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Les ailes de l'Amerique
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La crise économique mondiale met les USAdevant leur responsabilité. En effet étant le leader d'une vision économique libérale qui a fait preuve de ses limites tant théoriques que pratiques, le pays de l'oncle SAM se voit obligé de trouver une solution urgente au marasme qui affecte toutes les économies du monde, faute de quoi tout le système risque de tomber comme un château de cartes. La neutralité de l'Etat dans le domaine économique est tombée en désuétude, pourtant c'était la pierre angulaire de toute la construction capitaliste. Le Trésor public est désormais actionnaire et dirigeant d'entreprise, imposant ses dictâtes sur un capitaliste privé appauvrit par ses erreurs de gestion et sa confiance dans un système incontrôlé et incontrôlable qui avait donné lieu à des malversations inimaginable. Evidemment M. OBAMA ne dispose pas d’un bâton magique et les USA ne peuvent pas à eux seuls sortir le monde de ce marasme, pour ce l’appui des autres nations fut l’objet des premiers voyages diplomatiques de la nouvelle administration. Le président des Etats Unis était au Canada, et son secrétaire d’Etat en Asie du sud Est, notamment en Chine. C’est que les américains avaient bien compris la leçon. Une crise bénéficie toujours à quelqu’un. Dans l’état actuel des choses ceux qui dépendent le moins des marchés extérieurs sont les moins touchés, et donc celui qui perd le moins est le plus gagnant dans l’affaire. En fait la question est primordiale et il en va du leadership des Etats unis. La chine dispose du taux de développement le plus élevé du monde, et le Canada des potentialités économiques, énergétiques et de proximité qui peuvent faire craindre le pire pour les investissements américains. Le système étant ainsi conçu, la recherche des profits draineront automatiquement les capitaux américains et étrangers vers les économies les moins exposés, de ce fait toutes les mesures ont été prises pour enrailler cette fuite. Pour ce la diplomatie était la première à entrer en jeux, précédant même les mesures concrètes de mise à niveau de l’économie américaine. L’Europe est presque oubliée dans toute cette construction . Sa configuration en tant qu’une miniature du système économique américain fait d’elle le " Vassale " qui ne peux que suivre les directives de son maître . Le tiers monde joue dans cette grande et nouvelle vision du monde le rôle de l’appendice qui reçoit tous les rejets du système, et c’est là la grande faiblesse de cette construction. En effet cette crise apporte de nouvelles donnes, et les économies développées d’Europe et d’Asie sont de plus en plus acculés à délocaliser leurs activités faisant des pays en voie de développement non seulement un marché de consommateurs, mais également un producteur de plus value, les deux conditions nécessaires à son décollement. Autrement dit, face à la crise, chaque entité économique cherche son salut par ses propres moyens et chacun tend la mains tant à ses amis qu’à ses ennemis. Si les états Unis font du Canada et de la Chine les deux ailes de son décollement, l’Europe et le Japon font du tiers monde leur piste d’atterrissage. La différence est que les premiers peuvent bien décoller sans savoir où ni comment atterrir, alors que les seconds ne savent toujours pas quand ils vont décoller à nouveau ni vers quels horizons. Entre-Temps, cette crise bénéficiera logiquement à ceux qui reçoivent c’est à dire la Chine, le Canada et certains pays du tiers monde limitrophes de ce capitalisme en crise. Le grand perdant reste le consommateur européen et japonais qui voit une partie de son patrimoine économique s’envoler sans contre partie, et qui subit les contre performances d’un système malade qui n’engendre plus que chômage et dégradation du pouvoir d’achat. |
| Auteur | Conversation |
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