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BLOGs - Article de flotiront
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22/07/2009
Regards

Auteur: flotiront (10:20 pm)
Le réveil, comme à son accoutumée,
Fait retentir son éternelle lituanie,
Dont les notes semblent à jamais figées dans leur monotonie.
Accalmie d'un instant,
Inaugurant des alchimies,
Dont seul mon cerveau en gardera les estampilles.

Je promène un regard sur cette chambre qui m'a dispensé
ce sommeil,
Et que l'éveil m'invite à quitter pour aller à la rencontre de ce monde,
Que je ne connais pas vraiment,
Au-delà de ces murs si sécurisants,
De cet espace qui m'a vu grandir.

Il me fait si peur ce monde,
A moi l'adolescent qui se demande bien s'il pourra y trouver une place.

Le soleil me dispense ses premiers rayons,
Ils caressent mes joues et s'amusent à danser tout autour de ma couche.
"Allons, allons, mon garçon, rejoins le monde des vivants !"
"Amuse-toi, réjouis-toi, égayes-toi" semble être sa devise.

Mais voilà, je ne m'appelle pas Astre et mon lieu d'habitation,
N'est pas cette étendue céleste où il règne en maître,
Sans même se soucier des visiteurs indésirables qu'il rencontrera dans  sa course,
Peu importe qu'ils s'appellent Monsieur Cumulus,
Monsieur Cumulo-Nimbus, Monsieur Cirrus,
Et que sais-je encore ....
Car il sait si bien s'en éloigner et le fait avec beaucoup de grâce
Et de courtoisie.

Pour moi, il y a tout simplement une porte à franchir,
Et comme je n'ai pas la tête dans les nuages,
Je ne peux l'envoyer au pays de l'imaginaire.

Je ressens le besoin de m'étirer,
Comme pour mieux prendre conscience de ce corps
Qui me rappelle son désir de se mettre en mouvement,
De l'associer à l'histoire de ce monde,
Un corps à corps avc cet Inconnu,
Qui se tient juste derrière cette porte.

Porte de toutes les peurs, de toutes les angoisses, de tous les interdits.
Mon coeur se presse, se comprime.
Il me semble que cett porte me tient en respect.
Je la fixe de mon regard d'adolescent et seul le silence me répond.
Pourtant, j'entends bien des bruits qui me sont familiers...
Mais voilà qu'une force invisible me fait sortir de mon lit.

Ma main se pose sur la poignée et cette porte,
Qui voulait me garder en son sanctuaire,
Cède sous la pression de mes doigts
Je suis maintenant à découvert.


Qui jettera son premier regard sur moi ?

Sachant bien qu'il sera déjà de trop,
Trop lourd à porter,
Un regard trop contraignant.

Il faudra bon gré mal gré affronter ces regards d'humains,
Qui hantent une âme toute en décrépitude,
A l'image d'un arbre rendu chétif,
Comme calciné par un vent brûlant
Et que ses racines n'ont su sauver,
Ou encore comme ce mur sali par le temps,
Recouvert d'un vert couleur mousse
Et de chardons, de ronces aux épines acérées.

Regard nargueur,
Regard moqueur,
Regard hautain,
Regard malsain,
Regard austère,
Regard sévère ...

Regard qui vous juge d'une mesure,
Qui n'est pas porteuse d'amour, de compassion,
Qui meurtrit mes épaules de gosse.

Cet adolescent qui se cramponne
A un bastingage imaginaire,
A un ancrage qu'il désespère de connaître,
Qui ne trouve pas de lieu où reposer son regard.

Beaucoup d'années ont passé,
Depuis le jour où j'ai largué les amarres
de mon premier pied-à-terre.
Je regarde aujourd'hui ce monde qui m'entoure,
Et qui n'a pas vraiment changé.
Avec ses bals masqués, ses discours arrogants,
sa folie des grandeurs,
son culte de l'égo et de la superficialité.

Mais j'ai croisé un jour le regard d'une personne,
Dont le langage ne ressemblait en rien à tout ce que j'avais entendu auparavant.
Pour la première fois, ce regard a déposé,
Sur ce sol si aride et crevassé,
Une gerbe d'amour , une eau fraîche et salvatrice.
Je la bois et m'en abreuve avec bonheur.
Elle nourrit mon âme, mes entrailles, mes pensées, mes émotions,
Me rend libre de pouvoir regarder cette immense place de jeu,
Qu'est notre humanité.

Jeux de société,
Jeux sans frontière,
Jeux de lumière,
Jeux interdits,
Jeux dangereux,
Jeux de grands,
Jeux de vauriens,
Jeux d'ombre

Le regard ne cesse de se nourrir de ce qui le surprend,
l'étonne, l'amuse.
Alors, je dis que la vie mérite d'être reçue,
et que chacun a un droit de regard sur sa propre histoire.

Il me plaît de défendre ce droit d'être l'auteur de sa propre destinée,
Sans être dans cette obligation si insoutenable de choisir ce regard fuyant,
Qui est synonyme de mort, à soi-même et à la vie.
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