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08/05/08
Catégorie: Tout et rien... : 

Auteur: stelouiz (8:10 pm)

Voici le blog des deux meilleures amies les plus hilarantes qu'on ait jamais réunies qui s'exprimeront librement ici. Elles sont passionnées de dessin et aiment plus ou moins la vie .

Malgrè que ce soit un blog libre, les rédactrices devront respecter un code de couleur:

Stella: Violet
Louise: Vert

C'est parti pour le délire!!!






08/05/08
Catégorie: Arts & Littérature : 

Auteur: Keltouma (2:00 pm)

Le droit à la différence

Monsieur Ahmed sortit de la supérette et se dirigea lentement vers son appartement.
Un chemin en dalles menait depuis la grande avenue jusqu’à la nouvelle résidence toute neuve, qui venait à peine d’être achevée.
Il était midi passé et il faisait très chaud. ; un soleil de plomb illuminait ce ciel bleu limpide, et se miroitait sur la chaussée en marbre nouvellement installée
Beaucoup d’étrangers avaient acquis des appartements dans cet ensemble résidentiel et pour cause. Un décor de rêve avec une pléiade de jardins où embellissaient des fleures de toutes les couleurs entourant une grande piscine. La peinture rouge ocre rappelaient  aux visiteurs qu’ils étaient à Marrakech, même si les constructions n’ont plus rien de traditionnel !
Ahmed aimait beaucoup cette ancestrale ville pour son climat, sa propreté, l'amabilité de ses gens et surtout pour son calme !
Le bruit d’une discussion houleuse parvenait jusqu'à lui alors que l’endroit ne prêtait sûrement pas à une altercation.
L’atmosphère calme et conviviale de cette résidence contrastait avec les cris d’un monsieur dont les paroles coléreuses résonnaient à tous les coins .
Ahmed précipita ses pas , et arriva à hauteur de deux belligérants voulant régler à l’amiable ce différend, d’autant plus que le monsieur parlait en français, langue que le jeune homme ne semblait pas comprendre:
" Bonjour ! puis-je vous aider
" Bonjour ! Vous ne pouvez mieux tomber !
" Qu’est ce que ce jeune homme vous a fait ?
" C’est long à expliquer, mais si vous pouvez lui traduire ce que j’essaye depuis un quart d’heure de lui dire, serait déjà un grand exploit !
" Je le peux si j’arrive moi-même à comprendre, et si vous vous calmez un peu
"  Ce …excusez-moi, je ne me contrôle plus, je suis vraiment navré !
" Et si vous me dites ce que vous lui reprochez, je pourrais éventuellement vous aider,
" C’est simple, ce jeune " maalem " avait commencé un travail hier et devait venir le finir à huit heures du matin. Il n’arrive qu'à midi passé, et en plus il a le culot de me demander de le payer. C’est le comble !
Ahmed se tourna vers le jeune homme et lui parla en " Arabe " dialectale.
Ce dernier, balbutiant, expliqua tant bien que mal la situation
Ahmed sourit calmement
" Le problème n’est pas si grave que cela, ce jeune ne pouvait pas venir à huit heures du matin car il devait d’abord rejoindre son chantier. Dès qu’il a pu terminer son boulot , il est venu achever son travail !
" Mais moi je suis quoi les dedans, on me prend pour qui ? Il me laisse poiroter durant quatre heures. C’est si difficile de tenir sa parole ?
"  D’après lui, vous ne lui avez pas spécifié qu’il devait venir à huit heures, ce qu’il avait compris c’est qu’il viendrait dès qu’il termine son travail officiel, et il ne peut pas courir le risque de se faire renvoyer par son patron pour une bricole !
"  Ah ! C’est qu’en plus il n’est pas un " maalem " ?
"  Non c’est un apprenti, je pensais que vous le saviez, il est encore jeune pour ça " Maintenant je comprends pourquoi il avait passé toute la journée de dimanche sans terminer un petit travail qui ne nécessite même pas deux heures, il avait seulement à installer la machine à laver
"Je crois qu’il s’agit d’un problème de communication ; il n’est pas fautif, vous non plus, laissez le terminer ce qu’il avait commencé, et surtout armez-vous de patience, les mentalités ne sont pas les mêmes!
" Oui je viens de m’en rendre compte, merci pour votre aide, et j’aimerais vous rendre le pareil , acceptez-vous de venir boire quelque chose chez nous, mais après que ces f…, excusez mon langage, que ces travaux soient enfin finis
"  C’est moi qui vous invite, d’abord vous êtes nos hôtes, et de plus vous ne semblez pas encore prêts à recevoir des invités! je vous retrouve ce soir vers dix neuf heures, vous êtes les bienvenus, votre famille et vous-même !
"  Merci de tout cœur, je n’y manquerais pas.
Ahmed adressa quelques phrases en arabe au jeune apprenti, avant de reprendre ses sachets et monter chez lui.
A l’heure convenue il retrouva Claude accompagné de sa femme Valérie.
Mme Keltoum l’épouse d' Ahmed était ravie de recevoir ses hôtes. Elle portait son voile. Ses convictions religieuses ne l’empêchaient pas pour autant de discuter avec des non musulmans et de souhaiter à cette famille la bienvenue au Maroc et chez elle.
Le " thé " à la menthe et les pâtisseries étaient un délice. Mme Valérie détendue fut très enchantée de discuter avec une femme parlant parfaitement la langue française, et qui de plus était très cultivée. Le courant passa si bien que bientôt il était question de cuisine, de carrières, de perspectives, de voyages, d’investissement. Personne ne s’était rendu compte des différences de l’autre.
M Claude expliqua les raisons de leur installation au Maroc :
"  Nous sommes venus nous installer au Maroc, car nous en avions assez d’être traités en citoyens de second degré en France. Notre origine italienne nous avait toujours crée des problèmes de cohabitation.
Ahmed pensif regardait avec compassion ce couple venu rechercher la paix et la quiétude mais qui n’était pas encore sorti de l’auberge
"  C’est un choix qu’il faudrait assumer pleinement, car ce n’est pas facile de s’intégrer dans un milieu culturellement différent
"  Oui j’ai remarqué qu’il y a un grand décalage culturel
M Ahmed ne semblait pas partager cet avis
"  On ne peut pas parler d’un décalage, mais plutôt d’une différence de culture
" Je ne voulais sûrement pas dire que notre culture est meilleure que la votre, mais que les choses sont perçues différemment.
" Le fait de ne pas accepter que les autres regardent les choses autrement est un aspect du racisme latent qui existe en chacun de nous, répliqua Ahmed !. Tout à l’heure en traitant le jeune apprenti de la sorte, vous aviez sans le vouloir fait acte de racisme culturel, vous qui souffriez que les gens vous jugent pour vos origines italiennes !
Mme Valery intervint:
" je suis sure que l’intention n’y est pas, mais si vous savez combien nous avons souffert depuis que nous sommes ici, vous auriez compris notre désarroi
" Croyez--moi madame, je compatis pleinement mais ce n’est sûrement pas une raison pour exercer le même racisme sur les autres
M Claude, un peu confus essaya de se disculper :
"  Oui ! en fait, je n’ai jamais pensé que j’étais meilleur que lui ou que ma race est culturellement ou intellectuellement supérieur
" Certes, l’intention n’y est pas mais, vous avez laissé vos préjugés guider vos réflexes
" Ceci étant, ce n’est pas pour nous défendre, mais nous n’avons aucune tendance raciste
" Personne ne dira qu’il est raciste, malheureusement se sont ceux qui subissent le racisme qui le sentent, nous avons, tous , quelque part en nous une attitude raciste
"  Vous avez raison, l’autre jour, j’ai été presque sexuellement agressé par un jeune, alors même que j’étais avec ma femme. Je trouve cette attitude immonde !
"  Oui je suis parfaitement d’accord ! Moi je suis agressé chaque fois que je visite un pays européen. Depuis les douanes jusqu'aux super marché. Tout le monde me regarde comme un terroriste avec ma barbe. C'est comme ça on n'y peut rien. Il y a des gens qui considèrent tout étranger comme un " pédé " potentiel et toute femme étrangère comme venant chercher son plaisir ici. Comme il ya des gens qui regardent tous les arabes comme des truands .Ce sont des choses qui continuent malheureusement à exister, et ce n’est pas le fait de les ignorer qui les ferait disparaître
"  Qu’est ce que j’aurais du faire ?
"  Tout simplement lui dire publiquement ses quatre vérités en face, et l’envoyer se promener !
" Et s’il s’attaque à moi ou ma famille ?
" Voilà encore une autre manifestation d’un racisme latent : vous croyez qu’ici nous vivons dans la jungle et que l’Etat de Droit n’existe qu’en France. Vous devriez faire exactement comme chez vous. Là où il y a une société organisée, il y a une police qui veille à l’ordre. Croyez-moi, une police spéciale parcoure toutes les rues de Marrakech comme dans toutes les villes touristiques.
Mme Valérie , interéssée par ce sujet se deamda :
"  En parlant de racisme, je remarque que Mme Keltoum n’a pas adressé une seule parole à mon mari, pourtant elle a sûrement son idée sur la question
" Le fait que je n’intervienne pas n’a rien à voir avec l’existence de M Claude ! Dans mon travail, je traite avec tout genre d’hommes de toutes nationalités et de toutes religions, mais c’est un peu la tradition ici, lorsque le mari parle, la femme écoute !
Mme Valérie semblait plus que surprise :
"  Et que faites-vous de l’égalité des sexes ?
" Je n’y avais jamais pensé même si je suis militante dans une association pour la défense des droits de la femme ! Vous avez certainement raison, dans une discussion le sexe de l’interlocuteur ne doit nullement occulter sa contribution !
Ahmed resta pensif et réfléchit à haute voix :
"  Je ne me suis jamais rendu compte qu’il s’agit là aussi d’une autre discrimination à base de sexe " Il lança un grand rire, que suivirent les trois autres!
Mme Valérie revint à la charge :
"  Mais nous n’avons toujours pas connu l’avis de Mme Keltoum sur la question.
Cette dernière regarda son mari comme pour avoir son accord, puis dit:
 "  La tolérance est un état d’esprit qui se cultive par la connaissance des autres. Avec le temps cela devient une barrière contre les actes et paroles racistes et xénophobes. Il suffit d’accepter l’autre tel qu’il est  et de ne pas porter des jugements de valeurs sur sa personne. Il faut se dire que l’autre n’est pas meilleur ni pire, il est seulement différent !
Claude comprit le sens réel de ce discours et reconnaît ses erreurs ; il aurait du ne pas s’emporter et tenter de comprendre le jeune apprenti. Il ne devait surtout pas l’offenser en public. Car même fautif, il ne lui appartenait pas de le juger et encore moins de le punir. En se comportant de la sorte, et sans le vouloir, il avait fait preuve d'un racisme occulte. Il avait inconsciemment considéré son interlocuteur comme un être inférieur. Il avait estimé qu'il n'était pas assez civilisé à son sens. Ceci a été aggravé par le fait que le jeune apprenti ne pouvait pas se défendre car il ne comprenait pas le Français.. Sans le vouloir, il avait taxé l’autre d’ignorant alors que la langue française n’est pas la langue maternelle du jeune apprenti.
Ahmed semblait quelque peu embêté et n'arrivait pas à retenir une réflexion qui le tiraillait, il s’adressa à Mme Valérie :
" Personne n’est parfait, moi aussi, lorsque vous m’aviez dit que c’est votre mari qui faisait la cuisine et que vous vous occupiez des réparations, j’ai été surpris. Mon esprit n’arrivait pas à admettre la chose ! Pourtant j’ai toujours dit que la femme a les mêmes droits que l’homme. Mais c’était en théorie, car en pratique c’est la femme qui fait tout le boulot de la maison."
"  Oui effectivement c’est une autre forme de discrimination, mais conjugale cette fois!
" Moi je ne la considère pas comme telle ", s’exclama Mme Keltoum, toute surprise !
" Du moment que la société à réparti les fonctions, je n’accepterais jamais que Ahmed fasse la cuisine et que je fasse le travail des hommes, et ce n’est pas toi qui va me contredire !Ahmed, tu ne rentre jamais à la cuisine ! "
"  Tu vois, Keltoum, les choses ne sont pas perçues de la même façon des deux cotés d’une frontière ; Ce que nous considérons comme normal est considéré ailleurs comme discriminatoire, mais encore faut-il le savoir et pouvoir en parler  sans gêne!
M ; Claude réfléchit un moment avant de dire :"  Effectivement, il n’y a que la communication qui peut briser les tabous et les à priori.
Les deux couples restèrent longtemps à discuter. On dirait des amis de longue date, pourtant ils viennent à peine de faire connaissance. Ils s’entendaient parfaitement alors que ni leurs convictions religieuses, ni leur langue ou leurs milieux ne les prédisposaient à cela

.







08/05/08
Catégorie: Arts & Littérature : 

Auteur: Keltouma (12:39 pm)

Dans une Halka, deux sextagenaires faisaient une représentation. Deux hommes, petits de taille et grands d'âme. Leurs seuls accessoires, un foulard pour le role de la femme, et un "Terbouch" pour celui de l'homme. Les instrument utilisés sont une "Taarija"(une miniscule derbouka faite à base d'argile et de peau de mouton, genre de tambourinette).En fait cet instrument ne sert que pour l'intermède entre deux actes. Les gags se succèdent et ne se suivent pas. Le "Halkis" agit en fonction de l'auditoire.S'il est composé en majorité de couples ( présentables) les gros mots et les gestes gênants ne sont nullement utilisés. Si par contre, l'auditoire est composé de jeunes, alors c'est sous la ceinture que les gags sont racontés. L'essentiel c'est que le spéctateur rit, et qu'une fois satisfait , il ouvre sa bourse( c'est péjoratif, la collecte ne dépasse jamais un dirham à deux par personne interessée). Ce qui est étonnant dans tout cela c'est que  personne ne vous oblige à payer quoi que ce soit. Cette petite aide est le seul revenu pour ces deux artistes. Je dis bien artistes et j'ajoute grands artistes: car monter une pièce, sans théatre, ni lumières, ni metteur en scène, ni texte, ni accessoir, avec pour publicité et affichage  le seul son du "Taarija", il faut être grand pour le faire. Bravo l'artiste.
A suivre.... 





08/05/08
Catégorie: Arts & Littérature : 

Auteur: Keltouma (12:03 pm)

1- Aimer bloguer
2-Aimer  partager
3- Aimer lire et surtout écrire
4- S'exprimer par tous les moyens disponibles:
-mots, phrases,textes,poèmes, contes, histoires,articles , chroniques,critiques
-images, sons, vidéos, chants, films, festivals
-encouragements, désapprobations,
5-Ne jamais se sentir gêné par la critique
6-Ne pas hésiter à discuter les idées, mais jamais les croyances
7- Accepter l'autre tel qu'il est
8- Ouvrir sa vie aux autres comme les autres qui vous ouvrent la leur
9- Se respecter dans ses propos, et respecter les propos des autres
10- Perseverer et ne jamais baisser les bras





08/05/08
Catégorie: Arts & Littérature : 

Auteur: Keltouma (11:29 am)

J'ai beaucoup apprécié la coutume qui voudrait que l'équipe championne soit reçue avec les honneurs par l'équipe adverse.C'est un geste d'une grande civilité.Le match qui suivit et qui opposa les deux ennemis de toujours n'en fut pas moins spéctaculaire, même si l'arbitrage laissait à désirer. les deux premiers buts du Real auraient pu ne pas avoir lieu puisque le premier était suite à un coup franc imaginaire, et le second suite à un coup franc non signalé de Guty sur Zambrotta.
Par conte au deuxième mi-temps un but et un ménalty ne furent pas signalés pour le même Real. Heureusement pour l'équipe royale, un autre pénalty et un but sont venus compenser. Autant dire que le Réal avait fait l'essentiel du jeux et que le Barça était complètement absente. Peut être que cela aurait été le contraire si les arbitres étaient plus déligeants. Bref c'était une fête de foot et on ne peux que féliciter tant les clubs que le public pour cette fièsta.Une seule chose manquait à mon avis. Un petit brassard noir pour les dizaines de milliers de mort en Birmanie. Cela n'aurait pas couté cher, mais cela laisserait  penser que les joueurs sont eux aussi des êtres humains.





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