Ce laisser-aller général porte ses fruits; et, dans le salon,comme dans la rue, personne n'y est de trop, personne n'y est absolument utile, ni absolument nuisible: les sots et les fripons, comme les gens d'esprit ou de probité. Tout y est toléré, le gouvernement et la guillotine, la religion et le choléra.
Vous convenez toujours à ce monde, vous n'y manquez jamais.
Qui dons domine en ce pays sans moeurs, sans croyance, sans aucun sentiment; mais d'où partent et où aboutissent tous les sentiments, toutes les croyances,et toutes les moeurs? L'or et le plaisir.
Prenez ces deux mots comme une lumière et parcourez cette grande cage de plâtre, cette ruche à ruisseau noirs, et suivez y les serpenteaux de cette pensée qui l'agite, la soulève, la travaille.
Voyez. Examinez d'abord le monde qui n'a rien.
L'ouvrier, le prolétaire, l'homme qui remue ses pieds, ses mains , sa langue, son dos, son seul bras, ses cinq doigts pour vivre; eh! bien, celui-là qui, le premier, devrait économiser le principe de sa vie, il outre passe ses forces, attelle sa femme à quelques machines, use son enfant et le cloue à un rouage.