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29/04/08
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Sonnette d'alarme
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{ ![]() Beaucoup de jeunes écrivains sont aujourd'hui écoeurés par les attitudes des maisons d'éditions.Pourtant par ailleurs tout le monde oeuvre pour la communication.Il s'agit là d'un paradoxe qui n'a d'éxplication que la vision managériale des éditeurs.En fait et dans plusieurs cas des considérations autres qu'artistiques décident de la publication ou non d'un manuscrit. Un "idéal type d'écrivain" s'est figé dans l'maginaire des "comités de lectures" dont la position est primordial pour l'avenir de tout écrit proposé.Pour les jeunes écrivains du Maghreb par exemple c'est plutôt l'image d'un Tahar Bengelloun ou d'un Miloud feraoun qui sert de référence pour juger un travail. Alors le thème et la thématique centrale doivent tourner autour de la pauvreté,de l'influence de la tradition et de la religion sur la vie de chaque jour, sur la redevance à la France comme porteur de modernité .De ce fait tout travail qui reprend ces thèmes garde de grandes chances de passer ce premier examen. Malheureusement comme il s'agit de gens dont la langue française n'est pas la langue maternelle, le deuxième mi-temps risque d'être douleureux, car il s'agit là d'une confrontation avec les Voltaires , Montesquieux ,Rousseau, ou autre victor Hugo.La complexité du "Style" la pauvreté du "Vocabulaire", les problèmes de " Syntaxe" font barage avant de passer à la "Surtaxe, c'est à dire au coup et à la rentabilité. Là d'autres gens intervienderont. Pas de sentiment, pas de touches d'artistes. Si au premier tour les "lecteurs" espèrent découvrir de nouveaux Tahar Begelloun, et qu'au deuxième un espoir de redonner à la langue sa force innovatrice anime les correcteurs , les extra -time sont les plus douleureux. Les ideés et les sentiments développés par l'écrivain deviennent produit à vendre. Automatiquement les noms inconnus sont sacrifés pour le compte des "Marques déposées". C'est malheureux. Dans le programme éditorial d'une maison d'édition, de bons écrits peuvent être relégués aux calendres grecs dès qu' un "Grand Nom"dépose son manuscrit.Tout le staf téchnique et managérial se mobilise autour de ce "nouveau né" laissant mourir dans les tirroires toutes les espérances des "Petits Noms" ou des "Sans Noms". C'est équeurant Pourtant ce Grand Nom ne dit rien de particulier que ce qu'il avait toujours dit. Il ne développe pas de thèmes que ce que les autres décrivent. En fait il n'a de plus que les autres que "Sa Marque Déposée". Les éditeurs couvrent leur honte en disant que c'est le lecteur qui exige cela. Ce n'est pas vrai. Le lecteur n'est qu'un consommateur comme un autre.Ce sont les editeurs qui l'assoment par leurs publicité comme s'ils vendent un yaourt.Des journalistes qui se vendent et des ecrivains qui se rendent l'ascensseur. Une véritable symphonie médiatique bien orchestrée par les manias de l'information.Même l'audio visuel s'y mèle et les émissions littéraires repassent toujours les mêmes.C'est qu'un nouveau n'interesse personne, et la pub que génère le temps d'écoute est un manque à gagner pour tout le monde. Entre-temps le rêve meurt. C'est vraiment "Haram" Des thèmes, des idées, des solutions qui peuvent enrichir la rélexion, le dialogue, la communication "couchent" quelques part en attendant des jours meilleurs. Mais le principal perdant est l'être humain qui voudrait écouter les doléances des autres. Alors à quand la démocratisation de l'édition?. A force de s'entêter les grandes maisons d'édition finiront par être boudés par tout le monde. En fait le raisonnement est simple. Il suffit de se rappeler le problème des médicaments et des produits de substitution.Le livre devient de plus en plus cher, bientôt un produit de substitution prendra le relais pour faire passer les idées qui ne s'arrêteront jamais de circuler. Alors l'éditeur qui raisonne "prix de carburant" sur le cout d'un livre sera laissé à sa comptabilité . L'ecrivain ne sera plus qu'un code ou un identifiant et là les editeurs des marques déposéess' en morderont les doigts. Ce sera dommage pour tout le monde car c'est la langue de molière qui en sera la première et grande perdante. |
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Beaucoup de jeunes écrivains sont aujourd'hui écoeurés par les attitudes des maisons d'éditions.Pourtant par ailleurs tout le monde oeuvre pour la communication.Il s'agit là d'un paradoxe qui n'a d'éxplication que la vision managériale des éditeurs.

