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BLOGs - Articles de flotiront
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10/01/2015

Auteur: flotiront (12:09 pm)
Tout le monde veut y croire,
Tout le monde l'espère,
Tout le monde se construit mille et une raison pour la saisir.

Mais qu'est-ce qu'une certitude aujourd'hui,
Dans un monde en constante mouvance, en perpétuel mouvement ?
Se résume-t-elle à une recette que l'on vous sert à coups de slogans publicitaires
Ou de lignes tracées par un parti politique, d'un achat de tel ou tel produit
Qui rendra votre corps plus attrayant, un genre de Top Modèle que l'on voudra imiter ?

Tout être humain en ce bas monde ne peut vivre sans posséder ce profond sentiment qui lui permet d'exister, d'être et de s'affirmer.
C'est un besoin dont chacun se réclame,
Qu'il soit de petite condition ou issu d'un milieu aisé,
Qu'il soit de couleur blanche, noire,
Qu'il soit balayeur de rue ou PDG d'une multinationale.

L'homme crie son besoin de posséder sa propre conviction, sa propre voix,
De la faire entendre dans son quotidien, dans toutes ses entreprises.
Elle est sa respiration, sa carte d'identité, son profil même.
Elle est vitale comme l'eau l'est pour le bon fonctionnement de notre organisme.

Elle possède sa propre carte de navigation, sa propre route.
Mais il faut parfois affronter bien des obstacles, bien des tempêtes,
Pour revêtir ses propres certitudes et découvrir ce chemin tout tracé
Dont seul notre coeur saura nous le révéler.

Le besoin de certitude nous oblige à aller à la rencontre de l'autre,
A sortir de notre propre horizon, de notre propre conception des choses,
A aller au-delà de ce que nous croyons savoir pour être rempli de cette conviction que c'est à travers des amitiés, des rencontres
Que nous nous forgeons notre véritable réalité,
Qui consiste à nous projeter dans une juste perspective de qui nous sommes,
Pour ne pas tomber dans l'exclusivisme et le jugement d'autrui.

Il y a cette nécessité qui nous oblige à nous remettre en question quand cela est nécessaire pour ne pas tomber dans une espèce de suffisance à soi-même. Il y a cet impératif qui nous invite au dialogue, au partage avec notre prochain
pour prendre conscience que chacun de nous est un membre à part entière d'une grande communauté humaine riche de complémentarité, de talents et de dons.
Il y a cette sensibilité intérieure qui nous encourage à tendre la main à celui qui la recherche parce que personne n'est maître de son destin et que nous restons fragiles et vulnérables.

Il y a des certitudes qui demeurent et que nous appelons faits, lois, conventions et pour lesquels il n'y a aucune place à la délibération, à la négociation. Elles ont marqué l'histoire des hommes, des nations, des peuples. Elles ont modelé à jamais le visage économique, politique, social et religieux de notre planète. Parfois pour des résultats heureux, parfois avec des conséquences dramatiques. Elles sont inscrites dans la grande bibliothèque universelle de l'espèce humaine.

Mais il y a nos propres certitudes qui, elles, sont à l'image d'une maison,
Composées de matériaux et d'outils spécifiques. Elles sont en constante évolution et recevront leur dernière touche à notre dernier souffle ici-bas.

Mais tant que la vie est là,
Tant que nous pouvons entendre, voir, réfléchir et entreprendre,
Nous continuerons à travailler à cette réalisation passionnante et exaltante
Qui consiste à découvrir nos véritables certitudes
En les embellissant et en les arrosant de cette force intérieure, telle un sève,
Qui coule dans chacune de nos veines.

Là où il y a des certitudes, là se trouve cette liberté à laquelle chacun de nous aspire qui consiste à être simplement ce que nous désirons être,
Sans hypocrisie, sans masque, sans parodie.

C'est certainement l'une des plus difficiles entreprises qui ait été donné à l'homme mais elle est aussi la plus noble à expérimenter sur cette terre,
Nous qui sommes de simples voyageurs épris de vérité.
03/05/2014

Auteur: flotiront (7:04 pm)
Je suis venu dans un monde où l'histoire des hommes
Me bouleverse, m'étreint mais aussi m'interroge et me laisse perplexe.
On loue les inventions de tout ordre, les prouesses et les percées de
la technologie, l'évolution des recherches sur le plan médical,
l'exploration spatiale, la mise au point de systèmes de surveillance
à des fins civils et militaires, l'accessibilité à une multitude d'informations comme jamais auparavant. L'homme est fier de toutes ces réalisations et il reste encore cet explorateur qui veut repousser les limites de son savoir.

La Planète bleue doit faire face à de profondes mutations, à des agressions violentes, à des saignées qui la rendent de plus en plus
fragile, vulnérable et l'amène à un état de survie ... mais jusqu'à quand ?

Ce que je sais c'est que notre humanité s'essouffle et tente de comprendre
ce qui lui arrive. Elle essaye de conserver un semblant de bon sens, de
logique et de cohérence face à bien des tempêtes qui s'abattent sur elle.
Un crash boursier qui met à terre un empire financier, un système économique qui prend l'eau et s'écroule à l'image d'un château de sable,
un gouvernement que l'on croyait irréprochable et qui vole en éclats,
un génocide quelque part qui vient rougir la terre, des populations entières démunies de tout au nom du profit.

Ce que je sais, c'est que notre humanité s'enfonce de plus en plus
dans sa propre folie, sa propre nuit :
Folie des grandeurs,
Folie des hauteurs,
Folie de la puissance à n'importe quel prix.

Ce que je sais, c'est qu'il faudra bien qu'un jour,
Une Intelligence vienne stopper ce train qui pour l'instant
Reste sur ses rails ... mais jusqu'à quand ?

Ce que je sais, c'est que l'homme s'est toujours vanté
de ses connaissances, de son savoir comme une discipline
qu'il essaye de maîtriser. Pourtant, il y a bien des choses qui ne sont
pas encore portées à sa connaissance, lui le voyageur hanté par
ces questions existentielles auxquelles il désire pouvoir y répondre.

L'homme aimerait tout contrôler, tout prévoir, tout assurer,
Mais en même temps cette aspiration au Tout lui échappe
Encore et encore,
Tout simplement parce qu'il reste humain, fini, limité et mortel.
Il ne possède qu'une vision, qu'une perception incomplète
De cet univers comme un toit au-dessus de sa tête.

Mais ce que je sais aussi c'est que l'homme n'est pas seulement
Poussière, un amalgame de cellules et de molécules, voire
Une machine formée de muscles, de fibres nerveuses
Et d'un cerveau qu'aucun ordinateur ne pourra égaler.
Bien au contraire, il est doté d'une âme, de sentiments, d'une volonté
D'un esprit et de pensées qui lui donnent sa spécificité, son originalité.

Sa véritable quête sur cette terre qui l'a vu naître
Est de se rendre à la Maison du potier.
Là, il pourra vivre la plus belle de toutes les rencontres.
Sur son enseigne figure des mots qui l'invitent à y entrer,
Des mots comme Amour, Lumière, Espérance, Compassion,
Tendresse, Douceur, Discrétion.

Car je sais que la vie d'un homme ne se termine pas dans ce lit de terre
qui accueillera sa dépouille et portant le souvenir de son passage
terrestre sur une pierre tombale.
04/06/2013

Auteur: flotiront (10:27 am)

J’ai côtoyé un jour un vagabond qui semblait venir de nulle part. Il a frappé à ma porte, pour me demander si je pouvais lui tenir compagnie. Son regard était plein d’attentes, trahissant une expression de grande supplication. Son visage me frappa, car il s’en dégageait une immense tristesse, mélangée de temps à autre d’une note de mélancolie qui ne faisait que renforcer l’étrange personnage. A voir l’état de ses habits, il avait du parcourir bien des routes sans qu’aucune âme puisse prendre le temps de s’arrêter quelques instants pour accueillir, écouter cet individu dont personne n’en voulait. Il était revêtu d’un pantalon qui avait l’air de flotter, aux couleurs délavées et retenu par une ceinture garni de coutures dont certaines s’étaient déjà effilochées. Un pull-over de couleur bleu marine le recouvrait suffisamment et une veste légère qu’il avait laissée ouverte garnissait ses membres supérieurs. Je remarquai que ses souliers n’étaient plus de première fraîcheur : d’ailleurs un orteil ou l’autre apparaissaient au grand air.

 

Je l’invitai donc à prendre place sur un banc qui semblait tout à fait faire l’affaire. Il s’assit avec des mouvements très lents, comme s’il prenait conscience de ce pas qu’il avait osé faire en lui faisant signe de prendre ses aises. Sa respiration, qui alternait expirations et inspirations de manière régulière, amenait une intensité de fraternité à ce lieu, tel une toile de fonds réalisé par un peintre au nom inconnu. Ce décor était encore plus prenant par les chants mélodieux d’oiseaux qui avaient décidé de s’associer à nos conversations et de papillons qui jouaient avec la légère brise qui caressait nos deux visages.

 

J’étais tendu comme un arc, prêt à saisir la moindre parole qui sortirait de la bouche de ce vagabond qui m’amenait à me poser tant et tant de questions. Cela provoquait un tel bourdonnement dans ma tête que je ne savais pas si elle allait exploser ou non. Et puis soudain, comme par enchantement, j’entendis un premier mot, puis un deuxième. Puis, ce fut une phrase, des phrases. J’en perdais la tête. J’aurais voulu l’arrêter, afin de saisir toute la substance, toute la quintessence de ce débordement de paroles. Je n’avais plus la notion du temps, à tel point que je me demandais si nous étions encore en plein jour où si la nuit allait nous rattraper.

 

Il me parla d’un certain hameau qui l’avait vu naître, mais dont les souvenirs semblaient aussi  flous et incertains que ce crissement de feuilles qui parvenaient à nos oreilles. Il s’était senti un étranger, là-bas dans son hameau et je percevais une souffrance à travers sa voix : une voix cassée, brisée par trop de chagrins, de douleurs. Pourtant, je percevais par intermittence des étincelles de vie et, dans ces moments-là, je ressentais une chaleur humaine, comme une fraternité réunissant deux êtres, deux histoires, deux trajectoires. Personne ne pourra m’enlever mes rêves, non personne, insista-t-il. Personne n’en a le droit, n’est-ce pas ? Pendant quelques instants, je restai silencieux et répondit par un acquiescement de la tête. Un sourire parcourut alors son visage et nous restâmes encore là, liés l’un à l’autre par ce lien indéfectible qu’est l’amitié, sans étiquettes, sans masques, sans frontières.

04/06/2013

Auteur: flotiront (10:25 am)

Je marche à vive allure sur ces pavés à l’aspect luisant et aux formes régulières. La rue semble déserte, seul le tintement d’une cloche lointaine vient troubler la quiétude de ce lieu. Mes sens restent malgré tout en alerte, comme mus par le désir de saisir la moindre étincelle de vie. Le ciel ne laisse apparaître que quelques rais de lumière venant mourir sur les façades des maisons serrées les unes contre les autres. Jetant un coup d’œil à ma montre, je ralentis la cadence étonné du temps qu’il me reste jusqu’à mon lieu de rendez-vous. Mon regard s’arrête alors sur une maison aux façades habillées de couleurs fantaisistes et qui semble avoir été posée là par erreur. Aucun bruit ne s’échappe des fenêtres, que des volets ferment, intensifiant davantage encore le silence de cet endroit. Je remarque un peu plus loin une demeure toute de pierre, flanquée d’un balcon occupé par un chat, figé comme une gargouille. Perdu dans l’intrigue de cette curiosité architecturale, je n’entends pas venir dans ma direction une jeune femme et il faut que je sois à sa hauteur pour que je dévisage cette créature à l’allure svelte et élégante. Son pas semble léger, décidé et son visage reflète une sérénité, une lumière qui me subjugue. Je voudrais répondre, exprimer quelque chose, lui tendre la main. Mais je ne me sens pas la permission d’engager cette conversation : j’ai la forte impression que le moment n’est pas favorable. Je la regarde s’éloigner, heureux de me rappeler que la vie est là, juste à côté de moi, et en même temps frustré de ne pas l’avoir saisi.

Et puis, soudainement, un bruissement de voix parvient à mes oreilles qui s’amplifient au fur et à mesure que j’avance. Tous mes sens s’éveillent et au détour d’une rue, je me retrouve sur une grande place. Il y a des échoppes, des terrasses où se prélasse toute une populace. Je perçois des conversations engagées et enflammées, des airs de musique aux rythmes soutenus, parfois endiablées. Quelques artisans affichent fièrement leurs chefs-d’œuvre. Par moments, je m’associe aux rires si tendres d’enfants qui semblent libres de toute contrainte, de toute retenue. Je ferme alors les yeux et je laisse toutes ces odeurs, ces senteurs, ces bruits, ces images envahir chacune des fibres de mon corps. Je désire mettre un mot à cette scène qui s’offre à moi : hymne à la vie.

22/07/2009

Auteur: flotiront (10:20 pm)
Le réveil, comme à son accoutumée,
Fait retentir son éternelle lituanie,
Dont les notes semblent à jamais figées dans leur monotonie.
Accalmie d'un instant,
Inaugurant des alchimies,
Dont seul mon cerveau en gardera les estampilles.

Je promène un regard sur cette chambre qui m'a dispensé
ce sommeil,
Et que l'éveil m'invite à quitter pour aller à la rencontre de ce monde,
Que je ne connais pas vraiment,
Au-delà de ces murs si sécurisants,
De cet espace qui m'a vu grandir.

Il me fait si peur ce monde,
A moi l'adolescent qui se demande bien s'il pourra y trouver une place.

Le soleil me dispense ses premiers rayons,
Ils caressent mes joues et s'amusent à danser tout autour de ma couche.
"Allons, allons, mon garçon, rejoins le monde des vivants !"
"Amuse-toi, réjouis-toi, égayes-toi" semble être sa devise.

Mais voilà, je ne m'appelle pas Astre et mon lieu d'habitation,
N'est pas cette étendue céleste où il règne en maître,
Sans même se soucier des visiteurs indésirables qu'il rencontrera dans  sa course,
Peu importe qu'ils s'appellent Monsieur Cumulus,
Monsieur Cumulo-Nimbus, Monsieur Cirrus,
Et que sais-je encore ....
Car il sait si bien s'en éloigner et le fait avec beaucoup de grâce
Et de courtoisie.

Pour moi, il y a tout simplement une porte à franchir,
Et comme je n'ai pas la tête dans les nuages,
Je ne peux l'envoyer au pays de l'imaginaire.

Je ressens le besoin de m'étirer,
Comme pour mieux prendre conscience de ce corps
Qui me rappelle son désir de se mettre en mouvement,
De l'associer à l'histoire de ce monde,
Un corps à corps avc cet Inconnu,
Qui se tient juste derrière cette porte.

Porte de toutes les peurs, de toutes les angoisses, de tous les interdits.
Mon coeur se presse, se comprime.
Il me semble que cett porte me tient en respect.
Je la fixe de mon regard d'adolescent et seul le silence me répond.
Pourtant, j'entends bien des bruits qui me sont familiers...
Mais voilà qu'une force invisible me fait sortir de mon lit.

Ma main se pose sur la poignée et cette porte,
Qui voulait me garder en son sanctuaire,
Cède sous la pression de mes doigts
Je suis maintenant à découvert.


Qui jettera son premier regard sur moi ?

Sachant bien qu'il sera déjà de trop,
Trop lourd à porter,
Un regard trop contraignant.

Il faudra bon gré mal gré affronter ces regards d'humains,
Qui hantent une âme toute en décrépitude,
A l'image d'un arbre rendu chétif,
Comme calciné par un vent brûlant
Et que ses racines n'ont su sauver,
Ou encore comme ce mur sali par le temps,
Recouvert d'un vert couleur mousse
Et de chardons, de ronces aux épines acérées.

Regard nargueur,
Regard moqueur,
Regard hautain,
Regard malsain,
Regard austère,
Regard sévère ...

Regard qui vous juge d'une mesure,
Qui n'est pas porteuse d'amour, de compassion,
Qui meurtrit mes épaules de gosse.

Cet adolescent qui se cramponne
A un bastingage imaginaire,
A un ancrage qu'il désespère de connaître,
Qui ne trouve pas de lieu où reposer son regard.

Beaucoup d'années ont passé,
Depuis le jour où j'ai largué les amarres
de mon premier pied-à-terre.
Je regarde aujourd'hui ce monde qui m'entoure,
Et qui n'a pas vraiment changé.
Avec ses bals masqués, ses discours arrogants,
sa folie des grandeurs,
son culte de l'égo et de la superficialité.

Mais j'ai croisé un jour le regard d'une personne,
Dont le langage ne ressemblait en rien à tout ce que j'avais entendu auparavant.
Pour la première fois, ce regard a déposé,
Sur ce sol si aride et crevassé,
Une gerbe d'amour , une eau fraîche et salvatrice.
Je la bois et m'en abreuve avec bonheur.
Elle nourrit mon âme, mes entrailles, mes pensées, mes émotions,
Me rend libre de pouvoir regarder cette immense place de jeu,
Qu'est notre humanité.

Jeux de société,
Jeux sans frontière,
Jeux de lumière,
Jeux interdits,
Jeux dangereux,
Jeux de grands,
Jeux de vauriens,
Jeux d'ombre

Le regard ne cesse de se nourrir de ce qui le surprend,
l'étonne, l'amuse.
Alors, je dis que la vie mérite d'être reçue,
et que chacun a un droit de regard sur sa propre histoire.

Il me plaît de défendre ce droit d'être l'auteur de sa propre destinée,
Sans être dans cette obligation si insoutenable de choisir ce regard fuyant,
Qui est synonyme de mort, à soi-même et à la vie.

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