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30/04/2008

Auteur: Keltouma (10:32 am)
Dans les infos de ce matin plusieurs évênements attirent mon attention.
D'abord la visite du chef d'Etat français en Tunisie,ensuite le Don américain au Fonds d'Aide à l'Alimentation, l'approche de la fête du travail( le premier Mai) , et les premières conclusions de l'incendie d'une usine à  Casablanca.
Des sujets apparement totalement différent mais qui en fait ont au moins un élément en commun: La recherche de la responsabilité. Je m'explique:
M Sarkozy entant que premier responsable  s'est  déplacé en Tunisie avec tout un staf de  ministres et de patrons d'entreprises. Pourtant  il n'est pas indispensable d'attendre une visite d'Etat,pour conclure des marchés,  cela peut se faire directement entre les interessés firmes ou ministères.C'est que désormais tout accord d'une certaine envergure comporte une partie politque adjacente.Dans le cas de cette visite c'était surtout cette question épineuse des droits de l'homme.La déclaration du chef d'Etat français lors de la visite du "Jamma Karaouiine"( première université arabe et islamique) était très significatif.
En tant que profane, j'avais compris que M Sakozy estime que les gens sont très sevères dans leur appréciation des progrès effectués par la Tunisie dans le domaine des droits de l'homme. Autrement dit la situation n'était pas aussi catastrophique que l'on pensait. Pourtant la veille, une chaine de télévision française( conçue pour l'afrique et le Moyen Orient, en l'ocurence TV5) venait de diffuser un petit reportage où il est dit en substance que"le Général président" gouvernait en main de fer, qu'il y avait un quadrillage policier impression  de la population et avait même diffusé le témoignage d'un opposant qui affirmait que son appartement était truqué de micros, et qu'on n'hésitait pas à lui passer sur son téléphone tout ce qui se disait chez lui.
Ce sont des faits. Je ne donne pas de jugement de valeurs. Je ne dis pas que telle personne ment ou pas. Je rapporte ce que j'ai entendu et vu. Peu m'importe le jugement. Ce qui m'interesse le plus c'est de comprendre.
Il est tout à fait normal qu'un chef d'Etat défende les intêrets économique de son pays, c'est même l'une des raisons de son existence. M Sarkozy semble bien réussir cette mission, vu le nombre d'Air Bus commandés par la Tunisie Air Line.
La contre partie de cette transaction n'est en fait qu'une simple déclaration à la presse où il est dit que le régime tunisien n'est pas si mauvais que ça.
C'est peu payé par rapport au juteux contrat, et c'est logique, car autrement comment justifier cette  "collaboration" . La "démocratie" pierre augulaire de toute la construction de la république française se trouve malheureusement  alterée par ce petit geste politique qui au lieu de condamner la repression la justifie.
En fait tout est question de responsabilité.Que M Sarkosy dise que les droits de l'homme ne sont pas tellemnt bafouées, c'est son point de vue, personne ne peut lui enlever le "Droit de s'exprimer ainsi", que l'administration tunisienne, ote aux autres le "Droit de s'exprimre librement", c'est son droit aussi, que les réprimés s'expriment à travaert une station de télevision française, c'est leur droit aussi, que cette station contredise les propos du chef d'Etat c'est son droit aussi, que le géant de l'aéronautique arrive à écouler sa marchandise c'est son droit aussi, que le contribuable paye sans discuter c'est son droit aussi, que le tier monde tombe toujours dans le même tarquenard, ça c'est moins évident..
En fait qui est responsable de quoi dans tout cela?
C'est ce qui lie cette information à la suivante....... A suivre 
29/04/2008

Auteur: Keltouma (4:53 pm)

RENDEZ MOI MON Œil

La nouvelle circula comme un feu de paille: tante Khadija s’est faite enlever un œil.La pauvre dame! Elle venait de perdre son mari et son fils adoptif à deux mois d’intervalles . Elle finit l’année par perdre aussi un œil.Je suis le premier à compatir, je l’aimais beaucoup.
Tante Khadija , encore étourdie, était assise au milieu de toute la famille riante comme si rien ne s’était passé. Elle répondait aux questions du mieux qu’elle pouvait . Elle ne me reconnut même pas . . Peut être était-ce le fait de l'anesthésie; De toute façon cela faisait longtemps qu’elle ne se rappelait plus des noms. C’est compréhensif à quatre vingt ans.
Elle avait une drôle de façon d'expliquer l’origine de sa maladie. Son médecin traitant lui aurait expliqué que la tension avait fait couler une eau qui s’est stabilisée dans l’œil et qui l’empêchait de voir. Nous savions tous que cela était sa propre vision des choses et qu'elle n'avait jamais consulté aucun médecin . C'est d 'ailleurs ce qui avait provoqué cette affection de l’œil et entraîné son enlèvement . Je la connaissais assez pour dire qu'elle n'était pas femme à perdre son argent chez un médecin. L’argent , elle n’en avait pas et n’en a jamais eu assez.

Durant trois jours la maison ne se vida pas. Tante Khadija était au départ étonnée de tous ces gens qui venaient la voir , mais par la suite elle y prit habitude . Elle fut même émerveillée par cette attention dont elle n’avait pas fait l’objet même lors des obsèques de son mari et de son fils. Elle recevait plein de bonnes choses, soit des habits, soit des pâtisseries soit des fruits et autres yaourts. Elle était comblée, cela faisait des décennies qu’elle n’avait pas goûté un yaourt..Ce qui m'étonnait dans tout cela c'est qu'elle ne parla plus de son œil. Elle n'était même pas inquiète . Pourtant c’est une femme, et un œil ce n’est pas un ongle cassé . C’est pour cela que je me demandais si elle savait qu’on lui avait enlevé un œil!
Peut être qu'avec l'age et le décès de son mari, un œil n'a plus la même valeur qu'autrefois. Peut être que ce qui lui importait le plus c'était de ne plus subir les douleurs qui l'empêchait de dormir. Ou il se pouvait qu'elle ait même oublié qu'elle était passée par la clinique, , il lui arrivait souvent d'oublier même sa prière. Enfin avec l'age et l'indigence, tout était possible.. J’avais l’impression que Tante Khadija ne se rendait pas compte de sa situation. Une femme qui perdait un œil ne se comporterait pas de la sorte.
Alors cette idée me hanta l'esprit durant plus d'une semaine. Si réellement tante Khadija ne savait pas qu'on lui avait enlevé un œil. Alors il était plus que probable qu'elle demande tout bonnement à ce qu'on lui rende son œil. C'est son droit après tout et personne ne devait décider à sa place, même pas son frère aîné, en l'occurrence mon père. Alors c'est le comble: comment fera-t-on pour lui rendre son œil?
J'en parla à papa qui s'étonna à son tour. C'était vrai d'ailleurs personne à sa connaissance n'avait informé tante qu'elle n'avait plus qu'un seul œil. Pour lui il n'y avait pas matière à hésiter, dès que le médecin lui avait dit qu'il y avait risque d'infection du second œil, il n'avait pas hésité un seul instant. Même qu'il avait payé l'opération par le propre argent de ma tante. Il était embêté. Le pauvre avait cru bien faire, mais voilà que tout se trouvait sujet à caution. Il fallait informer la patiente coûte que coûte et attendre sa réaction. Mais qui voudrait bien se charger de cette corvée?
Sûrement pas lui, il ne pourrait jamais le faire, alors il m'en chargea. Ce n'était pas évident. Comment informer une femme qu'elle n'avait plus qu'un œil, et qu'en plus c'était avec son argent qu'on avait financé cette opération.
Je passa toute la nuit éveillé à m'imaginer les scénarios possibles. Nous serons la honte de tout le quartier si l'affaire venait à s'ébruiter .
Le lendemain de bonne heure, je pris mon courage en main et alla dans la chambre de tante avant l'arrivée des visiteurs. Elle dormait paisiblement un grand sourire en bouche. Qu'est ce que je pouvais lui dire. Je n'allais pas lui gâcher ce beau rêve pour la réveiller sur un cauchemar. Je regagna mon lit et attendit la suite.
Je n'attendis pas longtemps, quelques pleures partaient de sa chambre. Elle était morte. Je pleura comme tout le monde, mais j'étais soulagé. Presque heureux qu'elle ne puisse pas réclamer son œil.
Longtemps après j'avais demandé tout autour de moi si ma tante était au courant qu'on lui avait enlevé un œil. Personne n'avait pu répondre. Elle était partie avec son secret. Heureusement d'ailleurs. Vingt ans après je me pose toujours la même question.   Mais ce sourire qu'elle avait au visage était peut être la réponse à mon interrogation.!

29/04/2008

Auteur: Keltouma (3:13 pm)

ADO

Ado est anxieux, son corps évolue énormément ces derniers temps! .Il se voit grandire à vue d'œil, alors qu'il est toujours maigrichon, presque squelettique. Il aurait aimé avoir un corps plus développé et plus svelte, mais il ne mange pas assez . Le seul repas qu'il prend le matin n'arrive pas à combler cet appétit grandissant.. Il s'absente toute la journée, et personne ne s'inquiète de son absence. Il erre partout et cherche en vain à manger.
Souvent sa mère rentre très tard et tellement fatiguée qu'elle s'endort aussitôt sans même lui demander s'il avait dîné .Son père ne lui parle que rarement. De plus , et il n'a pas d'amis avec qui jouer.

Triste et écœuré, il essuie chaque soir ses larmes et se refuge dans ses rêves d'adolescent.Il commence aussi à regarder la vie autrement. Il remet en cause des choses qui lui paraissaient auparavant tout à fait normales.Il commence surtout à se poser beaucoup de questions.
Pourquoi se sent-il seul alors que ses parents sont à deux pas de lui?Est-ce qu'ils ne le haïraient pas parce qu'il est faible et moche?Pourquoi ses parents ne lui disent pas ce qu'il voudrait savoir?Pourquoi ils ne lui parlent-ils même pas?
Ce qui le chagrine le plus, c'est qu'il voit toutes les autres familles vivre en groupe. Les autres suivent leurs parents et se parlent. Ils sont tout le temps en train de chanter ,de jouer et d'apprendre beaucoup de chose, alors qu'il n'apprend jamais rien.Surtout il envie "Chouchou", qui habite juste à coté! Elle est cajolée, dorlotée, comme si elle venait d'une autre planète. Depuis qu'elle est née, elle reçoit les soins les plus attentionnés. Elle n'a jamais eu l'occasion d'avoir faim !Pourtant elle n'a rien de plus que lui ! Sauf peut être qu'elle est belle, mais cela ne justifie pas cette inégalité.Il a du mal à admettre cette réalité!
Chaque matin Chouchou a droit à un bon bain et un repas copieux . Elle fait aussi une grande séance de sports. Alors , elle court et saute joyeuse alors qu' il n'a pas le droit de fouler cette belle pelouse. Elle a même un moniteur alors même qu' elle n'a pas besoin qu'on lui apprenne ce qu'elle sait bien faire toute seule. Lui au moins, il n'a pas besoin d'un moniteur , il sait faire tout cela tout seul, mais il voudrait quand même que l'on s'occupe un peu plus de lui. Il aurait aimé bénéficier lui aussi des mêmes attentions. Se faire baigner mais surtout coiffer! Il aime particulièrement la coupe "crinière"!Oui, avec cette coupe, il pourrait épater Chouchou ! Il n'en veut pas à chouchou, elle n'y est pour rien, mais quand même un peu plus d'égalité ne ferait de mal à personne.

Chouchou n'est pas méchante, elle est même gentille ! Elle ne cesse de le regarder du coin de l'œil chaque fois qu'elle sort pour courir. Parfois même elle lui lance un petit sourire timide qui fait chavirer son cœur. Il la trouve jolie, propre et bien éduquée. Il sent un fourmillement chaque fois qu'il la voit passer. Il se rappelle bien du jour où il voulut lui dire combien elle était jolie.Oui il s'en souvient et il n'est pas prêt à l'oublier de sitôt !Il s'était alors approché d'elle pour lui témoigner son admiration, mais n'eut pas le temps de prononcer le premier son qu'il sentit sa jambe fléchir. Un coup au flanc l'en avait dissuadé ! Il s'était alors retranché chez lui durant deux jours sans pouvoir mettre la tête dehors.Deux jours de captivité pour avoir osé s'approcher de chouchou.
Pourtant il ne voulait pas lui faire de mal, il voulait seulement lui manifester sa sympathie, et l'inviter à jouer avec lui. Il voulait seulement lui offrir son amitié comme ce que font tous les jeunes partout ailleurs !
Le jeune amoureux, n'arrive plus à dormir. L'image de Chouchou hante son imaginaire. Il voulait tant l'épater . Si au moins il pouvait se faire une belle coupe crinière ! Ce n'est pas sorcier après tout,, il suffit de se mouiller les cheveux . Il se regarde longuement . Ses traits ne diffèrent pas de ceux de tous ses semblables, sauf qu'il est un peu maigre. Il se mouille la tête ; ses poils se dressent un moment et se remettent aussitôt en place. Il refait la même opération plus d'une dizaine de fois.Il finit par se rendre à l 'évidence : Il n'est pas facile d'avoir une crinière.Il espérait que cela réussisse.
Il est triste, et il n'a personne à qui se confier. Il aurait voulu demander à sa Chouchou comment faire pour avoir une crinière, il se rappelle bien de la seule fois où il a voulu lui dire quelque chose.Il aurait aimé que sa maman soit à ses cotés pour le conseiller, mais elle n'a vraiment pas de temps à lui consacrer.La pauvre n'est pas à blâmer, le patron ne lui laisse aucun moment de répit.Le patron n'est pas juste, il s'occupe tout le temps de chouchou et sa mère qui ne font que s'entraîner à longueur de journée, et maltraite les siens.Pourtant il voit de quoi est capable sa mère ! . Elle est partout du matin au soir, elle tire la vieille charrue de bois et même la grande charrette jusqu'au "Souk". Elle porte toutes les charges et même les hommes. Sans parler de son père qui de l'aube au crépuscule fait tourner la "Noréa". Il aurait voulu que son père lui dise comment il avait fait pour épater maman. Mais avec le tournis de la "Noréa", il n'est pas évident qu'il se rappelle même s'être marié un jour.,Jamais pour autant, le patron n'a été reconnaissant. Il traite ses parents comme de simples esclaves ! il ne leur donne pas plus d'un repas par jour.Il semble que l'histoire des parents se répète avec les enfants.Ado est vraiment triste. Il a du mal à supporter les poids de son quotidien et l'acharnement du destin.Dans un élan de désespoir , il décide alors de quitter les lieux et de fuir sa misère. Il doit chercher lui-même ce que ses parents n'ont pas pu lui offrir.

Un beau matin, il suit discrètement le chemin que suivent les bêtes de somme et fini par se retrouver dans une grande place bruyante. Les voix arrivent de partout et les gens bougent sans cesse. C'est le souk hebdomadaire.Surpris, il trouve aussi plein de jeunes ânes festoyant autour de restes de légumes et autres herbes. Il était si heureux qu'il ânonne de toutes ses forces, et rejoint ses semblables. Les autres ânes le regardent intrigués. Ils sont curieux de connaître ce nouveau venu qui dispose d'une si belle voix. Un jeune finit par lui demander d'où il arrive et ce qu'il cherche. Ado lui parle de son amour pour Chouchou et son souhait de se faire une belle crinière, afin de lui plaire et pouvoir la prendre pour femme. L'autre est surpris par la naïveté de ce jeune.
"Normalement tes parents doivent bien te dire qu'un âne ne se marie pas avec une jument.
" mes parents n'ont pas de temps à me consacrer!
"Pourtant, tu dois bien te rendre compte toi-même que notre espèce est différente de celle des chevaux
"pas tellement, c'est seulement la crinière qui nous différencie; Les autres jeunes rient sans méchanceté et l'invitent gentiment à venir jouer avec eux et à oublier sa "crinière".
Ado, bien que déçu, se sent plus soulagé. Il est heureux de sentir la chaleur du groupe; Il trouve un réel plaisir à jouer et à manger les délices du Souk. Il oubli toutes ses souffrances le temps d'une journée. Tant il s'est amusé ! Il ne se rend même pas compte que le temps passait. L'un après l'autre, les ânes le quittent et reviennent chez eux. Ado est encore une fois seul, il est de nouveau malheureux. Il sait maintenant qu'il n'a pas le droit d'aimer Chouchou, mais il est surtout déçu d'être la risée des autres, si au moins sa maman avait pu lui dire cela avant. Justement il voit passer sa maman qu'il reconnaît à la charrette qu'elle tire. Il ânonne, encore et encore, mais en vain. Sa maman ne répond même pas!

Ado hésite à rentrer.
Pourquoi le ferait-il ? Qui irait-il voir ? Qui se soucierait de son absence ?
Sa maman ? Non elle n'a même pas reconnu la voix de son enfant unique.
Son père, sûrement pas, la "Noréa" l' a complètement déboussolé! Chouchou peut être ? Non plus ; sa maman a du lui répéter une centaine de fois qu'elle ne doit jamais fréquenter les ânes. Alors pourquoi revenir ? Autant chercher ailleurs. Autant aller le plus loin possible de Chouchou afin de pouvoir l'oublier. Il trouverait sûrement une jolie ânesse qu'il aimerait et prendrait pour femme, mais pour l'instant il doit apprendre la vie.En attendant, il est seul, et il n'a pas l'habitude de dormir dehors. Le noir couvre le lieu, et le brouhaha du jour laisse la place au calme horrible de la nuit. Ado cède au sommeil et verse dans un rêve . Il envie les brebis , les veaux, les poussins et tous les autres occupants de ce grand enclos qu'on appelle "Zriba". Tous choyés dans la tendresse de leurs parents et heureux de l'être. Sa maman s'approche de lui et veut l'embrasser, elle le mord si fort qu'il crie. Son père fait de même, il semble que ses parents veulent le manger. Ils ne l'aiment pas, c'est sur, leurs dents lui scient la peau.  Des centaines de rats se joignent à ses parents et lui collent aux pattes. Il est piqué de partout et leurs morsures lui font très mal. Il sursaute dans une ruade inédite, les rats sont bien là et il ne peut s'en défaire. Il crie et appelle sa maman. Il court aussi vite qu'il put et finit par larguer tous ses assaillants. Il s'arrêta enfin apeuré devant une petite grotte au pied de la montagne. Il regarda furtivement de tous les côtés, et décida de s'y cacher. Il a mal, et il saigne de partout ; il resta longtemps sur ses gardes,. puis, rattrapé par le sommeil, il sombra à nouveau dans ses rêves. Ce ne fut pas pour longtemps.
Un hululement, puis un second puis d'autres s'approchent et réveillent ses instincts. Le sang des morsures a attiré des loups qui investissent dangereusement le lieu. Ils sont nombreux et arrivent de partout. Ado est paralysé, il ne sait quoi faire. Il ressent la peur qui  le tréssaille de partout . Il pense un moment s'enfuire au loin, mais cela ne servirait qu'à le découvrir. Alors il se terre, coupe son souffle et attend son destin. Les loups s'approchent de tous les cotés et s'apprêtent à investir la grotte. Le chef de la horde s'arrête devant la grotte. Ses yeux luisent. Il est bientôt rejoint par les autres. Ado se relève et se prépare à vendre chèrement sa peau.  Il se met en position de défense. Il s'apprête à faire appel à sa technique de combat préférée : les ruades. Il sait qu'il est maître en la matière. Mais il ne sait pas combien de temps il peut résister.  Il regrette de s'être engagé dans cette aventure. Si au moins Chouchou pouvait savoir ce qu'il fait pour gagner son amour! Cela l'aurait soulagé un peu. Mais qui le lui dira ? Il ne vivra pas assez longtemps pour la revoir. Si au moins sa maman savait ou il était !Elle viendrait sûrement lui porter son aide et pourquoi pas le sauver des griffes de ces loups.Il aurait tant souhaité que sa maman soit à ses cotés ; il appelle sa mère de toutes ses forces. Cet appel en détresse arriva jusqu'à la mère qui était à une centaine de mètres de là en train de le chercher. La pauvre avait fait un véritable vacarme, lorsqu'en rentrant, elle n'avait pas retrouvé Ado à l'enclos. Son instinct maternel et son flair l'avaient guidée, supportant le poids du fermier. Ce dernier tire quelques coups de feu en l'air et les loups détallent.Ado ne comprend rien. Tout s'est passé si vite qu'il n'arrive pas à concevoir qu'il vient de l'échapper belle.Il entend à nouveau un tendre appel et sort. Il court de toutes ses forces et se jette entre les pattes de sa mère qui lui lèche le cou. Il sent une énorme tendresse envahir son corps, avant de sentir une morsure de cravache le rappeler à l'ordre. Ce coup ne lui fait pas vraiment mal . Ses sensations sont toutes accaparées par ce lèchement qui s'étale sur tout son corps. Il suit les pas de sa mère, sans dire mot.Le lendemain Ado se lève aussi tôt que sa mère. Il la suit au pas et apprend tout ce qu'elle fait. Il ne la quittera plus jamais. Ado regrette de s'être trompé sur le compte de sa maman. Elle est certes trop occupée, mais cela ne veut pas dire qu'elle ne l'aime pas ou ne se soucie pas de son sort. Il regrette aussi d'avoir mal interprété les petits hennissements de Chouchou. Il avait cru qu'elle l'aimait. Il avait aussi cru, qu'il pouvait facilement devenir cheval, et qu'il suffisait d'avoir une crinière.

Il avait pris ses vœux pour des réalités. Néanmoins il a appris beaucoup de choses dont la plus importante est que sa mère l'aime autant sinon plus.

29/04/2008

Auteur: Keltouma (12:46 pm)
En écoutant les informations ce matin, j'ai apprécié  la décision du secrétaire général des Nations Unis de réunir les organisations internationales à Bern pour établir un plan de lutte contre la famine.
Cette initiative m'a beaucoup plu. Au moins quelqu'un pense aux pauvres.
L'autre information m'a aussi plu. Les américains consacrent 30% de leur production de Maïs à creer le "Bio Methanol" comme produit de substitution au pétrole.L'environnement n'en sera que plus protégée.
En fait dans les deux informations il était question de pétrole. La flambée des prix a entrainé une surenchère qui s'est répércutée sur les prix des produits agricoles et du pouvoir d'achat des pauvres, ce qui entrainé la famine et la désolation dans les pays pauvres. Le Maïs aidera à résoudre ce problème. Bientôt les producteurs agricoles deviendront des producteurs d'énergie et pourront prétendre au développement. En fait ce sera une bonne chose de faite car ce pétrole est à la base de tous les conflits.
Mais voilà, qui remplacera les produits agricoles?
Autrement dit que mangeront les gens après. Même riches les pays actuellemnt pauvres auront ce dilemme: employer  les terres fértiles à produire de l'énérgie ou à alimenter la ,population. Puis un pays producteur d'énérgie doit s'armer pour défendre ses terres contre les voisins, ou contre les affamés, je veux dire aussi bien  ses propres sujets  que ceux qui arrivent des zones arides.
On revient à la case de départ, qui fait quoi et pourquoi.
M Bangui Moon croit bien faire, mais il oublit un proverbe qui vient d'Asie: Au lieu de me donner un poisson chaque jour, apprend moi plutôt comment le pêcher.
Quand même c'est bien de penser de temps à autre aux pauvres. Cela démontre que quelque chose est entrain de se passer!
29/04/2008

Auteur: Keltouma (10:51 am)
{  Beaucoup de jeunes écrivains sont aujourd'hui écoeurés par les attitudes des maisons d'éditions.Pourtant par ailleurs tout le monde oeuvre pour la communication.Il s'agit là d'un paradoxe qui n'a d'éxplication que la vision managériale des éditeurs.
En fait et dans plusieurs cas des considérations autres qu'artistiques décident de la publication ou non d'un manuscrit. Un "idéal type d'écrivain" s'est figé dans l'maginaire des "comités de lectures" dont la position est primordial pour l'avenir de tout écrit proposé.Pour les jeunes écrivains du Maghreb par exemple c'est plutôt l'image d'un Tahar Bengelloun ou d'un Miloud feraoun qui sert de référence pour juger un travail. Alors le thème et la thématique centrale doivent tourner autour de la pauvreté,de l'influence de la tradition et de la religion sur la vie de chaque jour, sur la redevance à la France comme porteur de modernité .De ce fait tout travail qui reprend ces thèmes garde de grandes chances de passer ce premier examen. Malheureusement comme il s'agit de gens dont la langue française n'est pas la langue maternelle, le deuxième mi-temps risque d'être douleureux, car il s'agit là d'une confrontation avec les Voltaires , Montesquieux ,Rousseau, ou autre victor Hugo.La complexité du  "Style" la pauvreté du "Vocabulaire", les problèmes de " Syntaxe" font barage avant de passer à la "Surtaxe, c'est à dire au coup et à la rentabilité.
Là  d'autres gens intervienderont.
Pas de sentiment, pas de touches d'artistes. Si au premier tour les "lecteurs" espèrent découvrir  de nouveaux Tahar Begelloun, et qu'au  deuxième un espoir de redonner à la langue sa force innovatrice anime les correcteurs , les extra -time sont les plus douleureux. Les ideés et les sentiments développés par l'écrivain deviennent produit à vendre. Automatiquement les noms inconnus sont sacrifés pour le compte des "Marques déposées".
C'est malheureux.
Dans le programme éditorial d'une maison d'édition, de bons écrits peuvent être relégués aux calendres grecs dès qu' un "Grand Nom"dépose son manuscrit.Tout le staf téchnique et managérial se mobilise autour de ce "nouveau né" laissant mourir dans les tirroires toutes les espérances des "Petits Noms" ou des "Sans Noms".
C'est équeurant
Pourtant ce Grand Nom ne dit rien de particulier que ce qu'il avait toujours dit. Il ne développe pas de thèmes que ce que les autres décrivent. En fait il n'a de plus que les autres que "Sa Marque Déposée".
Les éditeurs couvrent leur honte en disant que c'est le lecteur qui exige cela.
Ce n'est pas vrai. Le lecteur n'est qu'un consommateur comme un autre.Ce sont les editeurs qui l'assoment par leurs publicité comme s'ils vendent un yaourt.Des journalistes qui se vendent et des ecrivains qui se rendent l'ascensseur. Une véritable symphonie médiatique bien orchestrée par les manias de l'information.Même l'audio visuel s'y mèle et les émissions littéraires repassent toujours les mêmes.C'est qu'un nouveau n'interesse personne, et la pub que génère le temps d'écoute est un manque à gagner pour tout le monde.
Entre-temps le rêve meurt.
C'est vraiment "Haram"
Des thèmes, des idées, des solutions qui peuvent enrichir la rélexion, le dialogue, la communication "couchent" quelques part en attendant des jours meilleurs.
Mais le principal perdant est l'être humain qui voudrait  écouter les doléances des  autres.
Alors à quand la démocratisation de l'édition?.
 A force de s'entêter les grandes maisons d'édition finiront par être boudés par tout le monde. En fait le raisonnement est simple. Il suffit de se rappeler le problème des médicaments et des produits de substitution.Le livre devient de plus  en plus cher, bientôt un produit de substitution prendra le relais pour faire passer les idées qui ne s'arrêteront jamais de circuler. Alors l'éditeur qui raisonne "prix de carburant" sur le cout d'un livre sera laissé à sa comptabilité .  L'ecrivain ne sera plus qu'un code ou un identifiant et là les editeurs des marques déposéess' en morderont les doigts. Ce sera dommage pour tout le monde car c'est la langue de molière qui en sera la première et grande perdante.

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