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29/12/2015
Catégorie: Politique

Auteur: vilistia (4:52 am)

Ukraine Iatseniouk accusé d’avoir volé 2 milliards de m3 de gaz. vidéo fr

Ajoutée le 25 déc. 2015
Arseni Iatseniouk
Premier ministre de l’Ukraine
Arseni Petrovytch Iatseniouk, né le 22 mai 1974 à Tchernivtsi en Bucovine soviétique, est un homme politique, économiste et avocat ukrainien. Wikipédia

Conférence de presse de Vadim Rabinovich, homme d’affaires et homme politique, député de la Rada, leader du parti « Centre » (extrait)


29/12/2015
Catégorie: Politique

Auteur: vilistia (4:28 am)

La Crimée, les juifs et Porochenko le ridicule vidéo fr

CRIMEE EUPATORIA / Côte Ouest sur la carte

cartecrimee


26/12/2015
Catégorie: Politique

Auteur: vilistia (8:46 pm)

La Russie et les kurdes contre Erdogan et Israël out du Kurdistan

Le site Fortrus.blog donne le 23 décembre une traduction d’un texte de Andrei Ivanov, de Free Press (Svobodnaya Pressa). Ivanov offre une appréciation de l’action de la Russie vis-à-vis de la Turquie depuis la destruction du Su-24 russe, il y a exactement un mois aujourd’hui.

L’évolution de la situation des relations entre la Turquie et la Russie s’est faitte à une prodigieuse rapidité en un mois, se renversant totalement et dépassant tout aussi rapidement le simple fait de la pression militaire russe sur la frontière syrienne de la Turquie, tandis que la situation en Turquie se détériore à une vitesse également très grande. Il y a maintenant une diplomatie russe active, et une diplomatie “subversive”, face à un pouvoir qui se comporte de la manière la plus étrange, sous l’influence d’un Erdogan qui semble de moins en moins s’encombrer des vérités-de-situation dans sa direction de la politique turque ; comme avec cette non moins étrange déclaration du ministre des affaires étrangères de Turquie observant que, si cela était nécessaire, la Turquie pourrait envahir la Russie et viendrait à bout de ce pays en sept jours, – c’est-à-dire le temps que Dieu consacra à la création du monde…

Ivanov : « Actuellement, Moscou a toutes les cartes en main. Le dialogue avec le pouvoir actuellement en place à Ankara est impossible. Ankara refuse toujours de présenter ses excuses pour la destruction du Su-24 et joue à tenter d’intimider Moscou. L’affirmation récente du ministères affaires étrangères turc selon lequel, en cas de conflit, le sort de la Russie serait réglé en sept jours peut difficilement être qualifiée d’amical. Pour autant, la Russie ne manque pas d’affirmer qu’elle considère les Turcs comme nation amie. Il est évident qu’Erdogan et son parti ne représente nullement l’entièreté du pays. On voit bien que les USA utilisent souvent les contradictions internes de pays étrangers pour fomenter des changements de régime. Peut-être le temps est-il venu pour la Russie d’en faire autant ? »

Ivanov fait une synthèse de la situation en Turquie que certains comparent désormais à une “guerre civile” en route, et aussi une synthèse des contacts entre l’opposition à Erdogan et les Kurdes avec la Russie qui ressemble désormais effectivement à cette technique bien connue sous le nom de regime change.

Selahattin Demirtash, dirigeant du parti d’opposition turc Démocratie du Peuple, qui représente 13% des votes en Turquie et qui est le seul parti d’opposition pro-kurde, a commencé mardi une visite à Moscou, avec l’intention de rencontrer le ministre russe des affaires étrangères Lavrov. Ivanov a interrogé le directeur du Centre des Études du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale, Semen Bagdasarov, d’abord à propos des affrontements avec les Kurdes en Turquie :

« Il n’y a pas seulement des affrontements en Turquie, il y a une guerre civile. Demitarsh a averti il y a quelques mois que le pays se trouvait au bord de la guerre civile, et nous y sommes, après les déclarations d’Erdogan et du Premier ministre Davutoglu que “la libération des territoires des bandits qui l’occupent a commencé”. En fait, il faut parler d’une épuration ethnique, avec des milliers de personnes qui abandonnent leurs villes et leurs villages. Le PKK a déclaré que la guerre a commencé. »

Il apparaît de plus en plus assuré que les Russes vont jouer à fond la carte de soutien des Kurdes, selon une cause qui est par ailleurs, – étrange prolongements, – l’une des plus populaires dans “le parti des salonards” si actif (et si antirusse) dans les pays du bloc BAO. Moscou ne fera aucune distinction entre les Kurdes des régions différentes, si bien que son aide, militaire, de l’armement et de la logistique, voire opérationnelle avec des frappes aériennes, ne sera pas loin de toucher le territoire turc lui-même.

Ivanov, encore : « Le leader de l’Union Internationale des Organisations Publiques Kurdes, Merab Shamoev, dit que les tous les Kurdes dans le monde fondent désormais de grands espoirs dans l’aide et l’action de la Russie : “La Russie a lancé une campagne aérienne en Syrie et la situation dans ce pays a changé. La Russie est un membre permanent du Conseil de Sécurité.

Malgré toutes les tentatives pour l’isoler, la Russie reste une grande puissance. Les Kurdes d’Irak, de Syrie, de Turquie et d’Iran se tournent fondent de grands espoirs sur la Russie. D’autre part, les Kurdes ne cherchent pas la sécession, ils demandent l’autonomie, dans une structure fédérale ou confédérale des États concernés, c’est-à-dire selon les normes du droit international.” »

Outre le désordre, qui est désormais une constante de la situation générale, et singulièrement des situations ukrainienne et turque, il y a une même dynamique qui caractérise ces deux pays, qui les relie intimement du point de vue des circonstances. Leurs visions et leurs ambitions politiques se sont singulièrement rétrécies en quelques mois, sinon quelques semaines. Ils sont passés tous deux d’ambitions internationales au niveau régional, en se targuant du soutien soi-disant puissant du bloc-BAO et des USA (formule OTAN & Soros), à des situations nationales et locales marquées par la plus extrême confusion, et caractérisées par des tensions centrifuges, par l’affaiblissement ou la contestation du pouvoir central, et/ou la schizophrénie grandissante de ce pouvoir central.

La Russie est partie prenante dans ces deux situations et se trouve en position de confrontation, passive ou active, où elle détient affectivement nombre de cartes, en trouvant des alliés, directs ou “objectifs”, assez peu probables il y a encore quelques mois (les Kurdes), et complètement surréaliste pour tous les temps d’un Saakachvili se dressant contre le pouvoir central ukrainien et antirusse parce qu’il se trouve laissé-pour-compte dans la grande braderie de la corruption de la direction ukrainienne.

Le désordre se fiche bien des raisonnements sur l’intérêt, l’hégémonie, les grands plans et les Grands Jeux. Il prend en compte les incroyables faiblesses des dirigeants de ces pays à la fois manipulés et manipulateurs, leur corruption, leurhybris de bazar, leur incontrôlabilité par ceux-là (eux-mêmes corrompus et noyés dans l’hybris de mauvaise qualité) qui avaient cru en faire leurs marionnettes et qui se trouvent pris au piège de ces mauvaises fréquentations. Nous sommes dans une époque marquée par l’inversion de l’influence comme l’observe Immanuel Wallerstein (“les marionnettes tiennent leurs tireurs de ficelles, et non l’inverse”) :

« Most analysts of the current strife tend to assume that the strings are still being pulled by Establishment elites… […] This seems to me a fantastic misreading of the realities of our current situation, which is one of extended chaos as a result of the structural crisis of our modern world-system. I do not think that the elites are any longer succeeding in manipulating their low-level followers… […] I think however that step one is to cease attributing what is happening to the evil machinations of some Establishment elites. They are no longer in control…»

Quand les marionnettes deviennent folles dans cette sorte d’époque, les “maîtres”, ceux qui jouent à l’hégémon, sont obligés de chercher à dénouer un peu le nœud de ce lien si encombrant tout en cherchant à conserver ce lien, et leur hégémonie apparaît pour ce qu’elle est, un exercice de grand écart sans aucun avantage assuré ni influence décisive, – car “le roi est nu” pardi.

C’est ce qui est survenu et qui survient avec l’Ukraine et avec la Turquie, dont les destins semblent désormais répondre à une logique mimétique et dont leur maître commun ne sait plus quoi en faire sinon se faire lui-même de plus en plus discret tout en clamant qu’il reste indispensable.

Bien entendu, l’habile Erdogan a jugé d’excellente manœuvre de lancer une grande campagne de coopération avec l’Ukraine, avec des accords fructueux à le clef. Plus on est de fous, et pourvu que ce soit d’une folie similaire…

Ainsi les Kurdes seront-ils des alliés objectifs de l’abracadabrantesque Saakachvili, sous le regard aimable et attentif du “maître du Kremlin”, comme l’on dit à France 24.

http://www.dedefensa.org/article/limp ... saakachvili-et-des-kurdes


25/12/2015
Catégorie: Politique

Auteur: vilistia (2:07 am)

Présidentielle : François Hollande possède désormais les meilleures cartes par jacques Nikonoff

21 déc. 2015

Le président français François Hollande
Source: Reuters
Le président français François Hollande

Le résultat des élections régionales des 6 et 13 décembre et les projets que vont mettre en œuvre les nouveaux élus n’intéressent plus personne. Pas plus que les raisons pour lesquelles plus de 6 millions de citoyens ont voté pour les listes du Front national, faisant de ce parti le premier en France en nombre de voix, atteignant même un record historique.

Or, ces dernières semaines, ce parti a été présenté par la gauche et la droite, relayées abondamment par les grands médias, comme «fasciste», «raciste», «antisémite», et même accusé de «porter en lui les germes de la guerre civile».

Le grand patronat, rejoint par toutes les confédérations syndicales (à part FO), des autorités religieuses et maçonniques, des artistes, des journalistes, des présidents d’université ont appelé à «faire barrage au FN».

Malgré ce déluge, comparable à celui observé au moment du référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen, le FN arrive en tête dans 6 régions sur 13 et se qualifie pour la première fois dans toutes les régions au 2e tour (12 sur 22 en 2010). Voilà qui devrait susciter la réflexion, d’autant que s’ajoutent à ces 6 millions d’électeurs la moitié du corps électoral qui ne s’est pas déplacée aux urnes, manifestant ainsi son indifférence à tous ces «appels» et au climat de peur et même d’hystérie organisés à propos du FN.

Seule compte désormais pour la «bande des trois» (PS et ses satellites, LR/UDI/MoDem et FN) la perspective de l’élection présidentielle de 2017, toutes les déclarations de leurs dirigeants témoignent de cette préoccupation unique. Dans ce climat délétère, alors qu’il n’était plus dans la course, François Hollande, paradoxalement, possède les meilleures cartes, il a pris un avantage stratégique et tactique sur les deux autres camps, ceux de la droite et de l’extrême droite. Sa stratégie est déjà fixée :

poursuivre l’opération de promotion du FN et passer du tripartisme à un nouveau bipartisme. Si cette tambouille politicienne a peut-être une chance de fonctionner – mais ce sera probablement la dernière – ce n’est pas ainsi que les difficultés des Français et de la France seront résolues. C’est même l’inverse.

Le PS veut poursuivre l’opération de promotion du FN

François Hollande, le charisme en moins, est le continuateur de François Mitterrand, formé par ce dernier, puisque à peine sorti de l’École nationale d’administration (ENA) en 1980, il rejoignait en 1981 le cabinet du président de la République, François Mitterrand.

C’est là qu’il a appris l’art des coups tordus en politique, et particulièrement l’opération de promotion du Front national qu’il poursuit aujourd’hui assidûment. Le 8 mai 1982, François Mitterrand élu président de la République au printemps 1981, prononce un discours à Orléans dans lequel il affirme que «l’unité nationale, ce n’est pas l’uniformité, c’est le pluralisme des opinions, le choc des idées» (1).

Au même moment, Jean-Marie Le Pen, qui a fondé le Front national en 1972, se désespère, car il a plafonné à 0,2% des voix aux élections législatives de juin 1981 et aux cantonales de mars 1982. Aucune chaîne de télévision n’est venue «couvrir» le congrès du FN. Jean-Marie Le Pen décide donc d’écrire à François Mitterrand, d’autant que ce sont d’anciennes connaissances, ils ont été tous les deux, comme avocats, témoins de la défense des putschistes d’Alger en 1962. En outre, en 1965, Jean-Marie Le Pen alors directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancourt, candidat de l’extrême-droite fasciste à l’élection présidentielle, avait appelé à voter Mitterrand au 2e tour.

L’opération de promotion du Front national a débuté le 22 juin 1982, lorsque François Mitterrand envoie un courrier de réponse à Jean-Marie Le Pen dans lequel on peut lire : «Il est regrettable que le congrès d’un parti soit ignoré par Radio-Télévision. […] Elle ne saurait méconnaître l’obligation de pluralisme qui lui incombe […] L’incident que vous signalez ne devrait donc plus se reproduire. Mais d’ores et déjà, je demande à Monsieur le Ministre de la Communication d’appeler l’attention des responsables des sociétés Radio-Télévision sur le manquement dont vous m’avez saisi.» (1)

Les choses vont alors aller très vite. La politique de relance menée par le gouvernement socialiste (avec 4 ministres communistes) s’essouffle, la situation économique se dégrade, le blocage des prix et des salaires est décidé. Mitterrand refuse de faire ce qui aurait permis à la France de résister aux politiques néolibérales qui déferlent alors sur le monde sous l’impulsion de Margaret Thatcher et Ronald Reagan : prendre des mesures protectionnistes et découpler le franc du mark. Pour conserver le pouvoir sans changer de politique – comme aujourd’hui – il faut donc trouver des subterfuges pour affaiblir et diviser la droite en favorisant l’extrême-droite.

C’est ainsi que le 29 juin 1982, Jean-Marie Le Pen, pour la première fois, est l’invité en direct du journal du soir de TF1. Le 7 septembre, il est encore en direct au journal de 20h sur TF1, le 19 septembre c’est le 20h d’A2, une nouvelle fois au 20h de TF1 le 30 octobre. Lors des municipales de mars 1983, Yves Mourousi de TF1 invite Jean-Marie Le Pen deux fois dans son journal… De surcroît, Mitterrand décide de changer le mode de scrutin pour les élections législatives et passe à la proportionnelle pour diviser la droite en faisant entrer le FN à l’Assemblée nationale qui obtiendra 35 députés, autant que les communistes.

C’est ainsi que le FN obtenait 2,7 millions de voix et 9,65% aux législatives de 1986, et 4,3 millions de voix et 14,38% à la présidentielle de 1988. Mitterrand était réélu président de la République… Son ami Pierre Bérégovoy, ancien Premier ministre, dira «on a tout intérêt à pousser le Front national, il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C’est la chance historique des socialistes.» (1) Tel est le modèle que François Hollande connaît bien et applique à la lettre, notamment depuis qu’il a été élu président de la République.

François Hollande, «père de la nation»

La promotion du FN par le PS va donc s’amplifier jusqu’en 2017. Car le PS, finalement, grâce notamment à l’hystérisation de la fin de campagne autour du FN, ne s’est pas trop mal sorti des régionales, alors que le rejet suscité par sa politique aurait logiquement dû le conduire à la débâcle. Son résultat est en tout cas moins catastrophique que celui de la droite quand elle était au pouvoir, lors des scrutins de 2004 et 2010 où celle-ci avait perdu toutes les régions, sauf l’Alsace. Obtenir la présidence de cinq régions relève même du miracle, grâce au FN.

Dans cette configuration, François Hollande pense qu’il conserve toutes ses chances pour 2017, d’autant que la posture consensuelle qu’il a adoptée après les massacres du 13 novembre et l’opération COP 21 sont pour lui un atout considérable, le hissant au statut de «père de la nation».

C’est pourquoi il est parvenu à déconnecter sa situation personnelle du résultat du PS aux élections régionales, son «baromètre de confiance» étant largement au-dessus du score du PS (23%). Toutefois, pour être réélu président de la République en 2017, François Hollande, aujourd’hui en 3e position, doit se placer en tête au 1er tour en rassemblant la gauche, pour gagner ensuite au second en élargissant son périmètre.

Le lieu du rassemblement du Front National avant l'annonce des résultats du deuxième tour des régionales

Rien n’est pour l’instant acquis pour François Hollande au premier tour, il peut être «jospinisé». En effet, si les résultats du 1er tour des régionales avaient été ceux du 1er tour de la présidentielle de 2017, les deux candidats qualifiés pour le 2e tour auraient été celui du FN (27,73%) et celui de la droite (26,65%). Avec 23,12%, le candidat socialiste serait éliminé, comme l’avait été Lionel Jospin en 2002.

Pour éviter cet échec il a besoin d’écarter tous les candidats potentiels qui, à gauche, pourraient lui prendre des voix et risquer de le faire échouer à la qualification pour le 2e tour.

Il doit même impérativement obtenir leur soutien actif. Les écologistes, les communistes, les mélenchonistes et les autres composantes de la gauche «radicale» vont-ils se coucher, une nouvelle fois, devant la politique unique menée par le PS et la droite, comme l’a fait Tsipras en Grèce ?

Ce piège ne peut être déjoué qu’à trois conditions :

mettre un terme aux souffrances des Français provoquées par les politiques néolibérales impulsées par l’Union européenne et aggravée par l’euro, principalement le chômage et la précarité ;

délégitimer l’élection présidentielle qui ne fait que renforcer le bipartisme ;

organiser, contre la bande des trois (LR/UDI/MoDem, PS et affiliés, FN), un vaste rassemblement pour la démondialisation en présentant un candidat en 2017.

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

25/12/2015
Catégorie: Politique

Auteur: vilistia (1:51 am)

La Turquie est maintenant « surveillée étroitement » aussi par la Chine

http://www.vz.ru/opinions/2015/12/22/785345.html

22 décembre 2015, Photo: ITAR-TASS

Par Evguéni Satanovski, Directeur de l’Institut du Moyen Orient

Traduit du russe par Marianne Dunlop

Cela peut sembler surprenant, mais des experts à Pékinsuivent de très près les actions à la fois de la Russie et de la Turquie, et les services de renseignement chinois ont tiré des conclusions désagréables et très significatives concernant la Turquie.

Ankara, avec son mélange habituel d’agressivité et d’espoir de réduire au minimum les dommages causés par les conséquences de ses propres actions, est à la recherche de nouveauxfournisseurs d’énergie et de nouveaux alliés dans sa confrontations avec la Russie, tout en maintenant ses plans d’agression contre la Syrie et l’Irak.

La plus haute forme de «défense active» des intérêts d’Ankara dans le conflit syrien a été la destruction par un avion de chasse turc d’un bombardier russe. De toute évidence, les services secrets turcs en coordination avec les partenaires de l’OTAN avaient prévu de capturer les pilotes russes, mais les islamistes soutenus parAnkara n’ont pas réussi à mener à bien une partie de l’opération terrestre.

Le fait que les analystes chez nous surveillent de près la politique de la Turquie en Syrie, est connu. Ce que l’on sait moins c’est que les actions de la Russie et de la Turquie ne sont pas examinéesmoins attentivement par les experts chinois.

Cependant, leur point de vue est très révélateur, sachant que Pékin maintient une politique d’équidistance pour la plupart des pays du monde. Ses relations avec la Russie ne sont pas moins importantes que ses relations avec l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, mais dans le conflit syrien,Pékin soutientclairement Moscou.

Les Chinois notent que le gouvernement turc a soutenu l’EI, souhaitant détruire la Syrie et capitaliser sur le commerce de contrebande du pétrole. Selon eux, l’EI produit rien que sur les gisements « Al-Tank » et « Al-Omar » (l’EI dispose d’environ 10 champs pétroliers) de 20 à 40 mille barils par jour.

Au prix de 10 $ par baril, les terroristes gagnent de 200 à 400 mille dollars. Les hommes d’affaires turcs obtiennent une marge de deux à trois fois plus car le prix moyen mondial du pétrole atteint 39 $ le baril.

Selon les médias chinois, le salaire d’un soldat ordinaire de l’EI est de 400 dollars. Pour l’entretien de 30.000 soldats,il faut assurer le fonctionnement stable de deux champs de pétrole pendant une semaine par mois. La partie turque,même en considérant des volumes plus faibles de fournitures de pétrole syrien, gagne des centaines de millions de dollars chaque année.

Les services de renseignement chinois ont tiré des conclusions très peu flatteusessur la Turquie suite à l’étude des documents photo et vidéoconcernant l’attaque contre l’avion militaire russe. Dans une interview avec des journalistes, l’un des leaders du groupe turc « Loups gris », a dévoilé son rôle clé dans l’assassinat du pilote russe.

Les militants de cette organisation ont pris part aux pogromes de restaurants et de boutiques chinoises, et à des manifestations en 2015, accompagnéesd’attaques contre les touristes chinois et brûlé le drapeau chinois en face de l’ambassade de RPC. Selon les agences de renseignement en Thaïlande, ce sont les membres de ce groupe qui ont organisé l’attaque terroriste à Bangkok, dont la cible étaient les touristes chinois.

Selon les analystes chinois, le rôle d’Ankara dans la formation de l’EI est confirmé par les déclarations de l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu (actuellement Premier ministre), faites en 2014 dans le cadre de l’arrestation en Thaïlande de 400 Ouïgours chinois, qu’il a appelé illégale. Il est connu que l’ambassade de Turquie délivrait à ceux qui voulaient aller à la guerre contre les « infidèles » en Syrie, des passeports et des billets pour Istanbul.

Pour freiner les activités de recrutement en faveur de l’EI, les services secrets de Chine et de Thaïlande ont pris un certain nombre de mesures. Au cours des 10 premiers mois de 2015, les services du Ministère de la sécurité publique de la République populaire de Chine (MSP)ont arrêté 109 de leurs compatriotes qui rentraient de Syrie, et 20 citoyens turcs qui recrutaient parmi les chinois musulmans. Ilsont saisi 653 passeports vierges de citoyens de la République de Turquie et 200 demandes de visas d’entrée à l’ambassade de Turquie à Bangkok.

Un célèbre analyste militaire chinois, le contre-amiral Zhang Zhizhong, a déclaré que la raison de la faible réaction de l’OTAN s’explique par les compétences de l’aviation de longue portéede Russie.

Selon le président du Conseil pour l’informatisation de l’APL le contre-amiral Yin Zhuo, les actions de la Turquie sont une provocation planifiée à Washington et Bruxelles, mais ils n’ont pas anticipéla réaction du président Poutine. Selon lui, l’armée turque ne s’attendait pas au déploiement rapide de S-400, et un facteur supplémentaire pour calmer Ankara était le placement sur les chasseurs-bombardiers Su-34 de missiles « air – air ».

Les médias chinois, au sujet des actions de M. Erdogan, ont déclaré qu’il ne s’agissait pas juste d’un «coup de poignard dans le dos », mais que « son comportement rappelle l’action de reptile venimeux qui attaque en embuscade, puis se retire en attendant le résultat. »

Les experts chinois estiment que l’élite politique turque va poursuivre la politique de relations tendues avec la Russie, mais à la fin sera acculée, puisque l’OTAN comprend le niveau réel de la puissance militaire de la Russie et refuse de soutenir Ankara.

La Turquie est deuxième acheteur mondial de gaz naturel russe, un grand importateur de pétrole russe, charbon et métaux, le plus grand importateur de blé et huile de tournesol. Théoriquement, Ankara peut trouver d’autres fournisseurs, mais seulement à un prix plus élevé.

Doha ne trouve pas rentable de fournir du gaz naturel à la Turquie : Ankara comme un partenaire stratégique du Qatar exige des remises et des prêts préférentiels et pour Doha il est plus rentable de vendre ses matières premières vers l’Asie et l’Europe.

La Turquie peut s’approvisionner en pétrole auprèsdu Kurdistan irakien, personnellement contrôlé par Erdogan et Barzani. C’est leur entreprise familiale. Les difficultés dans cette région sont liées aux actions militaires contre l’EI et l’élimination des itinéraires de contrebande de pétrole (que les Kurdes «mélangent» avec le leur), et la pression de la Turquie sur les groupes armés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les détachements du PKK dans le Kurdistan irakien jouent un rôle majeur dans la lutte contre l’EI, tenant Kirkouk, riche en pétrole. Toutefois, cela ne vaut que dans le cas où le régime turc actuel se maintiendra. Sinon, les choses peuvent changer très rapidement.

Le projet de relancer le gazoduc Trans-Anatolien (TANAP) de l’Azerbaïdjan à la Turquie est privilégié par Ankara, mais il ya quelques sérieux obstacles à sa mise en œuvre. Bakou, ni aujourd’hui ni dans l’avenir ne peut pas remplir seul l’ensemble du volume de la canalisation de gaz. Il ne peut donner que 16 milliards de mètres cubes. Afin de porter le volume au niveau de la consommation intérieure en Turquie, il est nécessaire de combler un déficit de 40 milliards de mètres cubes.

Il ya deux façons : acheter du gaz en provenance de Russie ou du Turkménistan. MaisAnkara n’obtiendra pas les rabais offerts par Gazprom dans le cadre du « Blue Stream » ou du « Turkstream » mis en sommeil. Tous les autres moyens d’obtenir des hydrocarbures seront pour la Turquie plus coûteux et nécessiteront des investissements supplémentaires dans la construction d’infrastructures.

Celaconcerne principalement la version turkmène. Pour la mettre en œuvre, il faut poser un gazoduc sous la mer Caspienne, ce qui exige le consentement des Etats riverains, y compris la Russie et l’Iran. Erdogan, cependant, essayera de développer l’option du gaz turkmène.

Source:« Courrier militaro-industriel « (publié en version abrégée, la version complète de l’article est disponible sur le site)

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