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Catégorie: Arts & Littérature :
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« Et toutes ces images obscènes que nous impose cette immonde machine, tu as vu ? La plume préféra ne pas commenter et rejoignit son mutisme criard. Déjà qu'elle refusait d'écrire les gros mots alors décrire ces impudeurs, serait le pire des supplices. Avec le mot pour épée, et les valeurs pour bouclier, elle était encore capable de rendre au mot sa beauté, et à la phrase sa dignité, et au texte son intégrité et à la langue sa virginité. Elle pouvait aussi faire ralentir l'horloge et laisser aux gens le temps de vivre et d'aimer la beauté de la parole, mais elle semblait résignée. L'encrier par contre ne voulait pas encore déposer les armes. Il pensait que si on l'arrosait d'une seule goûte, il enflammerait la plume, qui se raviverait, et demanderait encore à caresser le papier. « Et la phrase, tu as vu la phrase, elle se présente d'elle-même maquillée de mille façons pour plaire. Elle se solde pour ne pas dire qu'elle se "prostitue». « C'est écœurant ! Se contenta de répondre la jolie plume ! « Même le mot a perdu sa vanité. Il n'est plus aussi beau qu'avant et ses caractères uniformes donnent l’impression de sortir d'une usine. « C'est lamentable. Il n'attend plus qu'on peine pour le choisir et le supplier de peindre la pensée comme avant. Il savait tout cela, mais il avait peur pour elle. Il ne voulait pas la lancer dans un combat perdu au risque d'être choquée. Il préférait lui laisser cette petite lueur d'espoir qui la faisait encore rêver. Oui, l'espoir ! Le rêve ! Elle était la seule à croire encore à ce remède miracle. |
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Catégorie: Jeunz :
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On va tous vivre ensemble pendant presque 3 semaines...et si on se découvrait un peu avant ? Notre séjour débute dans 15 jours...mettons à profit ce temps pour se rencontrer ... virtuellement ! Ca sera aussi l'occasion pour vous de nous dire ce que vous avez envie de faire pendant vos vacances avec nous... nous sommes à votre écoute !! ![]() Alors à vos claviers... Marie* |
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Catégorie: Tout et rien... :
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je pensais que j'allais pouvoir discuter avec quelques membres, mais apparament ça bouge pas trop chez blog-Media... j'ai laissé quelques commentaires sur le forum et personne ne relève .. ni même les auteurs des sujets... |
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Catégorie: Arts & Littérature :
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Oui c'était la belle époque. Malheureusement rien n'est éternel. L’encrier, accablé, n'avait plus de larmes pour pleurer, alors il devenait de plus en plus coléreux et objectait tout le temps: " Je ne supporte plus le son de cette boite à son , je vais finir par piquer une crise " Moi ce qui me manque surtout, ce sont les belles phrases de ces grands auteurs que je prenais plaisir à transposer sur le papier blanc, lui répondit la plume, bien allongée sur son buvard vert ! Tu a vu le maitre, il n’a même pas ouvert le livre de Sartre, pourtant il en lisait chaque soir un extrait avant de partir. Regarde ce qu’il advient de tous ceux qui ont fait l’histoire de l’humanité !ils sont là, blêmes, presque inertes. Pourtant ils insufflaient la vie à la parole, l’idée à l’action, le cadre à la réflexion ! « C’est la faute à cette maudite machine ! Elle crie tout le temps et réfléchit plus vite que le maitre lui-même, parfois c’est elle qui lui dit ce qu’il doit faire !Alors il n'a plus besoin de les consulter! « Ces ouvrages qui ont toujours résisté aux temps, donnent des signes de vieillissement, ils semblent accepter leur destin! Il faut reconnaitre aussi que tant leurs formes que leurs couvertures les rendent plutôt "snobs", gênants même! Cette criminelle les a carrément écrasés ! « A mon avis elle n’est pas la seule coupable, se sont les humains qui sont impatients, et encore plus fainéants! Ils ne veulent plus prendre la peine de feuilleter les livres. « Tu sais que cette funeste machine porte en son sein plus d'ouvrages que tous ceux qui nous entourent ! Il suffit de "cliquer" sur une touche et le texte accoure comme un chien bien rôdé, prêt à lécher la main du maitre. « Tu vois ce qu’elle a fait du texte, il le coupe et découpe, l’emporte, le recolle ! La destructrice ! Et ce texte qui ne résiste même pas ! Il ne réclame même pas sa dignité! C'est dommage, elle lui a fait perdre toute son intégrité et toute son humilité.
« C'est que ce n'est plus la même génération d’écrits orgueilleux et fiers de l’être ! Tu te rappelle, quand le premier maitre réfléchissait des heures durant pour choisir le mot qu’il fallait, je pense qu’il t’appréciait trop pour te dépenser dans les ratures ! « Non c’était seulement pour pouvoir te caresser plus longtemps, je crois qu’il t’aimait vraiment ! « Ah le bon vieux temps, moi aussi je les aimais tous et surtout ce qu’ils écrivaient, pères et fils. Avec eux la langue de Molière était plus riche que jamais ! Pas comme de nos jours. « Tu as raison, et même que toutes les langues se mêlent dans une proximité inquiétante. Aucune d'elles n'a su garder sa souveraineté et sa virginité. " C'est honteux. « Et toutes ces images obscènes que nous impose cette immonde machine , tu as vu ? |
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Catégorie: Arts & Littérature :
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Vidé de cette encre qui lui avait pourtant donné son nom, l’encrier était plutôt malheureux depuis qu'il ne pouvait plus féconder le mot! Pourtant, il sentait qu’il pouvait encore, Enfanter ; créer la vie, Louer la justice divine, Chanter le jour, pleurer la nuit Défendre le "bien", lorsque le "mal" domine Influencer l’histoire, Raviver les ardeurs, Créer l’espoir, Et apaiser les douleurs … Comme l’avait si bien écrit le maitre dans l’un de ses beaux poèmes d’entant ! Il contemplait la plume qui n'avait rien perdu de sa beauté malgré son âge. Cela faisait un siècle qu'il la connaissait, et il ne lui avait jamais vu une seule ride. Il faut dire aussi qu’elle était intraitable sur toute la ligne et que sa ligne de conduite était irréprochable. Elle veillait elle-même sur la ligne de sa feuille, et aussi de sa conduite et de son corps ! Elle restait calme, pensive, et …..Stérile. Cela faisait très longtemps qu’elle ne s’était plus enivrés du must de l’encre ni même caressé un bon papier. Elle se remémorait tous ces grands auteurs pour avoir transcrit leurs noms et se rappelait parfaitement le contenu de leurs pensées. Elle répondait toujours présente et n'hésitait pas à s'envoler aux fins fonds de la connaissance, et d’y puiser la sagesse ! Avec eux elle avait apprit que c’était toujours le vocable, aussi sacré que vulnérable, qui véhiculait la pensée. C'est pour cela, qu'elle rechignait à reproduire la mauvaise parole, et parfois lorsqu'on la forçait, elle marquait son amertume par le jet d'encre. D'ailleurs tous ceux qui l'avaient côtoyé évitaient toutes les grossièretés en les mettant entre guillemets, car ils savaient que jamais la plume ne le leur pardonnerait. Elle préférait ne pas accoucher plutôt que salir la belle phrase par un mauvais mot. En fait, les deux amis n'avaient jamais aimé l'oisiveté. Ils croyaient toujours en la beauté absolue, et pour eux le mot n'était pas une simple suite de syllabes, mais de belles images ; Plus que cela, des fresques qui embellissaient les pages. |

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