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Nuit des noces
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La taille de son père et les traits de sa mère, étaient un don du ciel, et en dire plus serait blasphémer sur les pouvoirs du tout puissant : « Grâce, Dieu, grâce ; le meilleur des créateurs », disaient toutes celles qui la voyaient. La veille des noces rappelait à la fois les traditions oubliées par le temps, et Zahra savait que c’était la journée fatidique. Sa mère lui avait tout appris de la vie, sauf ce qui se passait la nuit des noces et elle en était plutôt anxieuse. C’est que c'était un sujet tabou, et dans la pratique c’était souvent une tante ou une cousine plus âgée qui se chargeait de cette besogne, si les autres filles n’en parlaient pas entre elles. Zahra n’avait jamais joué ou même parlé avec une autre fille avant sa récente descente à la plaine, et, sentant son désarroi, "Nanna" crut bon de lui expliquer ce qui allait se passer, et ses lieutenantes en ergotaient exagérément les séquences avec humour. La jeune mariée n'en fut que plus choquée : Moussa allait la déshabiller et même la faire saigner. Non, jamais ! C’était inconcevable, monstrueux même ! Ce n'était pas comme cela qu'elle concevait le mariage. Entre ses parents il n’y avait qu'une certaine amitié où jamais, il n'a été question de se faire saigner. Elle avait très peur, et telle une petite fille elle réclama sa mère avec insistance, ne voulant surtout pas que les femmes découvrent que ses dessous étaient mouillés. Zahra se jeta dans les bras de sa maman qui la consola lui montrant qu’elle était là pour la protéger du froid, de la famine des loups et des hommes. « Satan avait montré à Adam ce que Dieu par pudeur lui avait caché. C’est que cet organe est tellement sacré que Dieu lui même n’osait pas en parler à celui qu’il avait crée. C'est de là que sort la vie et c’est la partie interdite de ton corps que seul ton mari peut toucher. Plusieurs idées s’interfèrent dans la tête de ce grand bébé qui serait laissé cette nuit même entre les mains d’un inconnu. « Tu pourras rester à mes cotés lorsque Moussa voudra m’enlever mes habits, j’ai vu ce qu’il a fait à Brahim et j’ai tellement peur. Comprenant l’impact de l’isolement sur l’éducation de sa fille, la pauvre dame fut encline de lui expliquer calmement et sans rougir le procédé d’accouplement. |
| Auteur | Conversation |
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Le privilège de préparer la mariée revenait à
