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07/06/12
Catégorie: Tout et rien... : 

Auteur: atanetbout (7:20 pm)



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07/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (5:38 pm)

Place Catroux à Paris, un lieu où souffle l'esprit (critique)

Et à présent, et pour une fois, de l’anecdotique et du vécu, qui font un peu sens. Votre serviteur se trouvait ce mercredi en tout début de soirée attablé à une terrasse parisienne, place du général Catroux (qui fut Haut-Commissaire de de Gaulle en Syrie de 1941 à 1943) essayant d’oublier – ponctuellement – la Syrie.

Il se concentrait donc sur sa lecture du moment ou ses pensées profanes. A sa gauche immédiate, une table est occupée par trois personnes – un homme et deux femmes – des Français « blancs normaux » comme eut dit feu Coluche – dans les 50/60 ans.

Méfiance civique

Ils parlent de choses et d’autres qu’on entend comme malgré soi. Soudain l’homme prononce distinctement le nom magique « Bachar al-Assad » ! Quasi-automatiquement, Louis D. tend l’oreille, s’efforçant de ne rien perdre, malgré le bruit de la circulation, de ce qui va suivre.

L’homme dit à ses amies que « d’après ce qu’il a lu » – ou entendu – le dernier massacre (celui de Houla, sans doute) aurait été commis par des islamistes, de façon à compromettre Bachar, « à le mettre au ban de l’Humanité« . Les deux dames acquiescent dans le registre « C’est très possible« , « Ca ne m’étonnerait pas« . Et l’une d’elles enchaîne : « Et j’espère qu’on ne a pas aller faire la guerre là-bas ! Pour mettre qui à la place d’abord ? ».

Ensuite la conversation dévie sur l’Égypte où bientôt le « tourisme sera impossible » (sans doute pour de salafistes raisons).

C’est tout, mes voisins ne sont pas revenus sur le cas syrien.

Mais il est intéressant de constater que trois Parisiens moyens qui comme l’immense majorité de leurs compatriotes ont bien autre chose à penser que la situation syrienne – ou que de naviguer vers Infosyrie -, et qui comme tout le monde sont soumis depuis un an à une propagande aussi répétitive qu’unanime, eh bien ces trois Français – dont je ne prétends certes pas qu’ils sont des spécialistes du Proche-Orient – manifestent à tout le moins un esprit critique réjouissant.

C’est peut-être l’effet d’internet, où l’information mainstream est soumise à une déferlante de critiques et de suspicions, souvent jusqu’à l’absurde conspirationniste..

Mais, plus sûrement, c’est un réflexe de défiance vis-à-vis du journalisme établi dont le public sait, à la fois, empiriquement et intuitivement, qu’il est aligné, connivent, menteur.

Les « belles histoires de l’Oncle Sam » sur l’Irak, l’hystérie sur Timisoara et ses charniers, le cadavre empalé de Carpentras, tout ça a laissé des traces dans les esprits des « consommateurs » d’info. Peut-être aussi que l’affaire libyenne dégage une âcre odeur de doute chez pas mal de gens.

C’est le grand paradoxe médiatique : les Français écoutent les journalistes plusieurs fois par jour (à défaut de les lire) mais ils les détestent, ou au minimum se méfient d’eux : plusieurs enquêtes attestent que la profession de journaliste est une des plus déconsidérées par les Français.

Ce n’est pas nous qui allons plaider sa cause, tant le drame syrien a prouvé que cette corporation était malade d’ignorance et de conformisme pavlovien.

Trois Parisiens ne font pas le printemps de l’esprit critique. La grande majorité des Français se fout au fond de la Syrie, et ne retient de la bouillie bien pensante qu’on leur verse chaque jour que ce pays est gouverné par un dictateur répressif, les plus pointus ayant intégré que des groupes armés plus ou moins islamistes s’opposent à lui.

La même majorité, quoi que prétendent certain sondage, pense aussi que la France – dont plus aucun Français ne sait qu’elle a régné un quart de siècle sur la Syrie – n’a rien à faire de militaire là-bas, surtout alors qu’on va mette fin à cette guerre absurde d’Afghanistan.

Quand règnent l’ignorance, la bien-pensance et l’indifférence, il reste encore la méfiance – et aussi le bon sens – pour échapper à l’endoctrinement.

Car en France, le dictateur ce n’est pas Bachar, c’est BHL.








07/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (3:32 pm)

Publié le7 juin 2012 - Allain Jules


En Libye, il n’y a jamais eu de révolution. Jamais. Il y a eu simplement un coup d’état sanglant, ourdi par l’Occident et ses sous-fifres libyens.

L’argumentaire des illusionnistes selon lequel la Libye post-Kadhafi allait être démocratique et libre n’est, aujourd’hui, qu’esbroufe. Erratique à souhait, galvaudée et mensonger, ceux qui, hier, se sont habillés d’oripeaux élogieux ne sont que des désinformateurs et maîtres ès art en falsification.

Derrière leur propos, ces satrapes qui se cachent sous le manteau de la démocratie ne sont pas des démocrates.

Alors que des pseudo élections pour une Constituante sont annoncées, les derniers heurts qui se sont déroulés à l’aéroport international de Tripoli sont la preuve que, la Libye pacifiée n’est qu’un leurre.

L’affaire illustre plutôt la réalité libyenne, tandis que les Occidentaux se sucrent avec le pétrole et le gaz libyens qui ne profitent qu’aux membres des renégats du CNT.

Ils avaient annoncé la formation d’une armée nationale or, ce sont les milices qui tiennent tout, toujours armées malgré les effets d’annonce.

Le félon Moustapha Abdeljalil a lui-même évoque déjà la possibilité d’un report des élections et l’installation d’un nouveau gouvernement, prévues à la fin du mois, en raison du désordre ambiant.

Mais, les “qui” sont à l’origine de tout ce désordre ? Le seul et unique combat du CNT ne réside qu’à exclure le clan des kadhafas ou ceux qui de près ou de loin ont servi Kadhafi. Est-ce ainsi que ce pays va se relever ?

Voici la déclaration d’un de ses responsables, devrais-je dire, irresponsable: «Nous allons veiller à ce que ni les anciens kadhafistes ni les arrivistes de la dernière heure ne participent au gouvernement».

On se dirige vers une vraie révolution ? Je l’espère car, on assiste à une confiscation du pouvoir et une exclusion. Est-ce ça la démocratie ? Non.

Est-ce ainsi que ces gens pourront pacifier la Libye ? Que nenni. C’est bien la preuve qu’ils ont peur, que ce sont des incapables et surtout des monstres.

Oser parler de kadhafistes alors que tous l’ont servi, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. On entre de plain-pied dans les méandres de l’utopie à la réalité.








07/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (5:53 am)

Échec caractérisé de la trêve, et pas de processus politique qui ne soit conduit par les Syriens eux-mêmes !

Tels sont les éléments principaux qu’on peut retirer de propos qu’il a tenus à des diplomates européens voici quelques jours, et que rapporte le journal libanais al Akhbar dans un article paru le 5 juin, et traduit pour Infosyrie par notre collaborateur Mohamed. Annan, si les propos rapportés sont bien les siens – a priori ils nous paraissent plausibles – a le sentiment que le début d’application de son plan est rendu impossible par la « rigidité » des deux parties en présence, avec cette circonstance aggravante de la déconnection de fait du CNS, ou du CCCND – des groupes armés, dont Annan dit de façon euphémistique qu’ils ont une identité « ambigüe ».

Sinon, après avoir reconnu le rôle déterminant d la Russie dans l’éventuelle solution de la crise syrienne – et blâmé un certain extrémisme diplomatique de l’Union européenne – Annan insiste qu’on demande beaucoup, et même trop, aux observateurs de l’ONU en Syrie, qui ne sont pas une force classique, comme on a pu en voir au Liban ou en Bosnie, de maintien de la paix, avec armes et véhicules blindés. Ce « on » désigne les Occidentaux.

Bref, Annan est de plus en plus conscient des limites de la construction théorique de son plan, mais il s’y accroche néanmoins.

Kofi Annan, après son départ de la Syrie, a confié à des diplomates européens ses impressions et ses principales conclusions quant à sa mission et son avenir. Son discours est articulé autour de quatre points principaux :

La « rigidité » des uns et des autres
1/ Concernant un éventuel lancement du processus politique, Annan estime qu’il ne peut aller de l’avant, et que de toute façon qu’il n’est plus pressé ni ne peut s’enthousiasmer pour un processus politique que ne conduisent pas les Syriens eux-mêmes.


Annan donne la raison principale qui le pousse à croire que ce moment du démarrage du processus politique n’est pas arrivé, à savoir ce qu’il considère comme la grande ambiguïté qui entoure l’identité des groupes de l’opposition opérant sur le terrain en Syrie.


L’un des exemples apportés par Annan est que l’opposition interne souffre d’une grande crise structurelle, elle semble plus pragmatique, mais elle est « malade » de l’existence d’un gouffre entre elle et le mouvement en cours sur le terrain.

Le régime, pour sa part, selon son observation, souffre d’une crise intrinsèque, car il continue la politique du déni, et ne se montre pas prêt à faire preuve de bonnes intentions, malgré qu’il a été capable de prendre certaines mesures, comme la libération des détenus et le libre accès aux aides humanitaires.

Annan propose, pour lever cette ambiguïté (de l’opposition), d’adopter une méthodologie différente avec l’opposition : sur le plan international, au lieu de l’encourager à une union organique, ce qui est impossible, il faut l’encourager à unifier sa vision.

Concernant le régime, Annan a transmis au président Al Assad, lors de sa rencontre avec lui, ce qu’il a appelle la « grande inquiétude de la communauté internationale« , motivée par l’augmentation de la violence en Syrie, et il a attiré son attention sur les risques qui peuvent découler de la rigidité des positions.

Lors d’une réunion de M. Annan avec Hassan Abdel Azim, l’un des dirigeants de la Coordination nationale (CCNCD, opposition anti-Bachar et anti-CNS, Ndlr), impliquée dans l’opposition de l’intérieur, le premier a mis en garde le second contre la gravité de la rigidité dans les positions, mais ce dernier, malgré son attachement au plan Annan, a exprimé le durcissement de ses positions par l’exigence de la concrétisation de quatre points :

contraindre le régime à l’application des six points du plan Annan, obtenir un arrêt total de la violence, l’autorisation des manifestations pacifiques avant d’entamer aucun dialogue, plus le refus de la Coordination nationale de toute intervention étrangère dans la question syrienne.

2/ Annan reconnaît que sa mission, suite à la situation politique ambigüe et la poursuite du durcissement des positions des parties, a échoué dans la réalisation de la trêve, et il estime que l’impasse politique fait que l’instauration d’un mécanisme d’accalmie est chose difficile.

Par conséquent, Annan reconnaît qu’il est devenu plus conscient des critiques adressées à son plan, en plus de l’échec éventuel qui le guette.

Incontournable Russie, maladroite Europe

3/ Sur la dimension internationale de la crise, Annan estime qu’on ne peut ignorer que la Russie est un partenaire incontournable. C’est pourquoi il faut continuer à collaborer avec elle, et reconnaître le rôle de Moscou dans le façonnement de l’avenir de la Syrie.

D’autre part, Annan n’approuve pas la politique de l’Union européenne de réduire les canaux de communication avec le régime syrien, par la fermeture de leurs ambassades européennes à Damas, ce qui ne va pas contribuer à changer les positions du régime. De plus, il considère que le gouvernement syrien ne se soucie pas de l’expulsion de ses ambassadeurs européens.

Les bérets bleus, même casqués, ne sont pas des casques bleus !

4/ Au sujet de la mission des observateurs, Annan en veut un peu à ceux qui lui demandent des comptes sur l’efficacité des observateurs en ce qui concerne la cessation de la violence, ou à la réduction de son intensité. Annan considère que l’opinion dominante chez les pays dits « amis de la Syrie » envers la mission Annan est erronée.

Et il a tenu, lors de sa visite à Damas, à rencontrer les membres de la direction des observateurs pour leur transmettre sa clarification de la nature de leur mission, et il leur a dit en substance que la mission des observateurs est « le contrôle du respect du cessez-le- feu, et non la mise en oeuvre du cessez-le-feu ».

Les propos d’Annan sont considérés comme une réponse à la méthodologie adoptée par les observateurs de l’ONU en Syrie, lesquels considèrent que la diminution relative du niveau de violence, depuis leur arrivée sur le terrain, est une des succès de la mission, alors que selon Kofi Annan ce genre d’objectif est plutôt dans les attributions des forces de maintien de la paix de l’ONU (casques bleus armés).

Annan estime quant à lui qu’on ne peut pas envoyer des forces de maintien de la paix (sous l’article 6), avant de réaliser le cessez le feu, et c’est ainsi que la mission des observateurs est sans précédent et sans exemple, dans l’histoire des missions des forces de maintien de la paix de l’ONU. Annan veut ainsi rétablir le travail de la mission des observateurs, en Syrie dans son contexte (très) particulier.

Source : article du journal libanais Al Akhbar, publié le 05 juin 2012, http://www.al-akhbar.com/node/94736 et traduit pour les lecteurs d’Infosyrie par Mohamed Ouadi.

Annan reproche aux Occidentaux de confondre - ou de feindre de confondre - ses observateurs avec de vrais casques bleus armés et équipés pour le maintien de la paix.


http://www.infosyrie.fr/re-information/letat-desprit-de-kofi-annan-au-6-juin/







07/06/12
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (5:21 am)

Poutine et Hu Jintao à Pékin, le 6 juin : entente cordiale, notamment sur la Syrie telle qu'elle est, et telle qu'elle doit rester !

Ha la la ! Nous leur avions bien dit à ces analystes à l’affut de la moindre déclaration russe susceptible de les faire rêver : la Russie n’a pas de plan B (comme Bachar bis) et toute supputation-extrapolation sur un lâchage de celui-ci par ceux-là n’était pas sérieuse (voir notre article « Obsession névrotique : et on nous ressort le lâchage de Bachar par Moscou », mis en ligne le 5 juin 2012)

La dernière en date de ces « émotions médiatico-diplomatiques » avait été causée par une petite phrase du vice-ministre – ou plutôt d’un des vice-ministres – des Affaires étrangères russe, Guennadi Gatilov, qui avait dit dans un entretien accordé à l’agence Tass que le maintien au pouvoir de Bachar n’était pour la Russie une « condition » sine qua non. Dans les minutes ou les quarts d’heure suivant, les médias français soulignaient à plaisir cette « prise de distance » « historique » et en tous cas espérée (en vain) depuis longtemps.

Nous, à Infosyrie, avions observé au contraire qu’il n’y avait rien de vraiment nouveau dans cette position diplomatique russe, et qu’en réalité, Moscou ne lâcherait pas de sitôt le président syrien, seule personnalité à la fois sûre et crédible pour eux.

Nous avions évidemment raison, et les autres tort : ce mercredi 6 juin, les Russes et les Chinois, c’est-à-dire les présidents Vladimir Poutine et Hu Jintao, réunis à Pékin pour les besoins d’un sommet économique et diplomatique, ont un nouvelle fois enterré espoirs et spéculations occidentaux par le communiqué suivant :

« La Russie et la Chine sont résolument opposées à des tentatives en vue de régler la crise en Syrie au moyen d’une intervention militaire étrangère, de même qu’en vue d’imposer un changement de régime« .

Ce qui veut dire, en traduction simultanée, que les deux puissances ne sont nullement pressées de voir l’actuel chef de l’État syrien abandonner ses fonctions.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, lui aussi présent à Pékin, a enfoncé le clou, estimant qu’un changement de régime par la force ne pouvait conduire qu’à une « catastrophe« , et s’inquiétant que l’opposition radicale syrienne « appelle de plus en plus la communauté international à bombarder le régime d’Assad, à renverser le régime« .

Fortes de la réaffirmation de cette position commune, Russie et Chine réclament en outre la tenue d’une nouvelle réunion internationale sur la Syrie, en vue de redonner un souffle au plan Annan, « honnêtement et sans ambiguïtés » (là c’est peut-être demander beaucoup aux Occidentaux et aux monarques du Golfe…)

Avec un « timing » qui n’est peut-être pas aléatoire, cette déclaration sino-russe intervient à quelques heures de l’ouverture à Istambul d’une nouvelle réunion des faux « Amis de la Syrie« , où le gratin de la diplomatie occidentale et pétro-arabe doit conférer une nouvelle fois avec le CNS de la meilleure façon de renverser Assad et son pouvoir contre le voeu, ou sans demander l’avis, de la majorité du peuple syrien.

Le fait même que Poutine et Hu Jintao demandent la tenue d’une conférence internationale montre assez qu’ils considèrent le meeting d’Istambul pour ce qu’il est : une imposture, et un congrès de loosers.


http://www.infosyrie.fr/






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