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28/07/2008

Auteur: motpassant (1:06 pm)
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Source

L’homme hurlait dans la rue :

- J’en ai marre de cette vie ! J’en ai marre !

Il avait dans les mains une  énorme hache qu’il brandissait au-dessus de sa tête.

- J’en ai marre !

Evidemment personne n’osait s’approcher, ce qui pourtant n’évitait pas un attroupement important.

Quand, tout à coup, il abat son outil sur une plaque d’égoût. Celle-ci se brise et tombe dans la bouche. A la seconde même , un rat d’une taille jamais encore rencontrée à ce jour, surgit, prend l’individu à la gorge et l’entraîne dans le trou noir et nauséabond.

Tout le monde se précipite, mais l’homme énervé a disparu !

Le gigantesque rat, depuis un moment suivait, depuis le sous-sol, le parcours du forcené. Il entendait ses cris et surtout avait compris que celui-ci en avait marre. Aussi, se dit-il, puisqu’il en avait marre, il allait l’emmener dans le monde des rats où règne l’harmonie et la paix.

Il s’efforcait de ne pas blesser l’homme, lequel, tellement effrayé, ne bougeait pas, n’essayait pas de se dégager, comme résigné. Ou peut-être avait-il déjà compris qu’il allait entrer dans un monde au sein duquel il s’épanouirait enfin ?

Les premières années furent difficiles, vous vous en doutez. Puis il entra dans sa nouvelle vie de rat. Il se déplaçait maintenant à quatre pattes, des moustaches indispensables dans l’obscurité lui poussèrent et même une queue commençât à se développer, bien utile dans les quelques mésententes qui survenaient de temps à autres.

Mais, depuis sa vie n’était plus que détente et loisir. Il échappait à toutes les obligation humaines qu’il n’avait pu assumer.

Et surtout, il échappait à la parole et à l’écrit, ces fléaux qui faisaient tant de dégâts chez les humains.

Il était persuadé qu’en fait il aurait du naître rat, mais comme cela arrive souvent la nature a des ratés.

Une seule chose l’ennuyait. Il devenait obèse. La nourriture était trop abondante et il ne savait pas se limiter. Plus les humains consommaient, plus les rats profitaient du gaspillage.

Il devait réagir, car il devenait trop gros pour certaines galeries, une fois même, il était resté coincé !

Cet homme-rat, à l’heure actuelle, vit toujours sous nos pieds.

27/07/2008

Auteur: motpassant (10:00 am)

Cécile ne comprenait pas les difficultés qu'éprouvait la police dans ses recherches. Elle était en contact quotidien avec le chef de la gendarmerie et elle avait beau chercher, elle ne voyait pas où pouvait se cacher sa soeur. Plus les heures passaient, plus l'idée qu'Astrid aurait pu mettre fin à ses jours s'insinuait et elle insistait pour que l'on fasse des recherches dans ce sens.

Maintes fois, au cours de ses crises, Astrid avait fait allusion au suicide.

Malgré l'acte horrible qu'avait commis sa soeur elle ne pouvait occulter la tendresse qu'elle avait pour elle. Les liens familiaux sont souvent irrationnels, difficiles à briser. L'image de ses parents couverts de sang ne quittait jamais son esprit, mais elle n'arrivait pas à faire directement le lien avec sa soeur. Elle était son aînée de quatre ans, et celle-ci lui avait toujours paru d'une telle fragilité qu'elle ne pouvait l'associer à un acte aussi violent. Elle en était arrivée au point de souffrir davantage pour sa soeur que pour la mort de ses parents.

Elle était professeur d'anglais au lycée voisin, son travail lui plaisait et tous ses collègues témoignaient envers elle d'une solidarité qui lui permettait de tenir. Mais l'annonce de la fuite d'Astrid avait remis en cause le fragile équilibre qu'elle avait réussi à installer et elle craignait  par-dessus tout un autre drame.

Cécile se demandait comment Astrid, sans argent, sans moyen de locomotion pouvait ainsi échapper aux recherches. Il faut dire que, sans être averti, personne ne pouvait se douter que cette jeune fille était malade. Elle avait toujours eu cet air à la fois enfantin et déterminé qui faisaient d'elle une personne à qui on pouvait, dans un premier temps faire confiance et même se confier, même s'il ne fallait pas longtemps pour qu'une faille s'ouvre et provoque l'interrogation chez l'interlocuteur.

Lui revenait en  mémoire l'enterrement de ses parents. La stupeur dans le village. Puis la procédure qui se conclut par le placement en clinique psychiatrique.

Astrid n'a jamais expliqué son geste. Avait-elle transféré ses idées suicidaires en idées meurtrières en tuant ceux qu'elle rendait responsables de son état ? La caractéristique de ces maladies psychiques est que le malade n'est pas conscient de sa maladie. Il l'a intégré comme mode de vie et l'auto-persuasion devient alors un mode de fonctionnement qui l'aide et lui permet d'intégrer à l'intérieur de celui-ci toutes les dérives psychiques qui l'assaillent.

C'est ainsi que le malade ne se perçoit pas comme tel, mais comme quelqu'un doté d'une personnalité particulière avec laquelle il peut évoluer dans la vie. Et s'il y a parfois des doutes ou des interrogations ou encore des réactions extérieures, il  se renforce davantage dans ses convictions, se persuadant d'être incompris et seul au monde. C'est une maladie qui, pour exister a besoin de s'auto-alimenter. Les traitements ne soignent alors que les maux physiques d'un corps attaqué de toutes parts comme s'il recevait des coups en permanence, mais ne soignent aucunement le trouble psychique. Il faut ajouter à cela, l'impuissance de l'entourage qui ne peut entrer dans ce fonctionnement et dont souvent les actions ne font que conforter le malade dans dans sa pathologie. Celui-ci devient alors un manipulateur inconscient et joue de ce désarroi pour s'alimenter tel un chat jouant avec une souris. Plus il parait malheureux, plus il interpelle l'entourage et plus il peut justifier qu'il faut s'occuper de lui et plus il peut ou non protester contre cette attitude.

........

25/07/2008

Auteur: motpassant (4:54 pm)

 

- Bonjour, auriez-vous de l'eau de toilette Dune.

Je prononce "dioune"pour faire anglais. Elle me regarde avec commisération.

- Dune de Dior ?

- Oui c'est ça. - Je ne sais jamais s'il faut prononcer en anglais ou en français. D'autant que je ne parle pas anglais !

Je souris bêtement, mais elle ne le voit pas puisqu'elle ne m'a pas encore regardé.

Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué le décalage qu'il peut exister entre le style homme qui entre dans une parfumerie et celui des vendeuses. D'autant qu'en raison de la saison et de la chaleur, certains hommes dont je suis, s'affublent de ces affreux bermudas, mais tellement pratiques. Certains vont même et je n'en suis pas ( veuillez me croire ) jusqu'au ridicule en se chaussant de mocassins dans lesquels ils ont gardé leurs chaussettes ! Il ne faut pas oublier le tee-short qui pend ou la chemise ouverte sur des poils autrefois symbole de virilité !

En face de ce tableau, vous avez la vendeuse en parfumerie. Au premier regard vous comprenez que vous n'avez pas affaire une vendeuse de légumes ou de poissons. Vous avez affaire à une vendeuse d'un degré " supérieur " qui vend des produits de luxe auquel vous aspirez, mais dont vos moyens ne vous permettent pas d'y accéder. Aussi, dès votre entrée, vous regarde-t-elle comme si vous vous étiez trompé de boutique.

Et elle, elle n'a pas de bermuda ! C'est la grande classe ! D'abord, elle sent bon ! Normal, vous me direz !

Celle de ce matin, donc sentait bon. Elle portait un chemisier d'un blanc immaculé dont le décolleté laissait entrevoir deux seins bien proportionnés enveloppés dans un soutien-gorge gris !

La classe !

Afin de satisfaire à ma demande, elle se dresse sur la pointe des pieds pour saisir le flacon situé un peu trop haut sur les rayons. Ce geste, malgré la jeunesse de la dame semble pourtant lui demander un effort dont apparemment elle n'est pas coutumière, effort qui a surtout pour effet de déranger sa belle harmonie vestimentaire. Elle doit, d'urgence réintégrer le chemisier blanc dans le pantalon de toile blanche transparente au travers duquel on peut, si l'on regarde évidemment, éviter de deviner la présence d'un string , et je ne sais trop pourquoi remonter la mèche de cheveux qui de toute manière même sans bouger lui recouvre la moitié du visage. Un visage d'où ressort principalement des lèvres rouges et brillantes. Les yeux, en revanche paraissent éteints. Était-ce du à la nuit précédente ? Ou des soucis ? Ou et sûrement à cause de ma présence aussi incongrue qu'un chat dans un aquarium ( ça, c'est de moi ) ?

- C'est pour offrir ?

Ce qui voulait dire, si j'interpréte son état d'esprit :

- Si en plus, il faut que je lui fasse un paquet !

- Non, non, c'est pour moi !

Je réponds, fier de laisser entendre que je ne suis pas aussi rustre qu'elle semble le penser, mais non rien n'y fait 

- Ça fait 89 euros. Chèque ou carte bleue ?

Non, décidément les vendeuses en parfumerie ne m'aimeront jamais ! 

24/07/2008

Auteur: motpassant (12:09 pm)

Jordan avait décidé de rejoindre le port et de la ramener ensuite chez elle. Il avait besoin de faire le point, d’essayer de comprendre ce qu’il lui arrivait.

Il habitait une villa récente que une colline qui donnait sur le Rhône C‘était une maison modeste, mais qu’il avait su meubler et décorer avec goût. Une piscine et un jardin ombragé faisait de cet endroit un lieu où l’on respirait le calme et le repos.

Astrid s’était enfin réveillée. Son sommeil avait été agité. Les traces de sa crise se lisaient sur son visage, mais elle semblait doucement revenir à la réalité. Jordan s’installa à côté d’elle, soulagé d’être rentré chez lui, il allait être plus à l’aise pour gérer cette situation.

Elle se comportait comme si elle était seule. Rien autour, ne semblait avoir prise sur elle.

- Vous allez-mieux ? Vous pouvez me parler ?

- Je n’ai plus rien à dire depuis longtemps.

- Pourtant, j’aimerais comprendre ce qui vous est arrivé.

-Je n’ai pas envie de parler pour le moment, s’il vous plaît, laissez-moi.

Sa voix était suppliante empreinte d’une douleur réelle.

- Pas de problème, mais il faudrait tout de même que je prenne des dispositions pour prévenir votre famille. Personne ne sait où vous êtes.

Sa tête, doucement s’est tournée vers lui :

- S’il vous plaît, laissez-moi du temps ! Je ne veux voir personne.

- Très bien, reposez-vous et nous parlerons plus tard, il le faudra bien.

Quand la nuit est tombée, elle n’avait pas bougé de son fauteuil. Après le repas, Jordan invita de nouveau Astrid à s’exprimer, ce qu’il faisait avec une douceur contrainte.

- Astrid, il faut absolument que je comprenne ce qui se passe. je ne sais pas encore où vous habitez. Je ne sais rien de vous et vous êtes là, chez moi, en état de choc. Vous devez bien vous rendre compte de la situation. Si vous ne voulez pas me parler, dites-moi au moins à quel endroit et je vous ramènerai chez vous.

Jordan lui tenait les mains, elles étaient glacées.

- Savez-vous au moins où nous sommes ?

- Oui, nous sommes chez vous. Mais je ne veux pas partir.

- Mais enfin Astrid, pourquoi ? Vous m’avez dit que vous étiez mariée, il faut au moins téléphoner à votre mari. Vous m’avez dit être en vacances dans la région, dites-moi où c’est.

- Je ne veux pas partir. Je veux rester ici. Je ne veux plus bouger. Plus voir personne !

Des larmes coulent à nouveau, elle se prend la tête dans les mains.

- Je ne veux pas partir !

- Astrid…

- Personne ne m’écoute. Personne ne me comprend. Je souffre depuis tant d’années. Gardez-moi ici ! Vous ne pouvez pas comprendre. Je ne m’en sortirai jamais. Je n’ai plus envie de vivre !

Jordan est obligé de la soutenir pour éviter qu’elle ne tombe au sol. Elle s’accroche à ses bras à lui faire mal.

- Je vais appeler un médecin.

- Non ! Ne faites pas ça !

- Mais que voulez-vous ? Il s’énerve et perd quelque peu son sang -froid.

- Je ne veux pas partir ! Gardez-moi ici !

- Allons nous coucher et nous verrons demain. D’accord ?

Elle se laisse emmener à la chambre en silence.

Le lendemain, Jordan s’était levé de bonne heure et attendait avec inquiétude le réveil d’Astrid. Il ne savait plus comment agir. C’était un garçon qui avait toujours vécu seul. Fils unique, il avait conçu sa vie au fil des années, de manière à ne pas s’impliquer dans la vie des autres, surtout en fait par méconnaissance des relations sociales. Peu à peu il avait isolé son expérience, faisant de celle-ci sa seule référence pour évoluer dans la société. On pouvait ainsi ressentir à son contact une certaine indifférence ou même de l’égoïsme, mais ce n’était en réalité que la perception d’une personnalité qu’il s’était construite patiemment. Malgré tout, sa compagnie n’était pas désagréable et sa façon de vivre n’entraînait pas, dans son entourage de critiques particulières. D’autant que physiquement il était agréable et que des études universitaires brillantes avaient fait de lui quelqu’un d’ouvert.

Cependant, il ne recevait jamais. Peu de gens connaissait sa maison et beaucoup, d’ailleurs ne savaient même pas où il vivait.

C’était encore plus vrai depuis qu’il avait réduit son activité professionnelle de pêcheur. Il avait pris la succession de son père et avait pendant quelques années dirigé une flottille de cinq bateaux ce qui lui avait permis de vivre confortablement et depuis qu’il avait vendu son affaire, il vivait la plupart du temps en retrait sur son bateau ou tranquillement dans sa maison où il passait de longs moments à lire ou même parfois à écrire. Il aimait coucher sur le papier tout ce qu’il ne partageait pas avec ses semblables.

…………

23/07/2008

Auteur: motpassant (6:47 pm)

J'ai commencé plusieurs billets aujourd'hui. Dont un sur Félix
Vallotton dont vous pouvez voir les oeuvres ici et un sur ma visite dans une parfumerie ce matin où je me suis acheté ça , mais finalement j'ai préféré vous présenter cette magnifique chouette !

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