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BLOGs - Article de flotiront
 Publier les articles de flotiront

08/03/2009
Quelqu'un d'autre

Auteur: flotiront (11:00 pm)

J’ai grandi comme un enfant,

J’ai parlé comme un enfant,

J’ai pensé comme un enfant,

J’ai ressenti les choses comme un enfant,

Je n’ai pas cru un instant

Etre quelqu’un d’autre,

Pour rester tout simplement l’enfant que j’étais.

Mais je n’ai pu garder cet être fragile et d’une extrême sensibilité,

Sur la route qui le conduirait vers sa pleine maturité d’homme.

Il n’a pas pu rejoindre le cercle des hommes,

Ni même se croire un jour être un homme,

Capable de se battre avec ses propres armes,

Capable de rêver avec son propre coeur,

Capable de s’aimer et d’aimer l’autre avec ses propres entrailles.

Il a cherché l’écoute, la compréhension auprès de ses semblables,

Faits de la même chair, du même sang.

Mais quelque chose l’avait détruit au plus profond de son être,

A l’image d’une montre dont le mouvement vient de se casser brusquement.

Il ne comprenait, ni ne saisissait cet environnement si étrange et déstabilisant,

Qui l’amenait à se regarder lui-même comme quelqu’un d’autre.

Mais lui ne voulait être que lui-même.

Il se retrouvait donc avec ces deux réalités en lui,

Telles deux vêtements lui collant à la peau.

Que n’aurait-il entrepris pour arracher, brûler ces costumes,

Qui n’étaient pas de sa propre création !

Un jour, j’ai retrouvé la trace de ce jeune garçon,

En me promenant dans les salles d’un château oublié.

Il était là, avec ses rêves enterrés,

Ses désirs de conquête réprimés,

Ses amours endormis.

Il avait dans sa main un bout de papier griffonné à la hâte.
Il était parti sans laisser d’adresse,

Entrant dans un monde de silence si terrifiant et destructeur pour lui.

Car il ne supportait pas de respirer un souffle qui n’était pas le sien,

Lui qui ne réclamait qu’un seul droit,

Celui d’être lui-même.
Son existence, ballotée par des vents impétueux et des vagues aux assauts meurtriers,

L’avaient laissé en pleine dérive.

Malgré les coups de boutoir qui ne l’avaient pas épargné,

Tout au long de ces années de vagabondage,

On n’avait pas pu éteindre le lumignon qui subsistait encore

En la demeure de son âme.

J’avais devant moi un jeune garçon,

Qui semblait, malgré le temps qui s’était écoulé depuis,

N’être pas encore sorti de son adolescence.

Il était comme prisonnier de quelqu’un d’autre.

Son non était Personne,

Son adresse n’était connue de personne,

Son cercle d’amis ne comptait qu’une seule personne.

Non, personne pour remarquer cet adolescent,

En quête d’identité, de repères.

Il me dévisagea longuement,

Comme s’il voulait s’assurer que son imagination ne lui jouait un mauvais tour.

Et puis, se produisit l’incroyable, l’impensable.

Je le vis s’approcher de moi d’un pas décidé,

La mine enjouée.

Quelque chose l’avait convaincu.

Cette grande personne, se tenant là debout devant lui,

N’était pas un fantôme sorti d’un mauvais conte.

Bien au contraire, il s’agissait bien de lui, rien que de lui.

J’étais revenu à la maison,

Non pas dans les appartements de quelqu’un d’autre.

Il me pria avec instance de le suivre et lui emboitai le pas aussitôt.

Sur son visage subsistait encore les traits d’une enfance demeurée intacte.

Il y avait dans ses yeux une lumière étonnante,

Avec ce côté coquin qui me plaisait tant.

Oui, on l’avait obligé à être quelqu’un d’autre,

A chercher auprès des femmes un amour facile mais éphémère,

Comme l’herbe des champs qui paraît pour un peu de temps,

Et qui se dessèche aussi vite.
Il avait accusé les crève-coeurs sans rien dire,

De peur d’être pris pour un fou.

Je savais que je ne devais plus poursuivre cette comédie devenue si dramatique,

Ni jouer cette pièce de théâtre faite d’acteurs de paille,

Où je n’étais pas moi-même,

Mais quelqu’un d’autre !

J’ai pris la main de ce jeune garçon,

Comme une partie de moi-même.

Notre route sera longue certes,

Mais oh combien riche en émotions nouvelles, en partages délicieux,

En conquêtes jamais osées jusqu’à ce jour.

Je ne veux plus être ce quelqu’un d’autre,

Sorte de bouffon grossier qui n’amuse plus personne.

Aujourd’hui, je veux trouver mes propres mots,

Créer ma propre histoire,

Devenir l’acteur d’un nouveau métrage.
Communiquer avec ce coeur qui est le mien,

Explorer les possibilités de ce corps qui est le mien,

En le mettant en mouvement,

L’inviter à entrer dans une nouvelle danse,

Oser rencontrer l’autre par le verbe, le toucher,

Ouvrir mes bras à la générosité

Et au véritable amour.

En d’autres termes, donner pour le bonheur de l’autre.

Telle est cette nouvelle terre qui m’invite à l’aventure,

Qui n’est pas l’aventure de quelqu’un d’autre,

Mais bien la mienne.

Lire le Blog de flotiront | commentaire(s) (1) | Lus (1644)
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Posté Commentaire en débat
Keltouma
Posté le: 18/03/2009 16:44  Mis à jour: 18/03/2009 16:44
Blogueur Pro
Inscrit le: 28/04/2008
De: Casablanca Maroc
Commentaires: 965
 Re: Quelqu'un d'autre
C'est très beau,et cela aurait pu constituer la trame d'une bonne biographie, ou du moins une nouvelle dont vous seriez le héros.
Merci.
Répondre

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