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    <title>Le blog de Keltouma</title>
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    <description>Articles de Keltouma</description>
    <lastBuildDate>Fri, 05 Sep 2008 18:26:03 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Le blog de Keltouma</title>
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      <title>Aicha suite: Le Fkih Si Moussa</title>
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      <description>Si Moussa fut déposé dans le petit chariot attelé à la motocyclette .Le vieil engin n&#039;était pas puissant et sa vitesse ne dépassait guère celle d&#039;une charrette.Le voyage fut très long et pénible vu l&#039;état de la piste cyclable et les raccourcis que prit l&#039;épicier afin d&#039;économiser le carburant. Il dura plus de quatre heures, temps assez suffisant pour Si Moussa de remémorer vingt ans de vie perturbée et à Aicha de se reposer les questions qui la hantaient durant toute son enfance.Comment sa maman est-elle morte ?Pourquoi son père ne l&#039;aimait-il pas ?Pourquoi son père l&#039;imam du douar en est-il arrivé à être le voyou des voyous ?C&#039;est justement à cela que pensait le fkih dans sa tourmente.L&#039;image de beauté de &quot; Rahma &quot; la mère d&#039;Aicha, emportant sa grosse valise avec l&#039;énergie de sa vingtaine, est apparue de toute sa splendeur devant le fkih moribond.. Elle était arrivée dans un grand taxi à la recherche dun refuge en attendant son accouchement. La vielle dada l&#039;avait alors accueillie .. Elle était mince et élancée comme une belle gazelle de lAtlas ; son allure, ses aspects vestimentaires même sa façon de parler évoquaient l&#039;appartenance à une famille aisée Si Moussa la trouvait tellement différente des autres, qu&#039;il en été tombé tout de suite amoureux.. Il nhésitait pas à utiliser une petite fente dans le mur limitrophe pour la contempler à longueur de journée et la harcelait chaque fois qu&#039;il la croisait. Il multipliait même les visites chez la dada, la suppliant de convaincre son hôte de l&#039;accepter comme mari. Il profita des premiers vomissements pour lui prodiguer un médicament à base de plantes médicinales qui donna très vite ses bons effets. Rahma, dont le ventre commençait à se pointer finit par céder et accepter le mariage . Elle ne posa au fkih qu&#039;une seule condition : reconnaître publiquement qu&#039;il est le père de l&#039;enfant en gestation.</description>
      <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 16:47:27 +0100</pubDate>
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      <title>Une fleur pour vous</title>
      <link>http://blog-media.info/modules/weblog/details.php?blog_id=3193</link>
      <description>Le vendredi sera mon départ en vacances. En attendant une fleur par jour à tous les auteurs, lectrices et lecteurs de ce fabuleux site.</description>
      <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 14:50:00 +0100</pubDate>
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      <title>Aicha (suite)</title>
      <link>http://blog-media.info/modules/weblog/details.php?blog_id=3189</link>
      <description>La lumière du jour retrouva les mêmes cils aussi décollés que la veille. Aicha  est restée eveillée  toute et presque à jeune, se contentant d&#039;un bol de &quot;harira&quot;. D&#039;ailleurs elle vit au jour le jour depuis quelle ne faisait plus le marché hebdomadaire afin déconomiser. Les centaines de dirhams produits de cette économie forcée ne devaient aucunement être dépensés Aicha sentit un grand creux et envoya lenfant des voisins lui chercher des provisions chez l&#039;épicier. Le pauvre petit revit bredouille, il na eu ni provisions  ni même les bonbons promis !Intriguée, elle alla s&#039;enquérir auprès de l&#039;épicier , mais elle fut surprise et écurée par les propositions sordides de ce vieux bouc. Ce dernier lui annonça tout bonnement que Driss a clôturé les comptes la veille mais qu&#039;il pouvait lui donner ce quelle voulait gratis si elle consentait à entrer à l&#039;intérieur de sa boutique.Elle savait  désormais que son secret serait connu de tout le quartier. Elle mit tous ses habits dans un grand sac et quitta furtivement le petit patelin à destination de son Douar d&#039;origine.Aicha revint chez elle, et le voyage ne fut pas de tout repos. Après une demi-journée de cauchemar le &quot; car soukiers &quot; la déposa à une dizaine de kilomètres de son domicile. Le douar, qu&#039;elle n&#039;a plus revu depuis son départ semblait désert ; même pas de chiens errants.Une vielle dada qui soccupait de temps à autre dAicha lorsque le Fkih était en pleine médication s&#039;est vite pointée, l&#039;entourant des bras et l&#039;embrassant les larmes aux yeux.Elle la fait entrer chez elle, et après le thé dusage, lui raconta ce qui s&#039;est passé depuis son départ.</description>
      <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 10:13:09 +0100</pubDate>
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      <title>Une fleur pour vous</title>
      <link>http://blog-media.info/modules/weblog/details.php?blog_id=3185</link>
      <description>Je part bientôt en vacances, d&#039;ici là, une fleure par jour à tous les auteurs , lecteurs et  lectrices  de Média-Blog</description>
      <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 16:23:06 +0100</pubDate>
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      <title>LEGENDE GREQUE</title>
      <link>http://blog-media.info/modules/weblog/details.php?blog_id=3178</link>
      <description>L&#039;un des petits fils de la terre et du ciel , Prométhée, est chargé par Zeus, le plus puissant de tous les Dieux grecs de créer l&#039;homme. Mais l&#039;affection qu&#039;il porte à sa créature le pousse à désobéir à Zeus qui le punit alors d&#039;une manière particulièrement cruelle.Ce jour là , Prométhée, selon les ordres de Zeus, devait faire le partage de la nourriture entre les dieux et les hommes. Il avait réparti un buf énorme en deux tas. Dans l&#039;un , il avait dissimulé les chairs et les entrailles lourdes de graisse sous la peau , recouverte par le ventre de l&#039;animal; l&#039;autre tas était constitué des os nus de la bête, recouverts d&#039;une belle graisse bien blanche. Zeus, qui avait pourtant deviné la ruse de Prométhée, lui dit en riant: &quot;O fils de Japet, tu as été bien partial, en faisant les lots.&quot;Prométhée à l&#039;esprit fourbe lui répondit avec un léger sourire:&quot; Zeus très grand, choisis donc celle de ces parts qui te plait le plus&quot;Zeus, qui méditait déjà dans son cur la perte des mortels, souleva de ses deux mains la belle graisse blanche; la colère emplit son âme, à la vue des os nus.Depuis lors, par esprit de vengeance, il refusa de donner le feu aux hommes. Mais le brave fils de Japet sut le tromper une fois encore. Dans le creux d&#039;une férule, il dissimula un tison du feu des dieux et le rapporta avec lui sur la terre pour en faire don aux hommes. Lorsque Zeus vit briller au milieu des mortels l&#039;éclatante lueur du feu, il fut mordu profondément au cur, et soumit Prométhée à un châtiment terrible. Il le fit enchaîner à une colonne par des liens inextricables, puis lâcha sur lui un aigle aux ailes déployées. Et l&#039;aigle lui dévorait le foie qui se reformait la nuit, en tout point égal à celui que l&#039;oiseau avait mangé le jour durant. Ce supplice n&#039;aurait pas eu de fin si Héraclès , fils chéri de Zeus et d&#039;une mortelle, n&#039;avait reçu un jour la permission d&#039;abattre l&#039;aigle, pour accroître sa réputation. Hésiode, La Théogonie, les belles lettres éd.1986</description>
      <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 11:43:25 +0100</pubDate>
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      <title>Eve et Adam</title>
      <link>http://blog-media.info/modules/weblog/details.php?blog_id=3176</link>
      <description>La genèse fait d&#039;Eve un être secondaire crée à partir de l&#039;homme et pour lui.Victor Hugo se révolte :Pourquoi ce choix? Pourquoi cet attendrissementImmense du profond et divin firmament?Pourquoi tout l&#039;univers penché sur une seule tête?Pourquoi l&#039;aube donnant à la femme une fête?Pourquoi ces chants? Pourquoi ces palpitationsDes flots dans plus de joie et dans plus de rayons?Pourquoi partout l&#039;ivresse et la hâte de l&#039;écloreEt les antres heureux de s&#039;ouvrir à l&#039;auroreEt plus d&#039;encens sur terre et plus de flammes aux cieux?Le beau couple innocent songeait silencieux.Cependant la tendresse inexprimable et douceDe l&#039;astre, du vallon, du lac, du brin de mousseTressaillait plus profonde à chaque instant autour d&#039;Eve, que saluait du haut des cieux le jourLe regard qui sortait des choses et des êtresDes flots bénis des bois sacrés, des arbres prêtres,Se fixait, pensif de moment en moment,Sur cette femme au font vénérable et charmantUn long rayon d&#039;amour lui venait des abîmesDe l&#039;ombre, de l&#039;azur, des profondeurs, des cimesDe la fleur, de l&#039;oiseau chantant, du roc muet.Et, pâle, Eve sentit que son flanc remuait.VICTOR HUGO La légende des siècles. II &quot;D&#039;Eve à Jésus&quot;</description>
      <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 11:14:04 +0100</pubDate>
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      <title>Bonnes vacances</title>
      <link>http://blog-media.info/modules/weblog/details.php?blog_id=3169</link>
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      <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 13:31:25 +0100</pubDate>
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      <title>Aicha</title>
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      <description>Cette mélodie des corps fut soudainement interrompue par un tour de clés et le grincement de la porte en zinc. Sbira eut juste le temps de se jeter derrière le cadre de tissage qui occupait la deuxième moitié de la pièce et de s&#039;accroupir derrières les files tendues, cela lui donnait l&#039;effet d&#039;un zèbre.Driss entra d&#039;un pas vif contourna le métier à tisser, prit un grand sac et le livret de famille, grogna quelque chose et ressortit en prenant le soin de refermer soigneusement la porte.Sbira abasourdi et pétrifié, ne comprit rien à ce qui venait de se passer. , L&#039;homme l&#039;avait bien vu et contourné. Il semblait même, qu&#039;il avait murmuré &quot;Salam alikome&quot; et ce qui le rendait sûr c&#039;est qu&#039;il l&#039;avait vu mettre la main à la hauteur du front .Le temps n&#039;étant pas à la cogitation il enfila son pantalon et prit la tangente.Aicha resta perplexe. Elle se contenta de couvrir son corps. Le moment de peur passée c&#039;était l&#039;intrigue, la honte et enfin la colère qui l&#039;envahirent successivement : Pourquoi son mari n&#039;a-t-il rien fait ? Driss aurait du réagir, car dans de tels cas le mari s&#039;en prenait toujours à la femme qui ne pouvait que se laisser tabasser parfois jusqu&#039;à la mort, et personne ne blâmerait le mari trompé, même pas la justice. Beaucoup plus, il avait lobligation sociale et morale de frapper sa femme sinon c&#039;est toute sa &quot; virilité &quot; qui était remise en cause. </description>
      <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 12:08:17 +0100</pubDate>
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      <title>Aicha</title>
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      <description>Aicha voyait de visu ce que son père faisait aux femmes du douar l&#039;une après l&#039;autre et pensait que cela entrait dans le cadre de la guérison, d&#039;ailleurs c&#039;est ce qu&#039;il lui avait expliqué lorsqu&#039;elle lavait trouvé avec une dame toute nue.Le fkih était tellement occupé à combler les défaillances conjugales de ses voisins, qu&#039;il n&#039;avait pas remarqué que la petite fille de deux ans était devenue adolescente. Tous les garçons s&#039;intéressaient à elle et la touchaient partout sur son corps et cela la chatouillait et l&#039;amusait énormément. Si Moussa ne s&#039;était rendu compte que sa fille avait grandit que le jour ou elle rentra la blouse toute entachée de sang, elle avait alors seize ans. Le garçon qui lavait violée avait quitté aussitôt le douar et ses parents le suivirent juste après de peur d&#039;une terrifiante réprimande.Heureusement, Aicha n&#039;était pas tombée enceinte, et l&#039;histoire n&#039;a pas eu de suite. Mais avec le temps d&#039;autres garçons furent tentés et elle finit par leur céder en cachette tout en se faisant payer par des bombons, des ufs ou des petites pièces d&#039;argent sans éveiller les soupçons du fkih. Exercice qu&#039;Aicha réussit avec brio durant deux ans. Si Moussa totalement voué à sa mission de &quot;guerisseur&quot;, ne remarqua même pas que les hommes du &quot;Douar&quot;, se mettaient à leur tours à &quot;guérir&quot; sa fille, c&#039;était l&#039;une de ses patientes qui lui en donna les détails.</description>
      <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:45:28 +0100</pubDate>
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      <title>Aicha</title>
      <link>http://blog-media.info/modules/weblog/details.php?blog_id=3165</link>
      <description>Le ciel étendait son cap gris sur une petite agglomération juste au pied de la montagne. Une douzaine de maisonnettes incolores et non alignées composant un &quot; Douar&quot; situé à quelque soixante kilomètres du premier centre urbain. Deux rangées de constructions vétustes, séparées par une ruelle rocailleuse, où les sacs dordures ménagères jonchaient les coins. La puanteur qui s&#039;en dégageait ne semblait guère gêner les quelques chats maigrichons qui y cherchaient les restes d&#039;une chair dont ils avaient presque oublié le goût.Une nouvelle semaine commençait.Le soleil tardait à libérer ses rayons dorés et il faisait encore froid..Le grincement d&#039;une porte en zinc déchira ce calme matinal. Une vielle bicyclette poussé, par un homme grand et mince , pointa son &quot; garde à boue &quot; , la &quot; jante &quot; toute crasseuse, n&#039;était tenue par quelques fils daciers.. Le monsieur ajusta la sacoche bien fixée sur la roue arrière, enfila des gans en laine, et se laissa emporter doucement par la descente de la ruelle.Un homme en embuscade, fixait la petite porte. A peine la bicyclette passée, il se dirigea furtivement vers la maisonnette.La dame qui lui ouvrit , rangeait ses cheveux dans un foulard brodé et tenait un petit miroir en main, elle avait à peine la vingtaineLe jeune homme s&#039;accroupit près dune table basse , se versa un verre de thé encore chaud et se régala à manger le pain nimbé dhuile dolive vierge.La femme du nom de &quot;Aicha&quot; qui finissait de se noircir les yeux avec du &quot;khoul&quot;, se déshabilla, et glissa sous les draps d&#039;un matelas déposé à juste le sol.. L&#039;homme la rejoignit d&#039;un pas assuré. Le caractère mécanique de ses gestes montrait qu&#039;il avait l&#039;habitude de ce scénario ; et pour cause cela faisait presque un an qu&#039;il rendait visite à la dame juste après le départ de son mari et ce à raison de trois jours par semaine, le mardi, mercredi et jeudi.. Pour les autres jours, l&#039;amant, appelé &quot;Sbira&quot; se devait de respecter lagenda de la dame mariée. </description>
      <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:39:18 +0100</pubDate>
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