le porte-parole de la Confrérie jordanienne les a qualifiées de « démarches très dangereuses susceptibles de provoquer la colère partout dans le pays« . Une colère que s’entendent à exploiter les Frères :

  • si elle n’a pas été secouée comme d’autres par la houle du « Printemps arabe », la Jordanie est régulièrement le théâtre depuis janvier 2011 de manifestations de rue.
  • Et des élections législatives sont prévues d’ici la fin de l’année, qui se feront selon une nouvelle loi électorale perçue par les Frères musulmans, sans doute pas à tort, comme concoctée spécialement contre eux.

Le Premier ministre jordanien, en poste depuis avril 2012, Fayez Tarawneh, doit se coltiner, outre l’agressivité des Frères musulmans, longtemps réprimés mais désormais interlocuteurs incontournables du roi, à des données sociologiques objectives préoccupantes :

  • un chômage réel frappant peut-être 30% de la population active, et évidemment plus élevé encore chez les moins de 30 ans, qui représentent 70% de la population.
  • Un terreau idéal pour les révolutionnaires islamistes, en Jordanie comme en Égypte – ou d’ailleurs en Syrie.
  • Et un casse-tête pour les réformateurs, Tarawneh n’était jamais que le quatrième chef de gouvernement depuis l’année dernière.
  • Cette fois, le monarque a choisi un homme vraiment de son sérail, Tarawneh ayant exercé naguère les fonctions de Premier ministre, ministre de la Défense, ministre des Affaires étrangères et de… chef de la Cour.
  • Autre aspect pas insignifiant de son CV, il a été, dans les années 90, ambassadeur aux États-Unis, où il a reçu par ailleurs sa formation d’économiste

Difficulté supplémentaire, et pas la moindre, pour le gouvernement, la ligne de fracture, vieille de quarante ans, entre les Jordaniens de souche et leurs compatriotes d’origine palestiniens chassés par les victoires israéliennes de 1948 et de 1967, cette ligne de fracture dont a longtemps joué le pouvoir royal tend à s’estomper face à l’universalité du mécontentement :

  • les premiers sont surtout présents dans l’administration et les zones rurales,
  • les autres dans les affaires et les villes. Mais tous ou presque désormais sont frappés à des degrés divers par la crise.

Les difficultés politico-commerciales avec la Syrie, point de passage obligé des échanges avec le nord de la région, la Turquie et l’Europe, n’ont rien dû arranger à la situation économique jordanienne.

Le roi Abdallah a été un des premiers chefs d’État arabes a demandé – plus poliment que d’autres – le départ de Bachar.

Coincé entre les exigences des Américains, et d’autres alliés traditionnels et envahissants comme l’Arabie séoudite et le Qatar, et l’extrémisme de « ses » Frères musulmans, le souverain avait à vrai dire une très faible marge de manoeuvre diplomatique.

Certains disent que c’est précisément sur le contre-exemple syrien qu’Abdallah et les siens comptent pour calmer les ardeurs de l’opposition.

Mais c’est essentiellement à ses protecteurs américano-golfistes – les Américains ont récemment déployé, pour le compte des Israéliens, des missiles Patriot à la frontière avec la Syrie – que le roi doit, pour l’heure, de n’avoir pas connu le sort de ses homologues républicains de Tunisie, d’Égypte ou du Yémen.

Sa Majesté hachémite, contrairement à ses homologues séoudien ou qatari, formuler des voeux secrets pour le maintien de Bachar al-Assad à la tête de la Syrie !

Manifestation de soutien des Frères musulmans jordaniens à la révolte syrienne, à un poste-frontière : ceux-ci considèrent Abdallah comme leur Bachar...








20/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (1:46 pm)

Un shake-hands qui n'était décidément pas un "tope-là" russe aux desiderata américains

Les observateurs de l’ONU, que leur chef le général Mood a « mis en grève » voici 48 heures, vont néanmoins rester en Syrie.

L’annonce en a été faite mardi soir 19 juin, au terme d’une réunion du Conseil de sécurité, par Hervé Ladsous, chef des opérations de maintien de la paix des Nations-Unies.

Qui a précisé que leurs opérations de surveillance des violences – on n’ose plus dire du cessez-le-feu – demeuraient « suspendues » jusqu’à nouvel ordre.

Dans l’immédiat, les bérets bleus vont donc rester à l’hôtel, le temps que soient définies de nouvelles « options pour le futur de leur mission » qui expire en principe le 20 juillet.

Un peu avant, le chef de la MISNUS, le général Robert Mood, avait rappelé devant le Conseil de sécurité que ses hommes avaient fait l’objet de « tirs directs » à au moins dix reprises.

Par « tirs« , Mood entend peut-être aussi les attentats à la bombe : au début de la mission, le propre convoi du général avait fait l’objet à Deraa d’un attentat qui avait blessé plusieurs soldats syriens de son escorte.

Le général onuso-norvégien a estimé néanmoins qu lui et ses hommes avaient « l’obligation morale » de rester en Syrie.

Pour quoi faire ?

Sans doute pour témoigner des violences et diverses violations des droits de l’homme ou des lois de la guerre.

Mission qui conserve sa légitimité si Mood et ses subordonnés observent neutralité et objectivité, et ne se transforment pas en procureurs systématiques de l’armée et du gouvernement syriens, à l’image de leur « patron » Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU qui, mardi encore, émettait le souhait que les 15 membres du Conseil de sécurité s’unissent pour exercer une « pression continue » sur Damas afin de la forcer à appliquer le plan Annan.

Et pas sur Ankara, Doha ou Ryad qui ont quand même une responsabilité assez directe dans le drame syrien, et une influence, disons très forte, sur l’ASL.

En fait, tout le monde revient au plan de paix d’Annan, de l’ONU (et pour mémoire, de la Ligue arabe) :

  • les ingérents frustrés d’Occident qui n’ont pas les moyens juridiques – et pour certains, pas l’envie politique – de faire la guerre à la Syrie, et espèrent, de plus en plus vaguement, qu’un début d’application de ce plan donnera un peu de répit aux groupes armés en mauvaise posture, et un peu de temps au CNS pour résoudre ses divisions et lui donner – qui sait? – un peu de crédibilité.
  • Et puis le bloc sino-russe qui a vu dans le plan le moyen de ligoter diplomatiquement et l’opposition syrienne et le front otanesque.

Puisque nous parlons des positions des uns et des autres grandes puissances, revenons au sommet du G20 au Mexique, où il a été pas mal question de la Syrie entre Obama et Poutine.

Le premier a déclaré mardi que Russie et Chine étaient conscientes d’un risque de guerre civile en Syrie, « sans adhérer encore à un plan international pour renverser Bachar al-Assad« . On appréciera au passage la désarmant transparence diplomatique du président américain !

Il a d’ailleurs raison : les Russes n’adhèrent pas encore à un tel plan.

Tirant sa morale des entretiens du G20, Vladimir Poutine a dit avec la franche concision qu’on lui connait :

« Nous pensons qu personne n’a le droit de décider pour d’autres pays qui devrait être au pouvoir ou pas ».

Une sèche mise au point qui vaut pour un énième démenti aux spéculations des analystes et diplomates atlantistes.


Par Louis Denghien,








20/06/12
Catégorie: Tout et rien... : 

Auteur: atanetbout (10:17 am)

Un "piège" à moustique bien utile
Comment faire pour tuer les moustiques sur le plan écologique
 
200 ml d'eau,
50 grammes de sucre brun,
1 gramme de levure ( levure de pain)

1 bouteille de 2 litres en plastique

1. Couper une bouteille en plastique au milieu. Sauvegarder la partie du goulot d'étranglement :
2. Mélanger la cassonade avec de l'eau chaude. Laissez refroidir et versé dans la moitié inférieure de la bouteille.
3. Ajouter la levure. Pas besoin de mélanger. Il créera de dioxyde de carbone.
4. Placez l'entonnoir, la tête en bas, l'intérieur de l'autre moitié de la bouteille.
5. Envelopper la bouteille avec quelque chose de noir, moins haut, et mettre dans un coin de votre maison.
Dans deux semaines, vous verrez la quantité de moustiques qui sont morts à l'intérieur de la bouteille.
Outre le nettoyage de leurs maisons, les sites de reproduction des moustiques, nous pouvons utiliser cette méthode très utile dans les écoles, crèches, hôpitaux et maisons.
N'oubliez pas la dengue .

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